Chapitre 2 : « Comme je l'avais dit…..je suis revenu au bout de 18 ans…jour pour jour » (Roy)

Disclaimer : Pas à moi, je ne fais qu'écrire une fanfic

Genre : Romance, humour, fantastique, Aventure, UA total.

Paring : RoyxEd


Edward s'amusait à courir dans la neige avec ses ami(e)s, riant et lançant des boules bien rondes sur eux. Il avait 8 ans aujourd'hui. C'était un adorable petit garçon, aux yeux d'une magnifique couleur or, à la chevelure dorée tombant dans le dos, légèrement ondulée et le plus souvent nouée en tresse ou en queue de cheval. Sa peau, délicatement bronzée, avait une teinte quelque peu caramel. Il avait une rapidité, une 'force' et une santé assez surprenante pour un enfant de cet âge et Hohenheim soupçonnait le vampire d'y être pour quelque chose, car après tout l'enfant lui « appartenait » techniquement.

8 ans déjà….Ca voulait dire qu'il ne restait que 10 ans jour pour jour….

L'homme n'avait rien dit à sa femme, il voulait qu'elle l'ignore. Il s'arrangerait pour qu'elle ne soit pas là le jour où IL viendrait chercher Edward. Et ils avaient déjà un autre enfant : Alphonse qui avait 7 ans ainsi que un autre venant de naître, aux cheveux brun et yeux vert, ressemblant à sa mère, qui se nommait Siam. Avec un peu de chance bientôt ils auraient une fille et un autre enfant, et peut être que Trisha souffrirait moins de la disparition puis absence de son premier fils.

Edward sauta mais manqua le ballon qui rebondit sur le sol derrière lui et s'élança joyeusement à sa poursuite, disparaissant du champ de vision de son père qui retourna vers sa femme, attrapant un Alphonse enrhumé au passage et se demandant comment Ed faisait pour ne JAMAIS tomber malade. Même quand il avait deux ans et qu'un vague de pneumonie avait frappé le village, il était resté en pleine forme appart peu être un petit rhume mais généralement il avait une santé de fer.

Oui c'était sûr, le vampire y était pour quelque chose, c'était trop « miraculeux »

Edward arriva sur le chemin qui coupait en deux le village, courant à la suite de son ballon qui heurta quelqu'un aux jambes. Cette personne se baissa, ramassant tranquillement l'objet rond et posant un regard sombre comme les pierres d'onyx vers l'enfant.

- « Excusez-moi monsieur » fit l'enfant «vous pouvez me rendre mon ballon s'il vous plaît ? » L'homme sourit et lui tendit le jouet que le petit prit, mais l'enfant semblait fasciné par quelque chose, une impression de il ne savait quoi, comme un appel en lui. Secouant la tête pour chasser le bourdonnement de ses oreilles et vit, en rouvrant les yeux, que la personne avait disparu. Il se gratta la tête et se détourna, retournant dans le jardin de sa maison en appelant ses amis, oubliant la rencontre très rapidement.

Le soir il entra dans sa chambre et sauta sur son lit, regardant ensuite ses livres pour savoir lequel il allait lire en attendant de manger. Un livre relié finit par attirer son attention, et il s'étonna, sûr et certain qu'il n'y était pas ce matin. Il le prit et l'ouvrit, s'émerveillant devant les pages jaunies par le temps, les écritures calligraphiées à la plume et les délicates illustrations aux multiples couleurs. Mais ce n'était pas dans sa langue….il en était sûr !! Mais alors pourquoi comprenait t »il chaque mots comme si c'était le cas ? Comme si c'était sa langue natale alors que s'en était une autre ?


Sur le toit une silhouette sourit, les crocs retroussés et encore tâchés de sang qu'il venait de prendre en mordant un mortel. Le contact physique s'était bien passé, il avait partagé un peu de son savoir avec l'enfant comme il le lui aurait appris s'il l'avait emmené 8 ans plus tôt mais là c'était en « rapide », en « instantané ». En temps normal, si il l'avait emmené comme il aurait du (il lui arrivait de regretter parfois de ne pas l'avoir fait), il lui aurait enseigné cela de façon traditionnel, comme à l'école mais là pas moyens, il devait le faire par « transmission de pensées », et ainsi l'enfant assimilait les connaissances sans s'en rendre compte. Encore fallait-il espérer qu'il ne dise rien…..quoique cela lui donnerai une excuse pour le kidnapper avant l'heure.

RAHHHHH mais non j'ai promis !!

Parfois vraiment il aurait aimé revenir en arrière.


Edo ne parla à personne de sa capacité à lire cette autre langue étrange, ni de l'apparition d'une peluche qu'il n'avait pas eu avant. Chaque année, à son anniversaire, un mystérieux cadeau apparaissait pour lui, sans mots et qui ne venaient pas de ses parents puisque ceux-ci les lui offraient en bas, devant eux. Il n'en parlait jamais à personne, ravi d'être gâté par un mystérieux inconnu qu'il se plaisait à classer comme son « ange gardien ».

Le plus beau cadeau fut celui de ses 14 ans : il eu du matériel de dessin (grand luxe) qu'il prétendit avoir acheté avec ses économies et vu qu'il en avait on le cru surtout que le marchand ambulant confirma (surement menacé par Roy la nuit d'avant). Cela parut bizarre mais le vieil homme affirma ensuite que l'enfant lui avait donné un coup de main et qu'il lui avait donc vendu pour pas cher ce superbe ensemble à dessin en guise de remerciement. Edo lui continuait à s'interroger, notablement sur le fait que ses économies ne semblaient jamais diminuer, il finit par en cacher une partie pour éviter que ses parents lui posent des questions.

L'enfant se demandait aussi depuis plusieurs années ce qu'était cette marque sur sa peau à l'endroit du cœur, un tatouage très beau, noir représentant un cercle avec deux triangles inversés dedans et en haut une petite flamme, en bas une salamandre. Personne d'autre ne le voyait, pourquoi était il le seul à le voir ? Ca l'amusa et il n'en parla donc pas, convaincu que ses parents faisaient comme si ne rien était.

Bien sûr il ne pouvait pas savoir que la « marque » du vampire le présentait aux yeux des dites-créatures comme « chasse gardée » donc il ne lui arrivait rien. Tout comme elle servait de lien au vampire pour qu'il le retrouve où qu'il soit….

Pourtant à cette époque, les gens du village commencèrent à marmonner entre eux, se posant de plus en plus de question au fil des années qui passaient ! C'est que…il y avait des événements étranges quand même : il ne tombait jamais malade ou presque et jamais de maladies très graves comme celles frappant chaque hiver le village, il ne lui arrivait jamais rien quad il partait jouer dans les bois alors que ceux-ci étaient pleins de créatures maléfiques. Il possédait des objets coutant normalement très cher et à chaque fois ils les avaient obtenus dans d'étranges circonstances, comme pour le matériel à dessins par exemple….

A cause de cette étrange immunité aux maladies et même aux « dangers » qui emportaient pourtant des dizaines d'enfants de tous âges dans le pays chaque année, on le regardait de travers mais les gens ne pouvait rien prouver donc ils se contentaient d'en écarter leurs propres enfants, convaincu que l'enfant blond était une de ces créatures de la nuit où un de leur protégé, un futur sorcier noir quoi….

S'ils savaient, pensait Hohenheim, ils le chasseraient……

L'enfant avait pourtant une attitude adorable et irréprochable mais les soupçons persistaient, cruels et parfois accompagnés de perfides remarques acides. Surtout que bizarrement Hohenheim s'opposait à toute conversion au sujet d'éventuelles fiançailles, ayant même rabroué assez « sèchement sa femme quand elle lui proposa une jeune fille qui était amoureuse du jeune blond.

- « Mais enfin mon chéri, Winry est une adorable et belle jeune fille, ses parents sont médecins et elle le sera aussi, ils sont riches…

- Je regrette, c'est non !! » Il en connaissait un qui ne serait pas d'accord, il n'avait guère envie de mourir, tué par un vampire énervé.

- « Pourquoi ? » s'agaça la jeune femme qui aimait beaucoup cette « Winry » et aurait vraiment aimé la voir entrer dans la famille.

- « D'abord Edward ne l'aime pas !!

- Et alors ? Ca pourrait changer !!

- Il ne la supporte pas !

- Tu exagères !!

- Je refuse, et selon la loi un mariage arrangé ne peut avoir lieu sans l'accord de deux parents de chaque enfant. Donc…laissons Edward choisir son avenir. »

Même s'il ne le choisira pas en fait…..ajouta t'il mentalement avant de retourner dans son bureau, laissant sa femme en colère derrière lui.


Edward ouvrit les yeux ce matin là, il aurait 18 ans à minuit aujourd'hui. Il allait entrer dans l'âge adulte. S'étirant comme un chat, il descendit de son lit, enfila des vêtements propres et alla à la cuisine, frottant ses yeux ensommeillés et étouffant plusieurs bâillements. Hohenheim leva les yeux de son journal en voyant son fils s'asseoir devant lui.

Plus que…14 heures avant l'achèvement de l'accord. IL allait venir à minuit pile, c'était courut d'avance.

C'était du mais il devait tenir bon, il avait été distant de son fils pendant 18 ans, reportant toute son affection sur Al, sur Siam sur sa petite fille et le moins possible sur Ed. Ca avait blessé l'enfant mais il ne se sentait pas le courage de dire adieux à son fils l'en ayant aimé les années précédentes. Qu'aillait-il dire à Trisha en plus ? Qu'Ed avait fugué ?

- « Hohenheim » commença Trisha « Il va falloir que j'aille à la ville de l'autre côté des collines pour tu-sais-quoi. Est-ce que tu viens ou pas ?

- Je me sens un peu malade ma chérie, je préfère rester au chaud. » Coup de chance, c'était vrai ! Il avait chopé une grippe. Edward lui déclara : « Je ne viens pas, j'ai horreur de la ville, c'est bruyant, pollué et moche ! » Tant mieux c'est ce qu'espéraient les deux parents, chacun pour une raison différente.

- Moi je veux venir !! » S'exclame le petit Siam, qui avait 10 ans, vite imité par son aîné de 7 ans, cadet d'un an de Ed, c'est-à-dire Alphonse : « Moi aussi je viens !! » La petite sœur des trois garçons manifesta le même enthousiasme et ce fut quelques heures plus tard, à midi que Trisha, Al, Siam et la petite dernière montèrent dans la « diligence » qui assurait le contact entre les villages et la ville. Edward, qui disait joyeusement au revoir « et à demain », ne se doutait pas que c'était la dernière fois qu'il les voyait. Hohenheim en son for intérieur songea que c'était mieux ainsi. Trisha ne LE verrait pas partir, il n'assisterait donc pas à de pitoyables et pathétiques supplications adressées à un vampire inflexible et sans pitié qui avait déjà été assez généreux avec eux comme ça.


La fin de la journée s'écoula lentement, Edward semblait de plus en plus fatigué, inexplicablement. Hohenheim jetait des coups d'œil vers la pendule et comptait le temps restant. A 10 heures du soir Edward alla se coucher, épuisé et parti pour dormir d'un sommeil de plomb jusqu'à 10 heures du matin si ce n'était 11H00. Encore une heure, Hohenheim rangea ses affaires dans son bureau, essayant de se trouver une occupation pour passer le temps. 23H30. Hohenheim se demandait comme le temps pouvait paraître passer si vite (plus qu'une demi-heure, déjà ?) et si lentement (mais on va y arriver à minuit ? Cette tension est insupportable).

24H00 ou 00H00 au choix…..Minuit quoi. On frappa à la porte…..LE blond se releva, blanc. Ca y est l'échéance était arrivé, il allait devoir donner son fils au vampire, sans savoir ce qui allait lui arriver. Il alla ouvrir, devant lui se trouvait bien celui auquel il pensait. IL retroussa légèrement les lèvres dans un sourire, laissant voir deux crocs, ses yeux noirs se fixant dans ceux du mortel.

- « Comme je l'avais dit…..je suis revenu au bout de 18 ans…jour pour jour » annonça 'il lentement « Et il est inutile de m'adresser des suppliques cette fois….. » L'homme soupira, affligé. Voilà c'était fini. Il annonça : « Il dort dans sa chambre, 1ère porte en face quand vous arrivez en hauit de l'escalier, pour l'instant il dort.

- A cette heure, il vaut mieux » fit ironiquement le brun en s'avançant majestueusement dans le couloir laissant le blond sur place. Celui-ci écouta chaque marche qui grinçait sous les pas du vampire, il entendit une porte s'ouvrir…puis se refermer.

Puis…..plus rien. Inquiet au bout de 30 minutes de silence total il grimpa les marches et ouvrit à son tour la porte.

Plus rien….

La pièce ne contenait plus que les meubles : commode, bibliothèque, lit, armoire, bureau et étagère étaient vides d'objets, de livres et de vêtements, plus une décorations nulle part non plus, toutes les affaires de son fils avaient disparu en même temps que lui.

Le lendemain, à l'aube, le jeune homme fut effacé de la mémoire de tous, sauf de celle de son père. Cela afin que la douleur de la séparation soit moins dur pour la famille.

A SUIVRE

Voilà on en a fini avec la famille Elric, on les reverra peut-être plus tard, je verrai!! Au prochain chapitre, la première discussion entre le vampire et Ed!! Premiers accrochages, découvertes du monde "magique", rencontres avec quelques créatures d'ombres ou de lumières.