Note : Marchi pour les deux gentilles reviews déjà postées! Pour la suite elle est en cours pas d'inquiétude, mais elle mettra un peu plus de temps à être écrite/postée, je vais peut être avoir un peu moins de temps pour écrire dans les prochains jours. Mais non je n'abandonnerais pas cette fic à peine commencée!

Melocanarddebain

Chapitre 2 :

Minne était en avance à la boutique, toute contente d'aller travailler une nouvelle journée avec son sempai, la veille il avait pris son après midi et elle ne l'avait pas revu depuis. Voyant qu'il n'était toujours pas là, elle pensa faire l'ouverture seule en attendant que son patron daigne arriver. Elle avait l'habitude que celui-ci arrive plus tard. Pour l'instant il lui restait quelques minutes pour préparer la boutique avant d'ouvrir. Mais vers onze heures Ayame n'avait toujours pas montré le bout de son nez et elle commençait à s'inquiéter. Ils avaient déjà eu quelques clients et elle n'avait pu que leur promettre que le patron les rappellerait dès qu'il reviendrait. Pourtant les heures passaient et pas une trace du blond. Elle attrapa le téléphone et composa le numéro de l'appartement de son patron mais une fois de plus elle tomba sur le répondeur. Et bien sur celui-ci n'avait pas de téléphone portable. Désespérée elle composa le numéro de la seule personne qui pourrait l'aider.

Dans maison le téléphone se mit à sonner. On était samedi matin, Tohru était sortie faire quelques courses pour le repas du midi, Kyô dormait encore et Shigure était partit voir Akito. C'est donc Yuki qui décrocha nonchalamment le combiné. La voix de l'employé de son frère se fit entendre.

-Yuki kun?

-Hn, que se passe t-il Minne san?

-Je suis vraiment inquiète, Ayame sempai n'est toujours pas venu travaillé, et personne ne répond chez lui. Je serais bien allé voir chez lui moi même mais il faut que je tienne le magasin... Est ce que l'un d'entre vous pourrez passer voir si tout se passe bien chez lui?

Yuki fronça les sourcils, qu'est ce que foutait encore son abrutis de frère. Il n'allait même plus travailler maintenant? Quelque chose le taraudait pourtant, si il y avait bien une chose, en dehors de sa volonté extravagante de se réconcilier avec lui, qu'il devait reconnaître chez son frère c'était bien qu'il adorait son travail. C'était donc plutôt bizarre qu'il n'y soit pas allé dès la première heure.

-Je vais voir ce que j'peux faire...

-Merci Yuki-kun!

La tonalité remplaça la voix de la jeune femme et Yuki reposa le combiné. Derrière lui venait d'arriver le rouquin qui avait descendu les escaliers toujours en pyjama.

-Q'est ce qu'il se passe, ton fan club a décider de t'abandonner pour que tu fasse cette tête?

Yuki soupira devant l'inutilité de la remarque de son cousin et se tourna vers lui l'espace d'une seconde avant de reporter son attention sur le combiné téléphonique. Il hésitait à appeler la résidence principale des Sôma. Il y avait un risque pour qu'il tombe sur Akito et ne préférait même pas penser à ce que pourrait dire le brun. Inspirant pour se donner du courage, il finit par saisir l'appareil alors que derrière lui Kyô se renfrognait devant le manque d'attention de son cousin. L'argenté composa le numéro, croisant les doigts pour que ce ne soit pas Akito. Son souhait fut exhaussé lorsque la voix de Kureno se fit entendre à l'autre bout du fils.

-Allo?

-Kureno san? C'est Yuki. Ayame est-il là?

Un instant il n'y eu plus aucun bruit puis de nouveau la voix du coq se fit entendre.

-Pas que je sache, que se passe t-il?

Après une légère hésitation Yuki finit par répondre.

-Minne san m'a appelé il y a quelques minutes, apparemment il n'est pas allé travailler ce matin et elle n'arrive pas à la joindre, donc je voulais savoir si il n'était pas avec vous avant d'aller voir chez lui.

-Eh bien il n'est pas là, je vais prévenir Shigure kun et les autres de la situation, peut être que l'un d'entre eux a eu des nouvelles, je te tiens au courant.

Une fois de plus la tonalité se fit entendre et Yuki reposa le combiné, se retournant vers le chat qui n'avait pas bougé d'un pouce, légèrement intrigué.

-Tu vas vraiment allé de ton plein grès chez ton frère?

Il lui jeta à peine un coup d'oeil, prenant la direction de sa chambre pour prendre son sac.

-Il le faut bien. Tu restes ici au cas où quelqu'un appellerait?

-Hn, de toute façon j'ai que ça à faire... Prend ton portable au cas ou...

Yuki ne répondit pas, il était déjà en train de mettre sa veste et ses chaussures alors que Kyô passa sa tête à travers la porte du couloir.

-Je dirais à Tohru de mettre les restes de côté.

L'argenté acquiesça et sortit. Il mi une bonne demi heure à arriver devant l'appartement de son frère et monta l'escalier extérieur jusqu'à la porte d'entrée. Il n'avait encore jamais mi les pieds ici et se demanda un moment comment pouvait bien être l'antre de son excentrique de frère. Il s'apprêtait à toquer lorsqu'il remarqua que la porte était déjà ouverte, légèrement entrebâillée. Ça n'était pas bon signe. Il poussa le battant, s'attendant à trouver la pièce saccagée suite à un cambriolage. Pourtant la pièce était plutôt rangée. Il avança dans l'appartement lentement, remarquant le silence régnant dans les lieux.

-Ayame?

Aucune réponse. Il referma la porte derrière lui et remarqua que les clés étaient toujours sur le petit meuble du couloir placé là à cet effet. Contrairement à ce qu'il aurait pu penser la décoration n'avait rien d'excentrique. C'était même tout à fait normal comme décoration. Il entra dans le salon et regarda un peu les lieux. Un petit canapé de couleur violette faisait face à un meuble télé composé de plusieurs étagères contenant des photographies. En s'approchant un peu plus il remarqua deux photos de lui, une datant de plusieurs années et une autre plus récente. Il ne savait pas vraiment comment son frère avait pu entrer en possession de ces photos, il ne se souvenait pas l'avoir vu lors de ces périodes de sa vie. A vrai dire ça faisait peu de temps que le serpent avait décider de revenir dans sa vie, donc ça n'expliquait pas ces photos. C'est un peu comme si depuis tout ce temps son frère l'avait espionné. Sur une autre étagère il y avait une photos qu'il avait déjà vu chez Akito, elle représentait le chef de famille entouré par Kureno, Shigure et Hatori, sauf que sur celle-ci, un peu en retrait se trouvait Ayame.

D'après son souvenir, la photos se trouvant chez Akito avait l'air d'avoir été découpé, mais sur le moment il n'y avait pas fait attention. Une autre photos encore représentait Akito alors que celui-ci ne semblait pas être conscient d'être pris en photos. Il y avait d'autres photos des différents membres de leur famille qui trainait dans la pièce ainsi que dans les albums photos se trouvant sur une des étagères. Il y avait des tonnes de photos le concernant lui, Akito et les trois amis de son frère. Mais la plupart avait surement été prise à l'insu du sujet. A croire que son frère semblait plus attaché à leur famille qu'il n'y laissait paraître. Il avait l'impression que finalement son frère était un réel inconnu, plus encore que ce qu'il avait ressentit lorsque celui-ci avait décidé de reprendre une vraie place dans sa vie. Yuki reposa la photos qu'il tenait dans ses mains et se dirigea vers la chambre, passant devant la cuisine, tout ce qu'il y a de plus normale. La chambre était rangée, pas un vêtement par terre, le lit était fait, comme si personne n'avait dormit là depuis plusieurs jours. Mais peut être que le serpent avait dormi dans le salon, il avait remarqué une couverture sur le canapé un peu plus tôt. Enfin il pénétra dans la salle de bain. Cette fois-ci un certains désordre régnait dans la pièce. A ce moment là la porte d'entrée s'ouvrit avec fracas et la voix de Shigure se fit entendre.

-Ayame? Tu es là? Yuki?

Les bruits de pas semblèrent se stopper quelques minutes comme lui même l'avait fait lorsqu'il était rentré dans le salon. Il se demanda si Shigure avait déjà mis les pieds ici. Si quelqu'un était déjà venu en fait. Pour sa part ses yeux étaient posé sur le bouteilles de sake renversées et les boîtes de médicaments près du lavabo. Il en pris une et lu l'intitulé. Il fronça les sourcils en constatant qu'il s'agissait d'antidépresseurs. La deuxième boîte contenait des calmants conseillés pour les crises d'angoisse d'après ce que disait la boîte. Et enfin la dernière était des anti douleur, sur la seule tablette entamée manquait trois cachet. Sur le sol, plusieurs débris de verre étaient dispersés, provenant surement d'une bouteille de sake brisée vu l'odeur d'alcool dans la pièce. En quelques minutes à peine l'image qu'il s'était faite de son frère venait de changer du tout au tout. Dans son dos Shigure venait d'arrivé, suivit par Hatori.

-Yuki!

L'argenté se retourna, la boîte d'anti douleur toujours dans la main. Le médecin balaya la pièce du regard.

-Il n'est pas ici Shigure. Avec ton flaire tu devrais pouvoir tenter de le retrouver non?

Le chien qui semblait tout aussi surpris que Yuki alla ouvrir un placard et renifla l'odeur du serpent, espérant que cela suffirait. Le téléphone de Yuki se mi à sonner et celui-ci se réveilla un peu pour décrocher.

-Hn?

-Alors?

-Il n'est pas chez lui. Shigure et Hatori sont avec moi, on va tenter de le trouver grâce à son odeur, je t'appelle dès qu'on en sait plus. Tohru est rentrée?

-Elle est partie dans la cuisine mais elle avait l'air inquiète lorsque je lui ai expliqué la situation.

-La laisse pas toute seule.

-Tu m'as pris pour qui Teme!

Yuki raccrocha et reporta son attention sur Shigure qui entreprenait de prendre un vêtement portant l'odeur du serpent afin de pouvoir avoir un point de comparaison constant. Alors que les trois Sôma allaient sortir, Yuki pris les clés sur le meuble et ferma la porte à clé. Après plusieurs heures à chercher l'odeur et à la suivre ils finirent par arriver dans la campagne, sur la route. C'est là que l'odeur s'arrêtait. Dans le fossé ils trouvèrent les vêtements froissés et sales du serpent, mais sans leur propriétaire.

-Vous croyez qu'il s'est transformé?

-Eh bien, si il a pris de l'alcool et des cachets, ça m'étonne même qu'il ne se soit pas transformé avant.

-Où est ce qu'il a bien pu aller bon sang!

-Vous saviez pour les photos et … les antidépresseurs ?

Yuki se sentait mal pour son frère, il était vraiment loin de se douter qu'il prenait ce genre de chose. Surtout vu son comportement excessif. Comment aurait-il pu pensé qu'il était tout le contraire de ce qu'il paraissait?

-Non... Maintenant que j'y penses depuis son emménagement à chaque fois qu'on le voyait c'était soit lorsqu'il venait, soit dans son magasin voire dans un café ou restaurant... Mais pas chez lui...

-Qu'est ce qu'on va faire maintenant? Il peut être n'importe où...

-On peut peut être placarder des affiches? Un serpent blanc c'est pas très répandu... Et on peu pas dire que ton frère puisse passé inaperçu de toute manière...

-On peut aussi commencer par demander au gens à proximité, ce sera plus simple...

Yuki en profita pour appeler Kyô pour le tenir au courant pendant que Shigure s'occupait de prévenir Kureno et les autres Sôma. Ils se mirent ensuite en route pour prendre contact avec les prochains habitants.


Chez les Evans, les Tonks étaient arrivés i peine quelques minutes. Ils avaient pris l'avion puis le taxi jusque là et Gabriel s'était précipité pour les accueillir à l'entrée du jardin, faute de pouvoir aller jusqu'à l'aéroport. En arrivant devant leur maison, c'est donc un Gabriel légèrement décoiffé, tenant un Teddy tout content et plein de vie dans ses bras. Le petit serpent était alors enroulé sous la chemise du brun et dormait à point fermé. Ils les avaient alors accompagné jusqu'à l'intérieur et leur avait proposé de s'installer dans leur chambre, à l'étage, pendant qu'il préparait du thé et de quoi grignoter. Il en avait profité pour leur laisser le petit loup qui semblait vouloir sauter dans les bras de sa grand mère. Il était donc seul dans la cuisine lorsque des coups contre la porte se firent entendre. Se rappelant que les Kamiji étaient à un enterrement, il se demandait bien qui cela pouvait être et avança vers la porte. Il ouvrit et se retrouva nez à nez avec trois personnes, dont deux adultes et un adolescent.

-Bonjour voici Hatori et je suis Shigure, désolé de vous dérangez, mais notre cousin, Yuki ici présent, a perdu son animal de compagnie dans les parages, ce n'est pas vraiment commun mais il s'agit d'un petit serpent blanc, vous ne l'auriez pas aperçu par hasard?

-On a aussi perdu son frère qui est partit à la recherche du serpent de son côté... Faut croire qu'il n'est pas très calé en orientation.

Le brun qui venait de compléter les paroles de son cousin lui montra une photos du serpent et une autre du frère. Bien entendu Gabriel reconnu immédiatement le petit serpent et se demanda si celui-ci avait envie d'être trouvé. Enfin il verrait ça lorsqu'il serait remis, en attendant il n'allait pas leur donner son petit protégé sans avoir de preuve de ce qu'ils avançaient. Pour ce qui était du jeune homme, il ne l'avait jamais vu dans les parages mais il était sur que si il l'avait croisé il s'en souviendrait. En tout cas, il était vraiment magnifique même si son attitude trop sure de lui qu'il affichait sur la photos était dérangeante. Quelque chose dans cette histoire lui paraissait bizarre, mais il ne fit aucune réflexion.

-Je ne crois pas non, mais laissez moi un numéro ou une adresse où vous joindre, si il est dans les parages, je finirais bien par le voir, je vous contacterez...

Il espérait avoir été crédible, sans trop se voiler la face. Mais cette impression que quelque chose clochait dans leurs explications demeurées encrée dans son estomac.

-Je vois, ce n'est pas grave, tenez, j'espère qu'on le retrouvera, en tout cas n'ayez pas peur si il vous monte dessus, il aime beaucoup les câlins!... Le serpent hein... quoi qu'Ayame a un peu le même caractère... Enfin, encore désolé de vous avoir dérangé Mr?

-Evans, Gabriel Evans, j'ai emménagé il y a peu de temps avec mon petit frère... Ne vous en faite pas pour le serpent, j'ai l'habitude...

Hatori prit une carte de visite dans l'une de ses poches et la tendit à Gabriel. Dessus était indiqués l'adresse et le numéro de téléphone de la famille Sôma. Shigure s'empressa de sortir sa propre carte de visite et la tendit au plus jeune.

-Oh cas où ça ne répondrait pas chez lui!

-D'accord, merci. Je vous tiendrais au courant, bonne continuation.

-Merci, encore désolé, au revoir!

Les trois Sôma reprirent le chemin et finirent par disparaitre. Gabriel soupira avant de fermer la porte et de retourner à sa préparation du thé. Il releva sa manche et observa le serpent qui s'était réveillé et qui le regardait comme si il se demandait ce que le brun allait faire.

-Alors comme ça tu t'es enfuis après t'être pris une cuite et avoir avalé des médocs... Intéressant... Je ne sais pas ce qu'ils ont pu te faire mais si tu veux rester là quelques temps, ça n'est pas un problème, quand tu voudras y retourner tu n'auras qu'à le dire, d'accord?

Le petit serpent continua de le regarder puis agita la tête de haut en bas pour signaler son accord avant de se resserrer autour du bras du brun, le faisant sourire. Il lui faudrait faire des recherches sur cette famille.

-Qu'est ce que tu fais?

La voix d'Androméda le coupa dans ses pensées et il rabaissa sa manche avant d'attraper la théière et de la poser avec le reste de la vaisselle sur le plateau.

-Oh, rien de spéciale, juste des gens qui cherchaient leur serpent de compagnie, rien de bien passionnant. Le thé est près, Ted arrive?

La plus vieille sourit et alla prendre place dans le canapé alors que Gabriel amenait le plateau sur la table basse.

-Ted s'est endormi à vrai dire et Teddy a semble t-il décidé de faire sa sieste.

-Ah, bien, c'est normal après ce voyage.

-Comment ça se passe?

Elle attrapa sa tasse et but une gorgée du thé qu'elle s'était servie sans jeter un seul regard au brun.

-Ca peut aller, les dernières semaines ont été assez mouvementées avec l'emménagement, mais il a l'air d'aller bien...

-Et toi?

-Moi?

-Eh bien oui, avec tout ça, toi aussi tu as vécu beaucoup de choses ces derniers temps... Comment tu te sens par rapport à ça?

Gabriel prit une gorgée de thé, ses idées noires remontant jusqu'à son cerveau. Il repensa aux trahisons et à leur départ précipité, puis à tout ce qu'il s'était passé depuis.

-Ca va... Il faudra que je vous présente les Kamiji, ce sont les anciens propriétaires, Teddy les adore. Ils nous ont vraiment bien accueillit et me donnent souvent de bons conseils pour tout et n'importe quoi...

-Effectivement j'ai hâte de les rencontrer! Ca me rassure que tu ne sois pas tout seul pour t'occuper de Teddy, j'avoue que même si nous te faisons confiance, c'est parfois difficile de le savoir loin de nous...

-Je comprend... Et sinon en Grande Bretagne?

Adroméda avala une autre gorgée et attrapa un bout de cake que Gabriel avait préparé.

-Eh bien, comme on pouvait s'y attendre, le nouveau gouvernement vaut autant que le précédent, enfin peut être moins d'ailleurs. Ils ont même mit une prime sur la tête d'Harry Potter, c'est pour dire à quel point ils sont désespérés...

Elle lui fit un sourire triste et s'excusa. Les nouvelles n'étaient pas vraiment les meilleures qu'il aurait voulu entendre.

-Pour ce qui est de Neville et Luna, ils ont finit de s'installer la semaine dernière, Dobby les a aidé remettre la maison en état. Luna a repris le chicaneur et Neville a décidé de faire des études en botanique. Je crois qu'il veut pouvoir fournir St Mangouste et les potionistes. Ils ont entreprit de remettre à neuf les serres abandonnées se trouvant sur leur terrain et pensaient même en rajouter quelques unes.

Elle prit une gorgée de thé avant de reprendre.

-Pour les jumeaux leur commerce marche toujours très bien et ils sont allé faire des repérages à Washington. Ils ont croisé les Malfoy d'ailleurs apparemment ils s'adaptent plutôt bien à leur nouvelle vie. Enfin voilà quoi... les nouvelles...

Gabriel resta quelques minutes dans ses pensées. Il était plutôt content pour les autres qui avaient réussit à trouver leur voie malgré la situation plus que catastrophique du Royaume Uni. Pensivement il porta sa tasse à sa bouche mais dans un moment d'inattention, renversa le liquide brulant sur sa chemise.

-Et Merd*!

-Attend je vais chercher de quoi éponger!

Androméda se leva et pris la direction de la cuisine. Elle revint quelques minutes plus tard mais se stoppa à un mètre de Gabriel.

-Mais qu'est ce que c'est que ce truc?

Le plus jeune leva un regard interrogatif vers elle avant de suivre son regard. Il vit alors que là où le thé avait rendu la chemise légèrement transparente, on pouvait apercevoir les écailles du serpent qui avait migré de son bras jusque sur son ventre, surement attiré par la chaleur.

-Oh, t'en fait pas c'est normal... Je l'ai trouvé au bord de la route hier, d'après le véto, il serait alcoolique et aurait tendance à prendre des antidouleurs... Enfin c'est un peu un patient...

Toujours un peu surprise, Androméda se repris quelque peu avant de tendre l'essuie tout au brun. Elle connaissait le lien qu'avait le jeune homme avec les serpents et ne fit aucun commentaire. Elle lui faisait confiance pour la sécurité de son petit fils. Gabriel se leva et enleva sa chemise, dévoilant ainsi le petit serpent à la vue d'Androméda.

-Tu vois il dort... Je reviens...

Le plus jeune caressa la petite tête avec son doigt avant de se diriger vers la salle de bain pour mettre une machine. Il repassa par sa chambre et prit un T-Shirt propre avant de l'enfiler et de redescendre pour trouver Androméda qui faisait la vaisselle dans la cuisine.

-Des gens sont venus tout à l'heure pour le chercher, mais vu sont état, j'ai préféré attendre qu'il se sente mieux pour décider si il veut y retourner ou pas...

-Hm, normal... j'avais jamais croisé un serpent alcoolique...

-Le véto non plus, t'aurais du voir sa tête!

Entre temps le serpent en question était remonté autour du cou de Gabriel et faisait semblant de dormir. Il avait vraiment angoissé lorsqu'il avait entendu les voix d'Hatori et Shigure un peu plus tôt. Il s'était figé sous la chemise du brun, ayant peur que celui-ci ne leur signal sa présence. Alors comme ça ils avaient déjà découvert sa disparition et avaient pu le suivre jusqu'ici! Ne pouvaient-ils pas le laisser tranquille? Quoi qu'il aurait dû s'en douter, Minne avait dû l'attendre toute la matinée, surement qu'elle avait appelé la famille pour savoir où il était passé. Mais le fait est qu'il ne voulait pas y retourner, pas tout de suite, il était bien avec cet humain, pour une fois il se sentait apprécié pour lui même. Bon certes il dormait presque la quasi totalité du temps mais de ce qu'il avait vu, cet humain s'occupait bien de lui. Le seul problème était qu'il devrait un jour reprendre sa forme humaine et que ce moment se rapprochait aussi vite que sa guérison physique.

Heureusement le brun ne leur avait pas dit qu'il était là, ça l'avait soulagé. Puis les trois autres étaient partis et le brun était retourné dans la cuisine. Il n'avait pas compris la totalité de l'échange entre Gabriel et femme qui était arrivée quelques minutes avant, mais cela l'intriguait. Puis les ténèbres était revenus et il s'était encore endormit sans plus se poser de question. A vrai dire cette vie lui convenait bien, même si il savait que ça n'était que temporaire. Il aimait bien lorsqu'il lui caressait les écailles, et puis sa chaleur corporelle était tellement attirante, il ne pouvait pas résister à s'enrouler autour de lui. Intérieurement il croisait les doigts pour que ça continu. Il voulait oublier le reste, Akito, Yuki, Shigure... tout. Une boule se coinça dans sa gorge et si il avait pu il aurait surement pleuré. Pourquoi avait-il fallut qu'ils le cherchent? Maintenant il se sentait coupable de les laisser.

Androméda finit par monter retrouver son mari et Teddy pour faire un somme alors que Gabriel restait dans la cuisine pour faire la vaisselle. Une fois terminée, il retourna dans sa propre chambre pour s'affaler sur son lit, et regarder le plafond alors que instinctivement ses doigts retrouvaient les écailles du serpent autour de son cou.

-Je sais que tu dors pas petit serpent...

Les yeux d'Ayame s'ouvrirent sans qu'il ne bouge plus que cela.

-Tu peux me dire ce qui ne va pas tu sais... Je ne sais pas ce que ces gens t'ont fait mais si tu ne veux pas y retourner tu n'as qu'à le dire...

Le petit serpent réfléchit quelques secondes, il avait toujours cette boule dans la gorge et sa tête lui faisait mal. Il n'était même pas sur qu'il puisse compter sur sa voix. pourtant il tenta d'ouvrir la bouche.

-Je... je veux pas...

Gabriel écarquilla les yeux. La voix qu'il venait d'entendre venait du serpent, ça il en était sur mais ça n'avait rien à voir avec du fourchelangue. Il avait l'habitude de différencier maintenant. Ses doigts se stoppèrent l'espace d'une seconde sous la surprise.

-Tu peux donc parler... Tu n'es pas un vrai serpent n'est ce pas?

Ayame se figea lui aussi en sentant le brun arrêter ses caresses. L'humain ne voulait-il pas qu'il lui parle? Maintenant qu'il y pensait qu'un humain demande à un serpent de parler était vraiment étrange. Et il baissa la tête, mal à l'aise pour être tomber dans ce piège idiot. Mais bon maintenant qu'il avait mi les pieds dans le plat, il ne pouvait plus reculer. Et puis le brun ne l'avait pas jeté contre un mur.

-Non... pas vraiment...

Comment ça, pas vraiment? Un serpent qui parle c'était pas des plus courant, même les animagus ne parlaient pas c'était pour dire!

-Tu n'es pas leur serpent de compagnie alors...

Après quelques secondes de réflexion pendant lesquelles le serpent ne répondit rien, Gabriel repris.

-Tu es son frère je suppose...

Le manque de réponse et un soupir vinrent confirmer ses soupçons.

-Ne t'en fait pas... Je ne leur dirais pas que tu es là... Tu pourras reprendre ta forme humaine quand tu voudras...

-J'aurais pas vraiment le choix... si je me suis transformé c'est à cause de l'alcool et des médocs, quand je serais guéri je retrouverais mon apparence normale, enfin sauf si une femme me touche...

-Si une femme te touche?

Gabriel était légèrement surpris par ces révélations. C'était bizarre comme transformation.

-Nous sommes maudits, enfin quelques uns de ma famille seulement. Le chef de famille et douze autres membres sont maudits. Si nous entrons en contact avec une personne du sexe opposé nous nous transformons. Chacun d'entre nous se transforme en animal du zodiac chinois, le chef de famille pour sa part représente l'empereur de jade. Hatori que tu as vu représente le dragon, Shigure, le chien et Yuki, mon frère est le rat.

Sans cesser ses caresses Gabriel écouta le petit serpent jusqu'au bout tout en réfléchissant.

-Je vois, pas très pratique comme malédiction même si j'en ai vu des pires dans certains livres de magie...

Le serpent leva la tête et regarda le brun d'un air interrogatif.

-Je suis un sorcier, comme le deux autres personnes qui tu croiseras ici dans les prochains jour et le petit Teddy. J'ai un don pour parler aux serpents c'est pour ça que t'entendre parler en japonais était surprenant. Mais le fait que tu te transforme n'est en aucun cas un problème, n'ait pas peur! Chez nous les personnes qui prennent des formes animales existent aussi, même si ce n'est pas très courant, ça existe. Par exemple lorsque j'ai fait ma première année dans mon école de sorcellerie, mon professeur de métamorphose s'est changé en chat devant toute la classe. C'était vraiment impressionnant!

Ayame avait reposé sa tête sur le torse de Gabriel et écoutait le brun sans l'interrompre.

-Bien entendu l'existence de la magie est inconnue des personnes n'ayant pas de pouvoirs magiques. Mais vu ta situation je penses que t'en parler n'es pas un mal. En tout cas que tu sois humain me rassure un peu!

-Pourquoi ça?

-Parce que voir un serpent avec une gueule de bois et shooté aux médocs, c'est pas rassurant...

-Pas faux...

Sa voix s'était faite un peu lointaine, montrant que le petit serpent était en train de s'endormir. Gabriel sourit tout en continuant ses caresses.

-Repose toi, on reparlera de tout ça plus tard. Hésite pas à me dire si tu veux manger quelque chose de moins cru que les bouts de viandes que j'te donne, ok?

-Hn Hn...

Voyant bien qu'Ayame était retourné au pays des rêves, il finit par lui même s'endormir après avoir réfléchit quelques minutes de plus sur ce qu'il venait de se dire.