Auteur : Kiara ;)

Disclaimer : Toujours et encore toujours JK Rowling.

Couple : HPDM, Drarry, Harry-Draco, Draco-Harry… Bref. Vous aurez comprit.

Titre : Amnésie et nouvelle amitié.

Note : 2ème partie de l'OS. Bonne lecture !

PARTIE II

Le lendemain, quand Draco arriva dans la cuisine, un peu perdu, il découvrit Harry, habillé d'un simple bas de pyjamas tombant sur ses hanches, dévoilant le haut de son caleçon noir, lui tournant le dos. Dos couvert de cicatrices roses. Il s'occupait à faire sauter des crêpes dans sa poêle en chantonnant sur la musique offerte par le poste radio à côté de lui. Ses deux meilleurs amis étaient partis depuis quelques temps car il était déjà 11heures du matin et qu'ils devaient travailler aujourd'hui. La table pour deux personnes avait été dressée sur la partie du bar qui servait de table. Bols, verres de jus d'orange, assiettes pleines de crêpes, ingrédients pour les tartiner, couverts, serviettes en tissus, corbeille de pain, et le journal du Dimanche. Draco visita le lieu du regard. La cuisine était spacieuse mais pas trop grande, délimitée du salon par la table-bar. Le salon était, lui, grand et lumineux. Un canapé en cuir noir, un tapis, une table basse, un grande chose sur laquelle des images diverses défilaient dont le son avait été coupé – il apprendrait plus tard qu'il s'agissait d'une télé – quelques photos accrochées magiques ou non au mur, une petite bibliothèque, une armoire en bois fermée. Et la vue, magnifique, depuis les grandes baies vitrée sur la ville de Paris, la tour Eiffel au loin. Ils étaient au 5ème étage, ils avaient donc une vue dégagée sur les toits rouges et fleurit de la ville des amoureux. Il observa avec intérêt un chat roux et noir, passer à coté du canapé, l'ignorant royalement, un peu gras, le pas lourd mais fière, sa tête haute, son museau frémissant, la queue relevée se dandinant dans son dos à chaque pas. Le chat s'approcha avec agilité de son maitre, se frottant contre ses jambes. Sans pour autant remarquer Draco, son maitre sourit, délaissa sa pâte qui cuisait lentement, offrant à l'appartement une merveilleuse odeur, puis se pencha et caressa de tout son long le chat.

« Salut Caramel. Comment ça va mon vieux ? »

Le chat miaula, un long miaulement plaintif et Harry rit doucement. Il se redressa et sortit un sachet vert et bleu du placard juste à côté de lui.

« D'accord, d'accord. Je te donne à manger gros patapouf. »

Le chat sauta avec agilité sur la table, et se mit à laper avec gourmandise le jus orange et sucré de l'un des verres. Harry l'arracha immédiatement.

« Ah non ! C'est à Draco sale voleur ! »

Il releva la tête devant un petit rire discret et sursauta en découvrant Draco sur le pas de la pièce. Le blond avait encore le visage endormit, les cheveux en batailles. Ses bandages étaient à moitié défait, preuve qu'il avait du passer une nuit agitée, et il portait toujours la robe de chambre de l'hôpital, toute froissée.

« Draco ! »

Il reposa rapidement son chat, qui partit se frotter à son tour contre le nouveau colocataire alors que Harry le rejoignait.

« Je ne t'avais pas entendu ! Tu es là depuis longtemps ?! »

« Oh, quelques minutes. »

Harry grimaça, et passa une main embarrassée dans ses cheveux déjà ébouriffés. Draco se pencha, caressant à son tour le gros chat.

« Salut Caramel. »

« Miaaaa… »

« Il t'aime bien on dirait ! »

« Cool ! » S'exclama Draco avec un grand sourire ravi.

Le cœur d'Harry se mit à battre plus vite et il se détourna avant que Draco ne remarque qu'il rougissait.

« Dé…Déjeuné ? C'est moi qui ai fait les crêpes. »

« J'ai vu. Merci beaucoup. »

Il s'installa sur le tabouret face à Harry, tournant le dos à Paris. Ils mangèrent doucement, parlant de temps en temps, riant surtout, avec bonne humeur. A aucun moment l'un des deux ne discuta de la veille et ça leur allait parfaitement. Finalement, Harry proposa à Draco d'aller faire un tour – il lui prêterait des vêtements – à l'extérieur, visiter Paris, les rues Moldues et Sorcières, puis aller voir Poudlard et le Chemin-de-Traverse. C'est avec joie que le Serpentard accepta et ils décidèrent de partir après une bonne douche. Harry courut dans tout l'appartement pour trouver une deuxième brosse à dents, qu'ils avaient oublier d'acheter, avant de lancer un accio épuisé et honteux de ne pas y avoir penser avant. Draco l'observa avec intérêt faire de la magie. Harry avait récupéré sa baguette mais il n'arrivait plus qu'à faire que quelques sorts basiques : il devait tout réapprendre. Ils passèrent donc la journée dehors. Draco ne dit rien quand il remarqua que les gens se retournaient à leur passage, murmuraient entre eux, certains les insultants, d'autre demander des autographes. Harry lui, les ignoraient, tous. Il avait quitté ce monde i ans, s'il y revenait c'était uniquement pour Draco. La seule chose qui lui avait manqué était ses amis et sa deuxième maison : Poudlard, et son ancien directeur. Mais Dumbledore n'était plus là, il était tombé sous les mains de Snape, qui n'avait fait qu'obéir au vieil homme, et Poudlard était déjà loin maintenant. Ils trainèrent dans les rues, mangeant des chocogrenouilles comme deux vieux amis. Harry l'emmena dans la boutique des jumeaux Weasley, à qui il expliqua brièvement la situation et qui s'amusèrent à montrer toutes sortes de bizarreries au blond, qui éclatait de rire à chaque fois, à leur plus grand plaisir. Il le surnommèrent « Le nouveau Draco » très rapidement et Draco apprit à s'en accommoder, il n'avait pas trop le choix. Pendant ce temps là, Harry l'observait, en retrait, rire et sourire avec une sincérité et une joie qu'il n'avait jamais vu sur son visage. Il s'attendrit, et le couvrit d'un regard tendre sans même en avoir conscience. Ce regard n'échappa pas aux jumeaux roux mais ils n'y firent aucun commentaire, se promettant pourtant intérieurement de le charrier plus tard.

Une bière plus tard dans un bar Moldu où ils ne risquaient pas d'être reconnus et Harry était complètement ivre. Draco, la tête retenue par sa main déposée sous son menton, souriant avec amusement en le voyant gesticuler, racontant la Bataille de Poudlard avec un peu d'exagération. Par moment, un rire clair envahissait la pièce et le visage d'Harry se mettait à chauffer. Son cœur battait très vite. Il ne le quittait pas des yeux aussi, parce qu'il avait l'impression que le Draco en face de lui n'était qu'un mirage, une illusion qui se détruirait dès qu'il aurait les yeux fermés. A chaque fois qu'il observait ses yeux gris, il s'attendait à une pluie d'insultes cruelles, à un regard chargé de haine. Mais il était face à un sourire et à des yeux joyeux qui le troublait. Il avait l'impression d'avoir le vrai Draco en face de lui. Que ce Draco était tout ce temps caché au fond de Malfoy. Il arrêta de sourire et se calma, soudain plus sombre. Il ferma les yeux. Il n'avait pas envie de continuer. Il était arrivé à la fin du récit, la confrontation final avec Voldy. La partie de l'histoire qu'il n'avait jamais raconté et dont tout le monde ignorait tout, personne d'autre que lui n'étant présent à ce moment là.

« Harry ? » L'apostropha Draco avec inquiétude devant se soudain changement d'humeur.

Se pinçant l'arrête du nez entre deux doigts et soupirant, le Docteur reposa sa chope de bière à moitié vide.

« Tu veux savoir la suite Draco ? »

« …Oui. Je veux savoir ce qui c'est passé une fois que tu t'es retrouvé seul avec V…Voldemort en haut de la tour d'astronomie. »

Harry se pencha alors en avant, une lueur triste dans son regard.

« Mais tu le sais déjà… Je vais juste rappeler à Draco ce que Malfoy sait. »

~ Flash Back ~

Harry Potter se tenait droit, malgré sa jambe ensanglantée. Il semblait assez mal au point, et pourtant, il avait toujours le regard brulant d'intensité et de haine. Sa baguette était quelque part sur le sol, il ne savait plus trop où. Mais il sentait au fond de lui qu'il ne n'aurait pas besoins. Sa magie était là. Concentrée en lui, formant une bulle protectrice autour de son esprit. En face de lui, Voldemort. Il tournait le dos au vide et avait l'air aussi mal au point que le Survivant. Il souriait.

Dans son dos, Lucius Malfoy.

« Alors Potter, on abandonne ? » Susurra le serpent avec jubilation, mais aussi une pointe d'agacement car il se souvenait encore du coup que le brun lui avait fait dans la forêt, où il avait feint être mort. « Supplie-moi de te tuer rapidement et je verrais si je peux faire quelque chose. »

« Tu peux toujours courir Voldy. »

Le Mage Noir avait un sourire écœurant qui dévoilait ses dents quand Harry sentit une présence dans son dos. Il se retourna au moment même où l'inconnu prenait la parole.

« Père ? »

« Draco ! Mon fils, es-tu enfin venu rejoindre ton père et ton Maitre ? »

« Je… »

Sous le visage surpris de Harry, il passa de l'indécision, de l'hésitation, à confiance et à la rébellion. Il s'arrêta à côté de son rival et meilleur ennemi sans un regard pour lui. Au loin, son père fulminait.

« Non, père. »

« Mon fils ! » S'outra le père en question. « Tu es indigne d'un Malfoy ! Rejoint-nous ou ton existence n'aura plus aucune valeur ! Rejoint-nous ou tu ne seras plus mon fils ! »

Draco tressaillit, mais ne fit pas un geste. Son visage était froid et renfermé mais Harry sentait que en dessous de ce masque, il était réellement blessé par les mots de son père. Celui-ci continuait de lui faire du chantage, alors que les poings de Harry devenaient douloureux à force d'être serrés.

« Misérable vermine ! Tu ne mérites que de mourir ! Tu n'es pas mon fils ! Je n'ai pas élevé mon fils comme un faible ! Maitre, tuez-le je vous en pris, je ne puis supporter sa vision ! »

Ledit Maitre sourit encore plus et tendit sa baguette vers le blond. En un mouvement de lèvre, le sort était lancé. Mais Harry s'interposa et le détruit avec son bouclier. Les deux hommes perdirent leur sourire.

« Vous ne le toucherez pas. »

« Potter ne… »

« La ferme Malfoy. Lucius, tu traites ton fils de lâche et indigne de votre nom mais il est certainement le plus courageux et le plus fière de vous deux ! Au lieu de se plier et rejoindre les rangs de Voldemort par la peur, il lutte contre elle, contre toi, ce que tu n'as pas su faire ! Il se dresse en se moment devant toi, car un Malfoy n'est-il pas censé ne jamais s'abaisser ? Ne jamais perdre sa fierté, son honneur ?! Je ne connais pas vos valeurs, mais une chose est claire, même pour moi. Il les suit bien mieux que toi. »

« Meurt Potter ! » Crachèrent le blond et Voldy d'un même geste rageur.

Mais Harry sourit. Un simple sourire, confiant, arrogant, moqueur même. Et il claqua ses mains ensemble devant son visage, tel une prière à un Dieu, et les deux sorts rebondirent sur la paroi magique qui les protégeaient. Il profita de leur surprise pour bondir sur Voldemort et les faire tomber dans le vide ensemble. Pendant un instant, il n'eu aucun son, et ce fut comme si ils volaient. Puis ils la virent. Et Voldemort poussa un hurlement s'agrippant de toutes ses forces à Harry. Le brun ferma les yeux, ignora ce contact et se concentra. Bientôt, il sentit Voldemort être repoussé, ses mains cherchant à s'accrocher avec désespoir à sa chemise, la déchirant de ses ongles longs. Ils tombaient toujours mais le sol était de plus en plus proche. Soudainement, Harry rouvrit les yeux, décrocha les doigts du ressuscité sans nez et s'adressa à directement à la Mort qui les couvraient de sa cape noire comme une mère.

« Tu ne m'auras pas aujourd'hui. Mais voilà de quoi te satisfaire, Mort. »

Et il laissa tomber Voldemort, libérant sa magie en lui. A la seconde où son corps toucha la pierre de la cours de Poudlard, Voldemort eu un regard surpris, puis il disparut en une multitude de poussière. Harry toucha le sol à son tour et, malgré sa protection de dernière seconde, sentit ses os se fracturer sous l'impact, l'air quitter ses poumons en les lacérant, sa tête heurter le sol avec violence.

« Ah, merde… gémit-il en crachant du sang sur le sol, alors que les particules qui constituait son vieil ennemi psychopathe s'envolaient. Ça fait mal… »

Il ferma à demi les yeux, sourit à la mort et se laissa sombrer, porté par la chaleur de sa magie qui réparait son corps brisé.

~ Fin Flash Back ~

« Alors… C'est… la « Mort » qui l'a prit ? » Résuma Draco d'une voix interloquée.

Harry leva la tête et son regard vert croisa celui vide de la Mort, se reflétant dans la vitre derrière Draco, flottant silencieusement de sa silhouette uniquement visible par lui. Elle se dressait derrière lui, ses mains entourant sa tête à distance, comme pour protéger son âme, la gardant prisonnière de ses griffes par la même occasion. Il savait parfaitement qu'il n'avait qu'un court répit, et qu'un jour, la belle viendrait réclamer son du.

« Exact. Elle a reprit ce qui lui avait échappé il y a longtemps. Un jour, mon tour viendra car je lui ai échappé aussi avec l'Horcruxe. »

« L'Horcruxe ? »

« C'est une longue histoire. Trop longue pour être racontée maintenant. On rentre ? » Demanda-t-il en se levant.

Draco se leva à son tour, ils réglèrent la note et ils rentrèrent en silence. Draco méditant sur l'aveu de Harry, Harry ne voulant pas y penser. En vérité, il avait peur. Peur que Draco ne retrouve ses souvenirs, peur que Draco redevienne Malfoy, peur que Draco le repousse. Mais ça bien sur, il ne l'avoua jamais.

Le lendemain matin, Harry décida de profiter de son deuxième jour de week-end qui étaient décalés par rapport à des week-end normaux : lui ne travaillait pas le dimanche et le lundi, sauf urgences. Il n'ouvrit donc les yeux qu'à 10 heures passées. L'esprit encore dans la brume et le corps endormit, il se leva avec les quelques forces qu'il avait encore et se dirigea d'un pas trainant vers la salle de bain en baillant. Comme à son habitude, il ne portait d'un bas de pyjamas et un boxer noir. Il déposa sa main sur la poignée de la salle de bain, et sa magie déverrouilla inconsciemment de verrous.

Puis se figea sur le pas de la porte, soudain parfaitement réveillé.

Devant lui se tenait quelque chose qui se rapprochait d'un dieu. Draco Abramas Malfoy, nu. Devant lui. Ses yeux verts soudains assombris, il déglutit et voyagea sur le corps du blond. Il venait juste de sortir de la douche et son corps était encore parsemé de gouttelettes d'eau, ses cheveux étaient encore mouillés. Le Serpentard s'était lui aussi figé, mais au beau milieu de la pièce et sans serviette. Harry grava de sa mémoire la courbe de ses hanches, la délicatesse de ses jambes, la présence de poils blonds, la musculature de sa silhouette. Il ne se rendit même pas compte qu'il le regardait comme un lion devant un festin. C'est un mouvement brusque de Draco pour attraper sa serviette et cacher son intimité qui le fit redescendre sur terre. Il rougit violemment et bafouilla des excuses avant de s'enfuir dans le couloir en claquant la porte derrière lui. Une fois à l'abris du regard orageux, il se frappa le crâne contre le mur du couloir. Son cœur essayait de s'échapper de sa cage thoracique.

Quel idiot ! Mais quel idiot !

Son pantalon était trop serré maintenant. Il était obligé de s'avouer, qu'il n'avait jamais réagit aussi fortement devant un corps. Il ferma les yeux mais les rouvrit tout de suite après, honteux et rougissant de l'image qu'avait former son esprit pervers. Une image composée d'un Draco allongé sur le dos sur le lit de Harry, le regard vitreux, le rouge aux joues, gémissant doucement, les mamelons dressés vers lui dans une demande luxurieuse, son torse se soulevant au rythme de sa respiration effrénée. Un peu plus bas, objet de ses désirs... Le sexe de Draco. Gonflé de sang, tendu vers lui, vibrant sous le plaisir, une goutte de pré-sperme à son extrémité. Autour, une douce forêt de poils blonds.

« Merde ! » Maintenant il n'y avait plus rien a faire : il allait devoir passer à une séance de travaux manuels.

Il marcha d'un pas rapide, serrant les dents tant les frictions de son pantalon sur son membre lui étaient à la fois douloureuses et augmentaient son désir. Mais au moment où il posa sa main sur la poignée de la chambre, la porte de la salle de bain s'ouvrit au bout du couloir, Draco (habillé cette fois-ci) en sortant. Ils se figèrent à nouveau, se fixants le rouge aux joues. Puis Draco baissa les yeux avant de les relever, le visage rougit par un timidité qui ne lui ressemblait pas. Son cœur bondit, s'affola et il regarda en retenant son souffle Draco s'approcher à petits pas hésitants. Le blond arriva devant lui et s'arrêta à quelques centimètres de son visage.

« Draco je... »

« C'est bon », répondit-il dans un souffle à peine inaudible.

Il leva ses yeux gris brillants vers le visage du brun - il était un peu plus petit - et s'approcha un peu. Cédant à ses désirs, Harry craqua. Il glissa sa main dans la nuque de son Serpentard et plaqua ses lèvres contre les siennes.

Leur premier baisé ne fut pas tendre et doux. Il fut plutôt fort, passionné et intense. Ils n'arrivaient plus à penser, avaient oubliés leur propre nom. Comment Draco c'était-il retrouvé plaqué contre le mur, le corps de Harry collé fermement contre lui, le dévorant ? Ils s'embrassaient comme si leur vie en dépendait, comme s'ils avaient attendu très longtemps avant ce moment qu'ils avaient désirés avec force. Harry serrait des mèches blondes dans ses doigts, l'autre main le retenant plaqué contre lui, dans le creux de son dos. Pendant ce temps là, Draco avait glissé ses doigts sous le tee-shirt de Harry, explorant son buste de ses doigts encore chauds.

Pourtant, le manque d'air se fit sentir et ils durent se séparer. Front contre front, essayant de reprendre leurs souffles, ils rougissaient alors que leurs regards faisaient fondre l'autre. Ils étaient maintenant victimes de la même impression, comme si quelque chose papillonnait dans leurs estomacs. Petit à petit, leurs cœurs se calmèrent, continuant pourtant de battre bruyamment, de même que leurs souffles. Mais pas leurs excitations, ni leur envie de coller de nouveau leur lèvres contre celles de l'autre, ni leur conviction qu'ils étaient maintenant accros.

« Draco... » souffla Harry, approchant de nouveau, son souffle sur son visage le faisant frémir. Contre sa jambe, il sentit le sexe du blond tressauter.

Ses yeux verts s'assombrirent de désir et il était deux doigts de grogner comme un prédateur. À LUI ! Hurlait quelque chose à l'intérieur de lui. Puis il captura de nouveau ses lèvres.

2 ans plus tard… —

Harry leva les yeux verts la fenêtre de sa chambre, contre laquelle butait un grand hiboux Royal roux et blanc. Accroché à sa patte, un petit paquet. Rassemblant ses forces, il se leva du canapé où il regardait un film Moldu tout à fait ennuyant et alla ouvrit la fenêtre. Immédiatement, l'oiseau engouffra à l'intérieur, faisant bondir le chat de peur pour échapper à la morsure du froid de l'hiver. Harry décrocha le petit paquet et caressa distraitement son porteur. Il savait qui était le destinataire. Il prit son temps pour l'ouvrir, déchirant petit bout par petit bout du papier rouge. Enfin, il dévoila une boite en bois simple avec une lettre rouge à l'intérieur. C'était une beuglante mais une voix douce s'en éleva.

« Salut Harry, comment vas-tu ? » Commença une voix féminine et familière. « Je suis inquiète de ne pas avoir de tes nouvelles. Si tu ne parles plus à Ron, fait-le au moins avec moi. Je n'ai rien à voir avec vos histoires bordel ! » s'exclama-t-elle, hurlant presque. Mais elle parut tout se suite regretter et s'excusa. « Hm. Excuse-moi de m'être emballée, la grossesse développe les hormones. »

« Est-ce que tu regrettes d'être le parrain de Rissa, Harry ? » Demanda-t-elle avec douceur, d'une voix dénuée de reproches. «Parce que j'ai l'impression. Tu ne me vois plus. Tu ne me parles plus. Tu ne demandes plus de mes nouvelles. Tu te fous de tout Harry. Emma demande son tonton et Ginny ne sait plus quoi dire. Je suis passée à ton travail mais je n'ai pas réussis à te voir de toute la journée. »

« Tu m'évites Harry. Pourquoi ? C'est à cause de lui ? Mais merde Harry, tu sais très bien que tu suis avec toi quoi qu'il advienne ! Ne t'aie-je pas toujours soutenue ? C'est un idiot d'accord ? Un putain d'idiot - c'est la grossesse qui me rend vulgaire comme ça ?! - qui ne te mérite pas ok ? Mais Harry, s'il-te-plait, ne m'oblige pas à te supplier pour te voir. Je ne pourrais pas le supporter. Pas maintenant. Pas avec tout ça. »

La voix flancha sur la fin, montrant qu'elle devait être sur le point de pleurer. Elle reprit son inspiration pour se clamer, et continua d'une voix tremblante.

« Harry, je t'aime. Plus que tout. Tu es mon meilleur ami, mon frère. Tu fais partit de ma famille. Alors reprends-toi Harry. Je t'ai déjà vu flancher, abandonner, baisser les bras, tomber au plus bas. J'ai déjà vu tes larmes de tristesse, de colère, de frustration, de joie. Mais aujourd'hui… Tu ne veux même plus de moi, tu ne veux plus de rien. J'ai l'impression que tu manges juste assez pour vivre. Que tu ne sors plus. Je m'inquiète et cela fait s'inquiéter le bébé. Ginny aussi s'inquiète. »

Elle se tue, prit une autre inspiration avant de continuer.

« Ça fait deux ans maintenant Harry.2 ans. Passe à autre chose, avance, mais ne reste pas là, pas comme ça, je t'en supplie. » Sa voix était maintenant suppliante et chargée de désespoir. « Je peux pratiquement la voir Harry… La Mort qui rode derrière toi… Ne la laisse pas… Ne le laisse pas t'emporter Harry… Je… Si tu le fais… Cela me briserais. Alors fait quelque chose ! Reprends-toi ! Bouge, sort, mange, vit. Va le voir si tu as envie. Frappe-le, frappe-le jusqu'à avoir les poings en sang, jusqu'à aller mieux, jusqu'à ce que ton cœur et son esprit s'apaisent. Montre lui ta colère, ta haine, ton amour, jette-lui tout tes sentiments au visage, défoules-toi, libère-toi. Redevient le Harry que je connais, mon Harry, celui qui sourit, celui qui vit, le Harry avec qui j'ai grandis, pas le mort, l'arme ou l'Elu. Je veux mon Harry. S'il le faut, dit le moi, et j'irais moi-même le voir ce… hummmm ! Si je lui éclate la face et tu souriras de nouveau ? J'ai sérieusement envisagé la question tu sais. »

Elle reprit sa respiration, elle était vraiment épuisée maintenant. Elle arrivait à terme. Quand elle reprit, sa voix était douce, et chargée d'amour.

« Je t'aime mon Harry. Alors, vit. »

Le brun sourit, alors que dans ses mains tremblantes, la lettre n'émettait plus aucunes paroles. Avec son sourire, les larmes. Il étouffa un sanglot tandis qu'il se laissait glisser contre le bar, jusqu'à atteindre le sol froid. Il avait beaucoup pleuré au début. Mais maintenant, il ne pleurait pas à cause de lui, à cause du moment où tout c'était brisé. Il pleurait parce que les mots d'Hermione l'avaient touché, parce qu'il savait qu'elle avait raison, sur tout, parce qu'elle lui manquait énormément. Il pleura longtemps, sans faire un geste et quand, enfin, il se calma, les muscles douloureux et le corps vidé d'énergie, il releva la tête. La Mort était là. Elle le fixait de ses yeux vide, flottant à quelques centimètres au dessus du sol. Je peux pratiquement la voir Harry… La Mort qui rode autour de toi… Lui aussi. Il l'avait sentit attendre patiemment, pourtant jubilant parce qu'elle pensait que l'heure était proche. Mais pour la seconde fois en l'espace d'une année, Harry sourit et elle recula.

« Pas maintenant », répéta-t-il comme à chaque fois. « Attend encore un peu. J'ai quelque chose à faire avant. »

Il se leva. Rouvrit la boite et éclata de rire. Il y avait en dessous de la lettre, une photo prise lors de la dernière échographie d'Hermione. On y voyait la jeune femme à demi-assise, le tee-shirt relevé dévoilant son joli ventre tout rond, de la crème visqueuse dessus qui riait tout en tenant le capteur sur sa peau. Relié au capteur, échographie du bébé qui semblait en parfaite santé. A côté, un Ron blême, à deux doigts de tourner de l'œil mais heureux. Déterminé et de nouveau plein d'énergie, il se jeta dans la douche, se rasa, se coiffa – du moins essaya – et s'habilla avec les rares habits encore propres qu'il possédait. Une fois paré, il attrapa sa baguette et jeta un rapide coup d'œil aux photo accrochées sur le mur du salon. Sur celle qu'il avait regardé, on y voyait le trio après la guerre. C'était Hermione qui avait insisté pour la faire à la façon Moldue. La jeune fille était au centre, tenant les mains de ses meilleurs amis dans les siennes. Sur cette photo, Harry riait à gorge déployée car Ron venait tout juste de faire comprendre qu'il n'avait jamais vu d'appareil photo de sa vie et Hermione se retenait de rire. Harry avait les pétillants et les joues rouges. Hermione aussi, à force de se retenir de rire et Ron avait une moue boudeuse de gamin malgré ses 18 ans. Ils étaient heureux. Ils étaient libres. Ils étaient réunis. Aujourd'hui, Harry s'était disputé avec Ron, était brisé, refusait de voir Hermione et de parler avec Ginny. Voilà 6 mois qu'il n'avait pas vu la fille de la rousse.

Il transplana en premier lieu au Terrier. Il arriva un peu plus loin de la maison et apprécia le vent contre son visage et l'odeur de gâteau tout juste sortit du four, sans doute préparés par Molly, la mère de Ginny et Ron. Il s'approcha encore un peu et distingua qu'il y avait des personnes devant la maison. L'une, plus petite, courait dans la neige. Elle avait de splendides cheveux roux foncés qui brillaient sous le soleil. Ils étaient couverts de neige, qui tombaient doucement du ciel bleu. Emmitouflée dans son gros manteau rouge, des moufles aux mains, elle commença à rouler une boule de neige, pour en faire un bonhomme de neige. Harry sourit, attendrit à cette image. Son bout du nez parsemé de taches de rousseurs était rougit par le froid et elle frissonnait par moment mais ses yeux bleus pétillaient de bonheur. Un peu plus loin, assise sur un banc déneigé par un sort, sa mère. Elle ne le vit pas arriver, trop concentrée sur sa fille. Elle sursauta quand il s'assit à ses côtés avant d'ouvrir grand ses yeux de surprise et pousser un petit cri en se jetant dans les bras. Tout ça en moins de 2 secondes.

« HARRY ! »

« Tonton Ry ! » S'écria Emma en faisant de même après avoir été surprise par le cri de sa mère.

Déséquilibré par le poids des deux filles, Harry tomba à la renverse. Dans la neige glaciale. Une Molly inquiète et sur ses gardes, baguette à la main, sortit en trombe de la maison, alertée par les cris, suivit par la Hermione et Ron – qui devaient surement être passés faire un petit coucou à Molly, Ginny et Emma. Hermione eu la même réaction et vient rejoindre le duo sur Harry. Finalement, Ron oublia son ancienne rancœur et éclata de rire, rapidement suivit par Molly et tout le reste du groupe. Ron lui tendit la main pour l'aider à se relever, une fois qu'Hermione, Ginny et Emma lui aient rendu son oxygène, lui compressants les poumons.

« Salut vieux frère. »

« Salut Ron. Je suis désolé. »

« Moi aussi. J'ai été con. »

« Pareil. »

« Sans rancœur ? » Dit le roux en tentant sa main.

Harry lui accorda un immense sourire. Il lui attrapa la main et la serra avec chaleur.

« Sans rancœur », répondit-t-il avec sincérité.

« Tonton Ry ! Où t'étais où ? » S'exclama la gamine de trois ans en montant dans ses bras avec l'agilité d'un petit singe.

« Hm… Tonton Ry était en voyage… »

« En voyage oùùù ? »

« En voyage très très loin à la recherche de lui-même. »

La jeune fille pencha la tête sur le côté, ne comprenant pas.

« Pourquoi Tonton Ry chercher lui ? »

« Parce que Tonton Ry s'était perdu. Mais tout va bien maintenant, parce qu'il s'est retrouvé. »

« M'an dit que si perdu, on bouge plus et M'an venir chercher ! »

« C'est bien, ça. Ta mère à tout à fait raison. »

Il observa un instant ses yeux bleus et eu une pincée de cœur en pensant qu'ils auraient pu être verts. Mais il balaya ce sentiment d'une main et sourit à la petite. Dans son dos, le couple et sa mère souriaient tendrement. Molly était retournée au fourneaux, heureuse de revoir son petit Harry qu'elle avait étouffé dans son étreinte.

« Et dit-moi, Emma, où est ton papa ? »

« Blaise est partit chercher son filleule », annonça à sa place Ginny.

« Ah, comment va se Mark d'ailleurs ? Neville et Luna n'ont pas trop de mal avec ce petit garnement ? Il a quoi… 5 ans ?! Et il court déjà de partout ! »

« Je dirais que entre Mark et Nicolas, c'est Nicolas le pire, même s'il n'a que 4 ans », s'opposa Ron, pensif.

« Nicolas ? Le gamin de Nott et Seamus? Ou celui de George et Angelina ? »

« Nott », répondit Hermione. « Celui de George à 3ans et demi. Pourquoi fallait-il qu'ils aient le même prénom aussi ?! »

« Parce que George à décidé que c'était marrant ? » Proposa Ginny d'une voix désespérée.

« Oui, surement. »

« Ouais, en tout cas », continua Harry tandis qu'Emma se pelotait dans ses bras, « Nicolas – le gamin de Seam' et Nott – est pire mais je crois que celui de George rivalise bien. Il a hérité du caractère des jumeaux ! »

« Oh oui… » soufflèrent les adultes, dépités face aux souvenirs qu'ils gardaient de lui.

« Ma petite Emma, reste comme tu es, tu nous sauveras bien la vie », murmura Ron.

« Heu… D'accord ! » Répondit la petite, qui ne comprenait rien de la conversation.

Finalement, ils rentrèrent à l'intérieur parce qu'il faisait quand même froid en hiver et que Hermione se sentait faible. Ils se glissèrent dans le salon, au coin du feu. Harry dans le fauteuil, Emma pelotée contre lui, Ginny assise sur le tapis, se réchauffant les mains après du feu et le couple sur le canapé dos à la rousse. De temps en temps, elle jetait des coups d'œil à Harry comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas et qu'il était bien là. Mais à chaque fois, elle souriait tendrement, fondant devant le tableau qui s'offrait à elle. Harry chuchotait des choses à l'oreille de sa fille et celle-ci éclatait d'un rire cristallin. Puis elle se levait, chuchotait à son tour dans l'oreille du Gryffondor qui riait à son tour. Hermione aussi avait vu la scène et fixait son meilleur ami avec tendresse et chaleur pendant que se main caressait son ventre conséquent. Enfin, Emma finit par s'endormir contre Harry et le garçon quitta son sourire pour un visage sérieux. Ils surent qu'il était temps d'avoir une conversation.

« Tu avais raison, 'mione. Je vais aller le voir. »

« Tu veux qu'on viennent avec toi ? »Proposa Ginny.

« Non. Hermione doit se reposer, Ginny tu dois t'occuper d'Emma en attendant Blaise et Ron risque de lui éclater la face avant qu'il n'ai pu ouvrir la bouche. »

Vu le sourire de Ron, il avait raison et ce dernier n'était pas vexé. Lentement, Harry décolla Emma de lui qui c'était accrochée comme un bébé singe, ou un koala, sans la réveiller et la déposa sur le fauteuil, une couverture chaude maid-in-Molly sur son corps frissonnant. Il se pencha ensuite vers Ginny, lui embrassa le front tandis qu'elle fermait les yeux. Il fit de même à Hermione, lui soufflant des remerciements et combien il l'aimait aussi à l'oreille Il serrant la main de Ron avec un sourire.

« Je l'aime encore. Et ça, depuis plus longtemps que je pensais Ron. Nous nous sommes déjà engueulés là-dessus et je connais ton point de vue. Je ne t'ai jamais remercier d'avoir été sincère avec moi. Mais tu l'as été. Plus que n'importe qui, tu m'as regardé droit dans les yeux et tu m'as clairement dit que tu n'approuvais pas notre relation. Je t'en remercie. Merci d'avoir été sincère mon frère. »

« Je ne suis pas contre toi Harry. Tu as le droit d'aimer les homme, ce n'était pas ça que je ne cautionnais pas. C'était le fait que tu te sois éprit de Malfoy, même si tu savais qu'il allait te faire souffrir. C'était le fait que, pendant une année entière, tu t'es entièrement donné à lui, sans même chercher à protéger une part de toi pour après. C'est le fait que tu ne lui en veuilles toujours pas après ce qu'il à fait. C'est le fait que tu t'es contenté de sourire tristement alors qu'il te crachait des mots qui me faisaient moi-même frissonner à la figure. C'est le fait que tu ne te sois pas défendu quand il a commencé à te frapper. C'est le fait que tu n'étais plus Harry, mais la chose dépendante de Malfoy. J'ai vu. J'ai vu combien tu l'aimais, je l'ai vu dans tes yeux pétillants quand tu parles de lui, dans tes sourires à son souvenir, dans ton attitude quand il était là, dans les regards que tu lui lançais à la dérobé, dans l'avidité avec laquelle tu répondais à ses baisés. Mais Harry, avant que tu ne retournes le voir après 2 ans, je veux que tu sois sur d'une chose. Draco n'est plus là. Il n'y a plus que Malfoy. Ne te fait pas plus mal que tu l'es déjà, je t'en pris. »

« D'accord. »

Il était heureux à ce moment là. Heureux entouré d'Emma et Ginny, heureux avec ses deux meilleurs amis, heureux dans la maison qui fut pour lui la sienne, avec une femme qui fut sa mère, un garçon qui fut son frère et des filles qui furent ses sœurs. Heureux, là où était sa place. Heureux face au regard marron d'Hermione. Heureux, simplement. Comme il ne l'avait pas été depuis longtemps.

« Merci. Merci à vous deux. Merci aussi à toi Ginny. Merci à tous, de m'avoir soutenu quand je n'allais pas bien. Merci pour tout. Merci d'être toujours derrière moi en soutient, près à me tendre la main quand je tombe. Merci d'être ma famille. »

Hermione pleurait silencieusement et Ginny retenait aussi ses larmes. Même les yeux de Ron brillaient un peu trop. Il leur fit un dernier sourire puis sortit de la maison pour transplaner. Devant la porte, il faillait percuter un grand noir bien couvert.

« Blaise ! »

« Harry. Comment vas-tu ? Ils s'inquiètent tous pour toi là-dedans tu sais. »

« Ouais. Mais c'est bon maintenant, tu n'auras plus à subir les crises de terreur de Ginny. »

Blaise Zabini, ex-Serpentard et meilleur-ami de Draco Malfoy, petit-copain de Ginny Weasley depuis 2 ans et père de cœur d'Emma parut surpris.

« Comment… ? Oh », fit-il en comprenant.

Il avait avoué à Harry être amoureux de la rousse depuis la 7ème année de Poudlard et avoir était longtemps jaloux du Survivant. Au fils du temps, Harry avait finit pas le convaincre qu'il n'avait plus rien à craindre de lui et que Ginny n'était plus qu'une sœur. Cependant, pour avoir vécu avec elle un certain temps, il connaissait ses crises nocturnes quand la demoiselle était angoissée. Elle en avait beaucoup eu pendant la guerre et il la connaissait assez pour savoir qu'elle en avait certainement eu encore à cause de lui.

« Il suffit de la prendre dans tes bras et elle se clame. »

« Harry si tu… »

« C'est bon. C'est finit maintenant tu te souviens ? Je ne suis plus amoureux de Ginny. J'aime les queues et plus particulièrement celle de ton meilleur ami », déclara-t-il avec un sourire pervers, mais aussi brillant de quelque chose que le Serpentard ne réussit pas à identifier. « Salut Blaise. »

Ils s'étaient rencontrés la première fois quand Harry sortait avec Draco. Ils s'étaient vite appréciés, ou du moins Blaise avait rapidement comprit qu'il ne craignait plus rien du brun et que celui-ci était complètement accro à Draco. Ils étaient passés outre la haine d'antan, et avait apprit à se côtoyer sans se taper dessus, voire à s'apprécier.

~ Flash Back ~

Blaise attendait depuis dix bonnes minutes à une table à l'écart des 3 Balais, bar réputé des Sorciers sur Pré-au-Lard. Pianotant d'un rythme impatient ses doigts sur la table en bois qui avait vu défiler maintes et maintes personnes, et ne cessait de se demander pourquoi il avait accepter de rencontrer Potter. Quelques heures plus tôt, il avait reçut un splendide hiboux,qui lui apportait une invitation de Golden-Boy en personne, à 21h. Ah oui, et il devait être présentable. Il avait envisagé en rallant de lui poser un lapin – il le détestait après tout ! - mais finalement la curiosité était trop forte. Au bout de 15minutes de retard, il envisageait sérieusement de se casser d'ici en vitesse et de mettre son poings dans la jolie face à Potter la prochaine fois qu'il le verrait. Mais au moment même ou il se levait, deux personnes s'assirent en face de lui. Il les dévisagea les yeux ronds, près à les virer d'ici rapidos quand une voix – celle de gauche – s'éleva.

« C'est bon Zabini, rassied-toi, c'est Harry. »

Le sortilège qui les camouflaient se leva et il hoqueta de surprise, après un bond, en voyant apparaître son meilleur-ami à côté de lui. Il se rassit immédiatement.

« Draco ! Où étais-tu mon pote, je t'ai cherché de partout ! »

Mais il se figea quand le blond leva un regard hésitant et timide vers lui et à la bouche, un petit sourire timide. C'est Harry qui expliqua l'accident et l'état de Draco maintenant. Durant tout le récit, Blaise resta silencieux. Potter. Potter avait trouvé Draco sans mémoire, sans aucun souvenirs et il lui avait fait rencontrer Blaise. Et d'après le regard qu'il posait sur lui, il n'y avait aucune arrière-pensée dans cet acte. Pourquoi ? Pourquoi Potter était-il soudainement gentil et attentionné envers le blond ? Il ne comprenait pas. Il se promit d'en parler avec lui seul à seul plus tard.

Pour le moment, il parla longuement avec le Serpentard, lui contant sa vie à Poudlard, leur vacances ensembles, leur enfance identique – ils avaient pratiquement grandis ensembles –, le quotidien à Poudlard (même s'il émit la partie « Potter » après un regard suppliant du brun), toutes les farces et les coups bas qu'ils avaient fait ensembles. La plupart du temps, Draco rougissait ou riait de ce que lui racontait Blaise avec de grands mouvements de mains. Même Harry riait. Ils burent beaucoup, peut-être Draco un peu trop, car il finit par courir aux toilettes. Blaise sauta sur l'opportunité, ils étaient seuls maintenant.

« Pourquoi tout ça Potter ? Quel est ton but là derrière ? »

« Aucun. Je n'ai pas de but. J'aide Draco c'est tout. »

« Draco ?! S'exclama-t-il stupéfait. Tu l'appelles par son prénom maintenant ? »

Harry, légèrement rougissant, se pencha alors vers lui, glissant ses yeux verts qui brillaient de sincérité dans les siens.

« Je suis amoureux de lui. On sort ensemble. Si je l'ai amené vers toi, c'est uniquement parce que tu es son meilleur-ami et qu'il mérite dans avoir un. Son père n'est plus là. Il ne lui reste pratiquement plus rien maintenant, ni maison, ni souvenirs et il n'avait pas de passé. Tu es son passé. »

« Alors c'est pour ça que tu ne voulais pas que je raconte les épisodes où vous vous sautiez dessus ? Pour ne pas qu'il pense que tu fais ça pour te moquer de lui ? »

« Oui. Mais tu sais, je suis sincère avec lui. Je ne lui ai jamais mentit. Je l'aime. Enormément, aussi étrange que cela puisse paraître. Je ne pourrais jamais jouer de lui. »

« Tu es conscients que quand il retrouvera tous ses souvenirs, il redeviendra le Malfoy détestable que tu haïssais ? Que tout sera finit entre vous ? »

« Oui… Tout les soirs, je prie pour un jour de plus, pour un sourire de plus, pour un baisé de plus. Et tout les soirs, je remercie le ciel pour ce jour de plus. »

« Bordel Potter… Tu es un taré. Un gros, gros taré. Tu ne pouvais pas tomber amoureux de quelqu'un de plus… « facile » que Draco ? »

Un sourire triste lui avait répondu. Blaise avait alors comprit qu'il le savait parfaitement. Comment tout allait se finir. Que au final, il n'y aurait pas de Happy End mais des insultes et des coups. Parce que Draco était Draco. Mais d'un jour, il ne resterait plus que Malfoy. Il se leva à son tour, disant qu'il allait chercher les boissons. Sur le chemin – qui fut suivit des yeux par le noir – il rencontra Draco. Harry sourit, sembla dire quelque chose tout bas avant de se pencher et déposer chastement ses lèvres sur les siennes. Draco ferma les yeux et accentua le baisé. Puis Harry s'éloigna et ils se sourirent avant de se séparer. Draco revint s'assoir, rougissant sous le sourire du coin moqueur du Serpentard. Il se rassit, sirota un peu sa bière, les yeux voyageant sur la salle et ses occupants. Puis Blaise frissonna après un petit sursaut et un étranglement. Draco venait de lancer un regard glacial à une fille non-loin qui gloussait en les regardant. Chez quelqu'un d'autre, se regard ne lui aurait fait ni-chaud, ni-froid, mais chez Draco… C'était exactement le même regard qu'il avait avant l'accident. Le regard gris de Malfoy. Il déglutit, près à le voir se tourner vers lui en soupirant face à sa tête d'idiot et se plaindre d'une voix trainante.

Cependant, il n'en fit rien et ses yeux redevinrent calmes et timides. Pourtant, ce visage ne dura qu'un temps. Finalement, il décida de passer aux choses sérieuses, continuant toujours à boire petites gorgées par petites gorgées.

« Je sais que Harry ne me dit pas toute la vérité. Qu'il me cache des choses. C'est le cas n'est-ce pas ? »

Il ne pu répondre pendant un moment, trop surpris. Puis il se reprit et remit son masque de Serpentard.

« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »

« Ses yeux. La manière dont il me regarde parfois quand il pense que je ne le vois pas. Je sais qu'il à peur de quelque chose, qu'il culpabilise aussi. Mais il n'en parle jamais. A chaque fois que j'évoque le passé, le fait qu'il me connaissait d'avant, je le sens se tendre et se faire évasif. Il me cache quelque chose et tu sais ce que c'est. Je vous ai vu parler. »

« Il t'aime tu sais. »

« Je sais. Mais justement, s'il m'aime, pourquoi ne me dit-il pas toute la vérité ?! »

« Parfois Draco, on est plus heureux quand on ignore la vérité. Et toi, tu l'ai très certainement. Le Draco d'aujourd'hui… C'est tout ce que le Draco d'hier voulait être. A vrai dire, non, vous êtes une seule et même personne, c'est juste que c'était comme si le masque que tu portais constamment avait disparut et que tu montrais enfin le vrai Draco Malfoy. Celui que je connais de mon enfance. Celui que Potter aime. Et toi, est-ce que tu l'aimes ? »

« Je… Je crois oui… Tout… tout est flou dans ma tête alors… »

Harry était revenu avant que la conversation ne poursuive. Il avait déposé les boissons sur la table, prit la main de Draco avec tendresse, lui avait sourit et ils avaient parlés de la pluie et du beau temps.

~ Fin Flash Back ~

Blaise regarda Harry transplaner, un sourire aux lèvres. Leur histoire avait durée un an. Et durant cette année, il avait redécouvert le vrai Draco.

Avant que tu ne s'effondre.

Encore.

Vos avis ? Est-ce que vous trouvez la fin de la dernière bataille et la mort de Voldemort décevante ? C'est tout à fait possible.

—Kiara.