[Note de l'auteure] Okay, okay, je vous l'avoue, j'ai un faible pour tout ce qui est sucré x') Mais je suis sûre que je ne suis pas la seule, pas vrai ? En tous cas je vous souhaite bon appétit avec ce lemon au goût de sucre :p Itadakimasu !


Léo n'était pas vraiment du genre à aimer les jeux de rôles dans la chambre à coucher. Il n'avait rien contre, et il lui arrivait de prendre part aux jeux érotiques de ses frères de temps à autre, mais ce n'était pas son domaine de prédilection. Non, il était plus du genre « vanilla sex ».

Quand il était au dessus, il aimait prendre son temps et masser ses partenaires, comme si il redécouvrait leurs corps à chaque fois. Quand il était en dessous, il donnait toujours un contrôle totale à celui qui le dirigeait. Son rôle de leader devait sûrement lui donner envie de se relâcher complètement parfois.

Enfin, en bref, il ne baisait que rarement, car la plupart du temps, il faisait l'amour.

Il aimait allumer des bougies juste avant de le faire. Donatello lui en avait offert parfumées à la cerise le mois dernier et depuis, et il les allumait tout le temps juste avant de faire l'amour avec l'un d'entre eux.

Désormais, l'odeur de la cerise commençait sérieusement à titiller Raph.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda machinalement Léo en enfournant un des petits fruits rouges dans sa bouche.

Raphaël ravala difficilement sa salive. Il était assis dans la cuisine en face de son frère aîné qui dévorait un saladier plein de cerise.

Peut-être que c'était ses ébats de la veille avec Donatello qui lui faisaient cet effet là, ou alors le fait qu'il se mettait à associer la cerise au sexe, mais désormais, Raph trouvait quelque chose d'extrêmement sensuel à voir son frère manger.

Et il ne comptait pas se priver de le lui faire savoir.

« T'es putain de sexy, » lâcha-t-il sans détour.

Les yeux de Léo s'écarquillèrent légèrement. Sa main s'arrêta à mi-chemin entre le saladier et sa bouche, retenant délicatement le petit globe fruité entre ses doigts.

« Sexy ? Alors que je suis en train de manger des cerises ? »

« Parfaitement. »

« Raphaël, même pour toi, c'est pervers. »

Le dénommé sourit avec fierté, pas le moins du monde blessé par cette remarque. Il était pervers, c'était un fait, et il ne comptait pas laisser tomber sa nouvelle lubie d'aussitôt.

« Tais-toi et continue à manger, » répondit-il en faisant claquer sa langue contre son palais.

Léo repoussa le saladier, ne comptant pas satisfaire les désirs de son frère aussi facilement.

« Ça t'excite de me voir manger des cerises ? » fit-il en penchant la tête sur le côté. « Vraiment ? Moi qui ai évité la glace à la vanille dans l'espoir d'avoir la paix. »

Raphaël sentit ses joues rougir en comprenant que Léo était au courant de ce qu'il avait fait la veille. D'ailleurs, ça s'était passé sur le plan de travail juste derrière le leader, et ça ne l'aidait pas du tout à calmer son excitation naissante.

« Et oui, » ajouta Léo avec un petit air fier. « Donatello m'a raconté ce que vous avez fais hier. Je ne suis pas aussi naïf que lui alors n'espère même pas m'emmener dans tes jeux de pervers. »

Juste après avoir dit cela, le leader se leva pour ranger les fruits au frigo, histoire de mettre un terme à ce qui se profilait.

Comme si Raphaël allait abandonner aussi facilement !

« Pourquoi pas ? Tu pourrais aimer ça... » dit-il en plissant malicieusement les yeux, mitraillant son frère de son regard doré.

« Raph, je suis habituellement ouvert d'esprit... Mais de la nourriture... Pendant le sexe... Non merci. »

« Pourtant moi je trouve qu'il y a un lien très fort entre nourriture et sexualité. Juste te voir engouffrer ses petites cerises dans ta bouche... J'en ai eu des frissons. »

Léo cligna des yeux. Il avait déjà l'air un peu moins déterminé à lui tenir tête. Les compliments étaient plus ou moins son point faible. Chaque fois que Raph lui disait qu'il le trouvait sexy, ou beau, ou mignon, peu importe, Léo finissait toujours par lui céder. La tête chaude essayait de ne pas en abuser, mais il trouvait sincèrement son frère plus que désirable et c'était difficile de ne pas le lui faire savoir.

« Je suis... Flatté de te faire cet effet là, » répondit Léo, visiblement un peu gêné, « mais ne compte pas sur moi pour faire ça pendant le sexe. Je ne compte pas manger des cerises au lit juste parce que ça t'excite... »

Le regard de Raph s'affina. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire laissant voir ses dents, lui donnant presque un air carnassier.

« En fait, je crois que j'ai une autre idée pour toi, » murmura-t-il avec une voix soudainement plus suave.

Léo ravala difficilement sa salive et regarda ailleurs, se sentant comme une proie prise dans un piège.

« Me regarde pas comme ça, » dit-il nerveusement.

Raphaël savait très bien ce que son frère voulait dire, mais il ne pouvait pas s'empêcher de le taquiner « Comme quoi ? » demanda-t-il.

« Comme si tu allais me manger. J'ai horreur quand tu fais ça ! » répondit le leader avec agacement.

Lutter était peine perdue. Les yeux de Raphaël scintillaient déjà tels ceux d'un lion prés à bondir sur sa proie.

« Tu as raison, je vais tellement te manger, pauvre Fearless. »

Léo esquissa un mouvement pour s'en aller, mais Raph lui sauta littéralement dessus et le plaqua contre le mur. Il aurait parfaitement eu le temps de s'en aller, si il l'avait vraiment voulu. Il était le plus entraîné des quatre frères. Mais une partie de lui, une toute petite partie, voulait se laisser attraper par les bras musclés de la tête chaude.

Raphaël embrassa Léo à pleine bouche, ignorant ses protestations étouffées qui se transformèrent bientôt en faible gémissement. Il savait comment Léo aimait être embrassé et comptait bien le lui montrer.

Il tint le leader fermement contre le mur, bien qu'il n y en avait pas vraiment besoin, et caressait ses lèvres avec les siennes, laissant sa langue s'aventurer contre celle de son unique grand-frère.

Lorsqu'il se reculait pour respirer, de temps à autre, Léo tentait encore de protester.

« Raph, arrête, on peut pas faire ça maintenant ! Encore moins dans la cuisine ! »

« Bien sûre que si, on peut. »

« Quelqu'un pourrait nous voir ! »

« Maître Splinter est en train de méditer, il ne viendra pas. Et si Mikey et Don nous voient, ils sont libre de nous rejoindre. »

« Raphaël... »

Léo protesta mais un gémissement de plaisir s'étrangla dans sa gorge.

Raphaël descendit ses lèvres dans la nuque du leader, le plaquant plus ferment contre le mur de la cuisine, passant une de ses cuisses entre les jambes de son frère. Léo tressaillit en sentant la bassin de Raph remuer contre le sien. Il sentait l'excitation se rependre dans son bas-ventre sans qu'il ne puisse rien y faire. Il avait du self-contrôle, mais là c'était presque mécanique. Son corps réagissait malgré lui.

Raphaël captura à nouveau ses lèvres, lui tirant d'autres gémissements involontaires de la gorge. Et quand la tête chaude se recula pour plonger son regard dans la sien, Léo était déjà à bout de souffle, rougissant comme jamais.

« Tu es sûr que tu veux arrêter maintenant ? » demanda malicieusement Raph.

« Merde, » jura Léo entre ses dents, « tu as gagné. »

Ça le tuait de s'avouer vaincu comme ça, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il sentait très clairement son érection arrivait au grand galop et il savait que ça ne servait plus à rien de résister. Autant laisser Raph avoir ce qu'il voulait, au moins après, il aurait la paix pour un moment.

La tête chaude aiguisa son sourire et se passa malicieusement la langue sur ses lèvres émeraudes.

« Commençons la partie, alors, » dit-il.

Il se recula pour aller chercher quelque chose dans le réfrigérateur et y prendre quelque chose. Léo resta appuyé contre le mur, essayant de reprendre son souffle, et il ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en voyant Raph revenir vers lui avec une bombe de crème chantilly dans la main droite.

« Sérieusement ? Tu veux utiliser ça ? »

« Précisément, » susurra Raph en s'approchant dangereusement de lui, « tu aimes la crème chantilly, pas vrai ? »

« Pas autant que toi, » répondit le leader avant que ses lèvres ne soient capturées par celles de Raphaël.

« Les règles sont simples pas le droit de poser ses lèvres sur l'autre s'i pas de crème sur sa peau. Et le jeu commence maintenant. »

Léo haussa un sourcil. « T'es sér-... » Il fut coupé en plein milieu de sa phrase car la tête chaude fourra presque la bombe de chantilly dans sa bouche et l'inonda de la pâte sucrée.

Le leader écarquilla les yeux et protesta bruyamment, mais Raphaël se jeta immédiatement sur sa bouche, ne lui laissant pas le temps de faire quoi que ce soit. La crème se rependit en dehors de sa bouche, dégoulinant autour du baiser. Leur langues se mélangeaient autour de la mixture blanche, et bien que Léo ait au premier abord trouvé cela dégouttant, l'excitation prenait petit à petit le pas sur le reste.

Et puis, il avait toujours aimé le sucre.

Il entendit le bruit de la bombe et sentit quelque chose de froid se déposer le haut de ses jambes. Lorsque Raph rompit le baiser, il constata qu'il avait de la crème sur le cuisses. La tête chaude en plaça ensuite sur le haut de la poitrine de Léo et la lécha. Il répéta le processus tout le long du ventre jusqu'à arriver au bassin.

Léo devait se mordre les lèvres pour éviter de faire trop de bruit. Il regardait Raphaël s'approcher de son bas-ventre avec excitation. La crème chantilly était froide sur sa peau, mais la bouche de son frère était en feu.

Et le voir secouer la bombe de chantilly de temps en temps avait quelque chose de terriblement excitant.

« Hum... Raphaël... »

Il attendait désespérément le moment où la tête chaude déciderait de déposer de la crème sur la bosse bien visible entre ses jambes, mais il se faisait désirer.

« On perd patience, Fearless leader ? »

Léo étouffa un grognement dans sa poitrine. Il ne pouvait pas se retenir plus longtemps. Raph n'avait même pas encore effleuré son entre jambe, mais son érection se dévoila quand même. Il fut parcouru d'un spasme en sentant le contacte de l'air sur son pénis qui lui semblait être en feu.

« Tu voudrais que je m'occupe de toi, n'est-ce pas ? » fit Raph avec un ton soudainement très pervers. « Mais il va falloir me donner quelque chose d'abords... »

L'esprit de Léo était trop embrumé pour qu'il puisse réfléchir convenablement. Il bredouilla « Qu-quoi ? » avant de sentir son corps être décollé du sol. Raphaël l'avait mis sur son épaule et l'emmena dans sa chambre qui était la plus porche.

« Repose moi, Raph ! » protesta-t-il.

« Comme tu veux. »

Et avec ces mots, il laissa tomber le leader sur le matelas, comme un vulgaire sac à patate. Celui-ci s'assit sur le lit en essayant de s'éclaircir les idées, mais c'était difficile lorsque son bassin réclamait désespérément de passer à la suite.

Le regard de Raphaël était toujours aussi carnassier lorsqu'il vint s'asseoir sur le lit juste en face de lui et secoua la bombe de crème d'une façon très lubrique.

« Maintenant, Léo, c'est à ton tour d'y goûter... »

Il déposa alors une traînée de crème le long de son plastron avec un sourire malicieux. Léo cligna des yeux un instant puis, après avoir soupiré, il se décida à jouer le jeu de Raph jusqu'au bout. Il se pencha donc sur le corps vert émeraude et se mit à lécher la traînée de crème sur sa poitrine.

Il ne put s'empêcher de caresser sa propre érection en même temps, et le goût du sucre dans sa bouche avait quelque chose d'étrangement excitant. Quand il eut finit d'avaler la première ligne de crème sucrée, Raph en ajouta une autre un peu plus bas que le leader lécha également. Il répéta l'opération, jusqu'à déposer la mixture sur l'ouverture qui laissait presque voir son pénis.

À peine Léo y eut-il déposé sa langue qu'il sentit la virilité de Raph sortir de sa poche protectrice pour venir se dévoiler contre son visage. La tête chaude avait à présent le souffle légèrement saccadé et son regard doré était aussi un peu embrumé.

« Qu'est-ce que tu attends ? » grogna-t-il, perdant vite patience en voyant que Léo ne bougeait pas.

« La crème, » répondit ce dernier.

Raphaël leva les yeux au ciel. Au moins, Léo jouait le jeu jusqu'au bout. La bombe était toujours dans sa main, il l'amena jusqu'à son pénis en frémissant et déposa une petite perle de crème sur son gland.

La bombe glissa de sa main lorsque Léo la lécha et fit passer sa langue autour de la tête de son pénis, lui arrachant plusieurs grognements roques. Il faisait de son mieux pour garder les yeux ouverts et observer le magnifique spectacle qu'il avait sous les yeux.

La crème dégoulinait sur sa verge, se mélangeant au liquide pré-séminale... S'en était trop pour Raphaël. Léo était en train de le rendre fou. Il en oublia complètement la crème chantilly et se jeta sur le leader pour capturer ses lèvres, le forçant à se remettre à sa hauteur.

Léo se laissa guider lorsque Raph tira sur ses cuisses pour le faire s'allonger sous lui. Il scella leur bassin l'un contre l'autre et ondula contre le corps du leader, faisant danser leur virilité entre l'une de ses mains.

« Raph, » implora Léo qui était désormais plus qu'excité, « prends moi, s'il te plaît. »

Le dénommé se mordilla les lèvres. Il aimait vraiment entendre Léo parler comme ça.

« À tes ordres, leader, » murmura-t-il dans sa nuque.

Il se releva à contre cœur uniquement pour saisir la lubrifiant à la cerise (son nouveau parfum préféré) sur la table de nuit. Il en mis sur ses doigts et en fit au passage tomber une bonne partie sur le ventre de Léo, mais ce dernier était trop ailleurs pour y prêter attention.

Quand Léo était excité comme ça, Raph pouvait pratiquement faire ce qu'il voulait de lui.

Il glissa son index dans l'intimité du leader et travailla pendant plusieurs secondes à détendre les douces parois qui aillaient bientôt l'accueillir. Les cuisses de Léo tremblèrent rapidement et il était évident qu'il était sur le point de jouir.

Raphaël aimait prendre son temps d'habitude, mais aujourd'hui il n'en pouvait plus. Les images de Léo léchant la crème blanchâtre sur son corps dansaient dans son esprit et lui rappelait vaguement celles de Donatello et de sa glace à la vanille.

Ils étaient sensuels tous les deux, chacun à leur manière. Donatello était sucré et naïf, Léo était plus fruité et résistant, mais il les aimait tous les deux.

N'y tenant plus, il se mit en position au-dessus du leader. Celui-ci attrapa sa verge et la guida à l'entrée de son anus pour que Raph le pénètre avec le bon angle. Il n'était pas très bien préparé mais il en avait tellement envie que son corps accueillit la tête chaude sans problèmes.

Ils gémirent tous les deux quand ils furent enfin connecté. Raphaël reposa complètement son corps sur celui du leader et attendit quelques instants supplémentaires pour lui laisser le temps de s'adapter à sa virilité. Il embrassa Léo avec tendresse, ressentant encore le goût sucré de la crème chantilly sur sa langue.

Il sentait la verge du leader palpiter contre son ventre, recouverte de lubrifiant à la cerise et de son propre liquide pré-éjaculatoire. L'intérieur de Léo lui semblait si doux, si délicieux qu'il ne put résister une minute de plus et se mit à bouger.

C'était sauvage, passionné. Le sexe avec Léo lui donnait toujours l'impression qu'il était aux commandes, et il aimait ça.

L'aîné gémit de plus en plus fort alors que Raph allait et venait en lui. Il avait une de ses mains sur son érection, se masturbant avec emphase, et avec l'autre il se maintenant à la tête de lit.

Raphaël devait tenir les hanches du leader en place, mais ses coups butoirs étaient si ardant qu'il avait du mal à le faire. Il donnait part au côté bestial de ses envies et cela se voyait. Les draps étaient complètement défait et le lit grinçait bruyamment.

Léo ne se privait pas pour faire entendre que ça lui plaisait. Ces cris excitaient d'ailleurs beaucoup la tête chaude. L'odeur de la cerise lui parvint jusqu'aux narines et c'en était trop pour lui. Dans un ultime coup de rein, son orgasme le frappa et il jouit avec un grognement final.

L'orgasme le parcourut pendant de longues et délicieuses secondes avant qu'il ne retrouve enfin son souffle. Il prit une grande inspiration, le corps engourdit par les sensations de bien-être, et se retira de son partenaire.

Léo resta silencieux. Il n'avait pas eut le temps de jouir, et sa main travaillait encore autour de son pénis pour l'amener à l'extase. Il écarquilla les yeux en voyant la tête chaude se pencher entre ses cuisses et descendre sa bouche jusqu'à son anus.

« Raph... Attends, qu'est-ce que tu fais ? Tu ne vas pas me lécher là juste après... »

« Pourquoi pas ? » Répondit Raphaël en regardant son leader dans les yeux pendant quelques secondes. « C'est comme de la crème chantilly, après tout. »

Léo voulut répondre quelque chose mais son souffle se coupa lorsqu'il sentit la langue de Raphaël laper le sperme qui coulait hors de lui. Le contacte était doux après le coït sauvage qu'on venait d'imposer à son corps, et c'était très agréable. Il décida d'arrêter de réfléchir et d'apprécier les sensations qu'on lui offrait. Après tout, il était plutôt rare que quelqu'un d'autre que Mikey offre de faire un anulingus, alors autant en profiter.

Raphaël joignit sa main à la sienne sur sa verge et entreprit de le masturber en même temps. Sa langue caressait délicatement son intimité qui avait le goût du lubrifiant. C'était dingue ce que la cerise pouvait l'exciter maintenant. Ça gommait complètement la saveur de son propre sperme dont il n'était pas particulièrement fan.

La main libre de Léo chercha celle de Raph et leurs doigts s'enlacèrent.

Léo accéléra le rythme de leurs mains sur sa verge, indiquant qu'il était à nouveau proche de l'orgasme. Lorsque Raph le pénétra avec sa langue, il sentit l'intimité du leader se contracter alors que celui-ci jouissait bruyamment.

Il attendit patiemment que Léo ait finit de jouir pour retirer sa langue de son intimité et se redresser.

Le pauvre leader avait l'air complètement dans les vapes et ce fut Raph qui essuya les traînées de semences qui s'étaient rependues sur son plastron.

« Tu n'avais pas besoin de faire ça, tu sais, » murmura Léo, le souffle encore un peu saccadé.

Raphaël s'allongea à ses côtés et serra son frère contre lui. Ça l'amusait de voir comme Léo était toujours si effrayé à l'idée d'essayer de nouvelles choses, mais pourtant il arrivait toujours à l'emmener là où il voulait.

« J'en avais envie, » susurra-t-il à l'oreille de son amant, « je t'avais dit que j'allais te manger, non ? Et puis, tu sais, c'est une des parties de ton corps que j'aime le plus, donc il faut bien que je la câline. »

Léo rougit fortement et se raidit, soudainement très gêné.

« Mais quel pervers, je te jure ! » s'exclama-t-il. « T'as de la chance que je t'aime ! »

Raphaël ne put s'empêcher de rire. D'ici quelques semaines, il savait que ce serait Léo qui lui demanderait de jouer à ce genre de jeu. Il lui fallait toujours un temps d'adaptation et c'était assez amusant à voir.

Il embrassa Léo sur la tempe et le serra un peu plus contre lui, souriant avec satisfaction et se laissant glisser vers le sommeil.