-Toujours entier ? questionna Derek dans d'une voix basse.

-Quoi ? s'enquit Stiles en relevant son regard vers celui du loup-garou la bouche pleine de frite.

-Tu manges du fastfood ?

-C'est parce que je suis en camping que je dois me coupé du monde non plus, fit remarquer le jeune humain.

-Je me demande pourquoi je me suis inquiété, murmura le plus âgé pour lui-même. Ça va aller ? dit-il plus fort.

-Tu te fais du soucie pour moi ? Alors que tu es le premier à me plaquer au mur et à me grogner dessus ? Non t'en fais pas, je sais me débrouiller seul. Au fait tu as reçut le message de Scott ? Pour la soirée ciné ?

-Oui, j'ai dit que j'irai. Tu veux que je t'y emmène ?

-Non merci, j'y vais pas. J'ai pas vraiment envie de voire du monde.

Ne voulant pas le forcer à parler, le lycanthrope resta quelques temps à le fixé puis partit après l'avoir salué. Il rejoignit sa voiture à la demeure des Hale et alla rejoindre Scott et les autres.

Stiles observa le loup-garou partir, or il ne fit pas que le regarder. Il admira ses épaules larges qui firent subodorer sa force, son dos qui se termina par des reins creux qui ne fit que ressortir ses fesses. Ces lobes, qui malgré le fait qui furent cachés derrière les pans de son jean, furent bombés et fermes. Il s'étouffa avec sa nourriture et arrêta donc de dévisager le lycanthrope. Lorsqu'il eut terminé de manger, il plaça ses déchés dans un grand sac et le mit dans sa voiture afin de le jeter dans une poubelle dans la ville le lendemain. Il resta quelques temps assis sur le sol à fixer les flammes du feu de bois. Cependant, quand il sentit la fatigue le prendre, il déplia un sac de couchage et éteignit le feu. Allongé parmi les feuilles d'arbres mortes et les brindilles de bois, il regarda de ses yeux à semi-ouverts le ciel nuageux par delà les cimes des arbres. Un espace dans les nuages laissa voir la pleine lune. Cet astre blanc qui illumina le ciel nocturne de sa pâle lumière lui fit étrangement penser à Derek. Seul, peu expansif, taciturne, incompris, mais pourtant si beau. Ce fut à cette pensé que le jeune humain ferma ses yeux et s'endormit, rejoignant le pays des songes.

Un frisson parcourut le corps du jeune homme et il se recroquevilla sur lui-même. Réveillé par l'air frais et humide de la forêt, il alla chercher une nouvelle couverture dans sa Jeep. A mi-chemin vers sa voiture, il perçut un bruit. Stiles s'immobilisa et regarda le paysage autours de lui. Ne remarquant rien d'étrange, il reprit son trajet. Néanmoins il resta sur ses gardes. Il arriva à son véhicule et en sortit les clefs de sa poche, malheureusement, elles glissèrent de sa main et tombèrent sur la terres jonché de feuilles. Un nouveau bruit, plus sonore, retentit derrière l'humain. Ce dernier se retourna précipitamment et se rapprocha de l'endroit d'où vint le son. Il discerna devant lui une ombre à demi-caché derrière un tronc d'arbre. De cette ombre se dégagea un faible écran de fumé, puis un grognement se fit entendre. Le cœur du jeune homme battit plus fort alors qu'il se rapprocha de la silhouette.

-Derek ? appela-t-il.

Il n'y eut pour toute réponse qu'un grognement.

-OK très drôle, souffla Stiles.

L'ombre sortit de sa cachette et le fixa. Or ce ne fut pas les yeux rougeoyant de l'Alpha Derek qui brillèrent dans la pénombre, ce fut des yeux bleu électrique qui luirent. L'humain se pétrifia à l'idée qu'un oméga puisse être dans la forêt une nuit de pleine lune en face de lui. Il regretta d'avoir perdu ses clefs parmi les feuilles, et n'eut donc d'autres options que de décamper. Il courut aussi vite qu'il peut en direction de la maison des Hale, lançant de temps en temps des coups d'œil derrière lui. Il entendit son cœur battre à tout rompre, à tel point que le jeune homme du s'arrêter afin de reprendre son souffle. Il tomba à terre et plaça une main sur son torse, tentant de réfréner les battements de son cœur, puis il perçut un buisson. Il se força à se relever et alla se cacher dans la végétation. Stiles attrapa son téléphone et appela son meilleur ami qui ne répondit pas, il tenta avec Derek mais ne répondit pas non plus.

-Oh mon Dieu ! murmura l'humain. A croire que depuis qu'il y a les hurlements, le téléphone est devenu une option. Et moi qui en avais marre avec leurs histoires de surnaturel.