Disclaimer : La licence Teen Titans est la propriété de ses ayants-droit, DC Comics et Cartoon Network. Aucun profit n'est fait à partir de cette fiction.
En outre, cette oeuvre est celle de RobinRocks et de Narroch06. Je n'en suis que l'humble traducteur et les remercie pour leur aimable autorisation de publication.

Ce récit est totalement fictif. Toute ressemblance avec des évènements ou personnes de la vie réelle ne serait que pure coïncidence.

Avertissement sur le contenu Cette fiction est réservée à un public extrêmement averti. Elle contient des scènes de viol et d'abus particulièrement explicites pouvant heurter la sensibilité des lecteurs. Si à tout moment, la lecture de ce récit vous mettez mal à l'aise, n'hésitez pas à en interrompre la lecture.


Clauses

Chapitre deux

Deuxième leçon

Aux premières heures du jour, Robin regagna enfin sa « chambre » en titubant, à présent ravi de cette obscurité environnante, de cet espace confiné, de ces multiples verrous sur la porte.

Il s'effondra sur son « lit » et retint ses larmes en clignant des yeux. Slade claqua la porte et la verrouilla.

Il en avait fini avec lui pour cette nuit et l'avait remis dans sa cage.

Pour cette nuit.

Robin se recroquevilla à même le sol et tira le drap au-dessus de sa tête. Il était en proie à une douleur atroce, il avait l'impression que ses boyaux avaient été déchirés par ce rapport brutal. Il présentait des contusions dues aux mauvais traitements de Slade, à ses attouchements et à la prise qu'il avait exercé sur son corps pour l'empêcher de se débattre. Il transpirait abondamment ; ses cheveux noir d'ébène étaient décoiffés et emmêlés.

Il avait sangloté un petit peu lorsque son maître était passé à l'acte et celui-ci l'avait puni pour cela.

Pour avoir montré des signes de faiblesse.

De douleur.

D'effroi.

Les ecchymoses n'étaient pas encore visibles. Mais ils les ressentaient, c'était comme si la douleur était à l'état liquide et s'étalait sous sa peau. Des petites marques de tendresse qui le faisait gémir quand il appuyait dessus.

Son corps tout entier lui paraissait tellement sale et éreinté. Il voulait prendre une douche mais il n'y en avait pas dans cette pièce ; il n'y avait même pas d'eau pour enlever les larmes de son visage. Il n'était pas même pas encore rhabillé correctement ; Slade l'avait trainé jusqu'ici avant qu'il n'ait eu le temps de finir de remettre ses vêtements. Sa braguette était toujours ouverte, son pantalon déboutonné ; sa ceinture encore débouclée. Son masque était de travers sur son visage trempé de sueur et il le replaça d'une main tremblante.

C'était en partie ce que Slade attendait de lui. Il ne l'avait compris lorsqu'il avait accepté d'être son apprenti mais même s'il en avait pris conscience à cet instant, comme Slade l'avait justement souligné, Robin n'aurait pas été en position de refuser. Il savait que Slade voulait lui apprendre à se battre ; cela il n'en doutait pas.

Mais il n'était pas certain de comprendre ce qu'il essayait de lui enseigner d'autre.

Il était son apprenti ; cela était déjà suffisamment désagréable.

Pour Slade, il était aussi une…

… sa…

… foutue pute

Une chose qu'il ne voulait absolument pas.

Il s'était débattu et avait pleuré. Il avait été puni pour cela ; les marques sur son corps en témoignaient.

Slade l'avait menacé également. Le raillant à l'aide de la commande. Le pouce sur la gâchette.

Et Robin avait continué à verser ses larmes en étouffant ses sanglots. En diminuant au maximum ses gestes de défense.

Tandis que Slade lui « enseignait ».

Tout cela pour ses amis ; toute cette souffrance en leur nom.

Tout cela pour eux.

La journée s'écoula et céda sa place à l'obscurité. L'entraînement avait débuté ce jour-là et Robin en souffrait et saignait. Slade était un professeur cruel, avare en compliments mais pas en reproches. Lorsque son apprenti faisait mal quelque chose, il le punissait. Lorsqu'il le faisait correctement, c'était à peine s'il le remarquait. Quand il battait en retraite, pour essayer de reprendre son souffle, il le réprimandait avec encore plus de dureté.

Rien ne lui convenait.

Du moins, c'était ce que le garçon s'imaginait.

Il n'avait pas été fait mention de la nuit précédente ; comme s'il ne s'était jamais rien passé.

Recroquevillé sur le sol, blotti dans le nid de ses draps qu'il avait lui-même agencé, Robin s'endormait et se réveillait sans cesse.

L'une de ses lèvres était fendue et saignait encore un peu.

Sous son uniforme de cuir noir et jaune, des marques, déjà bleuies, ornaient sa peau pâle comme l'auraient fait des fleurs.

Ses cheveux, emmêlés à cause de la sueur, lui retombaient en travers du visage alors que son gel, deux jours plus tôt, assurait encore parfaitement leur fixation.

Slade lui avait promis qu'il pourrait prendre une douche demain même si Robin trouvait que cela représentait peu pour lui en être reconnaissant. Il l'avait très peu nourri mais l'avait toutefois laissé boire à sa soif. Il l'avait même autorisé à emmener une bouteille avec lui dans la pièce lorsqu'il l'avait bouclé pour la nuit.

C'était tellement aimable de sa part.

Une fois de plus, ses armes lui avaient été retirées, pour prévenir toute évasion.

Ou peut-être pour l'empêcher d'attenter à sa propre vie.

Quoi qu'il en soit, Robin dormait à présent. Apaisé. Il récupérait.

Pas pour très longtemps.

Il se réveilla en sursaut lorsqu'il entendit le cliquetis des différents verrous que l'on ouvrait. Slade pénétra à nouveau d'un pas rapide dans la cellule et Robin se figea, toujours recroquevillé.

Il feignait de dormir encore.

« Tu ne dors pas, murmura Slade sur un ton malveillant, je te laisse jusqu'à trois pour te lever. »

Robin frémit et se dépêtra de ses draps avant de se lever. En seulement vingt-quatre heures, la nature de son attitude rebelle avait changé. À présent, il ne regardait plus simplement Slade avec la défiance d'un combattant, il l'observait avec au fond des yeux la peur d'une victime. Son apparence physique était épouvantable : couvert d'ecchymoses, de sang, de sueur. Ses cheveux, d'habitude hérissés en pointes parfaitement dessinées, étaient sales et retombaient sans vigueur ; son visage était pâle, ses traits tirés.

Mais le pire était ce que l'on pouvait pas voir. La peur au fond de ses yeux bleus, cachés derrière son masque. L'intelligence de ce qui allait arriver. La terreur à l'idée de ce qui arriverait à ses amis s'il n'obéissait pas.

Il n'était à présent rien de plus qu'un petit oiseau chanteur dans une cage, littéralement. Brisé. Détruit par la captivité ; par la cruauté et les sévices.

Slade s'approcha de lui et le garçon se plaqua contre le mur de la cellule en réprimant un cri d'effroi.

Il redoutait que celui-ci ne lui vaille un nouveau passage à tabac.

« Tu trembles de peur à cause de moi, mon garçon, constata Slade, une pointe d'amusement dans la voix. Tu as peur de moi. Tu es effrayé par ton maître.

- Pas encore, le supplia Robin d'une voix faible en cherchant à reculer encore. S'il te plaît… S'il te plaît, pas encore… Pas après la nuit dernière, pitié… »

Il ne pût réprimer son cri cette fois lorsque Slade l'immobilisa contre le mur ; Robin se raidit sous la prise de son maître, osant à peine respirer.

« Ne t'humilies pas ! lui siffla Slade d'un air dégoûté. Tu viens avec moi. Je veux t'apprendre autre chose. Je n'ai pas le sentiment que nous ayons traité tous les sujets que nous avions pour aujourd'hui… »

Il relâcha sa prise sur les poignets du garçon et gagna la sortie.

« Tu… Tu ne vas pas… ? »

Robin n'acheva pas sa question, cherchant plutôt à comprendre les intentions de Slade en le suivant du regard. Il restait adossé au mur.

Sans se retourner, Slade s'arrêta. Il plaça la commande derrière son dos, à la vue de Robin.

« Même si la réponse était affirmative, répondit il calmement, d'une voix trahissant sa malveillance, serais-tu en mesure de refuser ?

- Je…

- Suis-moi. »

Malade d'inquiétude, Robin vint à lui et descendit le couloir à sa suite, tête baissée.

La pièce principale. Des engrenages. Il leva les yeux vers ces derniers en entrant. Il ne comprenait pas cette obsession de Slade pour les engrenages.

Il ne comprenait pas Deathstroke.

Tout ce qu'il savait, c'était qu'il le haïssait de toutes les fibres de son corps. Chaque petite cellule isolée, chaque terminaison nerveuse, chaque vaisseau sanguin réclamait vengeance, que le sang soit versé.

Mais tant que Slade avait le contrôle, il n'y avait rien qu'il pût faire.

Frissonnant, Robin observait Deathstroke tandis que celui-ci gagnait une fois de plus son siège, de la même façon que la nuit précédente. Et de la même façon que la nuit précédente, il fit venir son apprenti jusqu'à lui et le força à s'agenouiller à ses pieds.

« Je ne vais pas te faire de mal, ce soir, Robin, lui révéla-t-il d'une voix basse. »

Il observait en même temps les tremblements du garçon dont les épaules étaient rentrées et la tête noire baissée.

Robin releva la tête dans sa direction.

Il ne répondit rien.

« Non, je vais t'enseigner quelque chose, poursuivit l'homme masqué en parlant davantage pour lui-même que pour Robin. »

Il croisa ses jambes et plaça la pointe de son pied sous le menton de Robin. Il lui pencha ainsi la tête en arrière.

« Quelque chose que tu dois apprendre si tu dois rester ici avec moi. »

L'adolescent secoua la tête pour se défaire du pied qui soulevait son menton. Slade ne fit pas de remarques bien qu'il souriait derrière son masque.

« Ce sera plus simple si nous restons dans cette configuration, commenta-t-il d'un air grave, je serai assis ici et toi tu resteras à genoux. Quoique… Approche-toi et redresse ton dos. »

Robin obtempéra, tremblant comme une feuille. Slade écarta alors les jambes et commença à défaire la boucle de sa ceinture.

Robin comprit ce que Slade voulait lui « enseigner » et cela le fit presque vomir. Il se leva d'un bond, déterminé à atteindre la porte mais Slade lui sauta dessus et le saisit à la gorge.

« Ne sois pas idiot, mon garçon, lui lança-t-il en lui montrant la commande. »

Il lâcha le cou du jeune homme pour s'emparer de ses poignets. Il les maintint au creux de l'une de ses grandes mains puissantes.

Robin se débattit et lutta contre cette prise en commençant à pleurer.

« S'il te plaît, ne m'oblige pas, supplia-t-il le visage en larmes, terrifié. Pitié… Tout sauf ça ! Tout !

- Cesse de pleurer. »

À part cet ordre, Slade ne prêta presque aucune attention à l'adolescent, l'empêchant de se débattre d'une main, ouvrant la fermeture éclair de son propre pantalon de l'autre.

« … Je ferai tout ce que tu voudras, promit le garçon, en proie au désespoir.

- Tu vas faire ça.

- Je peux pas

- Tu peux le faire et tu vas le faire, sinon tes amis en subiront les conséquences. »

Robin baissa la tête, les poignets toujours enserrés par la main de son bourreau, et il poussa un soupir de désespoir.

« Prêt ? »

Il secoua la tête vigoureusement mais Deathstroke ignora aussi ce geste. Il déplaça sa main derrière la tête de Robin et chercha à le pousser entre ses cuisses mais le garçon lui résista et commença à se débattre avec une furie animale, le frappant et le griffant sauvagement. Il se libéra de l'emprise de Slade et prit la fuite, se dirigeant directement vers la porte.

Fermée.

Paniqué, effrayé, Robin tourna sur lui-même, les yeux grand ouvert, à la recherche d'une échappatoire.

« Robin. »

Se sentant davantage en sécurité maintenant qu'il était assez loin de lui, l'interpellé porta son regard sur son maître. Celui-ci était simplement assis dans son fauteuil, les jambes croisées à nouveau. La ceinture défaite, la fermeture éclair ouverte ; patientant.

Alors que Robin ouvrait la bouche pour répliquer, Slade pointa du pouce les écrans géants qui se trouvaient derrière lui.

Quatre schémas, respectivement celui de Cyborg, de Starfire, de Beast Boy et de Raven. Et les silhouettes humaines exposées là se remplissaient lentement d'une couleur rouge ; les graphiques s'emplissaient de manière importante…

Les implants les attaquaient.

Ils étaient en train de les tuer de l'intérieur.

« NON ! »

Se précipitant à nouveau en ligne droite, Robin atteignit les graphiques et leva les yeux vers eux, en proie à un profond désespoir. Il serra les poings à la vue de celui de Starfire, se tourna vers celui de Cyborg, sans plus pouvoir, une fois de plus, retenir ses larmes…

« ARRÊTE ÇA ! hurla-t-il en faisant volte-face en direction de Slade. »

Ou plutôt en direction du dossier de son fauteuil.

« Alors, fais ce que te demande, répliqua tranquillement Slade. »

Robin regarda les écrans.

Il songea à ce que Slade attendait de lui et sentit un poids sur son estomac.

Il porta à nouveau son regard sur les écrans.

« D'accord, bredouilla-t-il. Arrête simplement ça… »

La couleur rouge s'estompa des écrans jusqu'à disparaître et les graphiques revinrent à la normale.

« Viens ici, Robin. »

Son corps tout entier lui paraissait devoir obéir, Robin revint au pied de Slade.

« À genoux. »

Furieux, il obéit. Il était maintenant davantage la proie de la colère que de la peur.

Mais il restait effrayé malgré tout.

Immobile, il passa sa langue sur ses dents. Puissantes, tranchantes pour certaines.

Slade allait le regretter amèrement.

Celui-ci, d'ailleurs, écarta à nouveau les jambes. Mû par l'instinct, Robin se recula et Deathstroke brandit la commande.

« Voyons de quoi tu es capable, mon garçon, murmura-t-il. »

Furieux, Robin se tenait prêt à le mordre -

« Oh ! Et Robin ? »

Slade planta la commande à devant le visage de Robin, à quelques centimètres de sa bouche ouverte.

« Inutile de te rappeler ce qui arriverait si tu avais en tète de… Oh, je ne sais pas… De me mordre ou quelque chose dans ce genre là… ? »

Le sang du garçon se glaça et il leva les yeux en direction de Slade.

Son œil gris brillait de cruauté.

« Espèce d'ordure, murmura Robin en décortiquant chaque syllabe.

- Je pourrais te répondre : 'La ferme, sale petit suceur de bites', répondit Deathstroke en jubilant. Mais cela ne me ressemblerait pas, n'est-ce pas ?

- Je te hais ! »

Tandis qu'il sifflait ces paroles, des larmes abondaient de nouveau à ses yeux.

« Tu t'imagines que je t'aime bien ? grommela Slade en accompagnant d'un éclat de rire.

- Alors pourquoi veux-tu que je -

- Tu es là, l'interrompit Slade d'une voix calme, tu as juré d'obéir au moindre de mes ordres par crainte pour la vie de tes amis. Pourquoi je ne profiterais pas de toi ? »

Robin ouvrit la bouche pour protester, pour lui lancer au visage son avis incisif sur la question et Slade en profita pour le forcer à passer à l'acte. Aussitôt, Robin s'étrangla, manquant même de s'étouffer. Il se débattit mais Deathstroke l'empêcha de se dérober, une main derrière sa tête ; l'adolescent écrasait les genoux de son maître entre ses doigts mais ce dernier n'en paraissait très surpris.

« Et maintenant, fais ça correctement, murmura-t-il en caressant les cheveux noirs et gras de sa victime, les doigts écartés. Lentement et avec application. Utilise ta langue. Bon garçon… »

Tandis qu'il tressaillait, à genoux, la tête maintenue entre les deux cuisses de Slade avec sadisme, Robin luttait contre sa profonde envie de vomir. Il pouvait à peine respirer, il était au bord de l'asphyxie, le goût dans sa bouche était atroce et malgré tout cela…

Il était…

… En train de sucer Slade…

Il faillit régurgiter à cette seule idée qui se précisait dans son esprit. Plus que tout au monde, il voulait le mordre, lui faire endurer cette douleur qu'il savait insupportable.

Mais il ne le fit pas.

Slade remua dans son fauteuil en gémissant très légèrement. Sa main tenait toujours la tête de Robin mais lui faisait à présent faire de doux et lents mouvements circulaires pour caresser ses cheveux et sa nuque. Déplaçant légèrement la tête de son apprenti sur le côté, il altéra la position initiale. Et fit pénétrer davantage son membre dans la bouche de l'adolescent.

Il l'introduisit à nouveau.

Profondément dans sa gorge.

Robin étouffait à présent réellement et par réflexe, il commençait à avoir des haut-le-cœur tandis que Slade glissait son appendice jusqu'au milieu de sa gorge. Il bougea la tête, résista et Deathstroke semblait apprécier le spectacle.

Il le complimenta :

« Bon garçon… C'est bien… »

La vision de Robin commençait à s'assombrir légèrement et il comprit qu'il suffoquait pour de bon. Et le goût répugnant qui se répandait encore davantage dans sa bouche ne faisait que confirmer ses craintes.

Que Slade allait finir - inéluctablement - par jouir et que lorsqu'il le ferait, ce serait directement dans la bouche de l'adolescent.

Alors il se débattit, suffoquant, des larmes ruisselant sur son visage trempé par la sueur, maintenu entre les deux de son maître avec sadisme.

Et Slade parut prendre conscience de ce qu'il était en train de faire.

« Cette idée te perturbe-telle à ce point ? demanda-t-il d'une voix paisible à laquelle la cruauté et l'amusement mêlés conférés un accent révélateur. »

Il empoigna les cheveux du garçon avec férocité.

« Eh bien, tu ferais bien de prendre ton courage à deux mains parce que j'attends de toi que tu avales tout. »

Robin ferma les yeux, le plus fort qu'il pût, essayant de penser à ses amis : la raison pour laquelle il faisait cela.

Pour eux.

Slade laissa échapper un son à mi-chemin entre un soupir et un gémissement, à peine audible.

Et Robin se retrouva confronté à une éruption de matière chaude et visqueuse…

Sa bouche en était remplie ; il yen avait trop, une partie lui échappa donc, coulant le long de son menton…

Il conserva le fluide dans sa bouche tandis que Deathstroke se retirait. Il allait vomir, il le savait -

« Ne songe même pas à le recracher, susurra Slade en se penchant vers lui. Avale, tu seras un gentil garçon… »

Il brandit la commande pour donner du crédit à sa menace et Robin laissa tomber sa tête.

Pris d'un frisson de dégoût, l'estomac retourné, il avala.

« Très bien. »

Slade s'occupa de se rendre de nouveau présentable et se leva.

« Bien, commenta-t-il. Ce n'est pas parfait mais tu apprendras avec la pratique… »

Robin releva la tête et le regarda en s'essuyant le menton, les yeux derrière son masque n'étaient que peur et souffrance.

Déchéance.

S'emparant de son poignet, Slade le remit sur ses pieds et le ramena jusqu'à sa cellule. Il le jeta à l'intérieur et claqua la porte.

Mais alors que Robin se recroquevillait sur le sol gelé, la ,porte s'ouvrit à nouveau et Deathstroke pencha la tête à l'intérieur.

« Oh, et Robin ? »

Il rit un peu, le son résonnant contre les murs nus de la minuscule pièce.

« Lorsque j'ai déclenché les implants de tes amis… »

Robin leva les yeux vers lui une fois de plus.

« C'était du bluff. »

Le sourire narquois sur son visage se devinait dans la lueur de son unique œil gris.

« Ce n'était qu'un simulation. »

La porte fut encore fermée avec brutalité mais cette fois, Robin entendit le cliquetis des verrous.

Il était à nouveau prisonnier de sa cage, tel l'oiseau chanteur qu'il était.

Roulant sur lui-même pour se retrouver à quatre pattes, il se mit à vomir brutalement par terre. Les restes de son unique et maigre repas du jour, un peu d'eau et beaucoup de…

… cette matière blanche et visqueuse…

Il eut de nouveau un haut-le cœur mais son estomac était vide. S'emparant d'une main tremblante de sa bouteille d'eau, il en vida une grande partie pour effacer le goût dans sa bouche puis jeta le reste sur son visage. Il posa l'un des draps sur la flaque de vomi pour l'éponger et se leva, encore tremblant.

Même à ce moment là, il voulait se rappelait qu'il faisait cela…

Pour eux.

Il ne savait pas jusqu'à quel point il pourrait supporter cela.

Ce que Slade lui ferait d'autre.

Il regarda par l'étroite fenêtre : le clair de lune était obstrué par les barreaux.

Il pensa à eux.

Il pensa à ce qu'il avait traversé pour eux.

Tout cela pour empêcher Slade de les tuer.

Il se demanda s'il « bluffait » ou non.

Se laissant tomber sur son tas de draps, Robin éclata en sanglots.