Disclaimer : Tout ce que vous ne connaissez pas est à moi. Le reste est à JKR.
Résumé : Sirius a onze ans, et comme tous les enfants de onze ans, il rentre à Poudlard. Contre l'avis et l'attente de tous, il décide d'aller à Gryffondor. Il verra que tout choix a ses conséquences. Et pas toujours celles qu'il voudrait. Fic en trois parties.
Note de Wam : Merci pour les nombreuses reviews. Certes, je me suis basée sur la fic de Angelene Hysteria pour mon histoire, mais je l'ai écrite seule (car quelques personnes semblaient se poser la question). Elle a simplement fait son travail habituel : me supporter, lire mes conneries, et accepter que je le publie sur Internet en sachant que ça peut nuire gravement à ma santé mentale (pour plein de raisons). C'est mon Jedi, quoi! Merci à tous pour avoir pris le temps de reviewer ! A très bientôt j'espère, et bonne lecture !
BLACK BLACK HEART
Partie 2
Le lendemain matin, Sirius pensait que tout le monde aurait oublié et que les autres seraient sympathiques avec lui. Il se trompait lourdement. Personne ne lui adressa la parole dans la chambre : Potter qui se contentait de lui accorder un regard condescendant et qui le regardait de haut en bas avec un sourire amusé insupportable, tout en se passant la main dans les cheveux ; Pettigrow parce qu'il restait toujours fourré derrière Potter et qu'il ne ferait jamais rien qui pourrait lui déplaire ; Lupin parce que de toute façon il n'adressait la parole à personne.
A l'heure du midi, il rencontra Andromeda avec un peu de retard car il s'était perdu. Il ne savait pas trop ce qu'elle comptait lui dire, peut-être le disputer encore ? Mais vu sa réaction de la veille, il ne s'inquiétait pas trop. Il la vit rapidement, et ils s'enfermèrent dans une salle de classe.
« Hello Siriboy. »
« Beurk tu m'appelles encore comme ça ? »
Elle lui ébouriffa les cheveux tendrement, et s'assit en face de lui, reprenant un visage sérieux.
« Ca va pas être simple, tu sais. »
Sirius baissa la tête.
« Je sais. Mon côté impulsif, comme dit Mère depuis des années. Tu as entendu sa réaction ce matin, je suppose. »
« Ca n'a pas résonné du côté de Serpentard, mais il paraît que ça a hurlé d'après ce que m'a dit Bella. »
« Elle a du bien s'amuser, elle. » fit Sirius sombrement.
« Tu la connais. »
« Tu en penses quoi, toi ? »
« C'est vraiment important ce que je pense, Sirius ? Je ne crois pas. C'est ton choix, c'est ta vie. Tu sais, je m'en suis rendue compte bien tard, mais j'aurai bien préféré aller à Serdaigle, moi. Le Choixpeau me l'avait proposé, mais j'ai refusé, parce que j'avais peur de ce que dirait le reste de la famille. Et encore, tu vois, c'était pas le pire. Imagine si j'avais été répartie à Poufsouffle… Ou à Gryffondor, comme toi. »
« Ouais. J'aurais dû réfléchir à tout ça avant. »
« Ecoute Sirius je te connais depuis longtemps quand même, et Tante Lucrecia aussi te connaît, elle t'a prévenu que tu avais un côté Gryffondor, donc ça veut dire que d'un côté tu y as ta place. Et tu as fait un choix. Tu es courageux d'avoir fait ce choix vu tous les ennuis qu'il va t'apporter. Mais tu sais, tu es admirable je trouve, d'assumer ce que tu es. »
« Courageux ? »
Andromeda lui sourit.
« Bien sûr courageux. »
« Merci Meda. »
« Beurk tu m'appelles encore comme ça ? » grimaça-t-elle.
Ils rirent doucement, puis encore une fois le visage d'Andromeda redevint sérieux.
« Par contre je pense qu'il va falloir que tu évites tout contact avec des Serpentard dans un premier temps. Même avec moi. »
« Mais toi t'es pas méchante comme tes sœurs, c'est pas comme si… »
« Non Sirius. Ça ne change rien. Pour eux, tu es un Serpentard, pas un Gryffondor. Si tu traînes avec des Serpentard, tu vas les conforter dans leur idée. Alors si tu me vois, ignore-moi. Si tu es rejeté par ta famille, ils se diront que nous, nous te considérons comme un Gryffondor, donc que nous ne voulons pas de toi. Ils t'accepteront plus facilement. »
« Je comprends. » acquiesça Sirius d'un air sinistre. « Et puis ça pourrait t'attirer des problèmes de traîner avec un Gryffondor. »
Andromeda haussa les épaules.
« Ca n'a plus aucune importance. »
« Et si ça va mal ? » demanda Sirius. « Si ça va vraiment mal, je veux dire… Si j'ai besoin de te parler, je fais comment ? »
Andromeda réfléchit un moment. Puis elle releva la tête, un sourire illuminant son joli visage.
« Tu n'as qu'à utiliser le sort qui m'a servi pour t'envoyer mon message. Je vais te donner la formule. Ça apparaîtra toujours dans ma poche, et dès que je l'aurai lu, je le brûlerai pour ne pas qu'on sache qu'on reste en contact. Et je t'encourage vivement à faire de même. »
Sirius hocha la tête avec un air triste.
« Merci pour tout Meda. T'es ma cousine préférée, et c'est pas peu dire ! »
Andromeda éclata de rire, et l'étreignit doucement.
« Allez, va manger sinon les autres vont se poser des questions. Bon courage Siriboy. »
Sirius la serra encore un peu dans ses bras, effrayé de retourner avec les autres, mais lorsqu'il sortit de la salle classe, il ne se retourna pas.
Lorsqu'il prit son déjeuner, il se retrouva en fin de table et manqua de tomber par terre lorsque tout le monde se déplaça pour laisser de la place à un camarade. La seule personne à accepter de se mettre à côté de lui était Lily Evans, qui semblait la seule à se moquer de ce que les autres pensaient. En fait, Sirius remarqua qu'elle était la seule à lui adresser la parole. Pham traînait souvent avec Evans mais ne parlait pas à Sirius, et évitait d'être vue avec lui. Sent, elle, restait seule dans son coin, rougissant dès que quelqu'un lui adressait la parole, et Davin s'amusait énormément à rabaisser Sirius en racontant quelques anecdotes particulièrement humiliantes. Sirius lui renvoyait l'ascenseur à chaque fois. Mais ça ne semblait pas la dissuader.
En fait, Sirius se rendit compte que seules Evans et Davin étaient à ses côtés. Lorsque dès le premier jour il lui demanda pourquoi elle le suivait, Evans lui répondit sur le ton de l'évidence :
« Parce que les autres sont des nuls de te laisser tout seul. On s'en fout que tu sois sensé être allé à Serpentard. L'essentiel, c'est que tu aies fait ton choix, Sirius. Assume-le. Si tu as été réparti à Gryffondor, c'est que tu es un Gryffondor, sinon le Choixpeau ne te l'aurait pas proposé et ne t'aurait pas envoyé ici. Tout ce que tu as à faire, c'est le leur prouver. Quant à moi, je ne connais rien ni personne au monde de la Magie. J'espère que tu voudras bien m'aider ? »
Elle lui fit un regard de biche et eut presque les larmes aux yeux. Sirius n'osa pas dire non. Il éclata de rire et lui mit le bras autour des épaules.
« Toi aussi le Choixpeau a voulu t'envoyer à Serpentard, hein ? »
« T'as tout trouvé ! » répondit-elle sur un ton guilleret.
Et lorsqu'il demanda à Davin pourquoi elle restait avec lui alors que de toute évidence elle le méprisait, celle-ci lui sourit méchamment et lui assena sur un ton guilleret :
« Pour mieux admirer ta chute. Être aux premières loges. Tu comprends, moi je n'ai pas besoin d'avoir d'amis, ils me respectent tous. Je n'ai pas besoin d'avoir à gagner leur respect, mon nom n'est pas souillé comme le tient, je ne me suis pas trompée de maison, moi. »
« Et tu crois que j'ai besoin de ça ! Dégage, tu me dégoûtes ! »
Il la repoussa violemment, et monta dans son dortoir. Davin ne répondit rien. Elle resta assise dans le fauteuil de la salle commune, ne cillant pas sous le regard ulcéré de Evans.
Le pire moment de sa première journée ne fut pas l'interclasse pendant lequel une bombabouse lui éclata en pleine figure, ce ne fut pas non plus l'heure entière où les autres Serpentard de son âge le coincèrent dans un coin pour une « conversation musclée » dont il ressortit avec un bleu à la joue et une grande cicatrice à sa fierté, ce ne fut pas non plus la soirée pendant laquelle il entendit Davin lui assener sa stupidité. Non. A bien y repenser, le pire moment, moment annonciateur de la journée qu'il allait passer, fut la beuglante la plus terrifiante qu'un élève eut jamais reçue. Sirius avait eu le bon goût de la faire disparaître dans la tour d'Astronomie par le tour que lui avait donné Andromeda, mais on entendit la voix de Lucrecia Black résonner dans tout le château, et Sirius ne put s'empêcher de rougir, tête baissée en priant pour le moment où il verrait Andromeda.
Il remarqua le regard de Potter. Son regard était toujours aussi mauvais.
Sirius hésitait. Il repensait à ce que lui avaient dit les trois filles (et sa mère au milieu de toutes les insultes rageuses qu'elle avait proféré) : devait-il écouter Davin et laisser tomber en demandant d'aller à Serpentard, en demandant pardon à sa mère ? Certes, sa fierté et le respect que les autres lui accordaient avant seraient totalement perdus, mais au moins il serait au bon endroit, à sa place, et plus personne ne serait étonné.
Ou alors devait-il écouter Evans et Andromeda et se battre pour prouver aux autres qu'il méritait autant qu'eux d'être dans cette maison ?
« Alors Black, on a peur de sa môman ? » se moqua Potter derrière lui. « Elle va te donner une fessée… ? Bouuuuh ! »
« C'est tout ce que tu peux faire Potter ? Tu me déçois… »
Il prit alors sa décision. Il valait autant que Potter, il l'avait dit. Il méritait le respect des autres. Il était un Gryffondor, et il le prouverait, même s'il fallait qu'il ne dorme pas pendant des mois.
« Là, vous levez votre baguette, un tour de poignet, et vous dites : 'Wingardium Leviosa !' »
Sirius fit un tour précis et parvint en à lancer le sort. La plume s'envola et il éclata de rire devant la simplicité du sort. A côté de lui, Evans parvenait à faire léviter sa plume encore plus haut que lui. Par défi et pour l'embêter, Sirius s'amusa à aller taquiner la plume d'Evans qui ragea. Mais Flitwick vit leur prouesse et applaudit d'enchantement (sans mauvais jeu de mots).
« Très bien, magnifique ! Dix points chacun pour Gryffondor ! »
Sirius eut un sourire fier. Il venait de faire remporter des points à sa Maison. Lily lui sourit, les pouces en l'air. Il nota avec plaisir le regard colérique de Potter qui râlait intérieurement parce qu'il n'y avait pas réussi du premier coup. Sirius lui décocha un sourire ironique.
« On arrive à faire un Expelliarmus mais on ne parvient même pas à faire un minuscule Wingardium Leviosa ? Ces Potter… Toujours la folie des grandeurs… »
« Chez les Potter on ne se contente pas du minuscule. » répondit Potter du tac au tac. « On préfère la grandeur, tu vois ? »
« Mais quand on ne sait pas faire le plus facile, le plus difficile ne sert à rien. »
« Oh c'est si profond ! Tu peux patienter une seconde le temps que je l'écrive sur mon parchemin ? »
« Tu sais écrire ? »
« Impressionnant hein ? Peut-être que je t'apprendrais plus tard. »
« Ouais, tu verras j'apprends vite. J'ai le courage de m'accrocher. Le courage des Gryffondor, tu connais ? »
« Ca m'étonne que t'en aies entendu parler. »
« Ouais, moi aussi je croyais que ce n'était qu'un mythe. »
Potter ne répondit pas, et se contenta de lancer de nouveau le sort de Lévitation. Il fonctionna, la plume s'envola très haut, et lorsqu'elle glissa le long du bureau il fit à Sirius son sourire le plus hypocrite qu'il ait jamais fait.
Mais Sirius ne se démonta pas. Il reporta son attention sur le cours de Flitwick en marmonnant sur une petite mélodie insupportable de façon suffisamment distincte pour que Potter (et Lily qui y faisait attention) l'entendent :
« Les Potter sont toujours seconds… »
Et Lily soupira.
« Mais quels gamins ! »
« Soixante dix points Sirius ! Soixante dix points tu te rends compte nom de Dieu ? »
« Dieu ? »
« Merlin si tu préfères. »
« Ah. »
« Mais non mais je veux dire soixante dix points en une journée ! Comment as-tu fait ! »
« Ben… J'ai répondu aux questions des professeurs et j'ai réussi mes contrôles. »
Lily grommela quelque chose dans la barbe qu'elle n'avait pas, et Sirius éclata de rire.
« Ca n'a rien à voir avec le fait que tu sois fille de Moldue, Lily. J'ai tout simplement la classe. Et que ne ferais-je pas pour ma Maison ? » la rassura-t-il avec un clin d'œil entendu.
Potter passa à ce moment-là, les cheveux plus en bataille que jamais. Il ignora superbement ses deux camarades, talonné par Pettigrow qui lui répétait que soixante-cinq points c'était pas mal.
« Je vais finir par croire que je suis encore plus Gryffondor que Potter. » fanfaronna Sirius alors que celu-ci passait près de lui. « Les Potter sont toujours seconds… » ajouta-t-il sur l'insupportable petite mélodie.
Potter ne put s'empêcher de tourner la tête vers lui pour le foudroyer du regard, et Lily et Sirius éclatèrent de rire. Sirius trouvait si facile de le faire sortir de ses gonds, finalement ! Pauvre petit garçon riche protégé par sa môman. Si Sirius devait voir un bon côté à avoir été désigné comme le vilain petit canard de la famille, c'était qu'il ne craignait plus de faire n'importe quoi.
Au milieu du premier mois de cours, le professeur Mc Gonagall vint le chercher, pour l'emmener dans son bureau. C'était le jour où il avait reçu une beuglante monumentale qui lui avait dressé les cheveux sur la tête. Mc Gonagall l'installa dans son bureau, la première fois d'une trop longue scolarité pour le pauvre professeur.
« Bonjour Sirius. » salua-t-elle.
Sirius crut d'abord qu'il avait fait une bêtise. Après tout, vu la gigantesque beuglante qu'il avait reçue – il était toujours sous le choc – il pensait vraiment avoir fait quelque chose de mal. Mais le sourire – le sourire ? – de Mc Gonagall le rassura et il s'assit en silence, droit et la tête haute comme sa mère le lui avait appris. Il vit que Mc Gonagall l'avait remarqué.
« J'ai fait quelque chose de mal ? » demanda-t-il.
« Non. Je pense plutôt que c'est moi qui ai fait une erreur de jugement. Je voulais m'excuser d'avoir envoyé un hibou à votre mère. Voyez vous, quand un enfant est particulièrement brillant comme vous l'êtes – après tout hier vous avez bien fait gagner soixante dix points à Gryffondor en une journée – nous le signalons aux parents, afin qu'ils puissent être tenus au courant. Au vu de vos résultats pour le moins … Etonnamment bons, j'ai voulu le signaler à votre mère. Je pensais qu'elle aurait accepté votre entrée à Gryffondor. »
« Vous connaissez mal ma mère. » grommela Sirius d'un ton abattu.
« Oui. Je l'ai mal jugée, et je ne pensais pas qu'elle vous disputerait pour être intelligent et rapporter des points à votre Maison. »
« Le problème, c'est plus le blason de ma Maison que ce que je fais pour lui. »
« Je voulais vous parler de cela aussi, Sirius. J'ai bien vu que vous n'étiez pas très accepté dans votre salle commune, par vos camarades, et c'est très regrettable considérant votre… Situation familiale. Est-ce que malgré tout vous vous sentez bien ou voulez vous que j'intervienne ? »
« J'essaye de les convaincre que je suis un Gryffondor, et que le Choixpeau ne s'est pas trompé. »
« Et rien n'est plus digne de Gryffondor. Pour ma part Sirius, peu importe d'où vous venez, vous êtes ici dans ma Maison, et vous êtes un Gryffondor. Que vos camarades soient d'accord ou non, c'est ainsi et je vous traiterai de la même façon que les autres. »
Sirius eut un sourire.
« Merci Professeur. »
« Le jour où je vous retirerai des points pour avoir oublié de rendre un devoir vous me remercierez moins. Alors arrangez-vous pour que je n'ai pas à le faire. »
« Comptez sur moi Professeur. »
Comprenant que l'entretien était terminé, Sirius se leva, et se dirigea vers la porte. Mais au moment où il allait partir, le Professeur Mc Gonagall le retint.
« Continuez comme ça Black. On va leur faire manger la Coupe des Quatre Maisons, à ces Poufsouffle. »
Sirius regarda son professeur de Métamorphose comme s'il la voyait pour la première fois. Avait-il bien entendu ? Mais il n'avait aucune preuve de ne pas avoir halluciné. Hésitant, il sortit du bureau et retourna dans la salle commune.
« Alors qu'est-ce qui t'arrive ? » l'attaqua Lily.
Sirius aimait bien Lily. Il ne la connaissait pas depuis très longtemps, mais il l'appréciait. Elle était fille de Moldus, Sang-de-Bourbe, comme l'aurait appelée sa mère, mais il appréciait leur amitié conditionnelle. Elle acceptait d'être avec lui pour lui tenir compagnie et montrer aux autres qu'il était différent en comptant parmi ses connaissances une Sang-de-Bourbe et elle pouvait être tranquille car les autres la laissaient en paix et pouvait en apprendre beaucoup sur les Sorciers.
Quant à Amalthée Davin, elle restait dans le sillon de Potter et de Sirius comme si elle hésitait entre la gloire et l'amusement. Sirius s'arrangeait pour l'éviter au maximum. Par contre, il passait tout le temps qu'il avait à provoquer Potter. Et celui-ci ne se dérangeait pas pour faire de même. En deux semaines, ils s'étaient affrontés trois fois – dix points perdus pour Gryffondor, ce n'était pas remonté aux oreilles de Mc Gonagall et si elle le savait, elle ne le montrait pas – et passaient la plupart des cours à se battre par points interposés.
« Mc Go' m'a dit qu'elle me considérait comme un Gryffondor ! »
« Bah il était temps quand même ! »
« Oui, non mais je me comprends. Je suis sur la bonne voie. »
« Yep. Et… Euh… Pour ta mère ? »
Sirius haussa les épaules.
« Je m'en moque. Je ne peux pas être un Serpentard juste pour lui faire plaisir. Tant pis si je dois prouver à tout le monde qui je suis. Rien à faire. »
« Mais les autres commencent à te parler ! Tu as vu, Alice t'a donné ses notes l'autre jour quand tu étais à l'infirmerie. Et il y a même quelques autres élèves qui viennent te voir ! »
« Je m'en moque d'eux, tu sais. Enfin, non, pas vraiment, je suis quand même content, mais ça ne me suffit pas. Tout ce que je veux, c'est que Potter me reconnaisse comme tel. Je veux qu'il le dise. Je veux qu'il dise devant tout le monde que je suis un Gryffondor. »
Lily se tut quelques instants et le regarda.
« Essaie toujours. Tu peux y arriver je suppose. En tout cas, compte pas sur moi pour lui adresser la parole. Et si tu veux mon avis, ce qui compte c'est pas ce qu'il pense de toi, mais ce que toi tu penses de toi. Les autres tu t'en fous. »
« Les autres oui. Mais Potter n'est pas les autres. »
« Je vais finir par croire que t'en es amoureux. » rit-elle.
Sirius secoua la tête en levant les yeux au ciel. Il se souhaitèrent bonne nuit et se séparèrent. Dans le petit couloir qui liait le tableau de la Grosse Dame à la salle commune, un jeune garçon aux cheveux ébouriffés ne bougeait plus, et fixait Sirius. S'il savait que lui aussi était son obsession…
Lorsque Sirius avait compris qu'il fallait qu'il prouve aux autres qu'il était un Gryffondor, il avait immédiatement pensé à le prouver par son attachement à la Maison : lui faire gagner des points. Dans un premier temps, il fut encore plus boycotté car pour les élèves ils ne méritaient pas ces points puisqu'ils venaient de Sirius Black, le Serpentard raté. Toute la classe s'était mise à concourir contre lui, mais Potter finit par tous les faire passer en second plan lorsqu'il se mit lui aussi à participer activement.
La course aux bonnes notes et aux points en plus ne laissait aucune chance aux autres élèves de faire leurs preuves : les deux garçons voulant s'écraser mutuellement passaient le cours le doigt en l'air, à crier presque les réponses pour devancer l'autre. Si, au début, les professeurs semblaient relativement satisfaits d'avoir un moteur dans la classe, ils furent rapidement las de leur comportement et finirent même par ne plus donner de points malgré les plus complètes et meilleures réponses jamais données dans un cour de Première Année.
Pourtant, aucun d'eux ne se calma. Même s'il n'y avait plus de récompense, la guerre des points s'était transformée en guerre psychologique : tenir le plus longtemps, prouver qu'il en savait le plus. Et c'était à ce moment-là que tout avait changé : les autres élèves s'en moquaient finalement de qui rapportait des points et qui en faisait perdre, l'important c'était qu'ils s'ennuyaient totalement à cause des deux grands gamins qui n'étaient pas capables de régler leur problème seuls.
Puis l'idée vint de Vanessa Pham qui était d'une nullité affligeante en Botanique, et qui demanda de l'aide un soir à Sirius, devant toute la classe. Lily fut intenable de satisfaction et Sirius dut presque la faire bâillonner pour qu'elle arrête de l'encourager et le féliciter. Potter fut tellement vexé qu'il ne fanfaronna plus auprès de Pham pendant trois jours. Celle-ci ne s'en plaignit pas, et revint à chaque fois demander des explications à Sirius.
Jaloux, Potter s'arrangea pour montrer à tout le monde que Pettigrow lui demandait aussi de l'aide. Mais cela n'eut pas l'air d'impressionner ou d'intéresser les autres plus que ça.
Finalement, la plupart des élèves vinrent demander d'autres explications, parfois du niveau de Deuxième ou Troisième Année, à Sirius, qui y répondait avec grand plaisir. Potter fut plus insupportable que jamais en passant ses mains dans les cheveux et en disant à tout le monde qu'il irait faire les essais pour le poste de Poursuiveur au Quidditch et qu'il réussirait.
Il revint cramoisi de honte le lendemain soir en apprenant qu'il avait été recalé. Lily ricana toute la soirée, mais Sirius ne fit rien. Il ne voulait plus jouer au jeu de Potter. S'il devait gagner son respect, ce n'était pas en le méprisant, il l'avait compris. Lily, elle, répétait à tort et à travers que Potter pouvait se mettre son respect pour elle là où il voulait et qu'elle trouvait ce revers de situation délicieux.
« Y a peut-être une justice, finalement. »
Et bizarrement, le lendemain elle fut attaquée par une armée de Bombabouses, et dut passer la journée sous la douche pour se débarbouiller.
Potter arborait de nouveau sa mine fière et étalait sa superbe comme si rien ne s'était passé. Mais lorsque Sirius reçut une énième beuglante de sa mère, et qu'il croisa le regard de Potter, il fut étonné de n'y voir ni condescendance, ni amusement. C'était un simple regard comme on en accordait de temps en temps à des connaissances.
Et la détermination de Sirius se renforça.
A cause de son attitude, la majorité des élèves avaient surnommé Potter « le Prince des Gryffondor », pour son plus grand plaisir. Davin passait son temps à lui servir du « Prince » ou du « Majesté » dans l'espoir fou d'attirer son regard mais Potter s'en moquait complètement, à la plus grande joie de Sirius. En fait, Potter passait son temps à adapter son attitude en fonction de la présence ou de l'absence de Sirius. Lorsqu'il était présent, la plupart des élèves l'évitaient car il en rajoutait sur tout et faisait le plus de blagues pour prouver ce que Pham appelait avec ironie sa « coolitude » (elle aimait tout ce qui se terminait par « attitude » ou plus simplement par « itude »). Mais lorsque Sirius n'était pas là, tout le monde trouvait Potter d'une compagnie agréable, cultivé et quoiqu'un peu vaniteux, toujours aimable et galant.
En fait, tout le monde espérait secrètement à Gryffondor que Potter accepte Sirius pour que tout s'arrête, car l'ambiance chez les Gryffondor n'était pas au beau fixe. Il y avait ceux qui se mettaient fermement du côté de Potter (la majorité des sang pur, des sang-mêlés et des lèches bottes), celle qui se mettait du côté de Sirius (Lily seulement), et ceux qui s'en moquaient et/ou qui trouvaient la situation insupportable (Pham, Lupin et Sent notamment, les plus âgés surtout).
Mais personne n'osait le dire à haute voix car la concurrence entre Sirius et Potter faisait qu'ils devançaient les autres Maisons de loin, ce qui vexait les Serdaigle, inquiétait les Poufsouffle, et faisait ricaner les Serpentard qui ne rataient pas une occasion pour allumer l'un ou l'autre.
Menés par sa cousine Bellatrix Black de Quatrième Année, aussi folle que mauvaise, les Première Année ne se gênaient pas pour humilier, frapper ou injurier celui qui aurait dû être leur chef. Le seul à ne pas se défouler que sur Sirius était Rogue, qui avait une hargne particulière envers Potter. Ce fut Davin qui lui expliqua pourquoi un soir de début Octobre où Sirius n'avait pas pu s'échapper.
« Rogue est jaloux de lui, tu comprends ? Ses parents ne sont pas vraiment respectés. Certes, ils sont riches, mais vois-tu l'argent n'offre pas tout, petit Black. Je pensais que tu le saurais, puisque vos familles sont très liées. Au fait ! Mes félicitations à ta très chère cousine pour ses fiançailles avec Lucius Malefoy. Mère pensait que vu son âge il serait impossible de lui trouver un époux. »
Narcissa Black était en Septième Année à Serpentard. Elle était la plus âgée de ses cousines, et Sirius ne l'aimait pas beaucoup. Elle paraissait moins vicieuse que Bellatrix mais ce n'était qu'une apparence. Sirius préférait se faire battre par Bellatrix que passer un moment avec Narcissa qui l'impressionnait énormément par sa beauté froide et son sourire cruel.
La seule de ses cousines que Sirius n'avait pas peur de rencontrer était Andromeda. Jusqu'à présent, il n'avait pas eu besoin d'écrire à Andromeda, simplement pour lui donner quelques nouvelles de lui une fois par semaine. Elle lui répondait toujours et le félicitait énormément. Mais quand il la croisait dans les couloirs, il faisait comme elle le lui avait demandé : il l'ignorait superbement.
« Je suppose qu'on se verra au mariage… » continua Davin. « Enfin… Si tu es invité évidemment. »
« Merlin m'en garde. »
Davin le prit pour elle et se vexa. Sirius lui fit un magnifique sourire.
Les autres élèves de Poudlard ignoraient plus ou moins Sirius. Sans être véritablement vindicatifs ils ne cherchaient pas non plus sa compagnie, ce qui ne déplaisait pas particulièrement à Sirius.
Potter passa devant eux et Sirius le suivit du regard sous l'œil goguenard de Davin. Celle-ci eut un petit ricanement et se jeta sur Potter.
« Au fait James, tu viendras à la soirée de Noël pendant les vacances ? »
Le mois d'octobre débutait à peine et elle parlait déjà de Noël ! Pourquoi les grandes familles aimaient-elles toujours tout faire en grande pompe ? Sirius soupira et éclata de rire devant la tête de Potter, qui ne semblait pas apprécier la compagnie de Davin plus que ça.
« Tu vas finir par l'effrayer le pauvre petit Potter à sa maman, Le Succube. » fit-il remarquer à haute et intelligible voix pour que toute la salle commune en profite.
Lily, qui était à côté, éclata de rire. En voyant la tête de Davin, leur fou-rire s'intensifia. Potter foudroya Sirius du regard, vexé d'être passé du statut de « Prince » à « Pauvre petit Potter à sa maman ».
« Mal aux yeux Potter ? » demanda Sirius.
« Non. Mal à l'estomac, tu me donnes envie de vomir. »
« Quelle classe, mon Prince. »
Potter ne répondit rien et tourna les talons. Sirius sentit qu'il avait marqué un point. Il arbora un air amusé qui sembla exaspérer Lily, mais alors que Potter tentait de s'échapper, son imbécile de toutou dans son sillage comme d'habitude, il ne put s'empêcher de le provoquer.
« T'as triste mine, Potter. Du mal à t'endormir, peut-être ? Te dire qu'un vrai Gryffondor est dans ton dortoir pour te faire de l'ombre, ça doit pas t'aider à te détendre, je comprends. »
Potter s'arrêta immédiatement dans le couloir. Sirius vit Pettigrow lui chuchoter quelque chose, mais Potter semblait tellement ulcéré qu'il n'écoutait, de toute évidence, rien de ce que lui racontait Pettigrow.
« Tu crois que j'ai peur de toi ? » tonna Potter.
« James non ! » soupira Pettigrow.
Dans la salle commune, tout le monde se taisait et les fixait, comme s'ils attendaient ce moment depuis toujours. Seuls Lupin, Pham et Lily ne s'en préoccupaient pas : Lupin était plongé dans un bouquin et de toute façon ne s'intéressait jamais à rien, et Pham et Lily faisaient consciencieusement leur devoir de Métamorphose tout en palabrant sur diverses théories lénifiantes. Tous les autres avaient le regard tourné vers eux.
Potter s'avança jusqu'à Sirius et plaqua ses mains sur les accoudoirs du fauteuil dans lequel il était installé, la tête à quelques centimètres du visage de Sirius. Celui-ci arborait un sourire fier de lui absolument insupportable.
« Bien sûr que tu as peur de moi. Parce que je suis plus puissant que toi. Et que je rapporte plus de points à Gryffondor que toi. Je suis plus Gryffondor que toi, Potter, et c'est ça qui te donne envie de vomir. »
Potter pâlit de colère, à l'instar des jointures de ses mains qui serraient si fort les accoudoirs que le tissu céda.
« Très bien. Rendez-vous dans le parc à la lisière de la forêt au coucher du soleil. » murmura-t-il.
« Un duel ? » s'étonna Sirius.
« Lupin sera mon second. »
« Hein ? » intervint celui-ci. « Mais j'ai rien à voir avec cette histoire moi ! »
« J'ai besoin d'un second ! » s'énerva Potter.
« Mais tu sais même pas lancer de sorts ! Hé ! Kloves ! Mais dis quelque chose ! »
Rupert Kloves était le Préfet des Gryffondor. Mais celui-ci haussa les épaules en marmonnant qu'il en avait assez de faire la police et qu'il aurait mieux fait de refuser d'être Préfet, et qu'il aurait jamais dû décliner l'offre d'aller à Salem, et… Le reste fut inaudible car Kloves avait disparu dans son dortoir.
« Seale ! » appela Lupin en désespoir de cause.
Alexia Seale était la Préfète.
« Elle est à l'infirmerie. » répondit une Sixième Année. « Moi je veux bien être ton second Potter, ça vous calmera peut-être tous les deux. »
« Y a personne d'autre ? » demanda Potter, la mine légèrement défaite.
« Et moi ? » se vexa Pettigrow.
« Tu sais même pas lancer un Wingardium Leviosa. » répondit Potter en haussant les épaules.
Pettigrow se vexa et s'assit sur les marches de l'escalier, la tête dans sa main, la mine boudeuse.
« Mais c'est stupide ! » grommela Lupin. Sirius ne l'avait jamais entendu parler autant. « Vous ne savez lancer que trois ou quatre sorts ! Si vraiment vous voulez… Euh… Bon, mon livre. »
Il grommela encore quelques trucs dans la barbe qu'il n'avait pas tout en sortant de la salle commune. Potter fut horriblement froissé de voir tout le monde se liguer contre lui, le Prince de Gryffondor, mais se calma rapidement en parcourant la salle commune du regard. Il trouva un Deuxième Année à l'air dégourdi qui ne cessait de rire depuis le début.
« Londubat, au lieu de faire ta baleine, tu seras mon second. »
« Et si je veux pas ? » s'amusa Londubat.
« Je dirai à ta mère que tu es allé fricoter avec la Hopher cette été. »
« Je suis ton homme. »
« Mais c'est pas juste ! » s'exclama Sirius, qui se demandait tout de même qui était la Hopher. « C'est un Seconde Année ! Et puis il a rien à voir dans notre conflit ! »
« Oh bah tu sais, moi j'aime bien me battre alors ça me dérange pas trop… » intervint Londubat en montrant un de ses genoux qu'une jolie cicatrice décorait. « Ca, c'était l'an dernier quand j'ai cassé la figure à Bob Goyle. HE ! HE ! Sa mère s'est plainte à la mienne, et… »
« On peut continuer ? » s'impatienta Potter qui semblait penser que rien ne se passait comme prévu. « Tu prends qui comme second, toi ? »
Sirius réfléchit un instant, puis se souvint qu'il n'avait aucun ami, et qu'il ne prendrait certainement pas Lily comme seconde. D'abord parce qu'elle ne voudrait pas, ensuite parce que c'était une fille, et qu'une fille, c'était nul en duel. Et puis elle ne connaissait aucun autre sort que Alohomora et Wingardium Leviosa. Elle n'allait pas pouvoir faire grand chose. Donc il allait devoir y aller seul.
« Je prends pas de second. » dit-il avec un grand sourire.
« Hein ? Mais t'es obligé ! On va faire un duel ! » grommela Potter, véritablement blessé dans son orgueil que personne ne lui obéisse au doigt et à l'œil.
« Quoi, t'as peur de pas pouvoir me vaincre ? »
« Pf ! Je vais te la faire manger, ta baguette. »
« Et si on parlait des termes du duel ? » s'impatienta Sirius.
« Si je gagne, tu reconnais publiquement que tu n'es pas un Gryffondor et tu t'écrases. »
« Et si moi je gagne, tu reconnais publiquement que je suis un Gryffondor et TU t'écrases. »
Potter le regarda quelques secondes, hésitant. Sirius eut un sourire machiavélique.
« Peur, Potter ? »
« Jamais. C'est d'accord. »
« Alors à ce soir. »
« Ne sois pas en retard. »
Potter se retourna, et s'il avait eu une cape, Sirius était sûr qu'elle aurait virevolté avec classe. Mais Potter n'avait pas de cape, et il ne fut pas classe du tout lorsqu'il ordonna d'un geste emporté à Londubat d'être à l'heure. Une fois que Potter eut disparu, Pettigrow sur les talons, la salle commune se remit à parler normalement, comme s'il était parfaitement normal que deux gamins de onze ans se prennent pour Zorro.
Sirius se rajusta dans son fauteuil, et croisa les regards de Lily et de Pham.
« Le coucher du soleil ? » répéta Lily avec un rire sarcastique. « Encore un qui a trop regardé les Mystères de l'Ouest. »
« C'est quoi ça ? » demanda Sirius.
« En tout cas, moi je trouve qu'un duel, c'est la cool attitude. J'y assisterai. On va bien rire. T'es pour qui, toi Lily ? » demanda Pham.
« J'aimerais qu'ils s'entretuent. » répondit-elle en soupirant. « Ce serait tellement plus reposant. »
« Mmh. Je suppose que c'est pas possible à leur niveau. Mais on peut toujours leur reproposer l'idée dans quelques années ? »
« En attendant, on va devoir les supporter… »
Sirius leva les yeux au ciel, et réfléchit aux différents sorts qu'il pourrait envoyer à Potter lorsque Londubat vint lui tapoter sur l'épaule. Sirius le dévisagea, étonné.
« Hé, Black, ça fait quelle heure, ça, le coucher du soleil ? »
FIN DE LA DEUXIEME PARTIERéponses aux (nombreuses) reviews :
Babar : On n'a pas la réaction de Lucrecia Black restranscrite parce que je ne sais pas vraiment ce qu'elle aurait pu dire, alors je préfère dire que la beuglante a été horrible – ce qui, techniquement, a été le cas. La fic est bien de moi, simplement Angelene est une grande copine et je lui ai demandé si je pouvais lui piquer son idée et la concrétiser. Elle m'a donné sa bénédiction, mais j'ai tout écrit moi-même. Elle se contente de faire son travail habituel : relire, corriger les fautes, et me dire quand un personnage est trop out of character. Merci pour toutes tes reviews, elles m'ont beaucoup touchées !
Yoru-San : Merci pour ton petit mot d'encouragement, c'est très agréable ! C'est gentil d'avoir pris le temps de me le passer.
Halexia Black : Ces deux fous deviendront amis à la fin de la prochaine partie. Merci d'avoir pris le temps de reviewer.
Virg05 : Merci pour tes encouragements ! Une suite est en cours d'écriture.
LilyBlack15 : J'ai écrit la fic seule, mais j'ai eu l'autorisation de Angelene de lui piquer sa théorie. M'enfin elle n'est pas la seule à l'avoir eue, je le sais bien. Merci pour tes encouragements, c'est très gentil à toi d'avoir pris le temps de reviewer !
Lilouthephoenix : La suite est là ! Merci d'avoir reviewé !
Eskarine : Les trois parties font une dizaine de pages Word, et sont à chaque fois plus grosse. La dernière partie fait quatorze pages. Merci d'avoir reviewé !
Violette : Severus n'a pas de rôle dans cette histoire. On l'évoque éventuellement, mais il n'a aucune ligne de dialogue. Lupin ne parle que dans cette partie là, mais il a son petit rôle lol, tu as bien fait d'essayer de miser sur lui, il a failli être nommé. Merci pour ta fidélité et pour reviewer à chaque chapitre !
Enora : J'ai bien aimé ta fic, j'espère que tu publieras la suite bientôt. Je ne torture pas tant que ça Sirius, j'ai fait bien pire lol (si tu veux un exemple, lis ma fic Entre Ombre et Lumière, dans certains chapitres je m'amuse bien). Merci d'avoir reviewé c'est gentil !
Lazoule : Je ne sais pas trop quoi dire à propos de ta review. Tu as trouvé tout ce que je voulais faire passer. Sirius envie James, il veut faire comme lui par jalousie et par envie. Ensuite ça se transformera en amitié. Merci pour ta review !
Laurina : Waw ! Ta review m'a beaucoup touchée, elle m'a fait vraiment plaisir ! Evidemment, je te conseille vraiment de lire la fic l'Archer de Angelene Hysteria. Je pense que je vais faire pas mal de bulles sur l'enfance des Maraudeurs d'après sa fic, parce que même si parfois ses persos sont un peu out of character, l'idée générale et la conception des personnages est parfaite et totalement réaliste. Enfin bon, moi j'adore. Merci encore pour ta review
Waw ! 11 reviews je m'attendais pas à ça ! Merci beaucoup, et à dans dix jours !
Suite le mardi 19 ou le mercredi 20 selon l'heure à laquelle je rentre de vacances. … Reviews ?
