Bonjour à tous ! Je tiens tout d'abord à remercier les personnes qui m'ont laissé un commentaire ainsi qu'aux followers, ça m'a fait très plaisir !

Grwn : Oui c'était bien le prologue et non l'épilogue je me suis embrouiller entre les deux, merci de me l'avoir fait remarquer xD sinon j'espère te faire changer d'avis sur ce couple car je le trouve vraiment génial !

Laura-067 : Pour Kise et Takao tu verras tout sera expliquer dans ce chapitre ! Quand au reste huhu je vous laisserai découvrir des choses tout au long de l'histoire ;D Contente que ça t'ai plu !

Mira2a & Liclick : Ce chapitre est bien plus long ne vous inquiètez pas ! J'espère que vous apprécierez Kise et son petit côté sadique ;p

Kyuuseishu : Je t'avoue que je le voyais trop bien en tueur alors j'en ai fais mon perso principal xDQuand à Akashi ouii moi aussi c'est pour ça que je lui donnerai toujours un langage « soutenu » ça lui va tellement bien *o*

J'espère sincèrement que ce chapitre ne vous décevra pas ! Comme c'est la première fiction que je poste je dois manquer un peu de confiance en moi -w- Bonne lecture !


Chapitre 1 : Dangerous


17h42

- Toma… je ne comprends pas, murmura le grand brun agenouillé sur le sol et tremblant comme une feuille. Pourquoi… ?

- Je ne fais que mon travail. Si tu dois en vouloir à quelqu'un, c'est à l'ami qui a demandé à mon patron de t'exécuter.

- Qui aurait bien pu…

- Tu ne devrais pas accorder ta confiance aussi facilement aux gens. Regarde où cela t'a mené…

Et il appuya un peu plus fort la pointe de son pistolet sur le front du jeune homme qui ferma les yeux. Il ne suppliait pas pour sa vie et c'était plutôt rare. Il cherchait juste à comprendre comment il en était arrivé là.

- Comme je t'aimais bien, je vais au moins te dire mon vrai nom : je m'appelle Kise Ryota. Je suis tenu au secret professionnel pour le reste, tu comprends.

Il hocha la tête. Un sourire triste aux lèvres.

- Est-ce que tu pourras juste dire à Hyuuga que… je suis désolé. Si je me suis rapproché de Riko au départ, c'était pour m'assurer qu'elle ne le décevrait pas. Dis lui bien qu'elle ne l'a jamais trompé. Elle fera une fiancée parfaite. Sauf pour la cuisine bien sur ! Ah ah…

La voix de l'adulte se brisa. C'était le moment d'en finir.

- Adieu, Teppei.

Il appuya sur la gâchette. Le coup partit presque immédiatement. En quelques secondes à peine, la vie de Kiyoshi Teppei était arrivée à son terme.

Le sang s'éparpillait dans le salon. Il imbibait le tissu doux de la moquette et allait jusqu'en dessous des meubles. Il y en avait même sur son arme et sa chemise. Kise soupira. Il allait encore subir les remontrances d'Akashi car malheureusement, « on ne pouvait pas emmener des vêtements ensanglantés au pressing », et les plaintes de Murasakibara car c'était lui qui s'occupait du nettoyage dans ses cas là. Il sortit un mouchoir de sa poche afin de désinfecter le pistolet qui l'accompagnait depuis maintenant cinq ans. Ils en avaient vécus des choses, ensemble ! Ce petit calibre était responsable de la mort de tellement de personnes qu'il ne les comptait plus. Une porte s'ouvrit derrière son dos et il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qu'il s'agissait de son employeur. Celui-ci avait enlevé ses lunettes tant son visage était inondé de larmes.

- Voilà monsieur Hyuuga, vous êtes enfin débarrassé de votre problème, chantonna le blond en rangeant l'arme dans sa poche. Mademoiselle Aida n'appartient désormais qu'à vous.

- Vous croyez… qu'il disait la vérité ? Bafouilla l'homme en regardant tout sauf le corps de la victime étendu aux pieds de Kise.

- A quel sujet ?

- Riko… il a dit qu'il ne lui avait rien fait… mais je sais qu'il l'aimait ! Je ne suis pas stupide, j'avais bien compris à la façon dont il la regardait… !

- Kiyoshi est tombé amoureux d'elle, en effet. Mais il ne lui serait jamais venu à l'esprit de piquer la fiancée de son meilleur ami, qu'il aimait tout autant qu'elle. C'était le genre de personne qui faisait passer le bonheur des autres avant le sien. Vous auriez dû le savoir, trancha Kise en lui lançant un regard mauvais.

Junpei déglutit face au regard ambré. Non seulement ce garçon plus jeune que lui venait d'assassiner un homme sans l'ombre d'une émotion, mais en plus il lui faisait la morale ! Il n'osait cependant pas répliquer. Il était assez intelligent pour savoir qu'il valait mieux éviter de contrarier un tueur à gage.

- Bon, je vais y aller. Je vous souhaite un beau et heureux mariage ! Lança le blond en se dirigeant vers la sortie.

Il n'obtint aucune réponse, mais il n'en avait pas besoin. Son client était à présent rempli de remords et garderait à jamais le souvenir de ses actes dans sa conscience. Réaction typique d'une personne après s'être débarrassé d'un de ses proches.

Kise, lui, ne ressentait pas cette culpabilité. Du moins, il ne la ressentait plus. Il avait affronté de trop nombreuses fois la mort pour à présent se sentir mal devant un cadavre. Dit comme ça, on pouvait penser qu'il regrettait d'avoir choisi cette voie. Mais pas du tout. Il y a cinq ans encore, il n'était qu'un lycéen ordinaire malgré sa popularité dû aux magasines pour lesquels il posait. Comme son cerveau et son corps étaient capables de copier tout ce qu'il voyait, il disposait d'étonnantes facilités. Il pouvait gagner n'importe quel match ou avoir de très bonnes notes rien qu'en claquant des doigts. Rien ni personne n'arrivait à le distraire, et les quelques amis qu'il s'était fait n'étaient pas si proches de lui au final. En un jour, tout avait changé. Un homme était venu le chercher à bord d'une petite limousine, un homme aux cheveux verts, aux mains bandés et tenant sous son bras une peluche de lapin rose. Un homme que tout le monde aurait pu qualifier de « bizarre ». Comme si c'était tout naturel, il lui avait demandé de le suivre d'un ton froid et avait ouvert la portière arrière de la voiture. Mais Kise, bien que méfiant, l'avait suivi sans trop poser de questions. Il n'avait pas eu peur. Des témoins l'avait vu partir, son téléphone portable était dans sa poche, et surtout, il savait très bien se défendre.

Sans vraiment s'y attendre, il s'était retrouvé dans le manoir des Akashi dont il connaissait vaguement le nom. Il savait juste que c'était une prestigieuse famille et qu'ils possédaient de grandes entreprises au Japon et dans le reste du monde. Dans le bureau de l'héritier de toutes ses richesses, il avait rencontré l'homme le plus intelligent mais aussi le plus terrifiant de l'humanité. Akashi Seijuro lui avait proposé du thé, des apéritifs et un travail. Et pas n'importe lequel. Il avait découvert avec stupéfaction que cette famille si noble et respectée était en réalité l'une des plus grandes sociétés mafieuses du pays. Et ils vendaient leurs services non pas par la drogue où la vente illégale d'armes, mais par le meurtre. Cependant, le rouquin n'acceptait que les offres intéressantes. Il avait une sorte de fascination pour l'esprit humain. Les réactions d'un individu avant sa mort, mais plus encore ce qui poussait une personne à en tuer une autre : Jalousie ? Peur ? Désir ? Haine ? Envie ? Tout ça l'avait toujours intéressé. Il avait accepté de diriger ce travail peu gratifiant, mais il était bien sur hors de question pour un Akashi de se salir les mains. Et c'est lui, Kise, qu'il avait désigné comme étant le seul capable de mener cette mission à bien.

Il ne s'était pas trompé.

En général, Akashi ne se trompait jamais.

Une personne normalement constituée aurait traité cet homme de fou et serait partit de la pièce en courant. Ce n'était pas sain de rester aussi longtemps auprès d'un tel psychopathe. Mais Kise avait compris le jeune héritier. Son discours l'avait conquis. Et il trouvait sa passion pour l'homme intéressante. Il lui avait dit qu'il serait ravi de l'aider à analyser les différents comportements afin de satisfaire sa curiosité. Pour lui qui n'avait aucun but ni motivation dans la vie, il fallait saisir cette opportunité, même si elle allait faire de lui un assassin. Même si il avait dû couper tous les liens avec sa famille et son passé. Même s'il avait dû abandonner l'école, et une carrière prometteuse dans le mannequinat. Il avait pris la bonne décision. Ce travail l'avait transformé. Il se sentait…vivant. Oui, c'était le mot. Tenir l'existence d'une personne entre ses mains lui permettait de se rendre compte de la valeur de la vie. L'humain était fort, intelligent, mais trop vulnérable. Et voir les gens se faire trahir par des personnes de confiance était tellement ridicule que ça le faisait rire.

Tuer était devenu une habitude, mentir une seconde nature. Prendre des risques son passe temps favori. Il était devenu un monstre. Mais il ne le regrettait pas.

Une berline noire l'attendait, à quelques pas de la maison d'où il venait de sortir comme si de rien n'était. Il ne connaissait pas le conducteur ; un serviteur quelconque, sans intérêt. Il regardait le paysage défiler à travers la vitre, trop fatigué pour engager la conversation avec son chauffeur. Ça faisait un mois déjà qu'il s'était introduit dans la vie de Kiyoshi Teppei afin de mieux comprendre les motivations de son client à vouloir s'en débarrasser. Teppei était un idiot, un peu charmeur, un peu provocateur, mais tout ça dans le bon sens. C'était une bonne personne, avec qui il avait pu passer du bon temps. Il avait presque regretté de devoir le tuer. Mais toute bonne chose avait une fin, et puis il avait hâte de retrouver le manoir et les personnes avec qui il s'était lié d'amitié depuis qu'il y était rentré.

19h20

- Ki-chin, salua le géant Murasakibara d'un ton toujours aussi plat. Akachin nous avait prévenus que tu rentrerais aujourd'hui. Je t'ai préparé un gâteau.

- C'est trop gentil Murasakibaracchi ! s'exclama le blond en lui sautant dans les bras.

L'autre ne réagit pas plus que ça, se contentant de fermer la porte d'entrée derrière eux et se dirigeant vers le salon avec Kise toujours accroché à son cou. C'était pratique d'être grand.

- Kise ! Cria une voix qu'il ne connaissait que trop bien.

Takao Kazunari se jeta littéralement sur lui, évité sans mal par Atsushi qui ne s'était décalé que d'un pas, et c'est avec un « boum » fracassant qu'ils tombèrent ensemble à l'entrée du salon. Puis ils se relevèrent, riant et pleurant de joie de se retrouver. Quatre longues semaines sans se voir, c'était beaucoup trop !

- Voyons, un peu de tenue ! Gronda une autre voix familière.

- Jaloux Shin-chan ? lança Takao d'un ton taquin. Je pourrais te faire des câlins plus tard si tu veux.

- Sans façon, merci. Maintenant arrêtez vos enfantillages, j'ai du travail.

- Tu es tellement cruel Midorimacchi ! Se plaignit le blond. Vous m'avez tous vraiment manqués ! Ça fait tellement longtemps que je suis parti…

- Un mois, Kise. Ce n'est pas la fin du monde.

- En langage tsunderien, ça donne « Content de te revoir aussi ». Shin-chan est tellement timide !

- Takao ! rugit le vert.

- Haha, Midorimacchi est tout rouge !

Le concerné prit le parti de les ignorer. Il se replongea dans son livre en marmonnant un « Vraiment » agacé. Ces deux là étaient de vrais petits diables. Encore pires quand ils étaient ensemble.

Kise écoutait son ami se plaindre de ce mois qui avait été bien ennuyeux, de « Shin-chan » qui était trop méchant avec lui et de Murasakibara qui lui piquait toujours ses bonbons dès il avait le dos tourné, avec le sourire aux lèvres. L'enthousiasme de Kazunari était contagieux. Il était ce genre de personnage agaçant mais attachant, qu'on aimait avoir prés de soi.

- Bon retour à la maison Ryota, dit une voix douce.

Tout le monde sursauta. Même l'impassible Midorima avait tressaillit à l'arrivée totalement imprévisible du maitre des lieux. Kise croisa les yeux vairons et retira bien vite ses baskets, conscient que le rouquin n'appréciait guère que l'on traine avec des chaussures sales sur son tapis.

- Akashi, sérieux elles sont trop flippantes tes entrées, souffla Takao. A chaque fois je frôle la crise cardiaque !

- L'hôpital est tout proche si jamais il t'arrivait ce malheur Kazunari, répondit l'autre avec un sourire inquiétant. D'ailleurs, si tu t'ennuie autant, je pourrais te trouver plus de travail à faire.

- Ah non ! Je ne veux pas quitter Shin-chan ! s'écria le petit brun en s'agrippant à son compagnon comme si sa vie en dépendait.

- Vraiment…, répéta celui-ci en redressant ses lunettes.

- Bien, alors le problème est réglé. Ryota, je veux te voir à mon bureau dans cinq minutes.

Et il partit aussi vite qu'il était arrivé. Kise soupira de soulagement. Il n'avait pas remarqué ses chaussures pleines de boue et sa chemise encore tachée du sang de Teppei dans sa main. Il allait pouvoir rester en vie encore quelques temps.

- Ki-chan, et si tu venais dans nos quartiers après ton rendez vous avec Akashi ? Shin-chan va nous préparer de bons petits plats, on va passer une super soirée tous les quatre !

- C'est hors de question, refusa froidement le vert.

- Moi je dois accompagner Akachin en ville ce soir, intervint Murasakibara qui grignotait une barre chocolatée.

- Dommage, je voulais goûter le gâteau que tu as préparé cet après midi. Il sentait hyper bon !

- Il n'est pas pour toi mais pour Ki-chin.

- Ce serait la moindre des choses de m'en donner une part ! Avec toutes les sucreries que tu m'as volé !

- Bon je vous dis à tout à l'heure alors, Takaocchi, Midorimacchi !

- Vous m'écoutez quand je parle ? s'énerva Shintarou.

Mais Kise avait déjà monté les marches du grand escalier pour se rendre au bureau de leur chef. S'il le faisait trop attendre, il ne donnerait pas cher de sa peau ! Un peu tendu, il frappa deux coups secs sur la porte en bois. Le rouge était bien gentil, il lui avait offert un foyer, un travail palpitant, et même son amitié, mais il restait toujours aussi effrayant. Même lui, Kise, tueur en série qui donnait du fil à retordre à toutes les polices japonaises, avait peur de ce garçon qui dépassait à peine les un mètre soixante dix.

- Entre.

Le blond s'exécuta, offrant un grand sourire à son supérieur assis sur son fauteuil. Il s'assit en face de lui, et remarqua enfin le plateau de shôgi posé sur la table. Le jeu préféré d'Akashi.

- Un petite partie Ryota ?


- Rah ! Je veux ma revanche ! s'exclama Kise après sa sixième défaite consécutive.

- Le shôgi nécessite…

- Une grande concentration et une intense réflexion oui je sais ! Mais ce n'est pas juste Akashicchi, tu gagnes tout le temps ! gémit le blond.

- Pourtant tu t'es beaucoup améliorer. Avec le temps tu as réussi à recopier mes mouvements et ceux de Shintarou et tu les utilise avec brio. Il faut que tu t'applique un peu plus.

- Tu crois que je pourrais te battre un jour ?

- Ne rêve pas trop.

- Akashicchi!

Le rouge lâcha un petit rire.

- Revenons aux choses sérieuses. Qu'ont donnés tes observations sur Kiyoshi Teppei ?

- Il ne méritait pas de mourir. Monsieur Hyuuga était juste rongé par la jalousie. Les relations entre son ami et sa fiancée étaient strictement amicales.

- A mon avis, personne sur cette Terre ne mérite de mourir. Pas d'un si rapide tir de pistolet dans la tête. Les honnêtes gens peuvent vivre sereinement jusqu'à ce que le temps et l'âge les rattrape. Quand aux malhonnêtes, ils devraient subir une longue et lente torture pour se repentir de leurs pêchés.

- Mais c'est pour ça que le Paradis et l'Enfer existent, non ?

- Tout dépend de nos croyances Ryota. Moi, je ne pense pas qu'il y ait une vie après la mort. Si je devais payer pour mes crimes, ce serait de mon vivant. Après, c'est trop tard. Si un individu meurt, il arrête juste de souffrir et n'a plus aucun compte à rendre. Qui sait ? Peut être qu'en croyant punir une personne, tu ne feras que lui accorder une délivrance. Tu lui rendras un service. C'est pour cela que je pense que la souffrance est nécessaire pour faire comprendre ses fautes à quelqu'un. Mais je sais que tu préfère en finir rapidement avec tes victimes, et c'est tout à ton honneur.

- Nous sommes vraiment des mauvaises personnes, pas vrai… ?

- Oui et non. Pas totalement. Nous ne faisons qu'accorder les souhaits de mauvaises personnes. Et souvent il arrive que la victime soit une mauvaise personne elle aussi. Te souviens-tu d'Hanamiya Makoto ? Qu'a tu ressenti au moment d'en finir avec lui ?

Kise resta songeur pendant quelques secondes. Puis lentement, souffla :

- J'étais soulagé. Et satisfait. Ce gars était une vraie pourriture. Notre client avait raison de vouloir s'en débarrasser.

- Exactement. Et Il existe des individus comme lui partout dans le monde. De vraies plaies pour l'humanité. C'est presque nécessaire de devoir les tuer.

- Mais Teppei n'était pas comme ça !

- Nous ne pouvons pas revenir sur nos engagements. A partir du moment où nous avons signé un contrat, nous nous devons de le respecter.

- Je le sais ça, bouda Kise.

- C'est très bien. Il y a trois règles à suivre si tu veux continuer de travailler pour moi. Observer. Supprimer. Et surtout, ne jamais s'attacher. Car cela pourrai t'être fatal.

On toqua à la porte. Murasakibara entra, élégant avec ses cheveux attachés, son costard et sa cravate… très mal faite d'ailleurs. Le rouge soupira et alla la lui arranger, après que son très grand garde du corps se soit baissé pour se mettre à sa hauteur. Akashi faisait un vrai complexe sur sa taille. Un jour, Kise avait osé en rire, et avait failli être éborgné par un coup de ciseau.

- Akachin, je crois que c'est l'heure de partir.

- Merci de me l'avoir rappelé Atsushi. Attend moi devant la voiture, je dois d'abord me changer. Ryota, lança t-il à l'adresse du blond, je veux ton compte rendu sur cette mission le plus vite possible.

- T'inquiète, je te fais ça pour demain ! Bonne soirée à tous les deux !


- Kise ! Tu en as mis du temps ! lui reprocha Takao en l'entrainant sur le canapé le plus proche.

- Désolé, je devais terminer mon rapport. Ah ! Je suis fatigué ! Qu'est ce que tu nous as préparé de bon Midorimacchi ?

- Non mais vous vous êtes crus à la cantine ? Levez vous tout de suite et venez préparer la table !

- Oui, oui ! Non, toi tu ne bouges pas d'ici ! ordonna le brun à son ami qui avait esquissé un mouvement pour se lever. Tu es notre invité, et puis tu viens tout juste de finir un gros travail. Profite de ce diner pour te détendre !

- Tu es un amour Takaocchi !

Midorima leur lança un regard noir. C'est qu'il était possessif le « Shin-chan » !

Kise fit une rapide inspection des lieux pendant que les deux autres s'activaient autour de lui. La pièce était toujours autant envahie par les portes bonheurs du vert. C'était quelqu'un de très superstitieux. Il suivait les directives d'Oha Asa au pied de la lettre, comme si c'était un dieu. Et ses objets supposés le rendre chanceux étaient aussi farfelus les uns que les autres. Un jour ce pouvait être une peluche, un autre un outil, quelques fois un vêtement et c'était allé jusqu'aux statues grandeur nature ! Le pire, c'est qu'il se rendait à son travail avec et ça avait l'air de ne plus déranger personne.

A la base, Midorima était docteur. C'était ce qu'il avait toujours souhaité faire et il était arrivé à ses fins. Mais c'était également un surdoué en informatique, capable de pirater n'importe quel système sécurisé rien qu'en tapant sur quelques touches de son clavier. Akashi et lui étaient des amis de longue date, ils se connaissaient depuis le lycée. Alors il avait suffit d'une proposition lancée au hasard et Midorima s'était lancé. En plus de ses études de médecine, il avait joué les espions du rouquin, l'aidant à résister aux membres corrompus de la famille qui ne voulaient pas qu'il prenne les pleins pouvoirs. Ensemble ils avaient trouvés des informations capables de les discréditer et c'était en parti grâce au vert qu'Akashi était au sommet aujourd'hui. Depuis il tenait le rôle d'informateur et était devenu influent dans le monde extérieur. Un médecin talentueux et très demandé. Personne ne soupçonnerait un tel homme d'être complice avec une entreprise fondée sur le crime.

Takao était plus simple. Etudiant, venant d'une famille de classe moyenne, alternant les petits boulots comme serveur ou chanteur dans des cabarets pour réussir à payer le loyer du studio minuscule dans lequel il vivait. C'était quelqu'un qui s'attirait des ennuis même quand il n'en demandait pas. Il s'était un jour impliqué dans une bagarre et avait fini à l'hôpital. C'est là qu'il avait rencontré Shintarou. Il lui avait plu tout de suite. Après son examen, il avait cherché à le revoir, à lui parler. Souvent il l'attendait à la sortie de son travail pour lui proposer d'aller boire un verre. Ils étaient devenus amis. Puis amants. Et même en ayant découvert le travail caché du médecin, il était resté à ses côtés. Il l'aimait beaucoup trop pour l'abandonner. En plus de ses petits boulots en ville, il était devenu son assistant. Et il ne s'était jamais plaint, même quand le rouquin leur avait presque donné l'ordre d'emménager au manoir. Car Akashi voulait ses pions près de lui. Pour mieux les contrôler. Dans cette maison, il détenait vraiment une autorité absolue.

L'ex mannequin regardait en souriant ses amis se chamailler comme un vieux couple. La principale règle d'Akashi était de ne jamais nouer de liens avec des personnes de l'extérieur. Takao avait été l'exception, il n'en accepterait aucune autre et il le savait. Alors même s'il le voulait, il n'aurait pas le droit de s'attacher. D'aimer. Il se fichait bien de son célibat. Mais quand il observait ses deux là ensemble, il ne pouvait pas s'empêcher d'être un peu jaloux.

- A table!

Kise cligna des yeux. Il s'était de nouveau perdu dans ses pensées. Les gargouillements de son estomac le rappelèrent à l'ordre et il se précipita aussitôt devant son assiette. Une réaction digne de ce cher Murasakibara !

De nombreux cuisiniers étaient à la disposition des habitants du manoir, seulement Midorima aimait vivre par lui-même. Les privilèges et tout le tralala, il n'en voulait pas. Mais ni le brun, ni le blond ne s'en plaignirent. Il cuisinait vraiment comme un dieu !

- Mmh ! Ta cuichine est toujours auchi bonne Midorimacchi ! assura Kise entre deux bouchées de curry.

- Ne parle pas la bouche pleine, c'est répugnant.

- Ne chois pas auchi chévère Shin-chan, on est entre nous ! répliqua Takao assis à sa droite.

- Oha Asa avait raison. Cette journée est très fatigante pour les cancers.

- D'ailleurs, quel était l'objet fétiche du jour ?

- Une pomme de terre ! rigola Takao en montrant le tubercule posé fièrement devant l'assiette du vert. Je suis content de ne pas être à la place de ses patients ! Il serait capable de remplacer un de mes organes internes avec une patate !

- Midorimacchi est trop bizarre ! Je me demande vraiment ce que tu lui trouve Takaocchi ! C'est les lunettes ? Le comportement hyper froid peut être ? J'ai toujours su que tu étais un peu masochiste !

- Si tu savais comment le côté tsundere est mignon chez lui, ronronna Takao en se collant au vert.

- Un journée vraiment très fatigante…, soupira Midorima pendant que les deux garçons éclataient de rire.

Après le repas, Takao sortit le saké. Quelques verres plus tard et il titubait déjà en braillant toutes sortes de bêtises. Bien sur, Midorima n'avait pas touché à sa part et Kise, mine de rien, tenait très bien l'alcool. Le jeune médecin essaya bien de mettre son compagnon au lit mais les protestations de ce dernier le ralentissaient dans sa quête.

- Mais Shin-hic-chan ! La soirée…est loin d'être-hic-finie ! Je veux-hic-parler encore un peu avec Kise… !

- Tu n'avais pas qu'a te soûler autant imbécile ! Maintenant tais toi et avance.

- Tu me fais encore la-hic-morale ! Dis… On pourrait jouer tous les deux ? Plutôt que de se disputer, susurra le brun d'une voix doucereuse.

- Takao !

- C'est Kazunari quand nous sommes…hic…seuls.

- Kise, assomme-le.

- Qu…Quoi ?

- Tu m'as très bien entendu ! Ne fais pas cette tête, je te demande juste de l'endormir. Tu as déjà vu Murasakibara le faire non ? Ça ne lui fera aucun mal. S'il te plait, supplia presque Midorima alors que le brun commençait à défaire les premiers boutons de sa chemise.

- J'arrive !

Un simple coup dans l'abdomen et Takao dormait à poings fermés. Le blondin aida ensuite Midorima à porter le corps mince jusqu'à dans la chambre commune. Au moins, le docteur était sur d'avoir la paix pour ce soir.

Il raccompagna Kise jusqu'à la porte, encore un peu gêné que celui-ci ait assisté à la scène.

- Merci pour ce soir Midorimacchi. C'était très amusant !

- Hum.

- Bonne nuit !

Le blond s'apprêtait à partir lorsqu'une main le retint. Son interlocuteur redressa ses lunettes et lui dit d'un ton très sérieux :

- Akashi a un nouveau travail pour toi.

Le regard de Kise changea. Le vert connaissait très bien cette lueur dans son regard. Comparable à celle d'un animal traquant sa proie. Il n'avait jamais réussi à cerner cet aspect là de sa personnalité. Ce côté presque… animal. Il venait de finir une mission qu'il était déjà excité d'en commencer une nouvelle. Le jeune homme avait deux visages : celui de l'imbécile heureux, souriant sans cesse. Et celle du tueur à gages, fou et impitoyable. Il aimait vraiment son travail. Peut être même un peu trop.

- Un client l'a contacté pendant que tu n'étais pas là. C'est un boulot très important parait-il.

- Quant devrais-je partir ?

- Tu as deux jours pour te reposer. Nous te donnerons les détails plus tard.


Le moment était enfin venu.

Le moment de se sentir vivre de nouveau.

Kise trépignait d'impatience.

- Notre cible de cette fois-ci sera un policier de vingt-cinq ans résidant dans le quartier est de Shibamata, ici même à Tokyo. Je t'ai trouvé une maison en face de la sienne. Tu y emménageras dés demain.

- Akashicchi… Un policier ? Il a surement déjà entendu parler des mes exploits. Peut être même a-t-il déjà enquêté sur la scène d'un crime que j'ai commis ? S'il venait à me soupçonner, j'aurais de gros problèmes.

- Je le sais. C'est pour ça que j'ai accepté l'offre, répondit le rouquin avec un petit sourire. Ça ne te plait pas ?

- Tu n'aurais pas pu me faire plus plaisir !

L'enthousiasme du blond et l'air satisfait du jeune PDG firent frissonner Midorima. Ces deux là étaient sur la même longueur d'onde. Non, décidemment, il ne s'y habituait pas !

- Tu seras bien entouré, continua Akashi. L'hôpital dans lequel travaille Shintarou est tout proche, et s'il y a une urgence, le manoir est à une demi-heure de marche. Je laisserais régulièrement de l'argent sur ton compte en banque pour que tu ne manque de rien.

- C'est parfait ? Qui est le client ?

Nouveau sourire mystérieux du rouquin.

- Il ne veut pas que son identité soit révélée. Du moins, pas encore. Seras tu capable de découvrir qui en veux autant à cet homme, et pourquoi ? C'est là le deuxième défi Ryota. Je peux t'assurer que tu trouveras des informations… très intéressantes.

- Pari tenu dans ce cas ! Et le premier défi ?

- Celui de devenir ami avec cet agent. D'après le rapport de Shintarou, il s'agit d'une personne très antipathique. Ce sera très dur de l'approcher.

- J'ai réussi avec Midorimacchi, alors pourquoi pas un autre ?

- Midorin ne t'a accepté qu'après un an, rappela Murasakibara qui grignotait des caramels.

- Oui bon...

- Prend le temps qu'il te faudra. C'est surement l'affaire la plus importante de toute ta carrière, fit remarquer Akashi en fixant le blond de ses yeux bicolores.

- J'en prends note. Quel est le nom de la cible ?

Pour toute réponse, Midorima lui tendit un dossier plein de papiers, de notes, et même d'articles de journaux. Une photo était épinglée sur le haut de la page. Le regard bleu glacé contrastant avec une peau basanée attira immédiatement l'attention de Kise qui sourit davantage.

Aomine Daiki

Il avait hâte de le rencontrer.


Et voilà chapitre terminé ! Il y avait beaucoup de MidoTaka je l'admets mais quand j'écris sur eux je ne peux plus m'arrêter ! Je pense faire un OS sur leur première rencontre dans cette histoire et comment leur relation a évolué, vous en pensez quoi ?

En espérant que vous avez aimé :3 Prochain chapitre : Emménagement de Kise et première rencontre avec Aomine !