Coucou, chers lecteurs (s'il y en a u_u) ! Je suis d'humeur à écrire, alors voici une suite, que j'ai essayée de peaufiner plus que le début (qui n'est vraiment pas terrible, il faut l'avouer)

Bref, j'ai vérifié au pied du sapin de mon jardin ce matin, mais Kanda et Lavi n'y étaient pas (ça m'a déprimée…). Apparemment ils appartiennent donc toujours à Katsura Hoshino.


L'exorciste Kanda Yû, ayant mis fin à son entraînement, se dirigeait vers sa chambre, l'air encore plus agacé que d'habitude. Non pas qu'il fut épuisé, mais un lapin borgne particulièrement gênant l'avait dérangé, et le brun avait été presque contraint de s'en aller, sachant pertinemment que s'il restait, le roux reviendrait l'interrompre.

Le Japonais poussa la porte de sa chambre, posa Mugen dans un coin et se laissa tomber sur son lit, las. Il laissa échapper un soupir et défit le cordon qui nouait sa chevelure d'ébène en une queue de cheval haute. Ne sachant que faire, il laissa ses pensées vagabonder et celles-ci, pour son plus grand malheur, se dirigèrent vers…Lavi.

Depuis quelques temps maintenant, Kanda se sentait…bizarre, en présence du jeune Bookman. En sa présence, il était soudainement très énervé. Le rouquin ne lui avait rien fait (enfin, rien de plus que de l'appeler « Yû-chan »…), mais, chose étrange, il occupait sans arrêt son esprit et chacun de ses sourires le faisait fondre. Kanda ne comprenait pas, et cela avait le don de le faire enrager. Il pensait néanmoins (ou voulait penser) que, tout simplement, il ne supportait plus Lavi, et que toutes ces sentations n'étaient qu'une incroyable envie de meutre, doublé d'un désir de voir un liquide écarlate sortir des entrailles de son compagnon Oui, c'était sûrement ça. Ca ne pouvait être que ça.

Ou alors, Komui l'avait, sans avoir jugé bon de le prévenir, pris pour cobaye pour ses expériences plus que douteuses. C'était une théorie envisageable, et même probable, et le kendoka se jura de ne plus jamais se laisser approcher par l'Intendant fou.

Kanda se dit alors que, s'il continuait à réfléchir, il allait partir dans des conclusions de plus en plus farfelues dont il ne comprendrait pas la signification. Et il détestait ne pas comprendre, ça l'énervait. Môyashi était en mission, et il n'avait pas la moindre envie de croiser Lavi, il n'aurait don personne à torturer pour se calmer.

Le Japonais tourna la tête et dirigea son regard vers la fenêtre aux carreaux brisés. Le ciel sombre indiquait qu'il était tard. Kanda soupira une nouvelle fois et se décida à dormir, le sommeil le gagnant sans peine.

Le lendemain, l'exorciste brun fut réveillé par les premiers rayons du soleil, mais, contrairement à d'habitude, il ne se leva pas immédiatement pour aller s'entraîner, et resta un moment allongé, le regard perdu dans le vide. Il fut soudain interrompu dans son « activité » (parce qu'à vrai dire, il ne faisait rien) par notre roux préféré qui, ne croyant pas nécéssaire de frapper, poussa (ou plutôt claqua) la porte de son compagnon et surgit dans sa chambre, le tout accompagné d'un grand sourire et d'un :

-Bonjouuuur, Yû-chaaaaaaaaaan ! Alors, toujours pas réveillé ?

Il obtint pour seule réponse le regard type « Kanda » à savoir meutrier, glacial et plus perçant que la lame de Mugen.

-Yû-chan, si tu continues à froncer les sourcils ainsi, tu finiras plus ridés que le vieux Panda !

-Qu'est-ce-que tu me veux, imbécile ?

Ô joie. Yû a parlé. Certes, pas de la façon la plus agréable qui soit, mais cela suffit à mettre Lavi sur un petit nuage rose, ressemblant à de la barba papa.

-Komui nous attend, on part en mission tous les deux, c'est pas super ?

L'apprenti Bookman avait accompagné la nouvelle d'un sourire digne d'une pub pour dentifrice, et il avait levé les bras comme s'il espérait que son interlocuteur lui saute au cou (espoir vain, malheureusement)

« Grblm » suivi de « 'fait chier » constituèrent la réponse du Japonais, visiblement peu enchanté à l'idée de se coltiner le roux pendant une semaine. Le roux en question, quant à lui, n'avait pas changé de position, et il ajouta :

-On part dans une heure, Yû ! J'ai hâte ! Pas toi ?

-Dégage, abruti !

Le kendoka, histoire de se faire obéir, avait envoyé la première chose qui lui passait sous la main au visage de son partenaire, à savoir une botte. On put apprendre à cette occasion que Kanda serait sûrement très bon en tir à l'arc, et que Lavi devrait pensait à travailler ses réflexes, car il se reçut l'OVNI en pleine tête. Il poussa un grognement et sortit de la pièce, laissant son coéquipier seul, pour sa plus grande joie.

Satisfait de s'être débarrassé de ce boulet, bien que déçu de ne pas avoir réussi à l'assommer, le Japonais se doucha, puis prépara rapidement ses affaires et sortit pour rejoindre les égouts de la Congrégation. Il avait décidé de ne pas déjeuner, ayant l'estomac noué, qui se noua de plus belle lorsque il aperçut Lavi qui lui faisait signe depuis la barque, en l'appelant, bien évidemment, par son prénom. Décidément, cette mission allait vraiment l'énerver (pour ne pas être vulgaire).

Lorsque le traqueur les rejoignit, ils purent enfin partir, trop tard toutefois pour prendre le train à la gare comme la plupart des voyageurs. Ils durent donc sauter sur le toit, et Lavi, qui voulait faire le beau en « atterrissant gracieusement sur ses pieds », se ramassa de tout long, se cognant la tête (histoire d'ajouter une deuxième bosse à son crâne qui arborait un joli souvenir de sa visite chez Kanda). Il manqua de tomber du train, ce qui aurait presque pu faire rire l'exorciste Japonais si le roux ne s'était pas accroché à lui pour ne pas tomber. Résultat : deux exorcistes suspendus dans les airs, se retenant au toit d'un train en marche, l'un essayant de remonter, l'autre essayant de faire lâcher le boulet qui s'accrochait désespérément à son manteau. Sans compter sur le trouveur complètement paniqué, mais dont l'idée d'aider les deux exorcistes en détresse n'avait pas effleuré l'esprit.

Après dix minutes passées à jouer à Tarzan (deux jeunes hommes comme suspendus à une liane, un traqueur poussant des cris de singe hystérique), ils étaient enfin assis dans leur compartiment, Lavi débitant mille mots à la seconde pour raconter les moindres détails de sa vie à son compagnon*, qui lui n'était nullement intéressé par son blabla, sa concentration portée sur l'ordre de mission.


*La vie de Lavi, youhou vive les jeux de mots à deux balles !


Youhou, fini un deuxième chapitre, qui l'eut cru ! Honnêtement, je le trouve au moins dix fois moins bordélique que le précédent (en plus, la perspective de Kanda sous la douche…ouais, j'vais me taire)

Bref, si vous avez des suggestions/avis/conseils à donner, ou bien tout simplement si vous voulez me faire part d'une envie de meurtre à mon égard (on sait jamais), n'hésitez pas ! (Bon, ok, personne s'est manifesté pour le début -bien que posté seulement hier- donc j'vois pas pourquoi y'aurait quelqu'un ici, m'enfin on peut toujours essayer, au pire j'me mets la honte toute seule -.-)