Chapitre 2 te voilà !

Même chose que pour le premier chapitre, rien ne m'appartiens sauf l'histoire.

Bref bonne lecture !


Je rouvris doucement les yeux.

Une douleur dans le haut du dos eut tôt fait de me rappeler les derniers événements en date dans ma vie trépidante.

Je regardai autour de moi et fus surpris de voir que je n'étais pas dans un cachot ou autre lieu tout aussi glauque où l'on enferme les jeunes garçons innocents. Je me trouvais dans un salon décoré avec goût et sobriété. Je n'étais même pas attaché. Pendant un instant mon ego en fut touché. Alors comme ça le pauvre humain pathétique ne nécessitait pas d'être attaché ? Bien sur ! Que pourrait-il donc nous faire avec sa faible force ?

Je me repris cependant. Ce n'était pas vraiment le moment de se laisser envahir pas la rancune et la tristesse. Ils avaient fait une erreur et ils la paieront cher, parole de Stilinski !

Je pris le temps d'observer mon environnement attentivement. J'étais peut-être faible physiquement mais j'étais rusé. Je trouverais bien un moyen de me dépatouiller de cette histoire par moi-même bon dieu ! Et vu le comportement la meute à mon égard dernièrement, je ne me faisais pas de grands espoirs quand à leur intervention et sauvetage. On débutait les vacances d'hiver aujourd'hui donc ils ne s'apercevront même pas de mon absence si ça se trouve !

Quant à mon père, il s'inquiéterait de mon absence… peut être. Mais encore une fois, je n'étais plus ça préoccupation première. Il avait rencontré une femme. Charmante. Vraiment. Et, comme pour Scott, je restais en retrait. Pour ne pas gêner, pour lui permettre de se refaire plaisir en sortant un peu. Depuis maman, il n'y avait eu que deux choses dans la vie à mon père : son boulot et moi. Je voulais le voir sourire à nouveau. Il méritait amplement de connaître encore une fois le bonheur. Et Catherine était très gentille. Une femme douce et prévenante. Sans aucun lien avec le surnaturel – j'avais demandé à Scott et son super odorat de vérifier durant l'un des rares moments où j'avais capté son attention pendant plus d'une minute-.

Je repris mon examen minutieux après cette légère introspection et mon regard fut attiré par un objet qui pourrait mettre utile. Je pris la batte de baseball en métal dans mes mains, testai son poids, la balançai doucement autour de moi, en prenant garde à ne rien cassé. Pas que je respectai la maison de mes kidnappeurs mais je ne voulais pas attirer l'attention en faisant du bruit. Je jetai un dernier regard à la pièce dans laquelle je me trouvai, avisai une porte et me décidai enfin à sortir.

Je pénétrai dans un long couloir bien éclairé. Ce lieu n'avait vraiment rien de glauque et, d'une certaine manière, cela me fit encore plus flipper.

J'entendais du bruit venant d'une pièce au fond du couloir. Malgré moi mon cœur s'accéléra et tambourina dans mes oreilles. J'agrippai la batte de toutes mes forces et avançais lentement vers ce qui me semblait être l'échafaud. Pourtant, en entrant dans la pièce d'où provenaient les voix, je me détendis sans même comprendre pourquoi. Je baissai la batte et observai les trois personnes qui se trouvaient dans la pièce, pièce qui semblait être une cuisine tout équipée. Deux hommes, une femme. Ils discutaient avec animation sur l'un de film Marvel sorti dernièrement. Enfin, la jeune femme remarqua ma présence et m'adressa un joli sourire. Je le lui rendis automatiquement. Les deux hommes se stoppèrent aussi et se tournèrent vers moi. Je m'avançai jusqu'à rejoindre l'îlot central auquel ils étaient tous accoudés et attendis qu'ils prennent la parole.

Je déposai la batte de baseball par terre, contre l'îlot. Je n'arrivais pas à me sentir en danger. J'aurais dû, je le sais, mais je ne pouvais pas. Peut-être que mon instinct de survie avait de sérieux troubles ? En voyant le sourire éclatant et digne d'une pub pour le dentifrice que m'adressa le blond à ma droite, je ne pus penser m'être trompé. J'inclinai la tête sur le côté et l'un deux, le brun à ma gauche, prit la parole répondant à ma question muette :

« - Je m'appelle Matt, le blond de l'autre coté c'est Jason et le brune en face de toi c'et Nathalie. Non, nous ne sommes pas ceux qui ont tenté de te kidnapper, au contraire, on les en a empêché. On peut aussi répondre à tes questions concernant les changements qui se sont produits récemment dans ta vie.

- On peut t'en dire plus parce qu'on est comme toi, continue Nathalie, je dirais même plus on est de la même famille toi et nous. T'es notre cousin Stiles ! »

Là, je sentais que les explications allaient être longues mais je savais que je pouvais les croire. Je pris donc un tabouret et attendis qu'ils s'expliquent.

« - Par quoi commencer ? Ah je sais ! Nos liens de parentés… alors Claudia, ta mère n'était pas fille unique. Elle avait 1 sœur et 1 frère. Ils se sont séparés il y a longtemps et ta mère n'en a sûrement même jamais parlé à ton père. La grande sœur de ta mère, Mary qui était d'ailleurs l'aîné, est ma mère. C'est une femme superbe ! Si tu as la chance de la rencontrer, tu pourras te faire ta propre idée mais je suis persuadée que tu l'aimeras ! C'est une sorte de grande lionne affectueuse, plaisanta Nathalie. Puis ta mère est née et, en dernier, le père de Jason, Byron. C'est un homme incroyablement intelligent ! Dommage que Jason ne tienne de lui que son physique…

- Hey ! je ne te permets pas d'abord !, s'indigna Jason. Je ne suis pas un idiot. »

Il lui tira la langue, puérilement comme vengeance. Je souris à cette réaction, j'aurais surement agis de la même manière. J'étais à la fois surpris et heureux de savoir qu'il me restait de la famille du coté de ma mère. J'étais intrigué.

« - Nos parents descendent d'une très longue lignée d'êtres surnaturels. Nous sommes des magiciens immortels, continua Nathalie, en ignorant la réplique de Jason. Avant que tu ne pose de questions laisses moi finir, me coupa-t-elle au moment où j'ouvris la bouche. Alors oui nous sommes immortels, mais dans le sens où l'on vit très longtemps nous pouvons mourir. Certes, on guérit un peu plus rapidement que la moyenne mais si t'a tête est tranchée ou ton cœur arracher n'espères pas survivre ! D'après la légende racontée dans la famille, notre ancêtre et la première de notre lignée aurait sauvée les dieux d'une guerre inutile et leur aurait permis d'instaurer la paix dans le monde et encore au-delà. Pour la remercier de sa bravoure, de son intelligence et de son intégrité, ils auraient bénis sa lignée et lui auraient permis de lutter contre le mal pour continuer à rependre le bien autour d'elle. Ainsi Eden, celle qu'on nomme Impératrice, aurait chargé sa descendance de protéger le monde et de vivre leur vie auprès de leur âme sœur. Ah oui ! Parce que, je ne t'ai pas dis mais chacun d'entre nous à une âme sœur quelque part dans ce vaste monde. Bon en réalité j'abuse un peu. Etant donné que nous sommes bénis, notre âme sœur née et vit dans les 100 kilomètres alentours et nous la rencontrons obligatoirement avant nos 21 ans, mais passons. Nous savons donc une âme sœur qui peut se révéler à nous quand le seau qui retient nos pouvoirs s'ouvre, c'est-à-dire le jour de nos 17 ans.

- Mais, je fête mes 17 ans dans trois jours !, l'interrompis-je n'y tenant plus.

- Exactement, intervint Jason. Le sceau commence à se disloquer et ton aura attire toutes sortes de créatures. Tes amis n'ont probablement rien remarqué de différent parce que le changement reste subtil et délicat mais les autres si !

- Je ne pense pas que ce ne soit qu'à cause de la subtilité du changement qu'ils n'y ont pas fait attention, remarquai-je amèrement.

- Pour l'instant là n'est pas la question !, reprit Nathalie. Nous avons une âme sœur, si ça se trouve, et c'est même très probable, tu as déjà rencontré la tienne. Tu ne l'auras peut être pas remarqué, et vice versa, mais, quand tu l'a croisera, à nouveau ou pour la première fois, ce sera comme une évidence. Tu ne dois pas prendre peur ! Surtout pas ! Saches déjà que ça peut être une femme, mais aussi un homme.

- Un homme ?! Mais je…

- Ça n'a pas d'importance ! que tu sois hétéro, bi ou gay ça ne change rien. Notre âme entre ne résonance avec celle de l'autre pas avec l'apparence physique, l'histoire, le caractère ou que sais-je encore ! Tu peux haïr ton âme sœur avant que le sceau ne soit brisé puis être incapable de te passer d'elle après.

- Ça ne me semble pas être une bonne chose… cette manière de pousser deux personnes l'une vers l'autre alors que tout les oppose, c'est plutôt radical non ?, demandai-je doucement, pas très sur de moi sur ce coup là. »

Matt et Nathalie échangèrent un regard de connivence.

« - Je peux t'assurer que tu ne voudras pas rejeter le lien, dit-elle doucement. Au début, c'est effrayant, beaucoup même, et tu peux être surpris, déçu, en colère ou encore incrédule mais quand ton corps et ton cœur te poussent vers cette personne et que tu apprends à la connaître, à la comprendre… tu sais ! Tu sais qu'elle est faite pour toi, que jamais tu ne pourras te passer d'elle, qu'elle sera ta priorité à jamais, que son bonheur fera le tien et que le tien fera le sien, que malgré tout ce qui pourras arriver, tant qu'elle sera là, tu te sentira chez toi en sécurité et juste… parfaitement à ta place. »

Elle s'était exprimée en regardant Matt les yeux brillant d'amour, de joie et d'une pointe de malice.

« - Matt est ton âme sœur ?

- Oui, me sourit-elle, en se tournant à nouveau vers moi après avoir soufflé un baisé et un « je t'aime » à Matt. Je connaissais Matt avant mes 17 ans et je dois t'avouer qu'on était loin, même très loin d'être les meilleurs amis du monde. »

A ces mots Matt et Jason rigolèrent. Matt enchaîna :

« - C'était même le contraire ! On se détestait passionnément. Je ne supportais pas son air de petite fille rebelle qui n'en est pas une…

- Et je ne supportais pas son air de playboy puceau !

- Hey !

- Il y a un peu moins d'un an, quand mon sceau s'est enlevé, je ne voulais pas rencontrer mon âme sœur. Je ne voulais pas de contraintes. Etre enchaînée à quelqu'un sans que je ne l'aie choisi ? Jamais ! je me suis donc enfermée dans ma chambre pendant une semaine, souhaitant retarder au maximum l'échéance. Quand ma mère en a eu assez et qu'elle m'a chassé de la maison, j'ai pris peur. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre donc j'ai erré ça et là sans chercher à savoir où me guidaient mes pas. Quand j'ai enfin repris conscience de mon environnement je me suis rendue compte que je suivais depuis un moment déjà une odeur bien distincte. Je n'ai pas pu m'empêcher de continuer et rapidement je me suis retrouvée devant chez Matt.

- Je rentrais des courses à ce moment là, et quand j'ai vu Nat' j'ai laissé tomber mes sacs. Elle s'est tournée brusquement vers moi et quand nos regards se sont croisés…

- C'était comme un feu d'artifice ! je n'arrivais pas à me détacher de lui. Je m'en suis rendue compte au bout de plusieurs longues minutes et en comprenant que mon âme sœur était Matt je me suis enfuie comme une voleuse. Mon cœur se brisait à chaque pas qui m'éloignait de lui mais ma volonté était plus forte. Tu te rends compte ? Je détestais Matt ! Je ne voulais rien savoir de lui. Il était une constante dans ma vie, celui qui ne me traitait jamais différemment à cause de mon argent. Celui qui était toujours là pour me critiquer ouvertement. Celui sur qui je pouvais me défouler sans arrières pensées. Je ne voulais pas que tout ça change. Je ne voulais pas changer. Mais Matt m'a couru après.

- Je viens aussi d'une famille de magiciens donc la légende d'Eden est plutôt répandue. Je ne savais pas que Nat' en faisait partie, c'est tout. Et j'ai compris quand elle m'a tourné le dos. Je suis resté figé quelques secondes avant de me décider. Après tout qui suis-je pour aller à l'encontre de la décision des dieux n'est-ce pas ?

- Dis plutôt que t'avais déjà un faible pour Nat', le charria Jason.

- Aussi oui. Mais dans tous les cas, ce qui importe c'est que je l'ai poursuivie et qu'elle court vite ! Elle s'était déjà réfugiée chez elle avant que je ne la rattrape. Je suis arrivé comme un gros bourrin, essoufflé, débraillé et échevelé devant la porte. Mary m'a ouvert et a tout de suite compris de quoi il en retournait. Elle s'est décalé pour me laisser entrer, m'a soufflé un léger « en haut deuxième porte à droite » et a refermé derrière moi comme si de rien n'était.

- Il est arrivé dans ma chambre et, quand il m'a vu assise contre le mur, il m'a prise dans se bras sans rien dire, juste me rassurer de sa présence, et ça m'a de suite calmée. Je me suis détendue on est resté des heures comme ça. Quand je me suis enfin décidée à relever la tête il m'a souris. Ça m'a fait un de ces chocs ! de véritables frissons incontrôlables m'ont traversé, un truc de dingues ! on a discuté pendant un long moment, on s'est raconté nos vies dans les moindres détails, même des trucs on nous étions tous les deux présents, sauf que c'était vu par l'autre donc bien mieux et plus intéressant. »

Ces deux là souriaient tellement fort que j'avais mal pour eux. Leur histoire était belle, vraiment adorable mais elle me paraissait insensée. En les regardant, pourtant, je voyais l'amour briller, je pouvais le ressentir comme une légère vibration qui émaner d'eux. J'étais persuadé qu'en réalité, ils éprouvaient déjà des sentiments l'un envers l'autre mais sous couvert d'une couche épaisse d'indifférence, de dispute, de colère. Ils avaient surmonté cela et j'espérais que ce serait aussi magique avec ma propre âme sœur. Je ne remettais plus leur récit en doute parce que je savais que c'était vrai. En cherchant la cause de ce soudain intérêt sur ma personne de la part des créatures surnaturelles, je n'avais pas pu m'empêcher de craindre, et d'espérer, que ce soit lié à la génétique. J'avais donc fouillé les affaires de ma mère. J'y avais notamment trouvé des lettres adressées à une certaine Mary et d'autres à un certain Byron. J'avais trouvé un très long et très détaillé arbre généalogique ainsi que d'ancien livre écrit dans une langue que je ne comprenais pas.

J'étais resté relativement immobile durant leur discours, écoutant avidement tous les détails, mais maintenant qu'ils se taisaient je sentais mon hyperactivité reprendre le dessus. Je gigotais un peu et commençais à tapoter de mes doigts l'îlot sur lequel je m'appuyais. Je savais que c'était agaçant mais je n'arrivais pas à m'en empêcher. Je pris conscience que ça devenait de pire ne pire récemment. En fait, depuis que les attaques s'étaient multipliées, les fourmillements qui courraient dans mon corps s'agitaient encore plus, comme s'ils étaient dans l'expectative de quelque chose d'important et d'énorme. Comme s'il avait lu dans mes pensées, Jason confirma mon hypothèse :

« - C'est à cause de la magie, dit-il en désignant les mouvements de mes doigts. Une fois le sceau enlevé, tu seras plus tranquille, enfin une fois que tu sauras maîtriser ta magie. Mais ne t'inquiètes pas c'est instinctif !

- Vraiment ? instinctif… comme inné ? non parce qu'avec ma capacité de concentration digne d'un singe sous mélange de GHB et LSD ça me semble un peu compromis, enfin je dis ça, je dis rien… »

Jason et Nat' me sourirent et me rassurèrent en disant qu'ils étaient pareils avant.

Je me sentais bien dans ce cocon chaleureux et familial. Je retrouvais un peu de ma mère chez mes cousins et cela me rassurait et créait une sorte de chaleur qui se répandait dans tout mon corps pour me réchauffer et me rassurer après l'indifférence de mes « amis ».

Pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de craindre l'arrivée de mes 17 ans et, surtout, nous n'avions pas encore abordé le point le plus excitant : la magie !


review review !