POV NIKLAUS

Je mérite certainement la bonne raclée que je viens de me prendre par ces hommes soit disant de loi…certes je les ai un peu poussés à bout encore une fois, ils ont fait preuve au début d'une grande patience mais je sais être très persuasif et très malsain quand je veux mettre un bon bordel autour de moi. Et j'ai de nouveau réussi à me faire remarquer et me faire punir… A croire que je suis un adepte des coups et des blessures…

Elijah doit arriver d'ici une demi heure et là en moins de 10 minutes, record battu par rapport aux autres fois, j'ai réussit avec succès à les monter contre moi …j ai le don pour cela : fâcher et décevoir les gens c'est un peu ma seconde nature…j'ai toujours déçu ma fratrie, mais mon père surtout…j'ai été une déception pour lui dès ma naissance je suppose, et je vais suivre son chemin en montrant qu'il n'avait peut être pas plus tord que cela, essayant ainsi de démonter un par un les pauvres arguments contraires que mon frère Elijha essaye de tenir à bout de main. Pour lui je suis récupérable, vous savez comme ces déchets que l'on transforme en autre chose de meilleur, que 'on modèle à une image qui va plaire…Mais ce que ne comprend pas mon frère si naif devant sa fameuse route de la rédemption, c'est qu'un déchet quelque soit sa forme, reste un déchet…mauvais tu nais, mauvais tu restes…mon père m'a toujours fait comprendre que je suis le rebus de cette famille, que je ne valais, trop faible, trop doux, trop tendre, trop rêveur…trop différent du reste de mes frères et sœurs…je lu prouve depuis plusieurs siècles qu'il avait tord, je suis loin de cet enfant chétif qui courait se réfugier derrière les jambes de son grand frère pour se cacher.

Et je sais très bien être mauvais : Fâcher ses flics je dirai même les mettre en rogne, les porter au bout de leur patience, je sais très bien le faire ...et décevoir de nouveau mon grand frère , je sais encore mieux le faire.

Je vais de nouveau lire dans son regard sa désapprobation et sa déception mais je suis certain que comme d'habitude il me sortira d'ici en payant une somme exorbitante pour faire oublier ce malencontreux accident comme il aime à le dire.

Il est naïf et tellement noble, ce pauvre frère rédempteur …il m énerve au plus haut point avec son semblant de condescende à mon égard. Parfois, c'est lui sur qui j'aimerai m'énerver et qui me rendrait coup par coup tout ce que je lui fais subir, qui me frapperait à m'en faire crier pitié, comme le faisait mon père, mais il ne le fait jamais…jamais il ne porte la main sur moi réellement, une claque, un coup qu'il me rend parce que je l'ai attaqué mais jamais il ne m'a battu comme plâtre comme père le faisait, à m'en laisser étaler sur le sol, sans mouvement, incapable de crier tellement la douleur était intense…Elijah ne le fait jamais et dieu sait que je l'ai déjà poussé bien loin pour le forver à devenir cet être maltraitant que je cherche à confronter. Je le hais pour cela, pour continuer à croire en moi…quel gros bêta…

Je sens ma gorge se nouer, c'est faux tout ce que je pense sur mon frère, il est loin d'être bête, il est l'être le plus intelligent et empathique que j'ai pu rencontrer, et cela depuis sa plus tendre jeunesse.

Je ne cesse de regarder vers la porte en espérant que j'aperçoive ces beaux yeux sombres et son allure de grand chevalier, le cheveux toujours un peu en bataille alors qu'il pense qu'ils ont parfaitement rangés sur son crâne. J'aime cette allure un peu négligé qu'il porte tout de même en lui et que malgré ses costumes parfaitement taillés, il ne peut cacher. Sa barbe de quelques jours lui donne un allure de mauvais garçon tout de même.

Mon frère …je regarde de nouveau vers la porte. Je sais que dès qu'il sera là je me sentirai en sécurité, que rien ne pourra arriver, rien…Il m'emmènera avec lui et moi je ferai les contrits et le suivrait penaud pour revenir à la demeure.

Je sais que, suite à mes nouvelles frasques, je fais essuyer une de ces punitions ridicules où je dois lire pendant des heures des conneries monstrueuses mais le pire dans tout cela, c est que je vais le faire…et une fois que je l aurai bien insulté et déçu encore plus faisant semblant d être indifférent à ses leçons de moral , Elijah tendra de nouveau son livre et me demandera de recommencer comme si tout glissait sur lui, et je le ferai, je ferai sa satané punition parce que je sais au fond de moi que j'en ai besoin, que j'ai nesoin que mon frère me pose les limites...sa sainteté Elijha ce noble elijah ce redresseur de tord qui essaye de me mener vers un chemin que je n ai pas envie de suivre, enfin pas seul…

Je suis Klaus Mickaelson le bâtard de cette famille et comme tous les bons bâtards, j ai bien l'intention de pourrir les bonnes intentions de mon frangin .

Je m'en veux de penser cela, je m'en veux terriblement, je sais que tout est faux au fond de moi, qu'en réalité, sans Elijha je serai certainement déjà mort ou devenu un véritable monstre sanguinaire, sans cœur, sans pitié…il me fait changer je le sais, il me fait peu à peu comprendre que ma vie est importante, que je suis important …et pour me cacher de ces émotions qui viennent me submerger parfois, je lui fais la misère.

Je baisse le regard pour fixer mes pieds ils m'ont pris mes chaussures, mon pantalon et mon sweat pour m'humilier, ma ceinture pour m'empêcher de commettre l'irréparable, s'il savait ces abrutis qu'une corde autour du cou ne me ferait autant de mal qu'une petite coupe de cheveux, et moi pour les aider encore un peu plus à les énerver totalement, je leur ai tendu mon boxer et me suis accroché au grille de cette prison, nu comme un vers.

Ils m'ont laissé ainsi en me traitant de fou et me disant que c'est dans un asile que je devrai finir. Ils ont réussi à me faire taire…oui je suis peut être fou…

Je m'en tape, mon père m'a toujours dit que j'étais idiot, débile, faible et fou …un moins que rien, une erreur de cette existence.

Ils ont eu de la chance ces flics, tout compte fait, que je ne me sois pas lâché comme le fou que je suis, ils m'ont traité de bête de foire quand je me suis accroché à leurs barreaux mais ils ne savent pas que j'aurai pu les détruire tout d'un seul coup de poing et leur faire cracher leur arrogance par tous les trous de leur corps, leur faire bouffer même mais je n'ai fait que leur cracher dessus en me disant que oui je suis une bête de foire mais dort en moi un loup terrifiant qui pourrait faire un carnage dans ces lieux.

EN fait je me suis rendu compte que je n'ai rien fait de tel parce que mon grand frère a réussit à mettre quelques limites de bienveillance dans mon esprit et qu'il m'a laissé un trace d'humanité en réflexion. Il est fort le bougre …

Puis je me suis rassis voyant que plus personne ne participait au spectacle réjouissant que je donnais à l assemblée.

Seul un vieux clochard ramassé en même temps que moi dans ce coin de rue me regarde en rigolant ouvrant grand sa bouche édentée et en plus il pue ...je sens son odeur jusque là , et exacerbé du fait de ma nature vampirique …génial… Je ne peux pas dire qu'il me donne soif celui là et je rigole de moi-même.

Je m'amuse à bouger mes doigts de pieds , toujours assis nu sur ce banc froid derrière ma cage, et repense à Elijha. Il va arriver dans son costume parfait, donner des excuses dont il n'en pense pas le moindre mot, mentir à ces mecs en uniforme, leur filer un pot de vin, et ouvrir lui même la cellule. La redit de plusieurs jours …

J'ai des bleus partout sur le corps après la raclée qu'ils m ont mis, j'ai même quelques cicatrices qui ont du mal à cicatriser, cela est certainement dû au fait que je ne me suis pas encore réellement nourri depuis quelques jours. L'allure que j'offre va certainement réussir à atténuer la colère d'Elijha…Lijah mon frère…

Je dois avouer que je déteste voir mon frère en colère, il ne me fait pas peur non mais ...tout le monde est toujours en colère contre moi parce que soit je les dague soit je les humilie soit ...je fais le con avec eux ou c est vrai mais je n'y suis pour rien je ne sais pas me calmer et dire les choses simplement.

J'ai super mal à une de mes cotes, à ma hanche où ils m'ont mis de bons coups de pieds quand j'étais au sol, à mon visage en sang, ils se sont acharnés sur mon corps à coup de pied, coups de poings, je dois avoir quelques cotes de cassées.

D'ici une heure tout sera réparé mais en attendant j'ai un mal de chien et mon loup me le fait comprendre aussi en grognant.

Fais chier maintenant il fait froid je suis à poil, et je vais me ridiculiser devant mon grand frère.

J'écoute depuis quelques minutes tous les bruits environnants et à chaque coup de clés ou chaque porte qui s ouvre dans le commissariat, j espère au loin entendre la voix grave et légèrement accentué de mon grand frère. Il a gardé un petit fond d'accent européen après avoir passé des siècles en France et dans toute l'Europe . Ca le rend sexy auprès des femmes et moi j'adore quand mon frère est si beau. Je souris malgré moi en pensant à lui. J'adore Elijha, je le vénéré et cela depuis mon enfance. Je me demande parfois si une part de moi n'est pas secrètement amoureuse de lui. Je bouge mes mains devant moi pour effacer ses pensées et me met à rougir tout seul comme un débile profond.

Je souris de nouveau malgré moi j aime Elijha comme jamais je n'ai aimé personne dans toute ma longue existence c est un amour excessif et possessif. C'est aussi à cause de cela je pense que je ne le laisse pas vivre sa propre vie et que j'écrase tout ce qu'il pourrait aimer d'autres autour de moi pour le garder dans mon giron. C'est mon frère, il ne peut appartenir à personne d'autres.

Par mon comportement et mes débordements, de toute manière, je l'empêche bien souvent de mener à bien une belle histoire d amour car je lui vole ce précieux temps.

Je suis un voleur d'âme et un suceur de sang drainant peu à peu la vie de mon frère, la scellant à la mienne. Il porte des menottes en argent à cause de moi…Sans moi, dans son existence, il pourrait être heureux profiter pleinement de son éternité …

Mais S'il trouvait ce bonheur, que ferait-il de moi …j'ai peur, j ai tellement peur Qu il m abandonne Qu'il me laisse là seul dans une rue et qu'il referme sur lui son grand manteau noir et s'en aille ailleurs sans jamais plus se retourner.

J'ai un besoin continuel de son odeur, de sa chaleur, de plonger mon regard bleu dans ses yeux sombres si profonds et y voir cette étincelle d amour qu'il a pour moi. Car malgré tout ce que je peux penser et dire, je sais qu'Elijha m aime profondément.

Il s'occupe de moi comme le ferait une mère couvant ses petits, il me surveille même la nuit . Je le sens s'approcher de mon lit, remonter ma couette, vérifier mon oreiller et éteindre les lumières quand il pense que je dors profondément.

Je le vois parfois , au bout d' une rue quand j ai décidé d'aller promener loin de cette famille maudite, il se tient là bas un peu en retrait et me regard faire mon cinema dans la rue accostant les belles femmes, effrayant parfois quelques grand mères avec leur panier et surtout m'amusant à aller chercher querelles à des bandes de jeunes en proie de sensation forte.

Je sais qu'il veille et cela me donne des armes malheureusement pour être encore plus odieux, lui donner une image encore plus négative de ce petit frère qu'il adule.

Et pourtant s'il savait le nombre de fois où j ai voulu me retourner pour lui dire « je t ai vu » et lui prendre la main pour que nous allions tous deux nous promener au lac ou au parc ou et surtout dans les bois, laisse mon loup sortir et courir sous la surveillance et la bienveillance de ce grand frère parfois si silencieux.

Car Elijha ne parle pas beaucoup, son regarde suffit de toute manière à vous faire comprendre ce qu'il veut, ce qu'il ressent …C' en est presque effrayant parfois.

Je suis son inverse, j ai besoin de rire, de m'exposer, de parler sans arrêt pour sortir cette peur quotidienne qui me serre le cœur, besoin de m épancher ...Camille est parfois mon exutoire mais je préfère discuter avec Elijha.

J aime m'assoir en face d lui quand il est plongé dans sa lecture et je parle de tout et de rien, je vois son regard se fixer sur une ligne et je sais à partir de là, il m écoute, parfois il lève un œil étonné vers moi sur des paroles que je lui aurai dites et qui l', nterpellent parfois il répond à quelques petites questions pour relancer la conversation souvent d un seul sens car c est moi qui parle, qui me plaint, qui geint, qui critique, qui hurle ...je ne crois que jamais je n'ai demandé à Elijha s'il avait des choses à me dire des petites anecdotes à me raconter en fait j ai honte je crois que jamais je ne me suis intéressé à ce qu'il aime, je me rend compte que je ne sais rien de lui alors qu'il a l air de tout savoir de moi.

Je repose mon regard sur mes pieds. Désormais ils tapent le sol nerveusement et mon regard se porte sur les barreaux , déçu. J'ai l'impression que la demi heure es passé et Qu'Elijha n'est toujours pas là.

Je me lève affolé ...et cours vers la grille en m accrochant à celle ci et en appelant.

Un homme dans la cinquantaine entre un balai à la main une casquette sur la tête le parfait cliché du gardien d une école mais tant pis à défaut d un flic celui ci fera l affaire

- Mon frère ...est-il là ?

- Qui ?

L homme me dévisage , s'attardant un peu trop sur le bas de mon ventre et d'un coup je me sens gêné honteux, je sens que mon intimité est mis à mal et repart rapidement me blottir sur le lit de fortune les jambes serrés contre moi.

- Lijah, Qu est ce que tu fous bordel ?

Le gars continue comme si de rien n'était à balayer la pièce et s attarde sur le viel homme sans domicile fixe dans sa cellule.

- Et bien hernie tu es bien mieux là que dehors dans ce froid…

- M en parle pas camarade puis au moins ici, j'aurai une bonne soupe chaude

- J y veillerai, Hernie et j'en ferai amené une à ce gamin là…

- Oui il m'a l'air un peu paumé mais lui au moins ne semble pas avoir froid

- Oui comme tu dis Hernie…

Cette discussion est irréelle, le gars qui pue se réjouit d être enfermé dans ce trou à rat. Je l'observe discretement et me rend compte que ses chaussures sont craquées, que son manteau a le rembourrage qui sort par tous les trous, il est sale, il a les mains calleuses de celui dont le froid a du avoir raison de ses articulations.

Elijah me parle souvent de notre chance d avoir un toit, de quoi manger et se vêtir. Je me moque continuellement. De lui, Kol aussi, quand il essaye d'ouvrir nos esprits sur la condition inférieure de ces hommes et femmes de la rue.

Pour moi ils payent leurs péchés certainement mais alors…ne devrais je pas être à leur place à quémander la pitié et un peu de pain ...non parce que moi j ai Elijha et Qu il a veille à ce que jamais, jamais en 1000 ans nous ayons à souffrir de cela, la faim, le froid la peur , honte d être ...comme cet homme démuni et sans ...famille.

Il semble pourtant heureux, à sourire à ce bon vieux balayeur. Les deux hommes m'oublie et parle comme s'ils se connaissaient déjà depuis longtemps. Le gardien du zoo lui donne un sandwich et une bouteille de vin.

Merde …je me rend compte que moi aussi j'ai faim, je n'ai rien avalé depuis au moins une nuit complète...je regarde ces deux hommes et une soif de sang incontrôlable me prend, mon ventre me tiraille, mes crocs sortent un peu malgré moi mais cette odeur heureusement que porte la chair de cet homme me rebute suffisamment pour que je n' arrache pas les barreaux et que je ne lui enfonce pas mes crocs dans les veines.

Je soupire ...j ai froid et là pour la première fois j'aimerai bien récupérer mes habits, être assis devant un bon feu de cheminée et pourquoi pas… lire auprès de mon frère.

J'attend encore … mais que fait il ? Il a peut être et certainement et avec raison décider de faire demi tour et de me laisser la cogiter sur ce que j ai déclenché de nouveau, m'abandonner là tout seul dans cette prison anonyme, loin des miens, loin de lui …

Quel salaud il se dit le super grand frère et il me lâche à la première petite contrariété je lui en veux à mort de me faire subir cela ce n est pas un frère c est un parjure, un traître un ...

- Niklaus... ?

Cette voix cet accent ..je lève mon regard vers les grilles et aperçoit ce costume si parfait ce manteau noir et long Qu il porte souvent. Il me fixe du regard sans animosité, je m'attendais à un dédain total mais non il est là sans expression et attend que cette grille soit ouverte.

Son indifférence est la pire chose qui soit pour moi et là il me regarde comme si tout de nouveau lui glissait dessus. Je l'ai déçu je le sais, je le ressens.

J'ai alors juste envie de pleurer …j' attendais sa colère, ses mots acerbes ou des insultes, histoire de me raccrocher à quelque chose pour paraître fort, mais là rien il me regarde comme si même la nudité de mon corps ne l'étonnait pas, ni les bleus ni le sang qui colle encore à mon ventre, mes bras, mes jambes ils n ont pas lésiné sur les coups, mes genoux ont été égratignés au sol quand ils m ont traîne et les coups de matraque ont tout de même fait des dégâts sur moi il ne regarde même pas ...

Un des flics ouvrent la porte et m'interpelle méchamment.

- Ton frère est là dégage de ma prison !

- Non pas possible je ne l'avais pas vu…

J avance toujours aussi insolent et me poste juste devant Elijha. Le gars ne m'a pas ramené mes habits, je me sens d un coup très con…il n'y a pas d autres mots

- Je peux peut être récupèrer mes fringues

- Tu traverseras le corridor elles sont à l accueil

Je sens une sourde colère monter en moi …ce mec se fout de ma gueule hors de question que je le trimballe à poil devant tout le monde la bas !

Je regarde Elijha qui n'a toujours pas prononcé d autres mots que ce fameux Niklaus puis me pince les lèvres.

Il soupire, je sens qu'il cède et je le vois avec contentement retirer son manteau et m enrouler avec. Ses doigts glissent alors délicatement sur les bleus de mon corps et sur les coups qui apparaissent encore.

- Qui ?

- Eux...

Il me pousse dans le dos pour me faire avancer mais je sais que Elijah ne laissera pas sans punition les coups qui m'ont été porté.

Le viel homme me fait un petit signe et sourit

- T es son giton?

Je vois Elijha se tendre et j explose de rire chose que je n'aurai peut être pas du faire. Je regarde mon frère et le défie du regard

- Alors je suis ton giron ?

Et là je reçois une calque magistrale qui résonne sur ma joue, je porte ma main sur elle et regarde mon frère étonné et abasourdi.

- Mais ...

- I absolument rien de marrant dans toute cette situation

Je n ai jamais ressenti une douleur aussi intense, pas à cause de cette baffe qui en réalité ne m'a pas fait si mal que cela mais de l humiliation que j'en ai ressentit.

Elijah m'a giflé comme le ferait un père ou une mère à son gamin quand il dépasse les bornes et pourtant, nous nous battons nous nous cognons dessus mais je reste totalement pétrifié par cette baffe.

Je sens les larmes monter à mes yeux, je sais que je l'ai mérite et que je la mérite depuis bien longtemps mais jamais je n'aurai pensé qu'Elijah mettrait en œuvre ce qu'il m avait promis.

Je le suis sans un mot , le voit attraper le baluchon où ils ont remis mes vêtements et mes chaussures et sans pour autant me les rendre me fait signe de le suivre.

Je suis pied nu dans la rue, un manteau sur mon corps nu, mes bleus bien visibles.

Il m'ouvre la portière passager où je grimpe sans oser le défier de nouveau puis il fait le tour et s assoit tout en démarrant la voiture, toujours sans un mot, sans poser de questions.

Je sens dans sa conduite son énervement puis alors que j'essaye de protester, mes larmes se mettent à couler.

Elijah me jette un coup d'œil discret et je sens sa main se glisser dans la mienne doucement et me caresser la peau de son pouce, tout en y faisant des petits cercles rassurants. Alors sans penser à ce que va impliquer ce geste, je pose mon tête contre son épaule et regarde la route face à moi, bercé par les frissons de sécurité que me procurent son contact. Un sourire se colle à mon visage et je vois qu'Elijha a tourné son visage vers le mien et me sourit en retour.

...