Résumé : Il à toujours été le centre de son univers... Ces quelques pages, instant précieux posé sur le papier, nous le confirme.

Disclamer :Rien ne m'appartiens, car si c'était le cas sa fait longtemps que notre "haricot" aurait roulé la pelle du siècle a notre "éclair", tout est à Monsieur Hiro Mashima

Couples : Toujours les même bien sur, on ne change pas une équipe qui gagne ^^

Note de l'auteur : Nayoko'sai'ry de m'avoir rappelé qu'il fallait que je post FUFUFUFU je t'aime, même si j'ai une tête de linotte. A Bettyann Akashi d'être toujours fidèle au poste, merci Rivaille d'amour, même si je préfère ERWIIIIIIIIIIIIN...

Sur ce bonne lecture

Acte II

L'incident

Je me souviens du jour où tu m'as offert ce journal, c'était quelques semaines après l'incident. On dit souvent de toi que tu es un homme sans cœur mais moi je sais voir au-delà de ta coquille, j'ai toujours vu ton vrai toi. Celui que tu ne montres qu'à des privilégiés. J'étais enfermé dans ma chambre, les rideaux étaient tirés et aucune lumière n'était allumée. Tu t'es approché de mon lit où je faisais semblant de dormir. Tu n'as rien dit, tu as juste posé le cahier et tu as fait demi-tour. C'est en franchissant la porte que tu as enfin parlé.

- Écris-le, cela te fera peut-être du bien.

A la fin de ta phrase tu as fermé délicatement la porte et tu t'es éloigné. Moi je n'ai pas attendu plus longtemps pour allumer ma lampe de chevet et voir ce que tu m'as apporté. Sur mon meuble reposait un petit cahier noir avec un éclair jaune dessiné dessus. C'était plus un graffiti qu'une esquisse mais l'intention me fit sourire. Je te voyais la langue coincer entre les lèvres, concentré sur ton dessin. J'ouvris délicatement la première page et sans que je ne puisse rien faire, les larmes coulèrent le long de mes joues. Ces cinq mots couchés sur une feuille blanche me firent pleurer comme je pensais ne plus pouvoir le faire.

« Je t'aime ne l'oublie pas ».

Bien sûr que je ne l'oubliais pas, mais comment, comment pourrais-je te regarder de nouveau dans les yeux sans y voir l'image de cet homme qui est à l'origine de ma déchéance ? Lui qui portait le même nom que toi, lui qui provoquait une peur sans nom au plus profond de moi à chaque fois que je prononçais ton nom de famille. À chaque fois que je fermerai les yeux je voyais leurs mains sur moi, leurs langues et leurs sexes en moi. Ils m'avaient sali, et rien que d'y penser me créait des frissons de peur. J'avais envie de vomir, je commençai à paniquer, de nouveau. J'entourais mes jambes de mes bras et je commençais à me balancer d'avant en arrière.

- Que les images disparaissent, pitié, que cela s'arrête.

Mais cela ne suffisait pas, l'angoisse était toujours là, au plus profond de moi. Sans m'en rendre compte j'avais commencé à hurler. Hurler m'aidait généralement à dissiper l'obscurité qui menaçait d'avaler mon âme. Mais ce jour-là rien ne semblait pouvoir m'aider, personne sauf toi. Perdu dans mon monde où la peur régnait, je ne t'ai pas entendu entrer. Tes bras autour de mon corps m'ont d'abord alarmé, puis j'ai reconnu ton odeur si différente de la sienne. Les sanglots qui ont déchiré ma voix se sont peu à peu tus, mais je n'ai pu arrêter mes balancements. Tu n'as rien dit, tu as juste suivi mes mouvements.

- Promis, je l'écrirais… je ne peux encore rien faire… mais je l'écrirais pour chasser ce que j'ai dans la tête.

La voix brisée par mes cris, je t'ai remercié pour le cadeau. C'était le premier pas vers ma guérison. Je savais que j'en étais encore loin, mais grâce à toi, je pourrais un jour me libérer de tout ce que représentait Iwan Dreyar. Il me faudrait du temps mais un jour, ce simple cahier pourrait me soulager de tous mes démons, en y couchant simplement sur le papier, comme pour compléter cet acte, je finirais par aller mieux.

TBC...