Bonjour (ou bonsoir) à toi !
Et voilà la suite !
NB : Il peut y avoir des scènes de sexe explicites au cours des chapitres.
Bonne lecture !
Phyllida Crane
LA TRAHISON DU SERPENT
19 Décembre 1943
Les jours passaient et Héléna se cachait de moins en moins face à Tom. Elle le regardait étudier à la bibliothèque, discutait de plus en plus avec lui, de ses cours et des professeurs. Elle aimait réellement sa compagnie, il lui donnait l'impression d'être … vivante.
L'approche des vacances de Noël ne la rendait pas plus maussade, car elle savait très bien que pendant cette période, Tom restait à Poudlard tous les ans, à croire qu'il n'avait pas de famille en dehors de celle qu'il s'était constitué à l'école.
Alors que la plupart des élèves partaient en direction du Poudlard Express pour rejoindre leurs familles, Héléna trouva Tom, assis sur un banc, dans le cloître où la neige tombait sans cesse en formant une épaisse couverture au sol. Emmitouflé dans son écharpe vert et argent, il était plongé dans la lecture d'un livre sur les créatures de l'Europe de l'est.
Flottant sans bruit derrière lui, Héléna n'osa le déranger. Elle remarqua que sa peau semblait beaucoup plus pâle avec la neige et sa chevelure brune ressortait d'autant plus. Elle continua à l'admirer encore un instant avec qu'il ne rompe le silence.
- Bonjour, chère amie.
Il ferma son livre, la regarda et lui adressa son plus beau sourire. Héléna s'approcha et s'assit à côté de lui.
- Bonjour Tom, répondit-elle timidement.
Son regard se plongea de nouveau dans le sien mais elle détourna ses yeux, gênée. Il la perturbait toujours autant lorsqu'ils étaient seuls, même lorsqu'elle le regardait étudier et qu'il levait la tête juste un instant vers elle.
Elle chercha un sujet de conversation afin qu'il ne voit pas sa gêne.
- Peu d'élèves passent Noël ici cette année. J'espère que certains de vos amis ont pu rester pour vous tenir compagnie.
- Tant que vous êtes là je serais toujours en excellente compagnie, miss. Discuter avec vous ne m'a jamais déranger et votre présence est toujours très agréable.
Il lui sourit de nouveau et Héléna lui sourit en retour. Ce compliment sincère lui alla droit au cœur.
- Vous ne m'avez pas beaucoup parlé de vous. Comment une aussi belle jeune femme a bien pu se retrouver enfermée dans ce sombre château ?
- Je n'ai pas toujours habité ici, ne vous inquiétez pas, dit-elle, amusée. Un jour j'ai voulu voir le monde et je suis partie. Je n'ai quitté l'Ecosse qu'une seule fois et j'y suis retournée sous mon état actuel.
- Que vous est-il arrivé ?
- Et bien… Je n'ai pas l'habitude d'en parler…
- Veuillez m'excuser, je n'aurais pas du vous mettre mal à l'aise en vous posant cette question.
- Non, ce n'est rien. Je m'étais enfuie du château à cause de… J'avais volé le diadème de ma mère et…
Héléna voulut continuer mais elle fut interrompue.
Elle regarda dans la même direction que Tom et vit un jeune homme très grand pour son âge marchant dans le cloître en direction des jardins du château. Sa longue tignasse brune était emmêlée et camouflait une partie de son visage. Son long manteau de peaux ne ressemblait en rien à un uniforme d'élève.
Il lança un coup d'œil en direction d'Héléna et de Tom et s'arrêta brusquement. Héléna ressentit comme un malaise lorsque les deux jeunes hommes croisèrent leurs regards et l'autre s'en alla en pressant le pas. Tom ne le quitta pas des yeux tant qu'il n'eut pas quitté son champ de vision. Il avait les traits durs et avait perdu toute chaleur.
- Quelque chose ne va pas ?, osa Héléna.
- Non, rien. Je suis juste scandaliser par ce qu'a fait Dumbledore l'année passée. Une fille est morte et ce balourd de Hagrid est toujours à l'école, au chaud dans sa cabane.
- C'est donc lui…
Tom se leva brusquement.
- Je vous prie de m'excuser, miss, mais je dois aller rendre ce livre à la bibliothèque. Il n'est pas assez intéressant à mon goût.
- Faites donc. Au revoir.
Il lui lança un dernier sourire et s'en alla vers le château. Héléna se leva pour le saluer et le regarda s'éloigner dans les couloirs sombres. Elle resta longtemps assise sur son banc, à regarder les traces de pas du jeune homme s'effacer peu à peu sous ses yeux. Elle ne comprenait pas pourquoi lui seul lui faisait cet effet là.
- C'est rare de vous apercevoir dans un endroit aussi lumineux, chère Héléna. A quoi songez-vous ?
Le professeur Dumbledore vint s'assoir à côté d'elle et croisa ses mains sur ses genoux.
- Ce Noël promet d'être l'un des plus ravissants qu'on a connu à Poudlard, qu'en dites-vous ?
- Sans aucun doute, monsieur, répondit Héléna, rêveuse.
- Je vous trouve plus sereine depuis peu, ma chère. Cela me réjouit. J'espère vous comptez parmi nous au festin.
- Je compte bien m'y rendre, monsieur. Ce sera une très grande fête, je n'en doute pas.
Elle se leva en même temps que lui et attendit qu'il fasse quelques pas avant de disparaitre derrière un mur. Elle erra dans quelques couloirs, croisant quelques uns de ses comparses mais aussi des élèves, perdus à cause des escaliers mouvant.
Alors qu'elle se dirigeait dans la tour de Serdaigle, un groupe de cinq élèves l'appela du haut des escaliers.
- Madame ! Attendez madame, on a quelque chose à vous demander.
Ne voulant pas paraître grossière envers eux, Héléna s'arrêta et se tourna vers eux.
- Que voulez-vous, jeunes gens ?, répondit-elle, nerveuse.
- On voudrait savoir ce que vous avez fait du diadème de votre mère, demanda vivement l'un d'eux.
- Perkins, pas si vite !, s'empressa de répondre l'une de ses amies. Souvient-toi de ce qu'à dit Sir Nicholas.
- Ah oui, pardon.
- Ce que voulait dire mon ami c'est qu'on sait que le diadème de votre mère a été perdu et que de nombreux sorciers ont tenté de le trouver, mais en vain. Vous pourriez nous donner un indice ?
Ce n'était pas les premiers à lui poser ce genre de question. Héléna avait vécu assez longtemps dans le château pour essuyer de nombreuses demandes sur l'emplacement de la cachette du diadème de Serdaigle sans jamais le dire à qui que ce soit.
- S'il vous plaît, madame, on fait parti de votre maison, s'empressa de répondre le jeune Perkins. Vous pourriez au moins nous donner un indice sur le pays ? Il se trouve ici en Ecosse ? Peut-être même dans le château ?
Les enfants se rapprochaient de plus en plus d'elle et elle se sentait oppressée par leur demande. Elle recula de plus en plus en bafouillant quelques mots d'excuse.
-S'il vous plaît, madame, supplia une autre jeune fille. Je suis de sang pur et toute ma famille est allée à Serdaigle.
Alors qu'elle voulut disparaitre par le plafond, une voix grave et sonore retentit du fond du couloir. Le baron sanglant fit son apparition.
- Que se passe-t-il ici ? Vous n'avez pas honte d'agresser un fantôme de la sorte ? rugit-il, furieux.
- Désolé, monsieur, on ne voulait pas… On souhaitait juste…
- Héléna Serdaigle vit ici depuis des siècles, de nombreuses personnes lui ont déjà fait cette demande. Et du haut de votre premier cycle vous pensez lui soutirer une quelconque information ?
- On s'excuse, répondit la fillette, toute tremblante. On ne pensait pas à mal.
- Réfléchissez avant d'agir, bande de morveux. Disparaissez, MAINTENANT !
Les élèves hésitèrent un instant, regardant tour à tour Héléna et le baron puis coururent dans l'escalier pour se réfugier dans leur salle commune. Bombant le torse, le baron s'avança vers Héléna qui avait regardé la scène sans réagir.
- Ne vous laissez pas importuner de la sorte, ma chère. Si vous ne réagissez pas face à eux ils reviendront et vous poseront toujours la même question chaque année.
Le baron tenta de prendre le bras d'Héléna mais elle le retira aussitôt.
- C'est ce que je comptais faire avant que vous n'interveniez, monsieur. Sachez que je maîtrisais la situation. Comme vous l'avez dit vous-même, ce ne sont pas les premiers à me le demander et ce ne seront pas les derniers. Veuillez-vous mêler de vos affaires, désormais, et laissez-moi régler les miennes en paix !
Héléna se tut, haletante, face au visage stupéfait du baron.
- Comme vous voudrez, miss.
Il s'abaissa élégamment pour la saluer et traversa un mur. Héléna ne revenait pas de ce qu'elle venait de faire. Le baron sanglant, l'homme qui la hantait jour et nuit, elle venait de le remettre à sa place, chose qu'elle rêvait de faire depuis des siècles mais qui lui était impossible à cause de sa timidité et de son renfermement.
Elle s'envola vers une alcôve inaccessible pour les vivants et se posa là, songeuse. Elle observa la forêt interdite recouverte d'un manteau blanc, qui la fit basculer dans ses souvenirs.
Elle se souvient d'avoir courut pour fuir cet homme qui la poursuivait entre les grands arbres qui assombrissaient les chemins sur lesquels elle était essoufflée et à bout de force. Elle entendait encore ses cris qui la pourchassaient dans le noir.
- Héléna ! Héléna, revenez !
Mais elle continuait sa course effrénée, déchirant sa robe et s'accrochant dans les arbustes qui lui barraient le passage. Elle avait perdu ses chaussures depuis longtemps et ses pieds la torturaient à chaque fois qu'une pierre se mettait sur son chemin.
- Héléna, revenez, par pitié. Votre mère… votre mère vous demande à son chevet.
La voix et les pas du baron semblaient se rapprocher à chaque seconde qui s'écoulait mais Héléna ne ralentissait pas. Elle cherchait au fond d'elle toutes les ressources dont elle disposait pour fuir cet homme.
- Héléna !
Elle savait qu'il n'y avait plus d'espoir, qu'il la rattraperait à un moment donné. Elle poussa une branche qui lui barrait le passage et arriva dans une clairière sombre.
Elle scruta tout autour d'elle un endroit où cacher le diadème de sa mère et aperçut enfin une vieille souche d'arbre recouverte de mousse qui trônait dans un coin.
Héléna courut dans sa direction, y cacha soigneusement le diadème sous un coin de mousse et sursauta en voyant le baron qui se tenait juste à côté d'elle. Il l'empoigna par les épaules et lui fit face.
- Héléna, je vous en conjure, votre mère m'a envoyé pour…
- Je ne crois pas un mot qui sorte de votre bouche, baron. Laissez-moi tranquille !
Elle se débattait mais l'emprise du baron se faisait de plus en plus insistante.
- Mais vous ne comprenez donc pas ? Votre mère est sur le point de mourir, elle vous veut à ses côtés.
- Alors je rentrerais seule. Je n'ai pas besoin de vous pour retrouver mon chemin.
- Rowena m'a demandé de vous raccompagner.
- JE ME FICHE DE CE QUE VEUT MA MERE ! Jamais je ne vous suivrais.
- Héléna…
- Jamais je ne vous aimerais, vous entendez ? JAMAIS !
Des larmes de colères coulaient à présent sur les joues de la jeune femme. Elle tentait n'importe quoi pour se défaire de l'emprise de cet homme mais en vain.
- Héléna je vous aime…
Il tenta de l'embrasser mais elle réussit à se libérer et courut dans une direction opposée. L'obscurité ne l'empêchait toujours pas de progresser. Ses cheveux se prirent dans des branches qu'elle cassa, des ronces griffèrent la peau blême de ses jambes mais elle ne cessait de fuir.
Lorsqu'elle se retourna pour voir si le baron la suivait, elle entendit comme le bruit d'un éclair et s'arrêta net, le souffle coupé. Le baron venait de transplaner devant elle, les yeux remplis de rancœur, un poignard entre ses mains planté dans la poitrine de la jeune femme. Héléna regarda tour à tour l'arme et l'homme.
- Si vous ne voulez pas être mienne, dit-il amèrement, alors vous ne serez à personne.
Héléna sentait une vague de froid l'envahir, ses jambes ne pouvaient la soutenir plus longtemps. Le baron la tenait dans ses bras et s'agenouilla, les yeux remplis de larmes. Sur son ventre elle sentait son sang chaud se répandre sur sa robe. Il lui caressa doucement le visage tandis qu'elle essayait vainement de respirer.
- Héléna, qu'ai… qu'ai-je fait ?
La vision de la jeune femme se troublait. Elle tentait de rester éveillée, elle s'accrochait à cet espoir de vivre mais son cœur ralentissait de plus en plus et elle se sentait vide, froide, inerte.
- Qu'ai-je fait, par Merlin, MAIS QU'AI-JE FAIT ?
La dernière vision qu'elle avait de son vivant était le visage du baron déformé par la tristesse.
A son réveil, Héléna se retrouva face aux deux cadavres éclairés par un rayon de lune qui traversait la cime des arbres.
Elle s'était approchée de son corps pour pouvoir le toucher mais à sa grande surprise elle le traversa de part en part. La chaleur humaine l'avait quitté, et elle sentait comme des larmes lui monter aux yeux. Héléna aperçut le poignard qui l'avait tuée enfoncé dans la poitrine du baron.
- Mère, murmura-t-elle à elle-même.
Elle avait alors prit son envol et s'en était retourné à Poudlard où sa mère était décédée quelques jours plus tôt.
- Miss Héléna, quel curieux hasard de vous croiser ici. Avez-vous passé une bonne journée ?
Héléna sortit de ses songes et aperçut Sir Nicholas à côté d'elle. La nuit recouvrait déjà les tours du château et les lanternes étaient allumées dans la cour et dans les couloirs.
- Bonsoir Sir Nicholas. Je suis désolée d'avoir manqué le dîner, je n'ai pas vu le temps passer.
- Il m'arrive aussi de me plonger dans certains souvenirs de ma vie antérieure. La dernière fois je crois avoir loupé trois dîners d'affilés ! Bonne nuit à vous, très chère.
- Bonne nuit à vous aussi.
Elle le salua d'un signe de tête et se remémora son souvenir. Le diadème… Peut-être était-il toujours là-bas ? Depuis le temps, il devait déjà être en possession de quelqu'un d'autre… Et si quelqu'un le trouvait pour elle et le ramenait à l'école ? Il serait de nouveau en sécurité et elle se sentirait en partie pardonnée pour sa jalousie.
Elle eut soudain une illumination. Tom. Lui seul pouvait l'aider. L'année prochaine il ne serait plus à Poudlard et pourrait ainsi aller le chercher à sa place. Elle ne connaissait plus le monde extérieur et il avait tellement changé en plusieurs siècles !
Héléna s'envola et parcourut le château à la recherche du jeune homme. Elle alla dans la grande salle, pris son courage à deux mains pour arpenter les couloirs des cachots proche de la salle commune des Serpentard et finit par le trouver dans la salle de bain des préfets.
Elle regarda par le trou de la serrure et le vit de dos, nu dans le bain. Héléna traversa doucement la porte pour aller le voir mais elle s'arrêta net lorsqu'elle vit une jeune fille nue aux longues boucles blondes se redresser devant lui. Héléna se cacha derrière une colonne et les observa en tendant l'oreille.
- Il n'y a que toi qui réussis à me donner autant de plaisir, Caitlynn, susurra Tom.
La jeune fille gloussa.
- J'espère quand même que tes conquêtes sont limitées, Tom. Je ne veux pas être une parmi tant d'autres.
Elle embrassa langoureusement le jeune homme et s'assit à califourchon sur lui. L'eau ruisselait sur ses seins fermes tandis qu'elle s'empalait sur Tom en se tenant à ses épaules.
Elle gémissait à chaque aller qu'elle faisait et soupirait à chaque retour. Tom lui caressait les seins et mordillait ses tétons. Plus les caresses du jeune homme s'intensifiaient et plus la jeune fille jouissait.
- Oh Tom, arrête s'il te plaît, on va nous entendre.
- Et alors, ça te gêne tant que ça de baiser avec moi ?
- Pas du tout, mais personne ne doit savoir.
- A toi de te taire.
- Oh non mais… Je ne pense pas pouvoir… me retenir…
Sans rien dire, la jeune fille se retira et sortit du bain. Héléna se cacha brusquement derrière sa colonne.
- Que fais-tu ? demanda Tom, abasourdi.
- Tu vois bien, je me rhabille. Si on me trouve dans les couloirs à cette heure je vais me faire punir par un professeur. Alors qu'elle prenait ses vêtements éparpillés par terre, Tom sortit du bain, la reteint fermement par le bras et la plaqua dos à la colonne derrière laquelle se cachait Héléna qui retenait son souffle.
- Alors comme ça tu veux me laisser seul ? Ce n'est pas très gentil dis-moi.
- Tom, laisse-moi, je n'ai pas envie d'être…
- Punie ? Et si je te la donnais moi-même, ta punition ?
- Tom s'il te pla… Oh ! OH !
Sans attendre sa réponse il avait soulevé la jeune fille de terre et la pénétrait sans retenue contre la pierre froide de la colonne. Les cris aigus de la jeune fille retentissaient dans toute la salle de bain et les râles rauques de Tom pénétrèrent au plus profond de l'âme d'Héléna.
Elle se laissa glisser sur le sol sans un bruit, releva ses jupons et fit semblant de se caresser au rythme saccadés des coups de reins du jeune homme. De cette façon elle avait l'impression de s'unir à lui, de se donner pleinement à lui. Elle sentait presque sa verge en elle.
Subitement, Tom relâcha son étreinte et fit basculer Caitlynn à quatre pattes par terre, dos à la colonne. Sans attendre que la jeune fille reprenne son souffle, il la pénétra brutalement et fit claquer ses fesses contre ses reins. Les caressent d'Héléna se firent de plus en plus intenses, les gémissements de Caitlynn se firent de plus en plus forts, et Tom jouit en elle dans un râle rauque et puissant.
Héléna tourna la tête, les yeux mi-clos et s'aperçut que son aimé, transpirant de sueur, la regardait par-dessus son épaule en lui souriant. Surprise et honteuse, elle disparut en traversant le sol.
Fin du chapitre...
Je sais, la fin est un peu osée... Mais j'adooore !
Si ce chapitre t'a plu, n'hésite pas à me le dire dans une review ;)
Phyllida Crane
