Bonjour,

Voici la suite de cette petite fic. J'ai eut moins de retour sur le chapitre 1 que sur l'OS alors je me demandais si sa vous plaisait vraiment. J'espère que ma suite vous déçoit pas? Si? Non?

Je devais poster la suite de mon autre fic mais comme je ne suis pas encore au top, j'envoie celui là.

Merci encore a Collistontheweb qui a corrigé et qui m'aide vraiment, avec de bons conseils. Merci tout plein à elle.

Bonne lecture.

Chapitre 2: Action?

Tony avait soigneusement évité leur célèbre capitaine depuis deux jours. À vrai dire, il avait évité tout le monde depuis l'incident de la caméra. Il s'était enfermé à double tour dans son atelier, refusant que quiconque y entre, même Bruce. Il avait dormi quelques heures sur le canapé défoncé placé dans un coin, avait travaillé sur des projets délaissés depuis trop longtemps. Et il avait ordonné à Jarvis de suivre le capitaine et de mettre la vidéo sur son pad.

Il travaillait parfois des heures sans le regarder, se forçant à détourner les yeux quand il allait sous la douche ou se déshabillait cette fois. Mais il passait des heures à le regarder s'entraîner, écouter de la musique, dessiner ou même lire. Il imaginait parfois la tête de Steve posée sur ses cuisses, le capitaine lisant pendant qu'il lui caresserait les cheveux, tout en travaillant sur son pad, se détendant grâce à sa chaleur. Il passait ensuite des heures à s'énerver, vociférant comme un dément, jetant ses outils partout, se trouvant tout ce qu'il y a de plus stupide. Il ne comprenait pas son comportement. Et ne voulait pas le comprendre. Non, tout ce qu'il voulait, c'était Steve. Pour une raison inconnue et étrange. Un besoin anormal et viscéral.

Mais il savait que ce n'était pas le bon moment. Il tentait de donner de l'espace à Steve, puisque cela semblait être ce qu'il voulait. Il n'était pas venu le voir une seule fois depuis le combat. C'était donc ce qu'il en avait déduit. Et il ne voulait pas répéter les mêmes erreurs. Du moins, essayait-il de s'en convaincre. Il ne savait même plus lui-même. Il bataillait sur un circuit imprimé, tout en regardant le capitaine qui s'acharnait depuis presque deux heures sur un sac de frappe renforcé. Lorsqu'il rata quatre fois d'affilée sa soudure, il abandonna purement et simplement son fer à souder et se leva. Il passa une main agacée dans ses cheveux, grognant en se rendant compte qu'ils étaient sales, avant de frotter son tee-shirt Black Sabbath, pour le nettoyer avant de soupirer, se trouvant encore plus stupide. Ni une, ni deux, il fonça aussitôt dans le gymnase, pestant toujours contre ce foutu ascenseur trop lent, et il pensa une seconde à installer une rampe de pompier pour descendre plus rapidement. Il ricana un instant, avant que les portes ne s'ouvrent enfin sur le grand complexe sportif. Il contourna le ring, entendant déjà les coups et s'approcha encore, toujours dans le dos du soldat. Il s'adossa contre un pilier, croisant les bras.

D'ici, il avait un point de vue parfait pour admirer Steve sans que ce dernier ne le voie. Il le contempla des pieds à la tête, admirant la courbure des muscles, le corps tressautant sous le choc des coups des poings. La sueur recouvrant sa peau lui donnait presque un halo lumineux. Oui, Steve était une créature magnifique. Parfaite même.

« J'espère que ce n'est pas moi que tu imagines à la place de ce pauvre sac », déclara-t-il soudainement.

Le soldat s'arrêta aussitôt, prenant un instant le sac entre ses mains, s'y appuyant plusieurs secondes pour reprendre sa respiration avant de se redresser et de commencer à enlever les bandes qui entouraient ses doigts sans se retourner.

« Toujours vivant ? », demanda-t-il d'un ton indifférent.

« Je ne savais pas que tu t'inquiétais pour moi. »

Steve se retourna vers lui, les sourcils froncés, alors que Tony s'approchait enfin, les mains dans les poches.

« Je suis sûr que tu n'as même pas mangé », le réprimanda Steve en l'observant rapidement pour s'assurer qu'il était en bonne santé.

« Fais-moi manger et je mangerai », souffla naturellement Tony avec un sourire.

« Tony… »

Le sourire s'agrandit, alors que l'ingénieur s'avançait encore d'un pas, pour finalement poser sa main sur le haut de son ventre, ne le lâchant pas du regard. Oui, il avait besoin de le toucher. De s'assurer qu'il était bien là, et plus derrière un écran. Mais sa main n'alla pas plus loin, se contentant de suivre le rythme de chaque respiration.

« À quoi joues-tu encore ? », soupira le soldat sans bouger non plus.

« Je te l'ai dit, je ne joue pas », susurra-t-il en se rapprochant encore.

Ils étaient maintenant presque collés l'un à l'autre, sans réellement se toucher pour autant. Tony laissa une nouvelle fois son regard couler sur le corps en face de lui, avec un sourire.

« Et puisqu'il faut visiblement que je me répète, ma proposition tient toujours, tu sais. »

Steve voulut aussitôt reculer d'un pas, mais Tony, ayant anticipé le geste, agrippa fermement le vêtement sous ses doigts.

« Ne fuis pas, Steve. »

« Je ne fuis pas », grogna celui-ci avec une grimace. « Je ne sais juste pas comment réagir face à toi. »

« Quel délicieux aveu, soldat. Et il me semble bien que tu n'étais pas indifférent à nos petits moments passés ensemble, je me trompe ? »

Steve le contempla un long moment, cherchant quelque chose à dire, mais hocha simplement la tête.

« Et tu t'en es servi contre moi après », finit-il par lâcher.

« Je sens du reproche dans ta voix, Steve. Je n'ai pas fait grand-chose… je t'ai à peine effleuré, et à des endroits tout ce qu'il y a de plus innocents. Si après tu as fait d'autres rêves de nous, je ne peux rien y faire…»

Sa main jaillit tellement vite que Tony ne put se dérober, et sa nuque fut rapidement capturée par la grande main du capitaine, dont les lèvres pincées trahissaient l'agacement.

« Arrête de tout prendre avec désinvolture. C'est terriblement agaçant. »

« Pourquoi ? Tu préférais que je t'offre des chocolats et des fleurs ? », railla aussitôt l'ingénieur en essayant de se dégager.

« Arrête tes idioties. Je ne suis pas une femme. »

Tony ne put s'empêcher d'éclater de rire, laissant soudainement sa main s'égarer sur les pectoraux.

« Vraiment, je n'avais pas encore remarqué », se moqua-t-il ouvertement, sentant la prise sur sa nuque se raffermir.

« Je sais ce que tu essaies de faire Tony… »

Oui, Tony essayait de le provoquer, de le pousser dans ses retranchements pour qu'il craque de nouveau. Pour qu'il accepte un contact plus prolongé. Pour que Tony puisse enfin avoir ce qu'il voulait. Il tremblait déjà d'excitation à être si près du Capitaine. Imaginant déjà la suite, il avait du mal à se retenir de ne pas lui sauter dessus. Mais il voulait que ce soit Steve qui initie le contact, pour qu'il ne puisse pas se rétracter ensuite. Il fallait que Steve le veuille lui aussi.

« Et je suis sûr que cela marche. »

À peine Tony avait-il fini sa phrase qu'il était brusquement capturé dans une puissance étreinte et qu'une bouche s'écrasait contre la sienne. L'ingénieur, n'hésitant pas une seconde, se serra contre lui de toutes ses forces, grognant en sentant la chaleur se répandre jusque dans son réacteur ark. Il prit un malin plaisir à ravager la bouche de Steve qui le lui rendit au centuple. C'était comme s'ils respiraient pour la première fois en deux jours. Le baiser aux allures de bataille finit par s'apaiser, et Steve se recula pour poser son front contre le sien, fermant les yeux, le souffle coupé.

« Je suppose que c'était pour sceller notre accord », susurra Tony en se frottant contre lui sans équivoque. « Tu es à moi Steve… »

« Je ne suis pas un objet », grogna le soldat sans pour autant bouger. « Et encore moins un jouet. »

« Non, c'est vrai. Mais je vais te faire gémir comme jamais, cher Captain America. »

Il sentit Steve frissonner, les yeux toujours clos, presque abandonné contre Tony. L'ingénieur sourit, avant de passer une main dans ses cheveux. Il fut récompensé par un magnifique geignement, alors que Steve penchait la tête sur le côté, dévoilant son cou. Tony sauta presque dessus, le mordillant légèrement, avant de passer sa langue jusqu'à l'oreille, ou il s'arrêta une seconde.

« Juste une question d'ordre pratique. Le froid ralentit bien ta libido ? », murmura-t-il doucement.

Steve fronça aussitôt les sourcils, trouvant cette question déplacée et étrange.

« Oui, comment le sais-tu ? »

Parce que Tony l'avait constaté de ses yeux grâce aux caméras.

« C'est courant chez les humains. Viens, j'ai une idée », déclara-t-il rapidement en lui prenant la main, mais Steve ne bougea pas. « Steve, je ne vais pas te faire de mal. Je ne pourrais même pas si je le voulais. Comme tu le vois, je n'ai pas mon armure.»

Mais le froncement de sourcils de Steve inquiéta l'ingénieur.

« Pourquoi veux-tu faire ça Tony ? »

Ses yeux s'arrondirent d'incompréhension, et il faillit rire avant de réaliser que cela semblait réellement important pour son amant.

« Parce que j'en ai envie. »

« Et tu n'as pas peur de ce qui pourrait arriver ? »

« Bien sûr que non. Et tu sais que j'aime vivre dangereusement. »

Steve sembla hésiter un long moment encore sur quelque chose que Tony ne semblait pas savoir, avant de finalement se détendre et de se laisser faire. Mais Tony ne bougea pas avant de lui avoir donné un baiser réconfortant. Il l'entraîna ensuite une bonne fois pour toutes dans les vestiaires et plus précisément dans les douches. Il s'agissait de douches communes munies de cloisons de séparation pour accorder un minimum d'intimité. Tony attira Steve dans l'une d'elle, avant de le plaquer contre une des cloisons et de reprendre aussitôt sa bouche. Les mains du soldat se plaquèrent sur ses reins, se collant à lui avec un grognement sensuel, avant de relever son tee-shirt avec empressement.

« Je veux toucher ta peau », grogna-t-il.

Sa voix n'avait plus rien de celle du leader des Avengers. Non, elle était à la fois plus rauque, plus chaude, presque caressante. Tony en frissonna, laissant son tee-shirt aux bons soins du capitaine, avant de le repousser contre la cloison. Il dût utiliser tout sa force pour le faire, Steve ne voulant pas lâcher la peau maintenant découverte. Le soldat finit pourtant par le faire, basculant le bassin en avant pour ne pas laisser filer Tony et continua de caresser du bout des doigts la peau offerte.

« C'est moi qui mène, soldat. Tu dois obéir à mes ordres », souffla Tony en glissant ses mains sous le tee-shirt de Steve, cajolant son ventre un moment, savourant sa chaleur, avant de le lui retirer le vêtement.

Il glissa aussitôt son nez contre la clavicule dévoilée, inspirant la forte odeur de transpiration. Il aurait dû trouver ça dégoûtant, mais ce n'était que l'odeur de Steve, en plus intense. Une odeur franche, forte, mais qui lui semblait tellement rassurante. L'ingénieur sentit des mains le parcourir, le caresser comme on le ferait pour un petit animal et, étonnamment, sous les grandes mains, il se sentit étrangement petit. Presque fragile. Mais bien. Tellement bien. Il avait l'impression d'être dans un cocon moelleux. Oui, c'était agréable, mais ce n'était pas exactement ce qu'il voulait. Ou plutôt, il en voulait plus. Tellement plus.

Tony arracha pratiquement le nœud du jogging avant de glisser ses mains à l'intérieur et d'agripper ses fesses pour se serrer contre lui, les faisant profondément gémir tous les deux lorsque leurs bassins se rencontrèrent, compressant délicieusement leurs verges tendues. Ils durent lâcher un instant leur lèvres pour pouvoir respirer. Incapable de s'en détacher, Tony continua pourtant à suçoter les lèvres face à lui, tout en savourant ce qu'il avait dans chaque main.

« C'est pas humain », bafouilla-t-il en ondulant du bassin.

Steve sourit sous le baiser, amusé.

« Serais-tu un Chitauri camouflé alors ? », demanda-t-il en le contemplant avec un air faussement surpris.

Tony mordit presque sauvagement la lèvre du capitaine qui gémit de douleur.

« Je suis beau comme un dieu, je ne ressemble pas du tout à ces créatures hideuses », s'écria l'ingénieur en lui jetant un regard mauvais. « Ne me compare pas à ça ! »

Steve se lécha la lèvre pour évaluer les dégâts, le regard tout aussi noir que celui de Tony.

« Tu m'as fait mal », grommela-t-il. « Et ce n'était qu'une simple blague ! »

L'ingénieur le défia du regard pendant de longues secondes, vexé, avant de finalement craquer en voyant la langue passer devant lui comme si de rien n'était. Il prit délicatement la peau fine et blessée dans sa bouche, la suçant avec tendresse pour faire passer la douleur.

« Désolé, je ne pensais pas que tu avais de l'humour. Mais franchement, me comparer à ça. Moi, Anthony Stark. Qu'est-ce qui a bien pu te passer par la tête? »

Il abandonna enfin les fesses de Steve pour remonter vers ses reins, les griffant légèrement, pour le faire se cambrer davantage.

« Tu as beaucoup trop d'ego… »

Tony préféra répondre par un sourire coquin, avant de se reculer pour tirer sur le jogging, beaucoup trop gênant pour l'instant. Il découvrit le sexe gonflé du capitaine, palpitant. Incertain, il se lécha les lèvres, avant de se dire qu'il avait déjà fait bien pire, bien plus dangereux et que ce n'était pas un sexe qui allait lui faire peur. Merde, il connaissait ça depuis tellement longtemps.

La seconde suivante, ses genoux heurtèrent violemment le carrelage, il retint une grimace de douleur, avant de se lécher une nouvelle fois les lèvres.

« Tony, attends », commença Steve en posant une main sur son épaule pour l'arrêter, mais Tony ne le laissa même pas finir, prit la verge tendue dans sa main, et passa aussitôt la langue dessus.

Le goût n'était certes pas la meilleure des choses qu'il connaisse mais le gémissement presque bestial de Steve fut la plus belle récompense qui soit. Il passa une nouvelle fois sa langue, avant de jeter un œil vers Steve et de se retenir de gémir à son tour. Les joues rougies par le plaisir, le corps arqué à tel point que seules ses épaules touchaient le bois, sa tête était rejetée en arrière, sa lèvre maltraitée par ses dents, gonflée. Il transpirait la sensualité et le plaisir. Il n'avait plus rien du gentil Steve qui commandait une équipe entière de super héros. Non, adieu le capitaine America. L'homme bien et réservé. Bonjour Steve Rogers. L'homme qui s'abandonnait au plaisir de la chair et semblait adorer ça. Et Dieu que Tony aimait être le seul à profiter de cela. C'était époustouflant.

Alors Tony ouvrit plus grand la bouche, y accueillant complètement la verge de Steve, avant d'entamer quelques va-et-vient. Non, il n'était pas totalement à l'aise, c'était vraiment étrange de faire ça. Pourtant, il ne voulait pas arrêter. Il voulait le faire, réellement. Pour Steve. Pour voir ce que cela faisait. Alors il tenta de se rappeler ce qu'on lui avait fait des centaines de fois, pour essayer de le reproduire du mieux qu'il le pouvait. Au vu de la respiration chaotique du soldat et des sons clairement indécents qu'il émettait, il devait se débrouiller pas trop mal. Il fallait juste penser à ne pas crisper la mâchoire et à serrer les lèvres, enfin à peu près. La grande main de Steve était appuyée contre son épaule comme s'il allait tomber, et cela devait sûrement être le cas. Tony lui fut reconnaissant de ne pas le forcer à aller plus vite, mais pourtant la main commençait à lui faire mal. Steve serrait beaucoup trop fort, ayant sûrement oublié qu'il n'était qu'un simple humain, sans sérum et sans armure. Mais soudainement la main se glissa sous son aisselle, pour le repousser.

« Arrête, je ne vais plus tenir », murmura piteusement le soldat.

Tony se redressa avec un sourire taquin, mais vraiment heureux d'être arrêté. Cela aurait été trop pour lui d'un coup. Il n'était pas prêt psychologiquement pour ça. Non, par contre sa main remplaça sa bouche, et commença à le masturber rapidement.

« Vas-y alors, pour toi ce n'est pas un problème. Et cela te détendra pour la suite », susurra-t-il en venant cueillir les lèvres tentatrices, aspirant par ce geste le grognement d'extase que fit Steve en se libérant.

Tony posa une main sur le ventre qui se levait rapidement, pour l'obliger à s'appuyer un peu plus sur la cloison, alors qu'il continuait de butiner tranquillement ses lèvres, avalant le peu d'air que le capitaine arrivait à inspirer. L'ingénieur l'admira pendant de longues secondes, avant de lâcher son sexe. Il finit par revenir au sol, délaçant ses baskets pour les enlever et les jeter un peu plus loin, puis retira le jogging, s'essuyant la main dessus sans aucun remord. Le Capitaine se laissa étrangement faire, les yeux clos, la respiration normale, mais sans parvenir à revenir à la réalité. Tony sourit en le voyant plongé dans cette extase, avant d'embrasser le genou en face de lui, remontant doucement vers la cuisse, glissant un instant sa langue à l'intérieur.

« Tony », gronda sa victime dans un sursaut d'excitation.

L'ingénieur sourit, fier de son effet, remontant encore avec ses lèvres, frôlant l'entrejambe qui reprenait déjà des forces, avant de passer sur la hanche.

« Mon prénom semble être ton mot préféré en ce moment », ricana-t-il, déposant des baisers mouillés sur son bas ventre.

Un grondement lui répondit, ainsi qu'une main furieuse dans ses cheveux. Mais Steve ne fit que la passer sur sa tête, dans un geste appuyé, mais pas suffoquant pour autant. Tony se remit sur ses pieds pour continuer sa montée, faisant cascader sa langue sur les abdominaux avec délice. Captain America était bon. Dans tous les sens du terme. Et il en mangerait. Il mordilla d'ailleurs un téton durci, suscitant encore ce joli bruit, si doux à ses oreilles. Il termina sa remontée par le cou, puis arriva enfin aux lèvres qu'il embrassa avec la force du désespoir, laissant sa langue s'enrouler autour de l'autre, agrippant son visage à deux mains pour le tirer à lui. Putain oui, il était bon, délicieux. Avec un goût d'interdit. Et de dépravation aussi.

« Tu es beau », murmura-t-il en rouvrant alors les yeux.

Steve se recula, étonné, avant de froncer les sourcils.

« Mon corps a été créé en éprouvette, c'est toi-même qui l'a dit. »

Oui, il savait que ce physique que Tony semblait tellement apprécier n'était pas le sien. Non, lui était chétif, maigrichon, à peine la moitié de l'ingénieur en fait. Et c'était ce qui gênait le plus Steve. Tony ne semblait vouloir que son corps. Il pouvait comprendre que certaines personnes aient besoin de ça, surtout au vu de ce que le sérum déclenchait en lui. Mais comprendre et accepter était deux choses différentes. La dernière fois avait été une surprise, une folie. Mais remettre ça, ce serait sûrement pire. Et lui n'était pas comme Tony, prendre du plaisir pour le plaisir, ce n'était pas pour lui. Il avait besoin de ressentir un attachement pour la personne, d'éprouver quelque chose, qu'il y ait un échange, et pas juste une peau contre une peau. C'était ça qu'il craignait en cédant à Tony. Qu'ils n'attendent pas la même chose l'un de l'autre.

« Non, ton corps a été amélioré dans une éprouvette », s'amusa Tony en effleurant les pectoraux du bout des doigts. « Ma langue a peut-être fourché. J'ai tellement de choses à dire. »

« Tu adores surtout entendre le son de ta voix, il me semble. »

« Oh, mais je crois que je commence à préférer la tienne. Tellement plus rauque quand tu es perdu dans le plaisir, tellement plus chaude, plus sensuelle. Bordel Steve, tu ferais mouiller toutes les femmes de la terre, rien qu'avec cette voix. »

« Tu es toujours obligé de dire des choses gênantes ? », bafouilla Steve en détournant le regard, mais Tony lui agrippa le menton pour le tourner vers lui.

« Je ne dis que la vérité, Monsieur Pureté. »

Il reprit sa bouche avec douceur, avant de se reculer, passant un bras autour de la taille de Steve pour l'amener vers lui. Il jeta à l'aveuglette ses chaussures, puis son jean et son boxer, sans quitter sa bouche.

« Tu pues », finit-il par déclarer dans un éclat de rire.

« J'ai fait du sport. Et toi aussi, tu pues », sourit le soldat, pas vexé pour un sou.

« Hé ! »

« Je vais finir par croire que tu n'as aucune hygiène », continua Steve, avant de se prendre une tape sur les fesses avec une œillade moqueuse.

« Hé ! »

« Vengeance, tu n'as pas été gentil. Je devais sévir. Même si je ne suis pas Captain America. »

Steve éclata franchement de rire, faisant doucement tressaillir leur deux corps nus collés l'un à l'autre. Tony déposa un chaste baiser sur sa mâchoire, avant de se pencher derrière le capitaine, pour ouvrir le robinet à l'aveuglette. Et l'eau tomba sur eux, beaucoup trop chaude.

« Putain, c'est encore Clint ça ! », s'agaça Tony, alors que Steve se retournait rapidement pour régler la température sur quelque chose de plus humain. « Je vais le bouffer ! »

Le soldat allait ricaner lorsque Tony vint se nicher contre son dos, caressant ses bras avant d'arriver à ses mains. Il l'obligea à les poser sur le mur carrelé en face d'eux.

« Les mains contre le mur soldat, les jambes écartées et on ne bouge plus », ordonna l'ingénieur, dans un autre rire.

« Tony… »

« Non, non Cap', tu étais d'accord. »

Steve leva les yeux au ciel, mais posa une main à plat sur le carrelage et l'autre sur le tuyau d'arrivée d'eau, baissant presque la tête, en signe de soumission. Un bras s'enroula autour de sa taille, alors que Tony frottait son sexe contre les fesses fermes qui le faisaient tellement fantasmer. Steve grogna un peu plus, laissant l'eau couler sur sa nuque, avant de tendre rapidement la main pour faire encore baisser la température de l'eau vers quelque chose qui s'approchait du tiède. Mais Tony se recula aussitôt en poussant une exclamation. Il allait dire quelque chose, avant de se reprendre. Il avait emmené le capitaine dans les douches exprès pour ça. C'était plus facile de freiner ses ardeurs comme cela. Il leva pourtant le bras, et dût se mettre sur la pointe des pieds pour changer l'orientation de la pomme de douche afin que l'eau ne tombe que sur le soldat.

« Tu as peut-être était un glaçon, mais moi j'adore la chaleur », souffla Tony en attrapant un flacon de gel douche, toujours collé à son dos.

« Je déteste le froid », avoua-t-il dans un murmure. « Surtout depuis…Que je suis devenu un glaçon. »

« Oh. »

Tony s'arrêta un instant de frotter ses mains l'une contre l'autre pour faire mousser le gel douche à la lavande – Merci Bruce - et voulut se pencher pour augmenter la chaleur de l'eau, mais Steve l'arrêta au vol.

« Non, ça va. J'ai connu pire. »

La phrase laissa un goût amer dans la bouche de Tony. Évidement qu'il avait connu pire. Il avait été congelé pendant 70 ans. Mais le bassin de Steve vint se frotter contre son sexe dressé, et beaucoup trop sensible pour qu'il résiste.

« Tony, s'il te plaît. »

Le soldat n'en pouvait déjà plus. Il venait de se libérer mais cela semblait seulement avoir décuplé ses pulsions. Et il ne pouvait pas les assouvir pour l'instant. Il avait donné son accord à Tony, et il le devait à Tony. Il avait presque l'impression d'avoir forcé Tony la dernière fois, de s'être imposé à lui. Alors, il lui devait bien ça. Il devait essayer de réparer sa faute. Et il en avait envie aussi. Ce n'était pas un peu d'eau froide qui allait poser problème. Mais Tony devait faire quelque chose. Rester là, le sachant si près de lui, nu, était affreusement douloureux. Douloureux et frustrant.

Mais les mains calleuses de Tony se posèrent aussitôt sur ses épaules, commençant un doux massage, qui fit soupirer de bien-être le soldat. Tony s'appliqua ensuite à caresser chaque pore de sa peau, avec délicatesse, savonnant le corps athlétique et magnifique. Il analysa chaque détail, les quelques grains de beauté, les vagues cicatrices, la forme des muscles. Mais la respiration de Steve devenait de plus en plus laborieuse, secouant la tête de gauche à droite.

« Tony », finit-il par gronder, alors que Tony flattait l'arrière de ses cuisses.

« Quoi, mon adorable soldat ? », susurra Tony à son oreille, mordillant le lobe au passage.

Le capitaine se redressa légèrement, cherchant à tâtons derrière lui, pour attraper le poignet de Tony et venir le poser sur son entrejambe douloureux, avant de revenir dans sa position initiale. L'ingénieur comprit parfaitement le message, et commença aussitôt à le caresser. Tony ne se lassait pas de voir le corps puissant s'arquer sous les effleurements. C'était fascinant. Un véritable spectacle. Il ne fallut pas longtemps pour que Steve se libère encore une fois, sous le sourire satisfait de Tony, qui se cala contre son dos, regardant sa main pleine de fluide made in USA avec un sourire. Il attendit que Steve retrouve une respiration plus régulière, avant de la glisser entre ses fesses. Le soldat se contracta, fermant brusquement les yeux, mais ne fit pas mine de le repousser. Tony sourit, cajolant de son autre main sa hanche, avant de faire rentrer un doigt, aidé par le sperme de Steve. Le capitaine grogna aussitôt, mais Tony bougea doucement, avec une lenteur presque insupportable. Le soldat sembla s'y habituer plus vite que lui, détendu par ses deux orgasmes, alors un deuxième doigt suivit rapidement. Tony entendit quelque chose craquer mais, relevant la tête, il embrassa simplement l'épaule tendue.

« Tout va bien », susurra-t-il avec douceur pour l'apaiser.

Dès qu'il le put, il commença à bouger, cherchant la prostate qu'il trouva vite au vu du sursaut et de la respiration coupée du capitaine. Il sourit, satisfait d'avoir un tel pouvoir sur quelqu'un comme Captain America. Un seul mouvement et il pouvait en faire ce qu'il voulait. Il finit pourtant par froncer les sourcils, en le sentant sursauter beaucoup trop fortement, même de plaisir, même avec lui. Il remarqua enfin qu'il n'entendait plus ses geignements. C'était étrange. Bizarre même. Il ralentit les mouvements de ses doigts, se penchant au-dessus des larges épaules, pour regarder ses mains et se figea. La main sur le carrelage s'appuyait tellement qu'un carreau s'était fissuré. La main sur le tuyau serrait avec trop force, le tordant. Merde. Tony remarqua enfin que les bras tremblaient légèrement, ainsi que l'ensemble du corps appuyé contre le sien. Tremblait réellement. Mais ce qui le choqua le plus, ce fut le visage fermé de Steve, ses lèvres presque bleues. Putain.

Qu' avait-il fait ?

Tony retira aussitôt ses doigts, passant un bras fébrile autour de la taille, ressentant enfin l'eau glacée. Steve avait dû baisser encore la température pendant qu'il ne regardait pas. Sa main alla saisir celle autour du tuyau.

« Ça suffit Steve. Arrête », murmura-t-il piteusement.

Ce n'était pas ce qu'il avait voulu. Cela n'avait rien à voir. Steve devait aimer ça autant que lui. Il devait gémir de plaisir et non pas se forcer à rester impassible. Bordel, mais comment cela avait-il pu déraper comme ça ?

À peine la phrase prononcée que la main arracha le tuyau sans le vouloir, répandant de l'eau glacée partout sur eux, en grande quantité. Le soldat gémit pitoyablement, semblant vidé de ses forces, et tomba à genoux. Bordel, mais qu'est-ce que Tony avait fait ?

« Lâche », souffla-t-il en prenant le tuyau d'une main, essayant de retenir le soldat de l'autre pour ne pas qu'il s'effondre.

Une fois le fer tombé dans un bruit sourd, Tony se laissa aussi tomber dans l'eau au sol, serrant les dents à cause du froid, et attira Steve contre lui, le calant contre son torse chaud, frictionnant son dos.

« Jarvis, coupe l'eau », déclara-t-il calmement alors que l'eau commençait à monter dans la pièce.

« Tony », appela Steve en essayant faiblement de se redresser.

« Ta gueule, Steve. Ne m'oblige pas à dire tout haut à quel point j'ai merdé », coupa aussitôt Tony en serrant d'avantage le lourd corps contre le sien. « Ne m'oblige pas, s'il te plaît. On va rester là, jusqu'à ce que tu sois calmé et après on partira. »

Le soldat fronça les sourcils, étendu sur le carrelage gelé, la tête contre son ventre.

« Non, Tony. Tu vas attraper froid et… »

« La ferme », coupa Tony en passant aussitôt une main rageuse dans les cheveux blonds, le maintenant contre lui. « Je t'en prie. Ferme-là. »

Les derniers mots avaient été plus légers qu'un souffle, mais ressemblaient presque à un cri désespéré. Oui, Tony avait lui aussi besoin de rester là, couché sur ce sol gelé. Il avait merdé. Putain de bordel de merde, il avait merdé comme jamais. Il avait oublié un détail. C'était Steve Rogers, alias Capitaine America qu'il avait là. Pas une de ces vulgaire filles qui n'en avaient qu'après son cul ou son fric. Ou les deux. Ce n'était pas non plus quelqu'un d'expérimenté en matière de sexe. Il aurait dû anticipé le fait qu'il ne refuserait rien, qu'il ne dirait rien.

Putain, il avait merdé.

Il voulait juste passer un bon moment, retrouver la chaleur, la sécurité, le plaisir ravageur, l'intimité qu'ils avaient connus ensemble. Et au lieu de tout ça, il avait failli congeler Steve. Et une nouvelle fois, un étrange pincement le reprit au niveau du réacteur Ark où Steve était presque appuyé.

« S'il te plaît », ajouta enfin Tony, en continuant de caresser ses cheveux et Steve ne bougea plus, accueillant à bras ouverts la chaleur de Tony, alors que son bas ventre était toujours sur le carrelage froid, calmant ses ardeurs.

Oui, ils allaient rester là pour l'instant. Juste comme ça. Dans le froid.

Une envie de meurtre? Un petit mot pour me dire comment vous le vivez et si c'était une bonne idée que tout se passe pas aussi bien que la première fois? J'espère que vous avez aimé que même.

Bisounours :3