Chapitre 2:

Cain soupira et se dirigea vers sa maison. Il jeta un coup d'œil à Riff avant d'ouvrir la porte. L'homme aux cheveux blonds presque blancs ne devait pas avoir eu une soirée calme pour sembler aussi fatigué. Le comte, une foi à l'intérieure, se dirigea d'abord vers le salon d'où provenaient des sons faisant plus penser à un chat qu'on égorge qu'autre chose. Cain du crier par-dessus le vacarme pour se faire entendre et interrompre sa sœur.

«MARY!!!»

Celle-ci se stoppa net et, en le voyant, elle sauta en bas de son tabouret en criant comme il se doit aussi forte que lui.

«GRAND FRERE!!!»

«Tu peux m'expliquer à quoi tu joues?»

Mary fit la moue. Son frère savait déjà tout car Riff n'aurait certainement pas tardé à lui expliquer la situation. Mais quand il lui demandait de réexpliquer ça voulait dire qu'un reproche se cachait derrière tout ça.

«Mais c'est Oscar. C'est l'unique moyen pour qu'il me laisse un peu tranquille sinon il ne me lâche jamais.»

«Et les domestiques qu'es ce qu'ils t'on fait?»

Le visage de l'enfant se peignit un bref moment d'une expression hésitante puis, finalement, Mary se reprit et rétorqua avec aplomb.

«Si tut ne sortait pas en me laissant seule tous les soirs tu pourrais peut être empêché cet hurluberlus d'entrer sans y être inviter et de squatter sans arrêts!»

Et hop, un partout, la petite fille avait un sacré don pour clouer le bec à son coureur de jupon de frère. Ce fut à ce moment précis qu'Oscar se décida à débouler dans la pièce pour saluer (ce qui semble équivalent à sauter au cou dans sa tête) Cain. Le comte se rendit compte que Riff s'était éclipsé afin de ne pas se mêler de toute cette histoire et que du coup il allait falloir improviser pour se débarrasser de l'importun qui se trouvait maintenant pendu à lui comme une sangsue.

Deux semaines plus tard environ, le comte des poisons était en train de déjeuner en compagnie de Mary et de Riff qui se chargeait de les servir. Cain avait maintes fois insisté pour que le majordome mange avec eux mais le concernée avait à chaque foi refusé en disant que ce n'était pas sa place. Ce jour là, Riff tendit une lettre à son maître qui la prit en murmurant un vague remerciement signe qu'il n'était pas totalement réveillé (pourquoi tu t'es levé alors t'es riche profite de dormir XD).

«Qu'es ce que c'est grand frère?»

«Une invitation. Eridesma…Eridesma…c'est étrange ça ne me dit rien.»

«La famille Eridesma est une famille de marquis. La personne en charge du titre actuellement se nomme Alane. Il n'a encore que 20 ans mais a hérité du titre après la morte de ses parents dans un accident il y a deux mois de cela. Il n'est pas marié mais vit avec sa petite sœur Aïna qui a 16 ans.»

Cain regarda son valet d'un air totalement…ébaubit (si…si ça existe comme mot). Ce petit exposé avait de quoi surprendre depuis quand son serviteur savait-il des choses pareilles?

«Comment es-tu au courant de tout ça?»

Le ton additionne à l'expression ahurie de son maître arracha à Riff un sourire et ce fut en se retenant d'éclater de rire qu'il répondit.

«Vous aviez rencontré Miss Aïna à une soirée il y a peu et m'avez demandé si je trouvais quelques chose sur elle ou sa domestique dont le comportement vous avait surprit.»

Le visage du jeune garçon s'illumina. Il s'en souvenait maintenant. La petite rousse et sa domestique qui avait mit KO un noble.

«Ah oui la domestique boxeuse (XD)!!! Ca m'était sortit de la tête. Le plus grand souvenir de cette soirée que j'ai est celui des efforts fait pour chasser Oscar.»

Cain venait de finir ses toasts et son omelette (j'ai faiiiiiiiiiiim!) et buvait son thé affalé en arrière sur sa chaise autre signe de fatigue. Il regardait Riff qui commençait à débarrasser son assiette. Encore une fois, il se surprit à apprécier la présence de cet homme auprès de lui. Il lui suffisait qu'il ne soit pas loin pour se sentir bien. Depuis le temps que les deux hommes avaient passés ensembles, Cain s'était plus attaché à son valet qu'a personne d'autre. D'un coup, la voix de Mary interrompit ses pensées.

«Oh, ils nous invites dans leurs château pour quelques semaines. Ils disent que c'est pour te remercier.»

Le comte attrapa la lettre rapidement l'arrachant aux mains de sa sœur qui en avait prit discrètement possession pour la lire à son insu.

«Comment ça nous?»

«Bah c'est écrit, Riff et moi on est aussi invité.»

Elle avait raison. La feuille indiquait bien que sa sœur et son majordome étaient tout les deux invités. Pour Mary ce n'était pas si étonnant que ça mais que le nom complet de Rifflet soit cité était plus cocasse. D'ailleurs le serviteur qui était le seul à ne pas avoir lu la lettre prenait pour une blague les exclamations de la fillette.

«Allons Miss Mary, il n'y a pas de raison pour que…»

«Tu les connais Riff?»

Le jeune garçon dardait son regard de chat sur le valet. Ses yeux d'un vert émeraude ou brillaient des éclats dorés avaient une expression presque fâchée qui surprit Riff mais sans que celui-ci ne baisse le regard pour autant.

«Je ne les ai jamais rencontré my Lord.»

«Ah.»

Le comte reposa la lettre sur la table de manière à que Riff puisse la lire. Il se leva et sortit de la pièce en disant d'un ton plus sec qu'il ne l'aurait voulut.

«Et bien ils ont quand même l'air de te connaître eux.»

Cain remonta dans sa chambre et ferma soigneusement la porte avant d'enlever ses chaussures et de se glisser tout habillé dans les bras froissé de son lit qui n'avait pas encore été fait. Il se lova dans la chaleur des tissus et se recroquevilla comme quand il était enfant avant de mettre un pan de drap sur son visage et de s'endormir dans sa chambre baignée de lumière.

Le jeune garçon se réveilla d'un coup. Il n'avait pas bougé mais quelque chose l'avait tiré du sommeil. Ce fut quand il entendit un froissement de tissus qu'il comprit que c'était la présence d'une personne se glissant dans la pièce qui l'avait sortit de sommeil. Cain se raidit instinctivement jusqu'à ce que la voix douce et réconfortante de Riff résonne dans l'immense pièce (bah oui tout est gigantesque chez lui-même la salle de bain).

«Que vous arrive-t-il my Lord?»

Le jeune garçon sortit une tête ébouriffée de la couverture et cligna des yeux pour s'accoutumer à la lumière vive.

«Rien…j'ai juste l'impression que quelque chose ne colle pas.»

«Vous ne réagissez pas ainsi d'habitude.»

«D'habitude j'arrive à rester calme car ça ne concerne pas de manière directe Mary toi et moi mais cette fois. Je sens que ça nous concerne les trois de prêt et je n'aime pas ça du tout.»

Riff eu une sorte de sourire en coin et vint s'asseoir sur le bord du lit aux côté de son maître dont les yeux éclatants se détachaient sous ses longs cheveux noirs en bataille. Ses vêtements froissés lui donnait l'ait un peu perdu d'un gosse dépassé par les événements. Il prit la couverture et la tira exposant ainsi totalement son maître à la lumière du soleil.

«Avez-vous envisagé que cette jeune fille aurait pu simplement avoir un coup de foudre et nous, inviter miss Mary et moi pour vous être agréable?»

Cain eu une moue déçue. Il n'y croyait pas trop même si ça restait l'explication la plus plausible. Il avait au creux du cœur une sorte de sentiment désagréable qui le rendait nerveux.

«Oui c'est possible.»

Concéda le comte alors que son valet s'était penché vers lui et avait commencé à déboutonner sa chemise (oulala c'est chaud ça dit donc) remplie de plis afin de la changer (non maieuuuuuh, mon shiiiiiiip snif). Le comte se leva de son lit afin de facilité la tâche à son majordome.

«Vous irez my Lord?»

«On ne peut pas vraiment refuser l'invitation d'un marquis. Déjà que mon oncle trouve que j'ai mauvaise réputation.»

Le jeune garçon avait soupiré en donnant sa réponse. Riff ne pu s'empêcher de ressentir une pointe d'amusement. La mauvaise grâce de son maître lui donnait l'impression d'un gosse forcé d'aller à l'église.