A/N : Enfin, je poste ce deuxième chapitre ^^ Le 3 et le début du 4 sont déjà écris, donc vous aurez la suite très bientôt.

Le lendemain matin, Jessie se réveilla en sursaut. Quel horrible cauchemar, se dit-elle en se redressant sur sa couche. Elle bailla, se frotta les yeux et leva la tête vers le ciel azuré. Il devait être 7h00, à en juger par la position du soleil. Elle se leva pour aller se laver dans la rivière voisine, mais quelque chose la figea sur place. Le sac de couchage de James était à moitié déchiré, et se trouvait à au moins un mètre de là où son ami s'était endormi la veille. Le souffle court, elle se précipita vers l'amoncellement de tissu lacéré. La panique la gagna alors qu'elle s'agenouillait pour constater qu'il ne restait aucune trace de James. C'était exactement comme dans son cauchemar.

-Non… Souffla-t-elle pour elle-même.

Pendant la nuit, elle n'avait pas eu l'occasion de voir le visage des ravisseurs du jeune homme. Tout ce dont elle se souvenait, c'était d'avoir été réveillée par un bruit, d'avoir vu des hommes en noir s'approcher de James… Et puis ensuite plus rien. On lui avait sans doute administré une sorte de sédatif. Elle pensa tout de suite que c'était l'œuvre de Jessibelle. Seulement, comment avait-elle pu les retrouver ? Ils bougeaient tout le temps, et il n'y avait aucun moyen de savoir où ils se trouvaient. L'angoisse monta encore un peu plus en elle lorsqu'elle réalisa qu'il serait certainement impossible de le retrouver à présent. Sans compter tous les systèmes de sécurité qu'ils auraient à franchir pour parvenir à récupérer James. Mais cela lui importait peu. Ils étaient une équipe, et mieux, ils faisaient partie de la grande Team Rocket, rien ne leur était impossible ! Se força-t-elle à penser. D'un pas décidé, elle se dirigea vers Miaouss. Elle le réveilla et lui expliqua la situation avec le plus de calme possible. Cependant, il ne réagit pas du tout comme elle s'y attendait.

-Quoi ? Tu veux qu'on aille le chercher ? Mais comment tu peux être certaine qu'il s'est fait kidnapper ?

-Parce que je m'en souviens ! Quand je me suis réveillée cette nuit, je les ai vus l'emmener ! Affirma-t-elle avec véhémence.

Le chat pokémon émit un soupir et la fixa, comme pour tenter de déterminer si elle disait la vérité.

-Si tu veux mon avis, c'était juste un mauvais rêve… Maugréa-t-il. C'est tout à fait possible que James soit partit faire un tour.

Jessie se leva d'un geste brusque et se mit à faire les cents pas. Plus ça allait et plus cette histoire l'inquiétait. Elle n'arrivait même plus à penser clairement.

-Non, ce n'est pas son genre. Il nous aurait laissé un mot, observa-t-elle.

-Peut-être qu'il en avait l'intention, mais qu'il s'est laissé distraire par quelque chose de sans importance et qu'il a oublié. Tu sais comment il est, parfois…

La jeune femme s'arrêta de tourner pour faire face à son ami pokémon. Ce qu'il disait avait du sens. Elle devait vraiment être troublée pour ne pas y avoir pensé. Cependant, il y avait le sac de couchage déchiré. Pourquoi aurait-il fait cela ?

-Hmm… C'est vrai que ça se tient. Mais je suis quand même inquiète. Regarde l'état de son sac de couchage, fit-elle en lui indiquant l'objet.

Miaouss se mordit la lèvre inférieure. C'est vrai que cela pouvait porter à confusion. Mais il n'allait pas interrompre sa grasse matinée plus longtemps pour un mauvais rêve de Jessie. James était sans doute en train de traîner quelque part, et il reviendrait bien assez tôt, se dit-il. Cependant, il connaissait assez Jessie pour savoir qu'elle ne lâcherait pas l'affaire. Ainsi, il eut l'idée d'un compromis.

-Bien, alors on attend jusqu'à ce soir. Si ce soir il n'est pas revenu, on élaborera un plan et on passera à l'action demain, proposa Miaouss.

-Entendu, ça me va.

La jeune femme observa Miaouss se recoucher confortablement, puis reporta son regard vers la forêt. Elle émit un long soupir et s'assit. Pourvu qu'il aille bien, pensa-t-elle.

Pendant ce temps, dans un luxueux et immense manoir, James reprenait doucement connaissance. Dès qu'il ouvrit les yeux, il eut un sursaut de frayeur en apercevant Hopkins, droit devant lui. Il parcourut la pièce des yeux et réalisa avec horreur qu'il se trouvait allongé sur son lit, dans sa chambre. C'était impossible ! Comment avaient-ils put le retrouver ? Il était bien conscient que ses parents possédant une quantité d'argent astronomique, ils avaient accès à toutes les technologies qu'ils voulaient. Cependant, cela ne les avait jamais aidés à le retrouver. Le jeune homme essaya de rassembler ses esprits et fit un effort de mémoire. Son dernier souvenir était très flou et particulièrement approximatif, c'était la veille au soir. Des ombres l'avaient tiré de son sommeil en le trainant loin du campement. Il ne se souvenait pas vraiment de ce qui s'était passé, mais il se rappelait très clairement ce qu'il avait ressenti. La peur, la panique, et surtout le sentiment terrible d'être arraché à sa liberté et séparé de ses amis. A cette pensée, son cœur s'accéléra et il se redressa vivement. Jessie, Miaouss ! Ils devaient se faire un sang d'encre… Pourvu qu'ils aillent bien, pensa-t-il, soucieux. Son agitation avait dû attirer l'attention du majordome, car celui-ci s'avança vers lui.

-Bonjour, maître James. Je suis heureux de vous revoir, déclara-t-il sur un ton formel.

James sentait son regard insistant peser sur lui. Sans doute attendait-il qu'il se décide à lui répondre, pensa le jeune homme.

-Bonjour Hopkins, fit-il d'une voix éteinte.

Il remua dans son lit et s'aperçut avec stupéfaction qu'il n'était pas attaché. Ses parents comptaient sans doute sur Hopkins pour le surveiller. Cependant, il réalisa bien vite qu'il n'en était rien, car le majordome inclina la tête et sortit. James était maintenant seul dans la chambre. Il resta silencieux quelques secondes, à l'affut du moindre bruit, puis se leva le plus discrètement possible. Il devait absolument se sauver de cet endroit maudit, avant que ses parents – et surtout avant que Jezabelle – ne lui mette définitivement la main dessus. Il fallait qu'il retrouve ses amis. Déterminé, le jeune homme ouvrit la fenêtre et s'avança sur le balcon pour trouver un moyen de descendre. Avec de la chance, il serait de retour avant qu'ils n'aient put s'inquiéter trop longtemps de son absence. Il arbora un petit sourire en escaladant la rambarde. C'était de loin l'évasion la plus facile qu'il n'ait jamais faite. Il allait retrouver sa liberté en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, se félicita-t-il intérieurement. Néanmoins, un bruit venant de la chambre le fit sursauter.

-James, mon chéri, veux-tu bien revenir ici ? Le sermonna une voix féminine depuis le balcon.

C'était sa mère. Son père était également là, et tous deux avaient les yeux braqués sur lui.

-Fils, t'évader ne t'avancera à rien cette fois, le prévint son père.

James allait descendre pour s'éloigner d'eux le plus possible, mais ce que venait de dire son père le fit tiquer. Qu'est-ce que cela signifiait ? Il lui suffisait de descendre encore un peu, sauter à terre, et disparaître dans les buissons, et il serait à nouveau libre comme l'air. Comment ses parents pourraient-ils le retenir ? C'était impossible…

-Vous vous trompez, père, lança-t-il en luttant contre le vertige pour descendre un peu plus. Je vais encore une fois me sauver, et vous ne pourrez rien faire pour m'en empêcher !

Le jeune homme ne le vit pas, mais une lueur diabolique passa dans les yeux de ses parents. Ils se lancèrent un regard entendu et sortirent un petit boitier, où trônait un seul et unique bouton rouge.

-C'est là que tu te trompes, James, gronda son père en appuyant sur le bouton en même temps que sa mère.

A cet instant, une décharge électrique parcourut tout le corps de James, qui lâcha prise et tomba à terre, quelques mètres plus bas. Lorsqu'il se réveilla à nouveau, ses parents lui expliquèrent qu'ils lui avaient fait implanter une balise sous-cutanée indétectable, qui leur permettait de le localiser n'importe-ou, mais aussi de le punir, le cas échéant. Il fallut plusieurs minutes à James pour absorber l'information et surtout réaliser ce que cela impliquait. Il ne voulut pas y croire au début, et subit de nombreuses décharges. Tant et si bien qu'à la fin de la matinée, il avait déjà abandonné, et pleurait toutes les larmes de son corps. Sa terreur et son état de panique redoublèrent lorsqu'on lui apprit que Jezabelle était en chemin, et qu'elle serait là le lendemain matin. Alors la Team Rocket, pour lui c'était fini ? Jessie, et Miaouss... Il ne pouvait se résoudre à ne plus jamais les revoir. Comment allait-il avoir la force de supporter tout ça sans eux ? Sans compter qu'ils penseraient sûrement qu'il les avait abandonnés. Les larmes redoublèrent sur ses joues alors que la pensée qu'il ne reverrait sans doute jamais plus les deux êtres les plus chers à ses yeux se faisait de plus en plus implacable.

En milieu d'après-midi, ses parents, lassés de ses plaintes, eurent une discussion animée avec lui, qui se solda par un compromis, aussi bien d'u côté que de l'autre.

A SUIVRE…