Ohayo ! Bon je poste enfin le deuxième chapitre. Je viens de finir de me relire et c'est affreux. Bon je remercie estelle0 et Sensei pour leur review du chapitre 1 et les mise en alertes et le soutien et tout ! Ow je sais pas quoi dire !


Lundi :

Je partis au travail vers cinq heures du matin. Les gens aiment leur café quand ils se réveillent, et leurs pourboires payaient mes factures, donc me lever à cinq est un petit sacrifice. D'accord, il fait un peu froid le matin en ce moment, donc je dois m'habiller un peu plus. Mais, cela dis, les gens sont plus enclins à avoir une boisson chaude quand il fait frais, ce qui veux dire plus de pourboires pour moi.

Je mettais ma veste sur mon sweat et enfonçais mes mains dans mes poches en sortant de la maison. Il y avait un peu de vent, et je pouvais le sentir me fouetter les joues. Je frissonnais, prenant note qu'un manteau serait sûrement nécessaire à partir de maintenant. Mais ma fierté ne me laisserai pas rentrer à l'appartement pour en prendre un aujourd'hui, foutu vent. Je pouvais le supporter ! J'étais un finnois, après tout ! J'avais une peau plus épaisse que la moyenne ! (Au moins, c'est ce que je me plaisais à me dire en frissonnant pathétiquement).

Le café n'était qu'à deux et pâtés demi de maisons de chez moi, par chance, donc j'y arrivais assez vite. J'ouvris la porte avec ma clé. La cloche sonna quand j'entrais, et je la foudroyai du regard, le son devenait ennuyant à la longue. Elizabeta passa sa tête par la porte de la cuisine, et souris en me voyant.

« Bonjour Tino ! Tu es pile à l'heure pour glacer les mini cakes ! » Elle dit, en disparaissant. Je grognai un peu, assez pour qu'elle m'entende.

« Ne le suis-pas toujours ? »

-Je pense oui. Mets un tablier, vite ! On ouvre dans vingt minutes. » j'enlevais ma veste, l'accrochais sur la patère à côté du comptoir et enfilais mon tablier.

« Eli, je travaille ici depuis quand ? Tu crois pas que je sais quand on ouvre ? » Je demandais en entrant dans la petite cuisine. Mon nez fut accueilli par l'odeur de sucre pur et de pâte fraîche. Je pouvais pratiquement sentir mes dents pourrir.

« Désolée Tino, tu sais comment je suis. Allez, glace. »

«Ouais ouais. Et quoi après les mini cakes ? » Je demandai, prenant le sac de glaçage bleu et décorant un avec de petits carrés. Rien de fantaisiste, juste un modèle floral en haut et un plus grand au milieu. Ça fait gay, je sais, mais vous seriez surpris de voir la vitesse à laquelle ils se vendent.

« J'ai préparé les cookies, et les danoises cuisent. Tu devras ajouter le fromage quand elles seront finies. Je couperai le cheesecake quand j'en aurai terminé avec les muffins et je peux glacer les cake balls. Tu peux t'occuper des cupcakes ? »

« C'est bon, boss. Tu veux que je prépare le café aussi ?

-Tu peux ? Je dois appeler Roderich avant d'ouvrir. Il a un rendez-vous aujourd'hui, et il se débrouille toujours pour dormir ces jours là. Il est si sévère à propos de la ponctualité, mais il se débrouille toujours pour dormir quand il a des rendez-vous. Je n'arrive pas à le comprendre » Elle expliqua, ramassant son plateau de muffins et les déposant dans vitrine.

« Pas de problèmes. Être mariée est stressant, hein ? » Je demandais, tenant la conversation.

-Tu ne sais pas la moitié de ça...

-Mais t'aimes ça, pas vrai.

-Tu parles. » Elle approuva, riant en apportant le grand cheesecake pour le couper.

Je souriais en empilant toutes les parts de gâteau sur un plateau et les ajoutant à la vitrine. C'était une chose habituelle entre Elizabeta et moi. Étant son seul employé nous étions plutôt copains. On était amis avant de travailler ensemble, donc c'est dur pour moi de la prendre au sérieux. Je veux dire, j'ai été sa demoiselle d'honneur ! Heureusement, je n'ai jamais eu de problème avec ma « boss », donc c'est rarement nécessaire pour moi d'être sérieux avec elle.

Nous finissions vite la cuisine, et elle partit appeler Roderich pendant que je faisait la première tournée de café. On avait toujours du café normal de prêt, comme c'était notre « produit » le plus populaire. Il y avait aussi d'autres choses à commander, mais en général on les faisait à la commande. Nous perdrions trop de produit si on préparait tout en avance.

La machine à café commença à bourdonner, et je la laissais à son travail, décidant de préparer les tables pendant que le café se faisait. Je vérifiais d'habitude les tables en fin de journée, mais c'est toujours bien de revérifier, et il m'arrive souvent de me tromper. Comme aujourd'hui, il y avait une table à laquelle il manquait des fourchettes. J'en saisissais deux et les posais, puis inspectais les autres tables. Rien d'autre n'étais de travers, donc je retournais au comptoir. Il ne restait plus qu'à attendre.

C'était silencieux, si on exceptait la machine à café, dans le magasin. C'était toujours la meilleure partie de la journée. Savoir que tout était prêt à recevoir les clients, et savoir qu'ils arriveraient, bientôt, pour manger toutes les douceurs que l'on venait de préparer. Il y avait tellement d'excitation dans le magasin, et tout était parfaitement calme. Me lever si tôt le valait. La seule chose mieux était les dimanches et jeudis, quand j'étais de repos et faisais ce que je voulais. (Roderich venait aider ces jours-là).

« Tino ? Tout est prêt ? » Elizabeta demanda, en revenant de son appel.

-Joo. Tu veux que j'ouvre ? Je proposai.

-Oui, s'il-te-plaît. Je suis sûre que Ludwig attend son café du matin.

-Bien. Je répondais, en allant à la porte et tournant le loquet. Presque sûr que notre grand allemand blond habituel attendait, semblant aussi fatigué que tous les jours.

-Bonjour Ludwig, je l'accueillis gaiement, gagnant un petit hochement de tête.

Ludwig était, pour être parfaitement honnête, totalement mon genre. Grand, blond, yeux bleus, silencieux, un peu indifférent et froid à l'extérieur, mais gentil au fond avec des traits nets est masculins... Mais peut-être est il un peu trop coincé, sans mentionné qu'il est déjà pris. En fait, son copain, Feliciano, est un de mes amis. Donc, bien qu'il soit mon type, je n'ai aucune attirance pour lui. Peut-être ça a à voir avec Feliciano.

Il paya pour son café, et je lui remplissait une grande tasse, même s'il avait payé pour la moyenne. Je faisais ça tous les jours. C'était juste une habitude. Il venait TOUS LES JOURS après tout.

« Comment va Feli' ? Je demandai en lui tendant sa tasse, m'assurant qu'il tienne la soucoupe avant de la lâcher.

-Il est.. Bruyant, comme d'habitude. Toujours pas fatigué des pâtes, et toujours résolu à faire de ma vie un enfer. Heureusement, il ne s'est pas réveillé avant que je puisse partir ce matin. » Il répondit.

Je souriait, et je savais qu'il pouvait dire que je compatissait. C'était une compassion implicite, mais une compassion quand même. Mais c'était dur de prendre sa complainte au sérieux. Je savais que, malgré toutes ses complaintes, il aimait vraiment Feliciano.

« Tu as eu de la chance. Bien, savoure ton café. Fais moi savoir si tu en veux plus. » Je dit en souriant.

C'était mécanique maintenant. Je servais les clients, obtenais des pourboires, cuisinais un peu, puis rentrais à la maison vers deux heures. On gardais le matin, comme Elizabeta aimais avoir ses après-midis. Et qui étais-je pour me plaindre ? On gagnait beaucoup d'argent, comme nous étions le seul café dans cette partie de la ville. Et j'avais tous mes après-midis libres.

-.-.-+-.-.-

Nous disions finalement au revoir à notre dernier client, et commencions à nettoyer. Ça ne prit pas longtemps, tout ce que nous devions vraiment faire était d'essuyer les tables et laver la vaisselle. Eli me remercia et je mettais ma veste, prêt à partir. Elle, évidemment, me sermonna sévèrement en voyant ça, me demandant de mettre un manteau à partir de maintenant. Après lui avoir assuré que je le ferai, elle me laissa partir avec un gentil au revoir, je prenais le chemin de ma maison. Il faisait trop froid et j'étais trop peu vêtu pour faire quoi que ce soit, et la journée semblait être une de celle à passer à la maison. Okay, donc peut-être que j'étais excité de parler à Berwald. Vraiment excité.

J'avais, bien que j'évitais, penser à lui toute la journée. J'imaginais à quoi il devait ressembler, à comment sa voix était, à ce qu'il pourrait me dire. J'avais dû me reprendre plusieurs fois quand un client agitait sa main devant moi ou m'appeler. Ce n'était sûrement pas bien, mais j'étais un bon employé, donc je pouvais être ailleurs de temps en temps.

J'arrivais à mon appartement et montais les escaliers, tâtonnant à la recherche de mes clés dans ma hâte d'échapper au froid. Je soupirais de bonheur quand j'entrais, la sensation de chaleur était magique pour mon corps glacé. J'enlevais mes chaussures puis ma veste, la suspendant à mon portemanteau avant de m'aventurer dans la cuisine pour chercher quelque chose à manger. Travailler avec de la nourriture donne faim.

Je scrutais dans mon frigo avec l'insensé espoir que la fée de la nourriture m'ai rendu une visite pendant mon absence. Hélas, je n'avais pas cette chance. Je soupirais, fermais le réfrigérateur, ouvrais le congélateur, et sortais une pizza surgelée. Je préchauffais le four à la bonne température, et allais dans le salon pour allumer mon laptop. C'était quelque chose d'assez long, comme j'avais tendance à télécharger les choses comme si elle partiraient pour toujours si je ne le faisais pas. On m'a dis plus d'une fois que je devais arrêter et supprimer ce dont je n'avais pas besoin, sinon mon ordinateur mourra, mais ce n'étais pas encore arrivé, et j'aimais tenter la chance. De plus, il marchait bien une fois démarré, l'allumer était juste le plus dur.

Le four sonna, m'avertissant qu'il était prêt. Je retournais dans la cuisine, posant la pizza dedans et réglant le minuteur avant de retourner au salon. Ce genre d'aller et retour est normal pour moi. J'ai du mal à rester assis ma patience est faible et je m'ennuie facilement. Je ne peux pas me forcer à attendre que l'ordinateur se soit allumé, ou la pizza cuite. Je dois faire quelque chose en même temps. Je suis surpris de ne pas avoir faire un trou dans le plafond de mes voisins du dessous avec tout ces allées.

Pendant ce temps, mon ordinateur était prêt à ordinater, donc je me connectais, tapant mon mot de passe rapidement, puis attendant que le bureau se charge. Ça prenait beaucoup moins de temps en comparaison au démarrage, et rapidement j'ouvrais internet. Les e-mails d'abord, puis facebook, deviantart et finalement je pouvais ouvrir mon site de chat habituel. Je regardais ma liste d'amis et quelques uns était en ligne, mais j'étais déçu de voir que Berwald n'en faisait pas parti. Un peu « trop » déçu... Je veux dire, nous nous étions mis d'accord sur l'heure, un peu plus tard dans soirée, donc à quoi je m'attendais ?

Je soupirais et me levais pour vérifier ma pizza, sachant parfaitement qu'elle était loin d'être prête. J'ouvrai quand même le four, le flou et humide effet de la chaleur attrapa mon attention presque avant que la température me fasse reculer la tête. Bien sûr, quand suffisamment de chaleur s'était échapper pour que je puisse regarder, je trouvais la pizza pas prête, le fromage n'avais pas complètement dégeler. Je le refermais, fixant le four comme s'il ça allait le faire cuisiner plus vite. Pas que ça m'importais. Manger ne serait qu'une distraction temporaire.

Je supposais que je pouvais parler avec un autre de mes amis en ligne. Mais je n'avais rien de particulier à leur dire Ou peut-être que j'étais trop obsédé par Berwald... Je suis vraiment un être pathétique. Je veux dire, vraiment, je rendais ça hors de proportions. J'attendais avec impatience de parler avec quelqu'un que je venais à peine de rencontrer, pendant toute la journée. Pas que ça, je fantasmais, et créait une possible relation dans ma tête qui ne serai probablement jamais rien d'autre qu'un rêve. Et à quoi je penser ? Je lui avais parler une fois, et il n'avais pas vraiment montrer un quelconque intérêt, autre que celle la demande de se reparler. Pourquoi avais-je cette insupportable habitude d'être obsédé avec des choses idiotes ?

Je retournais à l'ordinateur, fixant l'écran, regardant mais ne voyant pas. C'était une autre habitude. Si je n'avais pas ce que je voulais, je fixais ce qu'on me refusait jusqu'à ce que je l'obtienne. Une pratique plutôt assommante et futile si on considérait que la plupart des choses le recevant était juste ça, les choses et non des vivre seul tendais à me rendre plus au courant de la nature vivant des objets de la maison. L'aspirateur, par exemple, avait des sentiments et n'aimait pas être cogné contre les murs. Très bien, donc j'étais sur la mauvaise pente de la maladie de la solitude, ayant passé l'étape du « pleurer toutes les nuits » mais pas encore à celle de « visiter mes parents à l'improviste ». Non, j'étais pour l'instant pris dans l'étape de parler aux objets inanimés et de me faire des amis en ligne.

Mes yeux se concentrèrent soudainement quand un point vert apparu, et, à mon étonnement, il était à côté du nom que j'attendais. J'ouvrais la chatbox, et commençais à écrire rapidement, et failli l'envoyer, mais j'arrêtais. Ça semblerai désespéré si j'envoyais un message à peine trente secondes après sa connexion. Je voulais l'image du « mignon Finnois », pas faire stalker. Peut-être je devais le laisser commencer cette fois. Oui, c'était plus sain. Je supprimais le message et attendais. Dans les deux minutes qui suivaient, il y avait un ding et un message.

Berwald : Hej, tu es là tôt.

Je gloussais comme une fillette, tapant ma réponse avec joie, heureux que mon vœux se soit réalisé. Peut-être il y avait un but à fixer les choses.

Tino : Oh, hei ! Toi aussi !
Berwald : Ja, en fait j'espérais que tu serais là tôt. J'ai finis le travail et j'avais du temps libre. Bien que je ne croyais pas que toi aussi en fait.
Tino : Ouais, je ne pensais pas que toi non plus ! Mais c'est une bonne surprise.

Je ne mentionnais pas que j'avais espérais la même chose. Il n'avais pas besoin de savoir.

Berwald : Donc, as-tu travailler aujourd'hui ?
Tino : Yep. J'ai finis vers deux heures aujourd'hui. La plupart des gens préfère avoir leur café le matin après tout.
Berwald : Ha, bien, comment c'était ?
Tino : Comme d'habitude. J'étais un petit plus distrait aujourd'hui cependant.
Berwald : Pourquoi ça ?

Merde, c'est mauvais Tino ! Je ne pouvais pas vraiment dire « j'ai pensé à toi toute la journée.»

Tino : Je pensais aux animaux que je verrai demain ! Je suis toujours si excité !
Berwald : Tu aimes autant les chiots ?
Tino : Bien sûr ! J'aimerai en avoir un, mais ils ne sont pas autorisés dans mon appartement.
Berwald : C'est trop triste...
Tino : Ho, pitié ne me dit pas que tu es une personne à chat !
Berwald : Définitivement pas. Tu peux même dire que je les déteste.
Tino : Ha, c'est bien, moi aussi. Ils sont toujours méchants avec moi. Mais les chiots m'ont toujours aimé. En fait, je ne peux pas faire qu'ils me laissent. Mais, c'est ok pour moi. Ugh, très bien, je dois officiellement déménager. Maintenant j'en veux un plus que jamais.
Berwald : Désolé d'avoir fait que tu en veuilles un encore plus.
Tino : Haha, pas besoin de t'excuser. J'ai besoin de partir de ce minuscule appartement de toutes façons. J'économise depuis un moment. Je pense que je peux commencer à chercher une maison.

Berwald : Je pense que oui. Je surveillerai aussi.
Tino : Merci ! J'apprécie le geste !

Je pouvais sentir la pizza. Ça sentait une drôle d'odeur... Un peu brûlé... Mais ce n'était pas possible... Ça ne pouvais pas faire si longtemps... Et le minuteur aurai dû sonner... Pas vrai ? Bref, ça ne me tuerai pas de vérifier. Je me levais, marchant vers la cuisine. Mes yeux s'humidifièrent, et ma gorge se ferma un peu, l'air était épais avec de la fumée. Je regardais le minuteur, et réalisais, avec consternation, qu'il était coincé. Ça n'était pas la première fois, bien que je faisais habituellement suffisamment attention pour enlever les choses au bon moment. Je pense que Berwald m'avait complètement distrait. Je grognais, plaçant mes mains dans les maniques et ouvrais le four. Je toussais et chassais un peu l'air alentour dans une tentative de dissiper la fumée qui sortait. Après avoir doublé ma sécurité, je sortais la pizza, la posant sur les brûleurs. Bien sûr, elle était pratiquement carbonisée, seul le centre n'était pratiquement pas brûlé. Je soupirais, éteignant le four, laissant la porte ouverte pour que la fumée puisse partir, puis allais à la fenêtre et l'ouvrais. Ça montre à quel point l'appartement est petit, considérant que l'alarme n'était jamais éteinte... L'air qui s'engouffra était froid, mais la chaleur du four contrebalançais cela. Je retournais à ma pizza, la regardant pitoyablement. Je n'avais pas assez de nourriture pour la gâcher, et une partie était toujours mangeable. Donc je prenais ma roulette à pizza et coupais ce qui n'était pas carbonisé, le mettant dans une assiette. Je jetais le reste dans la poubelle, et retournais au salon, assiette en main. Je m'asseyais sur ma chaise de bureau. À mon retour sur l'écran, j'étais un peu surpris de trouver de nombreux messages de Berwald.

Berwald : Pas de problèmes.
Berwald : Tino ? Es-tu toujours là ?
Berwald : Tino ? Hello ?
Berwald : … Si c'est une blague, c'est pas drôle...
Berwald : Si tu ne veux plus me parler, dis le.
Berwald : Allez, Tino, dis moi au moins si tu es okej.
Berwald : Si tu ne me répond pas, je vais appeler Elizabeta et lui dire de vérifier si tu vas bien ! Je peux trouver son numéro dans l'annuaire !

Je fronçais les sourcils en lisant les messages de plus en plus inquiets. Apparemment, j'avais oublié de lui dire que j'allais vérifier ma pizza.

Tino : Berwald, pardon !
Tino : J'étais en train de faire une pizza, et je l'ai complètement oublié. J'ai senti de la fumée, donc je suis allé voir, et elle était totalement brûlé, donc j'ai dû la sortir, et éteindre le four, et ouvrir la fenêtre, et je suis tellement désolé !

Il y eu un certain temps avant qu'il ne répond.

Berwald : J'ai eu tellement peur j'ai cru que j'allais mourir. Tu as été chanceux avec ton timing. J'étais au téléphone attendant qu'Elizabeta réponde.
Tino : Pardon ! Je doit faire plus attention quand je cuisine !
Berwald : Ja, je pense aussi. Es-tu okej ?
Tino : Oui, ça va. Ma pizza est un peu pire que d'habitude, mais le centre était okei, donc j'ai toujours un repas !
Berwald : Attends, tu va manger ça ?
Tino : Ouais ? Elle est parfaitement bonne, si on enlève la partie brûlée. Je veux dire, elle aura un peu un goût de fumée, mais, je n'ai pas vraiment autre chose à manger, donc je vais faire avec.
Berwald : … Ça doit être la chose la plus triste que j'ai jamais entendu. Si j'étais là, je retirerai cette pizza de tes mains et la jetterai directement à la poubelle. Il y a tellement de choses mauvaises dedans.
Tino : ^.^' Haha, désolée. Je n'ai pas trop le choix en ce moment.
Berwald : …
Berwald : …
Berwald : …
Tino : Arrête de me ...er ! Qu'est-ce que je suis censée faire ? Pas tout le monde peux faire à manger !
Berwald : Je ne pensais pas que c'était réellement possible.
Tino : Haha, tu es si drôle. Laisse moi manger ma pizza brûlée en paix.
Berwald : Ja, ja. Dis-le moi si un jour tu veux apprendre à cuisiner quelque chose de décent.

Je mangeais ma pizza, et le laissait m'informer sur comment faire proprement à manger, ainsi que sur les ingrédients qu'il faudrait pour cela. Je l'ai rapidement fait abandonner, en lui disant que si j'essayais de cuisiner quoique que ce soit comme il me disait, je brûlerai genre le complexe entier. Il allait sur à quel point la nourriture surgelée n'était pas saine, ce à quoi je répondais que ce n'était pas sain de respirer beaucoup de fumée. Il abandonna après ça, et on commençai à parler du travail, ensuite de nos endroits préférés en ville, puis nos goûts musicaux, enfin nos parents, nos rêves, souhaits, nos amours passés, ce qui nous attirait...

Non, je n'étais pas inconscient du changement dans le contenu de notre conversation. Je vais peut-être être un peu impudent, mais je pense que je l'intéressait. Je devenais audacieux, faisant quelques allusions, et il retournait la faveur avec des compliments. Peut-être étais-je superficiel, mais j'appréciais l'attention, et il me semblait que je n'en avait pas eu depuis des siècles. Heureusement, Berwald en était une fontaine, donc j'en avait beaucoup. Mais je voulais plus. J'étais quelqu'un de social, j'avais besoin d'un tête-à-tête, d'un contact en vrai.

Tino : Bien... Je ne sais pas vraiment comment dire ça sans sembler bizarre... Hum... J'aimerai te rencontrer. Si ça te va.

Il y eu une très longue pause, et j'avais peur d'être aller trop vite, et de l'avoir complètement effrayé.

Berwald : Tino...
Berwald : Tino, je t'apprécie, vraiment. Tu es vraiment gentil, et c'est fun de te parler. Dans des circonstances normales je serai empli de joie de te rencontrer. Mais je... Je ne suis pas tout à fait normal, Tino.

Pas normal ? Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Parlait-il de son accent, de sa tête qui ferait peur ? Était-il obèse, ou il avait une cicatrice épouvantable ? Pensait-il réellement que j'y ferai attention ?

Tino : Qu'est-ce que tu veux dire ? Si c'est quelque chose de bête comme une cicatrice, ton poids ou quelque chose du genre, alors je devrai te taper pour être si bête !
Berwald : Non, ce n'est pas ça... Bon la cicatrice est assez proche. C'est... Ce n'est pas quelque chose dont je veux parler. Je... Je suis désolée Tino. Peut-être une autre fois... J'ai perdre de perdre ton amitié.

Je fronçais les sourcils en regardant l'écran, consterné. Il était sérieux ? Il ne voulait pas me voir à cause de quelque chose comme une cicatrice ? Ou c'était juste une excuse pour m'éviter ? Mais il semblait si sincère. Vraiment, je devais être celui à être désolé, c'était moi qui était en surpoids. Mais... Il semblait vraiment mal à l'aise à propos de ça, donc je décidais que ce serait mieux de laisser passer.

Tino : Très bien, je suis désolé. Je ne voulais pas te forcer. Je ne comprend pas, mais je respecte que tu ne veuilles pas. Préviens moi si tu changes d'avis.
Berwald : Tu ne me forces pas, j'aimerai pouvoir te voir, j'aimerai pour être suffisamment brave pour pouvoir. Mais... Je suis un peureux, Tino. S'il-te-plaît, donne moi un peu de temps.
Tino : Prend tout le temps dont tu as besoin. Sache juste que je me fiche de comment tu es, ou quoi que ce soit d'autre. Tu restes Berwald, peu importe.
Berwald : Merci Tino. Je dois y aller, bonne nuit. Tu seras là demain ?
Tino : Bien sûr ! Mais u peu plus tard, vers six heures. Demain c'est ma journée à la Humane Society.
Berwald : Okej, je m'en souviendrai. Dis bonjour aux chiens pour moi.
Tino : Je le ferais. Bonne nuit Berwald.
Berwald : Bonne nuit.

Et il partit. Je soupirai, espérant que ça aille mieux. J'avais fait de mon mieux pour paraître joyeux et normal à la fin pour qu'il ne se sente pas mal. Je ne pensais pas être rejeté si franchement et rapidement. Je pense que ça devait arriver. Nous n'avions parler que deux jours, bien que c'eut été des heures aujourd'hui. Et c'était comme si je connaissais Berwald mieux que n'importe qui, même Eli. Mais évidemment, il y avait des choses qu'il ne m'avait pas dit. Des choses assez énormes, il semblait. Je fronçais les sourcils en éteignant l'ordinateur et le fermant. Je continuais à y penser en prenant ma douche, et en mettant mon boxer, et en me brossant les dents et les cheveux, même après m'être allongé dans mon lit. Qu'est-ce qui pouvait être si terrible qu'il ne voulait pas que je le vois ? Quelque chose comme une cicatrice mais pas exactement une cicatrice ? Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Mon cœur commençait à me faire mal, et j'abandonnais, sortant de mon esprit toute pensée en rapport avec Berwald en me promettant que j'investiguerai le lendemain. Je laissais mon esprit s'assombrir et finalement, ma conscience suivit.


Oui deux mois pour ça... Bon le chapitre 3 est en cours de traduction. Et si vous trouvez des fautes prévenez moi. Je me suis aussi créé une page facebook où vous pouvez suivre l'avancement de mes différents projets. Bonne journée~