Bonsoir,
Je tiens à remercier une nouvelle fois, les trois personnes qui ont prit la peine de me laisser une petite review ainsi qu'aux personnes qui prennent le temps de lire ma fiction :0)
Voici le deuxième chapitre avec du Densi, bien-sûr !
Bonne lecture !
Il commençait à faire sombre quand Callen et Sam arrivèrent sur les lieux du crime. Avant de sortir de son véhicule, Sam vérifia l'heure sur sa montre.
- Il est déjà vingt heures quinze, déclara-t-il à l'adresse de son partenaire.
Il était très rare que les agents du NCIS se fassent appeler en soirée sur une scène de crime. A vrai dire, les deux partenaires auraient pu compter sur les doigts de leurs mains le nombre de fois, où à vingt heures trente ils étaient arrivés sur une scène de crime. Mais les tueurs ne pensent jamais aux agents, policiers et compagnie, qui enquêteront sur le crime qu'ils viennent de commettre, ils se moquent éperdument de ce qu'ils pouvaient faire ou avoir prévu de faire. Ce qui les inquiétait le plus, c'était de tuer une personne, n'importe où, n'importe quand, n'importe comment.
Les deux agents du NCIS n'eurent pas beaucoup de difficultés pour trouver la scène de crime. La ruelle où le Caporal était décédé était plus éclairée maintenant quand pleine journée avec toutes les lampes portatives amenées par les différentes personnes déjà présentes sur les lieux.
Ils se présentèrent et montrèrent leur badge au policier qui tenait la scène de crime. Le policier souleva l'éternel ruban jaune et les fit entrer.
- Nous vous attentions, déclara le policier en uniforme. Le médecin légiste est partit il y a quelques minutes avec le corps. Si vous voulez un compte-rendu de ses premières constatations, je vous conseille d'aller voir le policier là-bas.
Le jeune policier pointait du doigt un homme d'une quarantaine d'années. Après avoir prit le temps de remercier l'agent en uniforme, ils partirent donc voir l'officier afin d'en savoir un peu plus sur l'affaire.
Ils en savaient pour le moment peu : d'après les photos qu'ils avaient pu voir tout à l'heure, il y avait beaucoup de sang à cause du nombre indénombrable de coup de couteau mais aussi de la balle reçue dans la tête.
- Bonjour officier, je suis l'agent Callen du NCIS et voici mon partenaire l'agent Sam, se présenta Callen, il montra sa plaque tout comme son partenaire au policier.
L'homme se présenta comme étant le lieutenant de police Ryan Douglas. Il commença à leur raconter les seuls faits pour l'instant à sa disposition.
- C'est un sans domicile qui a trouvé le corps du Caporal Smith, apparemment, cette ruelle est « son lieu ». Les quelques cartons que vous voyez derrière vous sont selon lui son petit lit douillé. Donc, reprit-il après quelques secondes de silence, il allait se coucher lorsqu'il a découvert le Caporal mort à quelques pas de son « domicile ». Il a essayé selon lui de le réveiller pensant qu'il dormait mais quand il a vu tout le sang, il a cherché après un téléphone.
- Le légiste vous a dit quoi ? Demanda Sam impatient d'en savoir un peu plus et mécontent d'avoir à faire à un homme beaucoup trop bavard à son goût.
- Il serait mort depuis environ deux heures. Il aurait reçu au moins une dizaine de coups de couteaux et une balle en pleine tête pour être sûr qu'il soit mort, sans doute. Je pense que c'est un règlement de compte, enfin quoique…
- Rien d'autre ? l'interrompis Callen qui commençait à perdre patience fasse à ce lieutenant qui faisait plus de suppositions que de raconter les faits.
- Nous n'avons pas énormément d'informations, nous sommes toujours à la recherche de son véhicule.
- Très bien, déclara Callen à l'adresse de l'agent.
Les deux agents du NCIS remercièrent le policier et ils se reculèrent pour pouvoir parler seul à seul.
- Sam tu as remarqué que la ruelle se termine en cul de sac ? Je peux voir qu'il n'y a qu'un seul et unique moyen de sortir d'ici. Comme tu peux le voir, déclara l'agent en tournant autour de lui même, il n'y a pas d'échelle pour monter sur l'un des immeubles. Les poubelles ne sont pas assez hautes pour pouvoir atteindre l'une des fenêtres.
- On peut donc en conclure qu'il n'a pu passer que par l'unique sortie. J'ai remarqué deux ou trois caméras braquées sur les lieux et on pourrait aussi essayer de faire du porte-à-porte dans les boutiques à côté de la ruelle, peut-être qu'il y a un des magasins qui en aurait une.
- Tu as raison, mais nous allons devoir attendre demain pour faire le porte-à-porte. Il est pratiquement dix heures et les boutiques sont fermées. Eric ? demanda Callen à l'adresse de l'informaticien.
- Je t'écoute Callen, déclara le jeune homme dans son oreillette.
- Il y a au moins deux voir trois caméras qui sont braquées sur la ruelle, tu pourrais jeter un œil dessus ?
C'est Hetty qui prit la parole, le téléphone devait être en haut parleur.
- Nous verrons ça demain, pour l'heure, vous allez rentrer chez vous auprès des vôtres.
Les deux agents ne se firent pas prier. Après avoir effectué deux ou trois vérifications, ils partirent chez eux.
OoOoOoO
L'agent du NCIS et le lieutenant de la police de LA sortirent de leur véhicule.
- Waouh ! C'est vraiment un quartier agréable, ici. C'est dans ce genre de lieu où j'aimerai vivre plus tard, avec ma femme, mes enfants et bien-sûr Monty !
- Il faudrait déjà qu'une femme te supporte pour vivre plus d'une semaine avec toi, répondit Kensi avec un immense sourire.
- Parce que tu crois qu'un homme pourrait te supporter, toi ? Je suis le seul homme qui peut te supporter sur cette Terre.
Kensi lui envoya un coup dans son épaule.
- Aïe ! Ca fait mal !
- C'est le principe, déclara Kensi en avançant un peu plus vite vers le porche de la maison.
Kensi frappa doucement à la porte de la maison. Celle-ci était un peu plus écartée par rapport aux autres, elle était un peu plus petite mais tout aussi belle. Alors que l'agent commençait à examiner le petit jardinet qui était agréablement recouvert de différentes fleurs, la porte s'ouvrit.
La femme du Caporal Smith était d'une taille moyenne, elle était brune avec de jolis yeux marron clair. Malgré la nouvelle que Kensi allait apprendre à la jeune femme, elle sourit.
- Bonjour, vous êtes bien Madame Smith ?
La jeune femme se décomposa, elle comprit directement ce qui se passait. Les deux personnes en face d'elle allaient lui annoncer une mauvaise nouvelle, elle en était sûre. Elle en était encore plus sûre du fait de l'heure à laquelle ils venaient la déranger mais aussi du fait que son mari n'était toujours pas rentré.
- C'est bien moi, déclara-t-elle d'une toute petite voix tremblante.
- Je suis l'agent Kensi Blye et voici mon partenaire le lieutenant Marty Deeks. Pouvons nous entrer, s'il-vous plait ?
- Euh… oui, bien-sûr. Allez-y déclara Nina Smith en leur ouvrant la porte pour les laisser entrer.
La jeune femme réussit à se contrôler mais lorsqu'ils furent arrivés dans la salle à manger, elle éclata :
- C'est mon mari ? C'est ça ? Il a eu un accident ? Il a déjà trois heures de retard ! Il était censé aller chercher deux ou trois bricoles et il n'est toujours pas rentré.
Kensi ne se sentit pas bien. Elle se découvrit quelques années plus tôt alors que des policiers venaient lui annoncer que son père était décédé. Elle tourna son visage vers son partenaire et d'après son regard, celui-ci comprit qu'il devait prendre en main la discussion. Il fit un petit sourire rassurant à sa partenaire pour lui assurer qu'il était là et qu'il s'en occupait.
- Je suis désolé, mais votre mari est décédé Madame Smith.
La jeune femme eut les larmes aux yeux, elle regardait tour à tour chacun des deux partenaires.
- Non, ce n'est pas possible, ce n'est pas lui. Vous devez vous tromper, c'est ça, ce n'est pas lui. Il n'est pas mort, déclara la jeune femme dans le déni.
Deeks et Kensi prirent quelques minutes afin de réconforter la jeune femme.
- Votre mari travaillait depuis maintenant dix ans dans l'armée, vous lui connaissez des ennemis ? demanda Deeks après que la jeune femme se soit calmée.
- Non, bien-sûr que non. John est… était un bon Caporal, il a toujours été au plus près de ses hommes. Ses amis l'adorent et nos enfants… Oh mon Dieu, nos enfants ! Comment vais-je leur annoncer la mort de leur père ? Il était tout pour eux !
- Ils s'en remettront comme vous allez vous en remettre, déclara Kensi d'une toute petite voix. C'est vrai, au début ça sera dur, mais vous êtes encore là, vous. Vous pourrez les soutenir comme eux vous soutiendront. Bien-sûr, il y aura encore une douleur persistante, une douleur qui n'aura jamais de fin mais sachez qu'il sera toujours là, dit-elle en posant sa main sur son cœur.
Nina Smith n'était pas la seule à avoir les larmes aux yeux. Kensi les avait elle aussi. Ils demandèrent encore quelques renseignements à la jeune femme mais n'apprirent rien qui auraient pu les aider pour la suite de l'enquête.
Une fois dans la voiture, Kensi ne démarra pas tout de suite. Deeks se tourna vers elle, il voyait que la détresse de Madame Smith l'avait affecté plus que ce qu'elle aurait pu penser.
- Hey Kensi, ça va ?
- Ce n'est rien, juste deux secondes, s'il-te-plaît.
Elle n'aimait pas cette situation, elle n'aimait pas montrer ses faiblesses mais elle n'arrivait pas à faire autrement. Elle avait besoin d'une chose, que son partenaire la serre dans ses bras mais elle était trop fière pour le lui demander.
- Viens-là, déclara Deeks en ouvrant ses bras.
Elle n'aurait pas eu le courage de se montrer forte en refusant la proposition de Deeks. Elle se calla donc dans ses bras, elle s'y trouva bien. Deeks faisait des vas-et-viens dans ses cheveux en lui murmurant des mots de réconfort.
Kensi se recula de l'étreinte de son partenaire après une poignée de minutes.
- Je suis désolée pour ça, déclara-t-elle en mettant le contact.
- Tu n'as pas à t'excuser Kens'. Je sais que tu veux te faire passer pour une jeune femme forte mais je sais aussi que tu as au fond de toi un cœur sensible. Après tout, tu pleures devant Titanic ! Lui répondit Deeks avec un léger sourire.
Deeks vit un sourire se dessiner sur les lèvres de sa partenaire et en conclut qu'il lui avait remonté le moral enfin, il l'espérait.
- Tu peux faire la femme forte devant tout le monde Kens', mais tu n'es pas obligée de faire la femme forte devant moi.
- Merci Deeks, fut les seuls mots qu'elle put dire.
Puis, elle démarra la voiture pour ramener Deeks chez lui.
A suivre...
J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu ainsi que le moment de "faiblesse" de Kensi...
Je vous donne rendez-vous dans une semaine (dimanche ou lundi) pour la suite.
Bonne semaine :)
