Heeeeey ! Me revoilà avec le premier chapitre de cette nouvelle fanfiction ! Bon je vous avais prévenu, j'écris les chaps au fur et à mesure, donc pas beaucoup de régularité. N'oubliez pas de mettre une review, ce serai adorable et ça me permettrai de m'améliorer !

Sur ce, bonne lecture !

Eléonore venait d'arriver dans le grand immeuble, elle, son sac à dos et son casque. La musique d'un groupe de rock connu résonnait encore dans ses oreilles. Elle toqua à la porte et débrancha son précieux accessoire. La porte s'ouvrit sur une dame richement habillée, ses lèvres pourpres et ses yeux sur maquillés lui donnaient des airs de femme qui refusaient que le temps marquent leurs visages. D'un air hautain, elle l'a fit entrer dans le spacieux salon. Aussitôt, un petit garçon sauta dans les bras de la jeune femme qui sourit.

-Eléonore ! Je suis content que tu reviennes me garder ! S'exclama l'enfant.

-J'allais pas te laisser tout seul Nicolas, sourit-elle en lui frottant le haut de la tête.

Elle se retourna vers la mère qui attrapa son sac et d'un hochement de tête sortit.

-On fait un jeu ? S'il te plait, s'il te plaaaaiiit.

Ils passèrent l'après-midi à jouer aux cartes, dessiner, et même, malgré les protestations du jeune Nicolas, firent ses devoirs. Du haut de ses sept ans, il était un garçon réfléchi, mature et sage comme un ange. C'était d'ailleurs ce surnom qu'Eléonore lui avait attribué depuis qu'elle était sa babysitter. Orphelin de père et fils d'une riche organisatrice d'événements de luxe, il avait passé beaucoup de temps sans amour familial, si bien qu'Eléonore avait trouvé un enfant qui était persuadé que personne ne l'aimait. Aussitôt, l'étudiante lui avait donné l'amour d'une grande sœur. Après avoir mangé, Nicolas s'endormit devant un Disney la tête sur les genoux de sa nounou. Délicatement, elle le mit dans son lit et le borda, après lui avoir déposé un léger baiser sur le front, elle sortit de la chambre.

Par la baie vitrée, elle pouvait voir la lune haute dans le ciel de New-York. La chaleur de l'été lui faisait du bien en ce mois d'Août, dans une semaine elle reprenait les cours à la Faculté. Sortant sur le balcon, elle respira un bon coup. Elle avait si hâte de retourner en cours, son plus grand rêve était de faire carrière dans l'édition. Bien sûr, dans cette grande ville, loin de son petit village de l'Arkansas, tout était difficile. Ses notes n'étaient pas les meilleures, ni les pires, toujours dans la moyenne. Comme dans tout en fait, elle ne se démarquait jamais, un brin timide, jamais celle qui parlait le plus fort dans une discussion. Elle préférait se taire et rêver au lieu de s'étaler dans de grands débats qui lui semblaient inutile. A présent, elle avait un petit studio d'étudiant en banlieue de New-York, une voiture qui tenait miraculeusement sur ses pneus et une place qu'elle avait obtenue de justesse en Lettres Modernes. Etudiante le jour, serveuse la nuit en semaine et responsable d'un enfant les week-ends, Eléonore se morfondait peu à peu dans ce que l'on pouvait appeler : une routine. Peut-être qu'exceptionnellement, à Noel, elle irait voir sa famille, si les billets d'avions n'étaient pas trop chers, en ce moment, elle était dans le rouge.

Alors que son regard fixait les voitures et moto parcourir la route à toute vitesse quand un cri retentit derrière elle. Se retournant vivement, elle se précipita dans la cuisine et vit Nicolas à côté de la gazinière alors qu'une flamme léchait le mur de carrelage. Le petit garçon couru pour prendre un torchon mais bouscula la bouteille de détergent qui se renversa sur le plan de travail et au contact de la flamme créa une explosion soufflant tout ce qu'il y avait dans la cuisine. Aussitôt, l'étudiante réagit et s'abaissa pour ne pas respirer la fumée. En entendant les pleurs de l'enfant, elle se dirigea à tatons et prit sa main. Les détecteurs de fumées s'activèrent et une alarme se déclencha dans tout l'immeuble. Maintenant elle suait à grosses gouttes et sentit les flammes s'approcher dangereusement de ses vêtements. Finalement, ils atteignirent la porte du salon et virent le tapis non loin d'eux prendre feu. La fumée se faisait de plus en plus dense et ses poumons étaient tout brouillés si bien qu'elle ne pouvait s'empêcher de tousser. Nicolas ne répondait plus à ses faibles appels. Le serrant contre elle, Eléonore s'approchait peu à peu de la porte d'entrée, l'incendie avait gagné le salon détruisant tout sur son passage. D'une main faible et hésitante, elle fit tourner la poignée et la porte vernie s'ouvra sur le couloir de l'immeuble. Les lumières au-dessus d'elle explosèrent en des milliers d'étincelles. Encore tremblotante sur ses jambes, elle tirait à présent le corps inerte de Nicolas, ses mains moites glissaient sur la peau brulée, sa bouche pâteuse l'empêchait de crier à l'aide. Elle pouvait entendre les sirènes de pompiers dehors, mais personne dans le couloir. Usant de ses dernières forces, elle descendit l'escalier de pierre, toussant, crachant, sentant sa vue se brouiller et finalement, elle passa la porte de l'immeuble, sentant le grand air s'infiltrer dans ses poumons et le poids de la possible mort d'un innocent sur les épaules, elle s'effondra sur le sol de béton.

Ses paupières se levèrent doucement, papillonnant des yeux, s'habituant à la lumière du monde qui l'entourait. Tout en elle était mélangé, ses pensées parsemées de trou noirs et des questions se répétant dans sa tête. Où était-elle ? Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Ses muscles étaient ankylosés, courbaturés et d'un coup, toute la douleur revint à son esprit. Elle laissa échapper un faible râle de ses lèvres sèches et gercées. Maintenant elle comprenait, les draps blancs, la machine près de son lit, les murs d'un jaune délavé, les tuyaux enfoncés dans son avant-bras. Elle entendit la porte claquer et une personne s'avancer. Une blonde, vêtue de blanc entra dans son champs de vision, un léger sourire ornait le visage de l'inconnue.

-Mademoiselle ? Vous m'entendez ?

Une vive lumière heurta ses pupilles et elle cligna rapidement des yeux, elle senti son lit se redresser et un goulot de bouteille arriver à l'entrée de ses lèvres. Quand le liquide frais entra dans son bouche pour la désaltérer, un sentiment de profond bien-être s'insinua en elle. Une fois repue, ses muscles se détendirent et elle reprit enfin une pleine possession de ses esprits.

Quelques minutes plus tard, une tornade rousse entra dans la chambre d'hôpital.

-Eléonore, oh Dieu tu vas bien, on a eu si peur pour toi quand on a appris l'incendie hier avec Thomas !

Elle se mit à parler pendant plusieurs secondes à une si grande vitesse que la jeune fille avait du mal à suivre ses paroles, son amie faisait des gestes dans tous les sens en expliquant au détail près leur réaction et comment Kate et son ami Thomas se sont inquiétés pour elle.

-Wowowow Kate, un peu de calme, t'inquiètes pas, je vais bien, juste un peu intoxiquée par la fumée et brulée au dos, rien de bien méchant.

Elle offrit un sourire rassurant à sa meilleure amie qui se calma et s'assit sur un des petits fauteuils. Le menton dans ses mains et ses coudes appuyés sur ses genoux, elle était disposée à écouter le récit de l'incendie.

La jeune fille lui expliqua tout en détail et l'informa qu'elle devrait sortir de l'hôpital le lendemain matin après quelques examens et qu'elle retournera en cours la semaine suivante. Les deux amies étaient toutes les deux en lettres modernes en Fac, inséparables, elles vivaient en colocation depuis l'année précédente, lors de l'emménagement de la rousse venant du Michigan.

-Au fait ! On a un nouveau prof en littérature Anglaise ! Il est tellement craquant !

L'ainée leva les yeux au ciel, chaque année Kate tombait sous le charme de quelqu'un contrairement à son amie, Eléonore sortait de six mois de relation avec une rupture plutôt compliquée. C'est pas tous les jours qu'on trouve une femme de quarante ans dans le lit de son petit ami. Après deux gifles et une porte claquée, elle avait enchainé les coups d'un soir, les sorties en boites et les rencontres sans lendemains. Elle avait définitivement rayé les couples stables de sa liste.

Quand Kate partit, lui promettant de venir la chercher le lendemain. Eléonore soupira et ferma les yeux.

Cette année allait encore être amusante dis donc.