Petit chapitre de transition

merci pour la review !


Stiles se rendit dans la salle de bain et trempa un gant de toilette puis l'appliqua sur le front de la malade cependant, en quelques minutes, le gant était déjà chaud. Sentant la panique monter en lui, il appela directement Deaton et lui expliqua la situation. Ce dernier lui répliqua que le meilleur moyen de faire baisser la température était le même que pour les humains : la mettre dans une baignoire d'eau glacée. Le jeune homme ne perdit pas un instant, mit la baignoire à remplir d'eau froide et alla récupérer tous les glaçons qu'il pouvait trouver dans le congélateur. Une fois la baignoire pleine, Stiles retourna vers Malia, la prit dans les bras puis la transporta jusqu'à la salle de bain. Il la déposa doucement dans la baignoire et lui passa de l'eau froide sur le visage. En quelques instants, Malia se réveilla, légèrement paniquée de se retrouver dans une baignoire d'eau froide, toute habillée.

- Tout va bien, je suis là, dit Stiles en lui tenant la main.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-elle, effrayée.

- Et bien tu as une sacrée fièvre alors je ne pouvais pas te laisser comme ça. Il faudrait que tu restes quand même quelques instants pour que ta température baisse.

- C'est la première fois que ça m'arrive, je suis désolée.

- Mais enfin, ce n'est pas de ta faute ! Laisse-moi m'occuper de ça.

- Et toi, qui s'occupe de toi quand tu es malade ?

Stiles ne répondit pas. Malia vit de la tristesse dans les yeux de son ami et comprit qu'elle avait fait une erreur. Elle n'avait pas pensé à mal en posant cette question mais elle sentait bien qu'il pensait à sa mère qui lui avait cruellement manqué dans son enfance.

- Stiles, excuse-moi…

- Ce n'est rien. Je vais te prêter un pyjama et tu n'auras qu'à étendre tes affaires ici pour qu'elles sèchent d'ici demain matin, dit-il en partant pour changer de sujet.

Elle resta dans la baignoire, immobile, en ressassant la maladresse qu'elle venait d'accomplir. Elle se maudit d'avoir dit ces paroles alors que lui n'avait fait que l'aider. Elle ne voulait pas le blesser, loin de là, mais le mal était fait. Il revint donc avec un pyjama et lui donna une serviette puis il l'aida à sortir de la baignoire. Sans prévenir, il posa le revers de sa main sur le front de la coyote pour constater que la fièvre était baissée. Malia était véritablement gênée d'être le centre d'intérêt, ce n'était pas vraiment dans son habitude mais secrètement, elle appréciait ses petites attentions, elles lui manquaient. Même s'ils n'étaient plus ensemble, elle aimait qu'il soit doux avec elle. Il retourna dans son duvet tandis qu'elle s'allongeait sur le lit puis il éteint la lumière.

- Stiles ?

- Oui.

- Merci.

Il ne répondit rien mais il sourit. Après quelques instants, chacun repartit rapidement dans un sommeil profond.

Au petit matin, le réveil de Stiles sonna. Malia commençait à se réveiller et se sentait bien mieux que la nuit précédente. Elle arrêta le réveil, par habitude, et chercha le jeune homme du regard. Elle constata qu'il dormait encore, la bouche ouverte. Elle posa sa main sur l'épaule de Stiles afin de le réveiller en douceur, ce qui le fit réagir.

- Bonjour, dit-elle.

- Salut, comment vas-tu, demanda-t-il en baillant.

- Je me sens mieux. Je vais prendre une douche.

- Tu ne comptes pas aller au lycée aujourd'hui ?

- Je t'ai dit que je vais mieux, je ne vois pas pourquoi je n'irais pas !

- C'est peut-être plus prudent si tu rentrais chez toi. Imagine que tu ais une autre poussée de fièvre ! Je t'accompagnerais bien mais j'ai épuisé mon quota d'absence au lycée sur le baromètre du shérif Stilinski !

- Voila ce que je te propose : allons prendre le petit déjeuner et nous verrons ensuite ?

- Ok, ok.


Scott était déjà prêt et s'apprêtait à se rendre chez Stiles pour savoir comment allait Malia. Il avança dans le couloir puis passa devant la chambre de sa mère. Il était sur le point de descendre quand il entendit du bruit dans la chambre parentale, à vrai dire, il s'agissait plutôt d'une conversation. Curieux, il se demanda bien avec qui elle pouvait bien parler, à moins que ce ne soit une conversation téléphonique, ce qui était peu probable à cette heure si matinale, surtout que sa mère était revenue de sa garde au milieu de la nuit. Il se concentra et écouta la conversation.

Mélissa se réveilla à cause des lueurs du soleil quand elle vit que Argent l'observait :

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle.

- Je te regardais dormir.

- Depuis longtemps ?

- Je ne sais pas, je n'ai pas fait attention.

- Arrête, je suis horrible en plus, je dois avoir une coiffure horrible !

- Ce n'est pas mon avis… répondit-il en souriant. Comment vas-tu ?

- Bien, merci.

- Mélissa ?

- Oui Chris.

- Wow, ça fait sérieux quand tu m'appelles Chris, d'habitude c'est Argent.

- J'ai pensé qu'il était temps que je t'appelle par ton prénom, qui est très joli soit dit en passant, tu t'en rappelles quand même que tu t'appelles Christopher ? ajouta-t-elle, taquine.

- Très drôle ! C'est vrai que ça va me changer. Par contre, on doit vraiment faire quelque chose pour Scott.

- Pourquoi dis-tu ça ?

- J'ai passé l'âge de rentrer en douce dans la chambre de ma copine !

- Je sais, je suis désolée, rétorqua-t-elle, le sourire aux lèvres. Ça fait très mystérieux !

- Mel ?

- Oui, ok, je sais. Il faut que je lui dise.

- De quoi as-tu peur au juste ?

- Je ne sais pas. Ça fait tellement longtemps que je suis seule, j'ai peur qu'il s'y soit trop habitué.

- Tu parles de ton fils ou de toi ?

- Un peu des deux j'imagine. Ne te méprends pas, je suis heureuse qu'on soit ensemble, pour moi, être heureuse à mon âge, c'était inespéré.

- Tu parles comme si tu étais une grand-mère !

- Tu sais très bien ce que je veux dire… trouver quelqu'un qui connaisse le monde du surnaturel et qui, en plus, est attentionné, beau, tendre avec moi… continua-t-elle en se rapprochant de lui.

- Concernant Scott, c'est un grand garçon, quant à toi, laisse-moi te montrer comme je peux être tendre avec toi ! répondit-il en l'embrassant.

Scott était non pas choqué mais tellement surpris de la situation ! Jamais ça ne lui serait venu à l'esprit que Argent et sa mère puissent être ensemble ! Avant qu'il ne réfléchisse plus à la situation, il entendit que le couple s'apprêtait à faire bien autre chose que de s'embrasser, alors il partit en vitesse chez Stiles.


Arrivé sur place, Scott entra et se dirigea vers la cuisine. Malia et Stiles étaient en train de déjeuner :

- Tu es tombé du lit ? demanda Stiles.

- Scott, tu vas bien ? demanda Malia. On dirait que tu as vu un fantôme ?

- Pire ! répondit l'alpha. Je… ma… oh bon dieu…

- Mais tu vas finir par accoucher ? insista le jeune homme.

- Ma mère…

- Ouais ?

- Argent…

- Et bah, c'est quoi le rapport ? continua Stiles.

- Tu le fais exprès ? demanda Malia à Stiles. J'avais oublié que tu n'étais pas du matin !

- Traduction ?

- La mère de Scott est avec Argent !

- Ah ok… QUOI ? T'es sûr ?

- Je vais tenter de me sortir de la tête les bruits que j'ai entendus ce matin venant de la chambre de ma mère ! Je crois que je vais en faire des cauchemars pendant longtemps !

- Ça aurait pu être pire ! Au moins tu sais à quoi t'attendre, ajouta Malia.

- Wow, ça fait bizarre de te dire qu'Argent, le père d'Allison, est avec ta mère ! dit-il sur le ton de la plaisanterie tandis que Malia lui lançait un regard noir. Quoi ?

- Là, je ne peux plus rien faire pour toi ! lui répondit-elle. Je vais prendre ma douche, je vais mieux, je viens avec vous, termina-t-elle en se dirigeant vers l'étage.

- Bon, je vais bien finir par m'y faire ! Alors, cette nuit ?

- Elle a eu une grosse poussée de fièvre mais c'est passé et elle a l'air d'aller beaucoup mieux…

- Contrairement à toi ! C'est pas du jus d'orange que tu devrais boire mais un litre de café ! T'as une sale tête.

- Merci, c'est gentil ! Après la poussée de fièvre qu'elle a faite je n'étais pas tranquille. On devrait garder un œil sur elle.

- Ok, on fait comme ça.

- Hey ?

- Ouais.

- Tu vas l'appeler papa ?

Scott se leva et donna une bonne tape derrière la tête de Stiles.

- Celle-là, tu l'as cherché quand même !