Deuxième chapitre de cette fic.
On va bien s'amuser
Bonne lecture
Déponia
La suiiiite o/
On va se marrez, gamin B-)
Enjoy o/
Ka-Al
« Impossible ».
La tête entre les mains, il examinait les photos sur son bureau.
C'était des images du vieil homme, sous tous les angles.
« Impossible »
Plus il les regardait, plus son passé revenait le hanter.
Plus IL revenait le hanter.
« Ben alors le poulet, tu pensais m'avoir tué ? Et ben c'est raté ! ».
D'un geste rageur, il envoya voler tous les clichés. Il ne devait pas se laisser duper par une hallucination auditive.
Ce n'était qu'une putain d e.
Un connard poignardant comme Lui, il devait y en avoir des milliers.
- Commissaire, vous avez une idée ? Demanda son assistant.
Putain de con, comment voulait-il qu'il se concentre alors que l'image de l'autre cinglé lui trottait dans l'esprit ?
- Lieutenant, si j'avais une putain d'idée, je vous le dirais, mais comme ce n'est pas le cas, je vais continuer de réfléchir en fermant ma gueule, et vous devriez en faire autant !
Son adjoint baissa le regard, et retourna à la lecture de l'examen médical du corps.
Il s'en voulut de lui parler comme ça, car après tout, il avait été le seul à le soutenir.
Comme à l'époque de…et merde, encore Lui !
Il ferma les yeux, se concentrant sur son souffle.
Le calme l'envahit peu à peu.
Qu'avait-il comme éléments de l'enquête ? Un vieil homme violé dans sa baignoire, puis tué à coup de poignards portés par l'arrière avant d'être re-violé.
Bref, pratiquement rien.
- Quelles informations sur la victime ?
- Un retraité, ancien fonctionnaire, une femme morte i ans, un chien, quelques connaissances au club du troisième âge, et ses enfants loin de lui.
- Des ennemis ?
- Aucun de connu.
- Comment a réagit la famille à l'annonce du décès ?
- Normalement.
Mais alors, qui pouvait avoir tué ce vieux ?
Un psychopathe passant par-là ? Un sérial-killer ?
- Lieutenant, est-ce d'autres meurtres ou viols de personne âgés ont été signalés ces derniers temps ?
- Il y a un meurtre lors d'un cambriolage mais rien de semblable. Les victimes étaient jeunes.
- Est-ce que des objets manquaient dans la maison de notre victime ?
- Non commissaire, la femme de ménage qu'on a interrogé n'a rien remarqué.
- Ça ne peut pas être elle ? On lui demande si quelque chose manque, mais si ça se trouve, c'est elle la voleuse !
- Elle a un alibi.
- En l'occurrence ?
- Elle était en train de fêter l'anniversaire de son fils au McDonald's du coin. Elle a été filmée par plusieurs caméras, et il y a de nombreux témoins.
Et merde ! Ça l'aurait arrangé.
Il n'en pouvait plus de cette pièce close.
Il se leva d'un coup, surprenant son collègue.
- Faut que je sorte m'en griller une, vous venez ?
- C'est que…j'essaye d'arrêter…
- Écoutez, je suis à deux doigts de péter un câble, alors soit on va fumer, soit je vous casse la gueule.
- D'a…d'accord.
Une fois à l'extérieur, ils allumèrent chacun une cigarette, et tirèrent des lattes en silence.
Cette affaire n'avait aucune logique, aucun sens. Pourquoi tuer et violer un vieux sans histoire ? Surtout un vieux !
- Commissaire, je peux vous poser une question ?
Il le fixa, étonné, et grommela :
- Je vous écoute.
- Depuis que l'on a trouvé le corps, vous êtes étrange. Il se passe quelque chose.
Bien entendu, il n'avait pas compris. Néanmoins, il avait remarqué.
- Comment ça, étrange ?
- Eh bien…vous ne m'avez pas immédiatement posé des questions sur la victime, vous avez à peine pris de précautions pour retourner le corps, vous m'emmenez fumé alors que vous sortez rarement du bureau avant d'avoir vos réponses.
- Cette affaire est juste incompréhensible, je ne sais pas comment réagir.
- Mais d'habitude, vous savez toujours quoi faire. Vous trouvez ce que personne ne trouve. Aucune affaire ne vous a jamais mis dans un tel état ! Sauf…
Il attrapa violemment son adjoint par le col, et mis sa cigarette à quelques centimètres entre ses deux yeux.
- Plus jamais, n'évoquez cette enquête ! Plus jamais !
L'autre resta figé quelques secondes avant de se mettre à trembler.
- Dé…désolé Commissaire. Je…je voulais p…pas…
Il se rendit compte de ce qu'il était en train de faire et relâcha son collègue en murmurant des excuses.
- Le seul rapport entre les deux affaires, c'est que je n'y comprends rien. Mais ça ne va pas tarder à m'apparaître. Je vous le jure.
- Je le sais Commissaire. Vous avez toujours résolu chaque enquête qui vous a été confié !
- Ce n'est pas en me flattant qu'on va résoudre ce meurtre. Finissez votre clope, et on retourne bosser. On ne quittera pas ce bureau sans un semblant de piste.
Il porta sa cigarette à ses lèvres, tentant de cacher ses tremblements. Oui, il allait trouver. Mais il avait peur de ce qui l'attendait. Un ressuscité ou un nouveau fou ? Quel était le pire ?
Les heures passaient, inarrêtables, et bientôt 18h arriva. Un à un, ses collègues partirent et son adjoint semblait avoir de plus en plus de mal à rester éveillé.
- Vous pouvez rentrer chez vous.
- ça ne servirait à rien, personne ne m'y attend, et je continuerai à me torturer le cerveau avec cette affaire.
Au mot "torturer", il vit la mâchoire de son supérieur se serrer. Quel con ! Il avait été réellement torturé par l'autre cinglé et vu sa réaction de cet après-midi, il était loin d'être remis.
- Désolé. Dit-il.
Son chef ignora ses excuses et repris la conversation en faisant mine de rien.
Au bout d'une demi-heure, son assistant s'endormit sur la table.
Le commissaire le regardait dormir paisiblement, et une haine féroce lui tordit les boyaux.
Une haine pour cette innocence palpable sur son visage.
Une haine pour cette ignorance de la réelle souffrance.
Il se mordit la lèvre jusqu'au sang. À cause de Lui, il s'était mis à détester ceux qu'il protégeait.
Putain ! Il fallait qu'il se change les idées. Il se leva de son bureau, et alla acheter des hamburgers.
L'odeur réveilla le jeune homme. Celui-ci vit le visage affable de son supérieur qui le fixait d'un air grave.
- Désolé Commissaire.
- Mangez au lieu de vous excuser tout le temps pour de la merde !
Sans un mot, il lui tendit la nourriture et commença à manger de son côté.
Le repas fini, il alla chercher du café. En revenant, il vit son assistant au téléphone.
- …bien mademoiselle. On arrive tout de suite.
- Je sens que la réponse ne va pas me plaire, mais que se passe-t-il Lieutenant ?
- On nous signale un nouveau meurtre.
Il soupira. Les tueurs n'avaient donc plus de respect de nos jours ?
À peine il y avait un crime de commis, et déjà un autre apparaissait, ne laissant même pas le temps de résoudre le premier.
Enfin bon, il ne fallait pas attendre grand chose de ces raclures. Tous étaient pareils. Des monstres sans foi ni loi…sauf Lui.
Lui, il était spécial. Le roi des tueurs. L'empereur des criminels.
Merde ! Son esprit avait encore dérivé !
- On y va tout de suite.
Rapidement, ils se rendirent sur le lieu du meurtre, où les attendait une jeune femme en larmes.
- Elle…elle est…bouhouuuuuu…
- Mademoiselle, calmez-vous, et montrez nous le corps. Dit froidement le Commissaire.
L'adjoint aida la jeune femme à avancer, tentant de la calmer.
Ils les regardaient, écœuré. Il avait vécu bien pire, et marchait droit sans aide, lui.
Tout d'un coup, il se rendit compte d'une chose. Ses larmes sonnaient fausses.
Pas qu'elle ne semblait pas triste, mais elle n'était pas aussi terrifiée qu'elle voulait le faire croire.
Comme si elle en avait…l'habitude.
- Ce n'est pas souvent que vous nous appelez quand il y a des meurtres.
Son collègue le regarda sidéré par son manque de tact.
- Et si vous arrêtiez de vous foutre de nos gueules ?
Elle cessa de pleurer immédiatement.
- Qu'est-ce qui m'as trahi ? Mon accent ?
- Non, je dirais plutôt votre manque total de conviction dans la voix.
- Que voulez-vous ? Dans notre métier, on voit tellement d'horreurs qu'on fini par devenir insensible à tout.
Il sourit légèrement. Il comprenait parfaitement ce qu'elle voulait dire.
Après tout, lui aussi ne ressentait plus aucune tristesse ou abattement devant un cadavre.
- Mais ça n'empêche pas que l'on ait des émotions. C'était ma collègue et mon amie. Je veux que son meurtrier crève, peut importe que je doive m'allier avec…vous.
Le dernier mot sonna comme une insulte. Le Commissaire eut un sourire amusé.
Cette femme était forte et il aimait ça.
- Des ennemis ?
- Bien entendu. Mais aucun qui aurai pu faire ça…
- La tuer ? Interrompit le collègue.
- Non. Tout le monde peut tuer. Il vaut mieux que vous voyer le corps pour comprendre.
Elle les conduisit à travers les couloirs de la maison-close.
L'adjoint était mal à l'aise dans cette atmosphère lourde et chargée de parfums capiteux, sans doute utilisés pour cacher d'autres senteurs.
La prostituée s'arrêta devant une porte, et sans vérifier si les policiers étaient préparés, elle l'ouvrit, dévoilant le corps.
L'assistant parti en courant, secoué par un haut-le-cœur.
Comment avait-il pu devenir policier avec un estomac si sensible ?
La femme était presque nue, un foulard rouge recouvrant ses cheveux poisseux.
Son corps avait été détruit. Son ventre avait été ouvert et on en avait retiré le vagin et les ovaires.
Le Commissaire, loin d'être aussi dégoûté que son collègue, se rapprocha du cadavre.
Ses mains étaient retenues par des cordes, lui ayant laissé des marches rouges sur la chair tuméfiée.
- Vous l'avez trouvée comme ça ?
- Oui, on n'est pas assez inexpérimenté pour y avoir touché.
Il examina le bas du corps. Au vu de la quantité de sang séché, il en déduisit que la dissection avait eu lieu avant le décès. Mais un détail capta son attention.
La mâchoire de la victime était fracassée, comme si on y avait fait entrer un objet de grande taille pour l'étrangler et provoquer la mort.
Il n'avait vu ce genre de blessure qu'une fois.
Par un psychopathe à l'esprit malsain.
Il sentit ses membres se liquéfier. ça ne pouvait plus être qu'une coïncidence !
- Elle a été violée après sa mort.
- Je l'ignore.
- Ce n'était pas une question.
- Comment vous pouvez en être aussi sûr ?
- Disons que j'ai l'impression de revoir l'œuvre de quelqu'un que je connaissais. Une vieille connaissance qui n'aurait jamais dû revenir.
Quand je vous dis que j'aime les cliffangers !
N'oubliez pas de laissez une review.
Je vous immole par le feu.
Déponia
PS : je donne les dates de sortit des chapitres uniquementpar reviews (je les connais toutes). Oui, c'est du chantage et j'en suis fière !
Aaah…je jouis ! J'aime les cliffangers, putain !
Reviews ? :3
Je vous embrasse et vous menotte !
