Chapitre 1 : 1 ans après… Une nouvelle famille, un manque, des souvenirs…
Et une sœur.
POV' Six :
Je m'éveille en ayant leurs visages devant les yeux.
Depuis peu – depuis que je suis revenue de chez les Erudits – je meurs d'envie de me venger, de tuer, d'étrangler, Jeanine même si je sais que je ne le ferai pas, je ne suis pas comme ça, et puis les filles m'en empêcherai…
Elles sont super sympa, mais elles ne pourront pas remplacer Christina, elle a été ma pre… bon d'accord, deuxième meilleure amie, et je ne sais même pas si elle est encore en vie… Tout comme Tobias… Tobias…
-TRIS !
-Qu'est-ce qu'il y a Em ? je grogne dans mon oreiller.
-Tu es réveillée ? me demande ma petite sœur.
C'est la seule chose qui me reste de mes parents… A part Caleb.
S'il est encore en vie…
-Comment je peux ne pas être réveillée vu comme tu as criée ?
-Moi ?
-Oui toi Emilie.
Je me tourne dans mon lit et la regarde.
Elle est dans l'encadrement de la porte, encore en pyjama bleu et gris, tout comme moi d'ailleurs.
Je lui souris, et elle me sourit. Je l'aime comme si je l'a connaissait depuis toujours, c'est fou parce que je l'a connaît à peine depuis quelques mois.
-Aller, viens, lui dis-je lui écartant mes bras où elle vient s'y blottir immédiatement. Ça va ?
-Oui, dit-elle d'une petite voix fluette. Et toi ?
-Moi, je vais bien ma puce…
-Et moi, je n'y crois pas du tout ! fit une voix familière derrière nous.
Emilie sursauta, regarda qui était là puis sortie de mon lit pour se jetée dans les bras de la nouvelle venue.
-El ! s'écria ma sœur.
-Salut, ça va ? demande-t-elle à Emilie. Et toi, c'est pas bien de mentir ! me réprimande-t-elle avec humour.
-Oui, ça va, avant j'ai réveillée Tris parce que je croyais qu'elle était réveillée alors je l'ai appelée en criant ! C'était marrant ! raconte la petite monstresse en rigolant.
Elena éclate de rire, très vite accompagnée par moi.
Ça fait du bien de rire.
-Allez, dit El en reprenant son calme, tu comme moi. Éric et Steve te cherchent, ils veulent te voir pour je ne sais plus trop quoi.
-Okey, tu peux t'occuper d'Emilie en attendant ? je demande à mon amie en me levant. Il faut lui faire prendre son déjeuner et après elle à cours avec Christie.
-Ouais, t'inquiète, tata El, s'occupe de tout !
-Justement, c'est ça qui m'inquiète, dis-je en prenant mes affaires pour aller dans la salle de bains.
Je l'entendis rire avec ma sœur une fois la porte refermer derrière moi. Je souris.
J'ai de la chance de les avoir. Sans elle, Jennifer, Clara, ou les garçons, je crois que j'aurai plongée… Pour surement ne jamais me relevée.
Ma fuite après la fin de la simulation m'a détruit petit à petit.
Plus précisément, ne pas savoir si ceux que j'aimais était encore en vie, c'est cela qui m'a détruit petit à petit. Ne pas savoir, être dans l'ignorance et ne pas pouvoir agir.
Mais je les ai trouvés.
Ou plutôt ils m'ont trouvé…
J'entrai dans un entrepôt où les Erudits avaient mis tous les vivres, qu'ils avaient pu trouver chez les Altruiste, c'est-à-dire, que très peu, ou dans les entrepôts qui étaient réservés par les Altruistes pour stockés la nourriture pour les Sans-factions, c'est-à-dire, beaucoup.
J'étais partie en quête de nourriture dans les caisses en bois quand j'entendis du bruit. On dirait qu'on tape sur du métal assez épais, pensais-je à ce moment-là.
J'avançais silencieusement vers la source du son quand quelqu'un surgit derrière moi en me prenant – broyant serai plus juste – le bras.
Je me débâtis. Je ne voyais pas mon adversaire mais je sentais qu'il était bien plus grand que moi. Il me mit part terre sans difficulté et se mis sur moi. Cet homme me dominait de toute sa taille.
-Qui es-tu ? demanda-t-il.
-Un monstre, répondis-je ironiquement.
-Une Sincère ? continua-t-il.
-Je répondrai à tes questions seulement quand tu te lèveras et que…
Je n'avais pas eu le temps de finir ma phrase j'étais déjà debout, une lumière dans les yeux.
Je clignai des yeux puis leva ma main droite pour empêcher la lumière de m'éblouir.
Le gars baissait sa lampe troche et se retourna vers… Quelqu'un.
-Euh, les gars…
Il fut interrompu.
-Merci pour moi, le coupa une voix féminine.
-Désolé El. Éric je crois qu'on n'aura pas besoin de chercher longtemps ta Prior, là.
-Quoi ? dit une voix malheureusement familière.
Des lumières apparurent au bout du couloir. Petit à petit des silhouettes se dessinèrent, laissant voir un groupe d'une dizaine de personne.
Et à leur tête une personne que je n'aurai jamais voulu revoir. Éric.
-Toi ! hurlais-je en me libérant de la poigne de l'homme et en avançant vers Éric d'un pas menaçant.
-On se calme la Pète-Sec, je ne suis pas là pour me battre avec toi, t'amener chez la manipulatrice qu'est Matthews ou quoi que ce soit d'autre. J'ai aidé Jeanine parce que j'espionnais pour les…, il hésita puis repris, des amis.
-Parce que le leader traitre à sa faction que je connais n'existe pas peut-être ?! Non mais vous vous fichez tous de moi ici ?! je continuais à avancer vers cet idiot de première d'un pas menaçant.
-Oh, Prior tu te la ferme et tu écoutes ! dit un des gars derrière l'homme qui m'insupporte le plus au monde.
-Toi tu te la ferme, je t'ai pas causé, ok ? lui rétorquais-je, du tac au tac, puis me tourna vers Éric et dit, pourquoi tu as trahis les Audacieux ? C'était t'as faction, non ?! Celle qui t'avais accueillie après ta défection des Erudits !
-Tu sais quoi Tr…
-Six, le coupais-je sèchement.
Je m'arrêta de marcher, j'étais juste devant lui.
Il esquissa un sourire, sachant pourquoi je prends se surnom.
-Six. Tu sais quoi ?! Tu nous suis, tu regardes, tu écoutes et après tu donnes des coups, comme l'Erudite que t'aurai pu être, pigé ?
Je grogne, lui mit une calque et lui rétorquais-je, furieuse :
-Tu sais quoi, Quat'z'yeux ?! Si tu veux me montrer quelque chose commence déjà par apprendre à respecter les gens, c'est une des valeurs des Audacieux, non ? Le respect, la bravoure, le courage, le contrôle de soi, l'honneur… Le manifeste compte, non ?! 'Fin ses derniers temps plus trop, et on se demande à cause de qui ?! Mais attends laisse-moi réfléchir, à cause des leaders Audacieux, dont, je fais une pause et reprends, toi tu faisais partie.
-Bea… Six, dit la seule femme du groupe en avançant dans la lumière, calme-toi, c'est un de nos leaders.
Elle est à présent dans lumière diffuser par la lampe d'un des hommes. Je l'a reconnais immédiatement.
Ça me donne un coup de froid. C'est Elena, une Altruiste qui a un an de plus que moi, elle est allée chez les Erudits et a échouer à l'initiation, d'après ce que j'avais entendue. C'était ma meilleure amie… avant, avant tout ça, on se retrouvait en cachette entre nos maisons, et on parlait de nous, dans quelles faction irons-nous le jour de la Cérémonie du Choix, si nous resterons ou pas… La veille de sa Cérémonie du Choix, elle n'est pas venue à notre rendez-vous secret. Je l'ai revu le lendemain quand elle est allée à la Ruche pour décider de son avenir. Ce fut la dernière fois où je l'ai vu.
-Il a sauvé beaucoup des Divergents qui étaient chez les Audacieux, continue-t-elle, en nous les amenant et les faisant passer pour mort chez vous. Il nous a aussi amené un de tes ami qui avais été touché par une balle… Je ne me souviens de son nom, termine-t-elle en se tournant vers Éric.
-Will, c'est Will, lui répondit Éric.
-Wi…Will ? bafouillais-je.
-Oui, ton ami Erudit est belle et bien vivant avec un bandage tout autour du torse.
Je ferma les yeux pour me remettre les penser au clairs. Will, vivant, Elena, devant moi, Éric, … loyale à ça faction ? Si Will est vraiment en je ne peux pas le laisser avec Éric et ses pulsions sadiques. Je peux au moins aller voir si ce qu'il me dit est vrai je n'ai rien à perdre de toutes manières…
-Okey, je vous suis mais au moindre fait suspect je me casse en courant, pigé ?
Ou je tire sur tout ce qui bouge au choix…
-Très bien, dit Elena en souriant.
Puis elle me prend le bras et me tire.
-Suis-moi.
Après avoir marché jusqu'au bout du couloir, puis tourner à droite, déverrouiller la porte, et déplacer un meuble on passe par une grande trappe, pour ensuite nous retrouvé dans les souterrains de la ville.
On a ensuite continué le chemin à droite, puis tout droit, puis encore à droite et enfin gauche pour arriver devant une grande porte où l'on pouvait voir, peins avec de la peinture noir le symbole des Audacieux puis la phrase « Nous croyons aux actes de courage ordinaire, au courage qui pousse une personne à prendre la défense d'une autre. », une de mes phrase préférés. A côté de la porte sont peint les symboles des Altruistes, des Erudits, deux symbole que je ne connais pas, le premier est un ronds, barré sans rien à l'intérieur et le deuxième est un anneau de flamme avec, une flamme justement, à l'intérieur.
Elena me regarde avec un sourire narquois plaquer sur les lèvres. Je dois avoir une tête surprise et ébahis, un truc dans le genre.
-C'est beau, hein ? Et t'as encore rien vu ! s'exclame-t-elle en me souriant de toutes ses dents en ouvrant la porte.
L'intérieur n'a rien à voir avec l'extérieur, ça c'est certain. Déjà c'est beaucoup plus lumineux !
Un peu partout des gens parlent par groupe, certains calmement, d'autre un peu –beaucoup- moins, des enfants cours partout en jouant et des adultes se battent sur un tapis de combats.
Il y a de toutes les couleurs ici, pensais-je, à part les sincère et les fraternels, ça ne m'étonne pas ce n'est pas dans leurs factions qu'il y a des problèmes mais dans celles présentent ici.
Dans tous les groupes des gens portant des vêtements gris, noir ou bleu, parfois, des ensembles de couleurs, gris et noir ensemble, noir et bleu ensemble, bleu et gris ensemble, c'est d'ailleurs seulement dans ses ensembles que l'on voit des traces de blanc ou de rouge-orange.
C'est merveilleux, comme si toutes les factions étaient réunis dans le même endroit et que rien de tout ce qui s'est passé ne sais passer.
Sauf que tout c'est belle et bien passé…
Les membres du groupe derrière Elena et moi se dispersèrent ne laissant que l'homme qui m'avait attrapé, l'homme que je hais le plus au monde, mon ancienne meilleure amie et moi ensemble.
Elena et Éric commencèrent a discuté pendant que je regardais la salle devant moi alors que l'homme qui m'avait sauté dessus quelques temps plutôt se tourna vers moi et me dit doucement :
-Je suis désolé pour avant, j'ai cru que tu étais un traître Audacieux de la surface.
Je lui esquissai un sourire.
-Sa fait rien, je crois que j'aurai fait la même chose pour protéger mes amis… Et ceux que j'aime.
-On ne s'est pas présenté, Steve Mcgarrett, leader Audacieux.
Il avait dit cela en me tendant la main.
Main que je serai.
-Six, Altruiste. Audacieuse. Et Divergente.
Il me lâcha la main puis tourna la tête vers le reste de la salle, geste que je copiai d'un même mouvement de tête.
-Je crois que l'on va bien s'entendre, me dit-il avec un sourire.
-Moi aussi, lui répondis-je.
Ils ne les remplaceront jamais tous mais ils font partis de ma vie et si eux aussi disparaissaient, à présent, je crois que j'en mourrais.
Je m'habille, puis me coiffe lentement d'une tresse en plongeant dans ce souvenir.
Maintenant que j'y repense, certains moments de notre rencontre fus assez marrant.
-Qui es-tu ? demanda-t-il.
-Un monstre, répondis-je ironiquement.
-Une Sincère ? continua-t-il.
Oui. Ce qui est un peu moins marrant c'est de se rappeler des raisons pour lesquelles je les ais rencontrer.
La simulation…
Je soupire. C'est dur de ne pas tomber dans la solitude ou la dépression. Ou dans le peu de souvenirs avec Tobias même s'ils font partis des meilleurs moments de ma vie…
Je me tapote les joues. Aller, Tris, Steve et Éric te cherche, ce n'est pas le moment d'être triste ou même nostalgique !
Je soupire un bon coup et ouvre la porte vers ma chambre où je pose mon pyjama sous mon oreiller et fait mon lit comme mes parents me l'ont appris.
Papa, maman…
Une fois fait je vais dans la cuisine, et entend Elena et Emilie rigoler.
Tout en mettant ma veste puis mes chaussures à ma petite puce, je veux la protégée, qu'elle soit loin de la guerre qui nous a pris nos parents et du sang, je veux qu'elle soit heureuse, qu'elle vive sa vie sans avoir à penser que demain elle ne sera peut-être plus là… Je l'aime ma petite Emi.
Je leur dit au revoir puis passe la porte pour partir à la recherche de des gigolos qui me servent de collègues.
J'ai retrouvé Steve et Éric dans le couloir menant à mon bureau, où ils ne vont généralement jamais, car, généralement je n'y suis jamais.
-Hey, les gars, paraît que vous me cherchez ? dis-je, les faisant sursauter.
-Hey, Six, s'exclame Steve venant me serrer dans ses bras.
-Hey, dit Éric en venant à son tour. Ça sa ce matin ?
-Aussi bien que je peux l'être en ce moment et après ce qui s'est passé. Comme d'hab' quoi. Et vous ?
-On est debout depuis sept heure ce matin parce qu'on avait une réunion… commence Éric.
-Avec la grande leader de notre grande faction, mais apparemment elle avait oublié et n'a toujours pas compris pourquoi on la cherche alors qu'elle est en face de nous mais sinon ça va, et ta sœur ? finit Steve avec un sourire en coin.
-Oh, oups… Désolé les gars, j'ai pas mis mon réveil et j'y est pas pensé…
-Fait rien, on a pu faire le tour du QG, regarder si tous ceux qui devait être à leurs postes y sont bien et manger un petit déjeuné vite fait tout en te cherchant. Bref, tu voulais nous parler de quoi ? demande Éric.
-Ah oui, c'est vrai, dis-je en me dirigeant vers la porte de mon bureau que j'ouvris, donc, pendant la dernière Assemblée, certains leaders ont relevé que bientôt il n'y aura plus assez de vivre dans la grange et d'autres le fait que les personnes âgées devrait pouvoir partir quelque part plus en sécurité qu'ici, malgré qu'on soit assez bien protéger par les mètres de terre nous séparant de la surface, Jeanine me cherche toujours, surtout maintenant qu'elle sait que je ne suis pas morte.
Ma gorge se noue lorsque je parle de Matthews.
-Je ne vois pas où tu veux en venir, me dit Steve en forçant les sourcils.
-J'avoue que je suis un peu paumé moi aussi, renchérit Éric.
-Je vais vous expliquer, vous inquiéter pas mais après il faudra parler de ses résistants… Il semblerait qu'ils voudraient s'allier avec l'autre là, celle que je ne peux pas voir, sous peine de lui mettre un poing dans la face…
-Evelyne, s'exclamèrent les deux gars, l'un résigner et l'autre désespérer.
