Disclaimer : Harry Potter appartient entièrement à J.K Rowling, pour mon malheur, Draco n'est pas à moi ni Harry ni tous les autres... La vie est cruelle.

Pairing : HP/DM of course !

PROLOGUE

~ Wired ~

«Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.» Corneille

Harry se sentait vide, fatigué. Épuisé de cette vie qui n'en était pas une, de cette survie, voilà ce qu'elle était. Il était épuisé de devoir sourire hypocritement, de faire semblant d'aller bien. Cela ne faisait que deux jours qu'il était à Grimmauld Place et il en avait déjà assez. Sans Sirius, cette maison semblait constamment vide à ses yeux malgré le monde qui allait et venait entre ces murs. Heureusement qu'il retournait à Privet Drive le soir même. Parce que, sincèrement, il adorait Molly mais par moments elle en faisait vraiment trop. Et des fois, comme ce jour-là, où il avait des visions, il n'arrivait plus à le supporter.

Il ferma les yeux tandis qu'il réfléchissait.

Ces deux jours dans le QG de l'Ordre n'était par plaisir, c'était exceptionnel : réunion de crise.

En effet, à présent que Dumbledore était mort, il avait été décidé qu'Harry serait dorénavant le chef. Une responsabilité de plus sur ses épaules.

Il massa ses tempes, commençant à avoir une migraine.

Le chef. Il était le chef. Celui qui dirigeait l'Ordre du Phénix, la seule réelle résistance face au Mage Noir qui sévissait.

Honnêtement, il aurait préféré ne jamais à avoir à jouer ce rôle.

- Harry, dit froidement une voix féminine, viens manger.

Ginny. Ginny à qui il venait d'avouer qu'il n'avait aucun sentiment pour elle, brisant en mille morceaux toutes ses aspirations futures. Ginny qui maintenant le regardait comme si elle allait lui jeter un Avada Kedavra dans l'instant.

Et un ennemi de plus, un !

Il exagérait légèrement mais n'en ressentait pas moins.

- D'accord, répondit-il en la suivant.

Lorsqu'il entra dans la salle à manger, un silence de plomb envahit la pièce, toutes les conversations s'arrêtèrent et, en une seconde, tous les regards furent braqués sur lui.

Il soupira. À vrai dire, de cela aussi il était épuisé.

- Est-ce que ça vous dérangerait de regarder ailleurs, fit-il, agacé.

Aussitôt, on se détourna de lui et il put s'installer à table pendant que Molly déposait devant lui un peu de poulet, un bol de soupe aux poireaux et une part de tarte à la mélasse.

- Harry, demanda Ron, est-ce que tu as pensé au mariage de Bill et Fleur dans un mois, au fait ?

Il s'étonna tout d'abord que Ron lui pose une telle question puis se donna une claque mentale : le mariage !

- Euh, non, pourquoi ?

- Parce qu'il te faudrait un bon relooking, dit Ginny sans prendre de pincettes.

- Ginny, s'exclama Ron, pour une fois que j'essaye de dire les choses avec tact, comme me l'a conseillé Mione !

- Il n'aurait pas compris, répliqua sa sœur. Le truc, continua-t-elle, c'est que les adultes refusent de nous laisser sortir donc pour le shopping... Il faut qu'on y réfléchisse.

- Potter, cria Fol-Œil depuis une autre pièce, je vous ramène chez vous.

- Techniquement, dit-il calmement, quoiqu'un peu blessé, je suis déjà chez moi. Mais allons-y, ajouta-t-il en voyant l'autre commencer à protester, ça n'a aucune importance.

Tous les transplanages étant contrôlés et Harry n'ayant de toutes façons pas encore dix-sept ans, c'est à balai qu'ils retournèrent à Little Whyning, comme à l'aller.

Lorsqu'il rentra dans la maison, la protection de sa mère l'entourant à nouveau, il eut pourtant un mauvais pressentiment. Alors qu'il entendait les respirations bruyantes d'Oncle Vernon, Tante Pétunia et de Dudley, son instinct lui disait que quelque chose allait se passer. Peut-être pas dans l'instant même mais très bientôt.

Il attendit tout de même quelques minutes et, ne voyant de suspect, se détendit ensuite, se couchant peu gracieusement sur son lit minuscule, puis s'endormit, tremblant un peu, préparé à la venue d'autres cauchemars.

Ainsi ne vit-il pas la personne à sa fenêtre qui l'observait silencieusement...