Le soir même, lors du sommeil qu'Emily avait difficilement trouvé, le rêve recommença. Elle était à nouveau dans l'usine, elle refit exactement le même chemin que la veille et l'avant-veille. Elle arriva devant la chaudière, y mit la main et ressortit le crane qui hurla. Elle prêta bien attention au hurlement, il s'agissait bien de celui d'une petite fille. Elle lâcha le crane, et inspecta les environs. Il y avait sur une table, une vieille coupure de presse mentionnant la disparition d'une petite fille du nom de Lydia Lantz. Soudain, un tuyau tomba et la fit sursauter, ce qui la réveilla. Elle ne retrouva plus le sommeil de la nuit.
Le lendemain matin, elle prit son petit déjeuner avec ses parents.
Gillian : Tu es bien matinale ces jours-ci ! Tu devrais profiter de ne pas avoir cours pour faire la grasse mat', parce que lundi, ce sera plus possible.
Harry : C'est vrai ça ! Je sais que t'a jamais été du genre à paresser au lit, mais d'habitude, quand t'as pas cours tu dors jusqu'à huit ou neuf heures. Tu vas encore en ville aujourd'hui.
Emily : Non ! J'ai… Dites, vous vous rappelez le cauchemar que je j'avais fait il y a deux nuits !
Gillian : Comment l'oublier, tu avais l'air complètement terrorrisée. Je t'avais jamais vu comme ça !
Emily : Et bien j'ai l'impression que c'est pas un simple cauchemar.
Harry : Tiens donc ! Et ce serait quoi alors ?
Emily : Je sais pas, mais le fait est que je le refait chaque nuit. Et puis le contenu est étrange aussi.
Gillian : C'est long parce que je dois partir dans vingt minutes.
Emily : Maman ! Je pense que c'est important !
Gillian : Bon vas-y, qu'est-ce qu'il se passe dans ce rêve.
Elle raconta alors tout ce qu'il y avait dans le rêve de cette nuit, expliquant où s'était arrêté le rêve de la nuit précédente et de celle d'avant. Les parents étaient perplexes, ils ne pouvaient pas nier que c'était un rêve étrange, et ils connaissaient assez bien leur fille pour dire qu'elle ne mentait pas et était tout à fait saine d'esprit. Mais ils ne pouvaient pas l'aider pour autant. Alors qu'ils réfléchissaient à ce qu'ils venaient d'entendre, Gillian regarda sa montre et vit qu'elle allait être en retard.
Gillian : Ecoute mon cœur, je dois y aller mais j'y réfléchirait, et on en discutera ce soir !
Elle partit en quatrième vitesse.
Harry : C'est vraiment bizarre. Mais je vois pas du tout ce qu'on peut faire pour toi.
Emily : On avait pas un livre sur les rêves ? Je pourrais peut-être apprendre quelque chose d'interressant dedans.
Harry : Si ! Mais c'est plus un livre philosophique que scientifique, je sais pas s'il servira vraiment !
Emily : Tu sais où il est ?
Harry : Il doit être dans un des cartons qui sont à la cave, mais j'ai pas le temps d'aller le chercher.
Emily : C'est pas grave ! J'y vais ! Moi j'ai toute la journée !
Elle s'arrêta en plein élan.
Harry : Ben qu'est-ce qu'il y a encore ?
Emily : Heu… c'est par où la cave ?
Harry esquissa un sourire.
Harry : C'est la porte sous l'escalier !
Emily descendit à la cave et ne tarda pas à appeler son père qui accouru.
Harry : Qu'est-ce qu'il y a ma puce ?
Emily : D'où vient cette chaudière ?
Harry : Ben elle était là avant. Elle ne sert plus a rien mais les promoteurs ont tenu à la garder pour une 'touche historique'. Pourquoi ?
Emily : C'est de cette chaudière que je rêve depuis qu'on est arrivé ici !
Harry : Mais je croyais que t'étais encore jamais allé à la cave ?
Emily : Je ne suis jamais venu ici. Et je rêve chaque nuit de cette chaudière sans l'avoir jamais vu !
Harry : Bof ! Sans doute une coïncidence ! T'as du voir le même modèle quelque part, il est resté dans ta mémoire malgré toi et tu le revois en dormant, c'est juste ça les rêves !
Emily se tût pour ne pas retenir son père qui devait aller travailler. Elle chercha le livre, mais il ne lui appris rien que des histoires de psychiatres à la noix, que les rêves ne sont que le reflet de notre culpabilité où de nos angoisses dus à des abus sexuels ou des manques affectifs. Elle le ferma et le posa, sur la couverture on pouvait lire que son auteur était un certain docteur Simms, et qu'il ou elle avait écrit ce livre en 1988. Elle alla sonner chez les Johnson, elle demanda si Thomas était là. Monsieur Johnson demanda à Karin d'appeler son frère et fit entrer la jeune fille.
Karin : Thomas ! Y a ta petite amie qui est au salon !
Emily devint rouge comme une pivoine. Thomas arriva en quatrième vitesse et donna une tape sur la tête de sa sœur.
Thomas : C'est pas ma petite amie !
Karin : Alors faudra m'expliquer la différence !
Thomas : Tu vas arreter oui ! (à Emily) Désolé, elle est à l'âge où les petites sœurs sont totalement insupportables !
Emily : Ce-C'est pas grave !
Thomas : Alors qu'est-ce qui t'ammènes ?
Emily : Ben c'est encore ce rêve…
Thomas : Raah ! J't'avais dit de plus y penser !
Emily : C'est que ça deviens de plus en plus étrange.
Thomas : Qu'est-ce qui s'est passé cette fois ?
Ted : Voilà les boissons ! Alors Emily ! Comment tu trouves cette ville ?
Emily : Ben ça va ! C'est une ville assez sympathique de prime abord.
Ted : Thomas nous a dit que t'étais une mordue de mythologies.
Emily : C'est exact.
Ted : C'est super ! Il se trouve que moi aussi j'en suis assez féru . J'ai tout un tas d'ouvrages si tu veux en lire, hésite surtout pas à demander. Je te les prêterais avec joie.
Thomas : Euh papa… Tu pourrais nous laisser seuls quelques minutes s'il te plait.
Ted : Ha ! Je vois, je dérange. Ok ! Je vous laisse, mais ne faites pas de bêtises.
Thomas : Papa !
Ted : Je plaisante !
Thomas : Excuse-moi, mais il faut toujours qu'on se mêle de tout dans la famille.
Emily : C'est pas grave !
Thomas : Bon alors et ce rêve ?
Emily : Ben en fait c'est pas tant le rêve qui est bizarre que la réalité. Tu te rappelle que que dans le rêve il y a une sorte de chaudière de maison.
Thomas : Où tu ramasses un crâne oui !
Emily : Et bien aujourd'hui, je suis descendu pour la première fois dans la cave, et j'y ai trouvé la chaudière de mon rêve.
Thomas : Tu veux dire le même modèle ?
Emily : C'est ce que j'ai dit à mon père pour ne pas le mettre en retard, mais il s'agit bien de la même chaudière, il y a les mêmes cabossures, la même trace de rayure sur le côté, et la même porte qui ne ferme plus. Et tiens-toi bien, elle était là avant que les entrepreneurs ne rénovent la ville. Ca veut dire que c'est probablement dans cette chaudière qu'à été dissimulé le cadavre de la petite. Il faut que j'aille à l'agence qui nous a fait acheter la maison pour savoir où ils ont trouvé cette chaudière.
Thomas : Ca deviens franchement délirant comme histoire ! … Et de plus en plus intéressant. Je viens avec toi !
Ils partirent alors pour le centre ville. Quand ils arrivèrent à l'agence de prospection, on les redirigea vers la société d'entrepreneurs. Là-bas on les fit patienter une bonne heure avant de leur permettre de suivre quelqu'un dans la salle des dossiers. Une personne rechercha le dossier du 1428 Elm street.
Secrétaire : Alors… ardoise, plinthes, bois, escaliers, cave, chaudière ! Alors elle vient de… 1428 Elm Street ! Elle était dans cette même demeure avant notre arrivée.
La nouvelle secoua pas mal la jeune fille qui restait interdite.
Thomas : Euh… Merci pour ce précieux temps que vous nous avez consacré, on vous en est très reconnaissant, et on vous remercie, maintenant on va repartir.
Secrétaire : Et c'est juste pour ça que vous avez dérangé tout le service !
Thomas : Euh, oui désolé, ça à l'air de rien, mais c'est important je vous jure !
Il sortit en tirant Emily par le bras.
Thomas : Et bien on sait d'où elle vient maintenant cette chaudière.
Emily : C'est… oh mon Dieu ! C'est pas possible !
Thomas : Ben ouais fallait pas chercher bien loin en fait.
Emily : Mais tu comprends pas ! Si cette chaudière était dans cette maison depuis le début, ça veut dire que je vis dans la maison d'un assassin, un tueur d'enfant !
Thomas : Holà ! On a encore pas de preuve qu'il y ait eu une quelconque petite fille ait été tuée ! Après tout, le crâne de petite fille, la coupure de presse, tout ça n'existe que dans ton rêve pour l'instant.
Emily : C'est vrai ! Mais alors pourquoi je ferais ces rêves ?
Thomas : Bon, alors on a qu'à aller faire un tour à la bibliothèque municipale, ils doivent avoir les journaux régionaux sur plusieurs décennies.
Ils passèrent l'après-midi à la bibliothèque, mais ne trouvèrent rien sur une quelconque histoire d'enlevement d'enfant.
Emily : Je crois que t'avais raison ! Tout ça c'est dans mon imagination !
Thomas : Peut-être, mais peut-être pas.
Emily : Qu'est-ce qu'il y a ? T'as trouvé quelque chose ?
Thomas : Justement non ! C'est ce qu'on ne trouve pas qui m'intrigue. Regarde ici ! C'est un journal du mois d'octobre 1971, on voit qu'une page a été arrachée.
Emily : Tu penses que c'est sur cette page qu'il y avait l'article que j'ai vu dans mon rêve ?
Thomas : C'est possible, mais ça n'a aucun sens, qui aurait arraché cette page là précisément ? Et puis on ne peut pas savoir quand cette page a été arrachée.
Ils ressortirent bredouilles et frustrés, car ils sentaient bien que la solution était sous leurs yeux. Soudain un vieil homme sortit de nulle part les attrapa et les tira derrière un bosquet.
Thomas : Ca va pas la tête ! Qui êtes vous vieux pervers !
Vieillard : Vous faites des recherches sur lui, mais il ne faut pas !
Emily : Mais lâchez-moi !
Thomas : Lâchez-la ou je vous casse la gueule !
Le vieux lâcha Emily qui se réfugia derrière Thomas.
Vieillard : Surtout ne cherchez rien sur lui, sinon il va revenir !
Le vieil homme s'éloigna. Thomas et Emily rentrèrent chez eux. Le soir, à table, Emily relança le sujet avec ses parents.
Emily : Au fait Papa ! Ce matin je ne t'ai pas contredis quand tu as dit que c'était juste une chaudière du même modèle que celle qu'on a à la cave que je voyais dans mes rêves, mais en fait c'est bien la même, avec les mêmes rayures dessus, la même porte qui ne referme plus.
Gillian : Ha ! C'est donc de la chaudière de la cave dont tu rêve ! C'est vrai qu'elle fait un peu glauque dans cette cave, c'est pour ça que ça t'as donné des cauchemars.
Harry : Oui, ta mère a sans doute raison.
Emily : Tu te rappelles ce que je t'avais demandé quand tu m'as dit d'aller à la cave pour y chercher ce livre sur les rêves ?
Harry : Oui tu m'avais demandé…
Gillian : Et bien chéri ! Que t'a-t-elle demandé ?
Harry : …comment on allait à la cave.
Emily : Précisément. Quand j'ai vu que je rêvais d'une chaudière qui existe réellement, ça m'a conforté dans la pensée que ce rêve, je le fais pour retrouver l'assassin d'une petite fille qui aurait été impuni.
Gillian : Enfin ma puce ! C'est complètement délirant !
Emily : Je pense même que cet assassin vivais dans cette maison, et qu'il a enlevé la petite fille en 1971 !
Harry : Tu as encore rêvé de ça ?
Emily : Non, je suis allé en ville pour savoir d'où venait cette chaudière, il s'avère qu'elle était dans notre cave au moment où les entrepreneurs ont décidé de reconstruire la ville. Parce que c'est pas une ville nouvelle, ils ont pas tout reconstruits, pour la plupart des bâtiments, ils se sont contenter de les rénover. C'est également le cas de notre maison. Dans mon rêve, c'est dans cette chaudière que je trouve le crane de la petite fille. Si ce n'est pas un rêve imagé, ça doit vouloir dire que l'assassin à fait disparaître le corps en le faisant brûler dans cette chaudière…
Gillian : Et seul la personne qui habitait là à pu le faire !
Harry : Enfin ! C'est complètement ridicule !
Gillian : C'est vrai que c'est incroyable, mais tout ce que dit Emily se tient parfaitement. Il faudrait aller voir à la bibliothèque, dans les journaux locaux s'il n'y a pas un article, l'article qu'elle a vu dans son rêve ?
Emily : C'est déjà fait ! J'y ai passé toute mon après-midi avec Thomas, mais on n'a trouvé qu'une seule piste : une page déchirée dans un journal du mois d'octobre 1971. C'est pour ça que je vous ai dit que je pensais que cette affaire s'est passée en 1971.
Harry : Bon, quoi qu'il en soit, ce tueur n'est plus ici, alors on aura tout le temps d'en parler demain, c'est dimanche.
La nuit même, Emily reprit son rêve. Cette fois, ce ne fut pas un article de journal qu'elle trouva, mais, sur une passerelle métallique, il y avait une sorte de gant en cuir, sur lequel était fixée des plaques de métal pour le dos de la mains et les phalanges, au bout de chaque doigt, le pouce mis à part, il y avait une lame acérée de quinze centimètres de long. Le gant lui sauta à la figure, la faisant sursauter et se réveiller.
Le lendemain, ses parents restèrent perplexes devant ce mystère et cette nouvelle pièce du puzzle. Ted vint les trouver pour leur proposer un barbecue, pendant que les hommes s'affairaient à faire du feu, Emily reparla de son rêve à Thomas. Lui expliquant que selon elle, ce gant était certainement l'arme du crime, et que s'ils le retrouvaient, ils pourraient nettement progresser dans cette histoire. Thomas acquiesça à la théorie de sa voisine, mais il lui demanda où est-ce qu'elle comptait chercher, ce gant ayant été soit caché, soit détruit. Elle proposa de chercher le vieil homme qui les avaient abordés la veille. Thomas, peu enclin à le faire, finit par céder sous les demandes d'Emily. Ils se dirigèrent vers le centre ville une fois le repas terminé, mais n'eurent pas à chercher bien loin puisqu'ils trouvèrent le vieil homme dans la cour du lycée.
Emily : Hep ! Vous là ! Vous pouvez venir ?
Thomas : Lui parle pas comme ça ? Il a pas l'air net ce type !
Le vieil homme s'approcha.
Vieu : Qu'est-ce que vous voulez ?
Emily : Voyez-vous, je fais des rêves étranges en ce moment, à propos d'une petite fille qui se serait fait enlever et tuer par un maniaque, et je pense que vous savez des choses sur cette affaire !
Thomas : Bravo pour le tact !
Emily : Ca fait quatre nuits que ce rêve m'empêche de dormir, alors le tact, je m'assoie dessus !
Vieu : Vous pouvez partir, j'ai rien à vous dire.
Thomas : Bon, au cas où mon amie n'aurait pas été assez claire, elle est perturbée par des rêves en rapport avec des faits qui se seraient vraiment passés dans cette ville, et vous êtes la seule personne qui puisse nous dire de quoi il s'agit.
Vieu : C'est hors de question ! Vous en savez déjà trop, si je vous disait quoi que ce soit, il reviendrait.
Emily : Qui ça « il » ?
Vieu : Croyez-moi, il vaut mieux que vous ne le sachiez pas !
Thomas : Tu sais ce que je crois ? Je crois que c'est toi ce maniaque, et j'ai une forte envie d'aller en parler à la police, rien que par mesure de sécurité, ils vont mener une enquête, et ça va mal finir pour toi !
Vieu : Non ! Il ne faut pas en parler ! Il faut oublier ! Si on se souvenait, ça le ferait revenir.
Emily : Allons ! C'est une affaire qui date de 1971, ce type doit avoir votre âge, il n'est plus très dangereux !
Vieu : Petite sotte ! Fred Krueger n'est pas un être humain normal ! C'est un démon immortel !
Thomas : Fred Krueger ? Interressant…
Vieu : Ho, non ! Je vous en prie, oubliez ce nom, il faut l'oublier, où alors partez, sortez de cette ville ! Pitiez ! Ne le faites pas revenir !
Thomas et Emily s'en allèrent, ignorant les supplications du sexagénaire.
Thomas : Bon, demain, après les cours, on file au poste de police et on leur parle de ce Krueger !
Emily : Oui ! Je veux pas que ça dure.
La nuit même, le rêve recommença, elle se dirigea vers la chaudière, et ramassa le crane. Après qu'elle l'eut échappé, au moment où il se brisa au sol, la chaudière s'alluma, comme si le feu avait été allumé par magie. Les machines de l'usine se mirent en route. Des cadavres d'enfants complètement calcinés sortirent de la chaudière, il y en avait des dizaines, de tous les âges. Ils essayèrent d'attrapper Emily qui s'enfuit, cherchant une sortie, et s'engouffrait ainsi dans le dédale de couloirs et de passerelles métalliques. La chaleur la faisait suffoquer. A côté de la chaudière, les zombies regardèrent tous un même point, une fenêtre, qui fut brisée par le jet d'un cocktail molotov. Lorsqu'il s'écrasa au sol, les flammes se répandirent en un instant et devinrent gigantesques. Au milieu du brasier, une silhouette humaine se dessina. Toutes les flammes convergèrent vers cette personne pour disparaître en la laissant sur place. Il s'agissait d'un homme, au visage affreusement brûlé, portant un vieux pull rayé rouge et vert, il avait le gant du rêve de la veille à la main droite et portait sur la tête un vieux chapeau très sale.
Freddy : Haaa ! Ca fait du bien d'être mort-vivant. Ha ! Ha ! Ha ! Ha !
Emily continua sa course, elle entendait derrière elle des crissements métalliques qui semblaient se rapprocher. En bifurquant dans les couloirs, elle se rendit compte que le bruit était maintenant devant elle, et se rapprochait encore, elle fit demi-tour, et essaya un autre chemin, elle entendit un crissement tout proche, effrayée elle marcha à reculons, mais le crissement avait disparu. Quand elle se retourna pour foncer droit devant, elle se heurta à cet homme qui la traquait, et la frayeur la fit se réveiller.
