Voici la suite ! Merci à tout le monde pour les reviews et pour les followers ! Cela ne faut que m'encourage à continuer à écrire !

Et encore merci à ma bêta pour ses corrections :D

Bonne lecture !


Le jeune homme se réveilla alors que le soleil était levé depuis un bon moment. Il avait mal à la tête et ses yeux lui faisaient mal. Conséquence d'avoir autant pleurer la veille. Il passa directement dans la salle de bains. Il se glissa sous la douche. L'eau chaude lui fit du bien et lui remit les idées au clair. Il sortit de la pièce avec simplement une serviette autour de la taille. Il sentit un léger courant d'air et leva la tête et eut un hoquet de stupeur. Derek était assis sur son lit en train de le regarder avec son regard dur et froid.

- Heu … heu …, furent les seuls mots que put prononcer le lycéen.

- Avant de sortir une connerie plus grosse que toi, tu pourrais te rhabiller ? lui dit Derek.

Rien que d'entendre la voix du loup le fit frissonner. Mais que lui arrivait-il ?

- C'est vrai que je dois faire pitié ! lança-t-il, un accès de rage le gagnant soudainement. Je ne suis pas aussi bien foutu que toi, et le comble, je ne suis qu'un stupide et inutile humain !

Il n'eut pas le temps de souffler après sa tirade qu'il se retrouva contre un mur, Derek le tenant par les épaules avec un reflet rouge dans les yeux.

- Comme je t'ai dit, rhabille-toi avant de dire une connerie plus grosse que toi ! grogna-t-il.

Le loup le lâchant, il fila dans la salle de bains.

Pendant ce temps, Derek essayait de retrouver ses esprits. Lorsqu'il avait vu Stiles passer la porte avec simplement une serviette, il n'avait eu qu'une envie : lui sauter dessus et la lui enlever. Mais pourquoi ? Certes, il avait toujours trouvé l'odeur du jeune homme attirante, mais pour rien au monde il ne le lui aurait dit. Et surtout pas au point de vouloir le faire sien. Le faire sien ? Alors qu'il restait interdit devant les pensées qu'il avait, il n'entendit pas Stiles sortir de la salle de bains. Ce dernier s'arrêta dans l'encadrement de la porte et regarda le loup plongé dans ses pensées. Il n'avait plus son masque dur et impénétrable. Il le trouva presque beau. Ne s'offusquant même pas des pensées qu'il avait, il détailla avec plus de force le visage de son vis-à-vis. La barbe de quelques jours lui allait bien. Cela lui donnait un côté encore plus sauvage, plus sombre et mystérieux. Souvent, ce qui se rappelait à lui quand il pensait au loup, c'était ses yeux. Ils étaient d'un bleu turquoise électrique. Il aurait pu y plonger et s'y perdre. Ce furent les battements de cœur erratiques du garçon qui firent sortir Derek de ses pensées.

- Et si tu me disais ce qui t'a pris samedi matin ? Et pourquoi tu n'as pas répondu à mes appels hier ? Et pourquoi tu n'es pas au lycée aujourd'hui ?

- J'ai le droit d'avoir une vie privée non ? répondit Stiles, ne pouvant s'empêcher de le dire sur un ton désagréable.

Derek leva un sourcil. Jamais il n'avait connu Stiles comme ça. Il pouvait râler, pester, mais jamais il n'était désagréable comme ça. Que se passait-il ? Est-ce que cela avait un rapport ? Non, impossible, il n'est pas un loup.

- Stiles …, grogna Derek.

- Oui je sais. Tu vas me dire que si je ne dis rien, tu vas m'arracher la tête avec tes dents ! Tu devrais changer de refrain, tu radotes !

- STILES !

L'éclat dans la voix de Derek rappela à l'ordre le jeune homme. Il vint finalement s'asseoir à côté du loup, tout en essayant de rester loin de lui.

- Je ne sais pas. D'habitude, ce que tu me dis ne m'atteint pas, ou alors je m'en amuse. Mais là, je ne sais pas, j'ai senti la colère me submerger. Je n'ai rien pu faire pour l'endiguer.

Il ne dit rien sur le pourquoi du comment il n'était pas au lycée.

Derek savait une chose sur Stiles. C'était quelqu'un de franc et d'honnête. Il ne mentait que pour protéger les siens.

- Je sais que je ne devrais pas t'en parler, mais je crois que finalement, tu es le seul à pouvoir comprendre ce qu'il se passe exactement, dit Derek.

- Comment ça ?

- Depuis quelques jours déjà, il se passe quelque chose avec nos loups.

- Quelque chose ? Avec vos loups ? répéta Stiles.

Derek grogna face à l'interruption du lycéen.

- Nous perdons le contrôle. Par des accès de colère, de panique, de peur …

- De peur ? Tu as peur ? Toi ? Le grand Alpha Sexy Hale ?

Se levant devant ce qu'il venait de dire, il recula vers la porte.

Comment ça, sexy Hale ? Derek ne savait quoi dire. Puis il remarqua les points de sutures sur la tête du jeune homme. Il se leva brusquement et prit la tête de l'étudiant entre ses mains, inspectant la blessure.

- Je peux savoir ce que tu fais ? demanda Stiles, ne comprenant rien du tout.

- Tu t'es fait ça comment ?

- Fait quoi ?

- Ca !

Derek n'était jamais très explicite quand il parlait. Mais le lycéen comprit.

- Ah oui. Je suis tombé dans les escaliers samedi matin et mon père a préféré m'emmener à l'hôpital pour voir si je n'avais rien.

Il avait dit cela comme si de rien n'était. En entendant ce qu'il s'était passé, le cœur de Derek se serra, sans qu'il n'en connaisse la cause.

- J'ai demandé aux autres de ne plus t'impliquer dans les affaires de la meute. Tu es trop faible et tu es une cible facile.

Stiles était sidéré de ce que venait de lui dire le loup. Ainsi il était faible. Lui qui avait tant fait pour la meute. Ils continuaient à le trouver faible. Derek continua sur sa lancée.

- Pourtant, tu es sûrement le plus fidèle parmi tous. Tu es celui qui nous a maintes fois sorti des ennuis avec tes idées bizarres mais qui marchent.

Le lycéen avait la bouche ouverte devant une telle confession. Derek qui lui faisait des compliments ! Il posa une main sur le front du loup.

- Tu fais quoi, là ? grogna Derek.

- Je vérifie que tu n'as pas de fièvre. Parce que t'entendre dire des choses gentilles sur moi, c'est pas normal !

Ben non, tu n'as pas de fièvre !

Il plaça son visage devant celui du loup, à seulement quelques centimètres. Il ne se rendit pas compte de la situation tout de suite. Il sentit le souffle du loup sur son visage. Soudain, il n'eut qu'une envie : l'embrasser. Il ne se rendit pas compte que la même chose se passait du côté de son vis-à-vis. Dès que le jeune homme se mit à hauteur de son visage, il n'avait souhaité qu'une seule chose : embrasser Stiles et le faire sien. Encore cette idée ? Il sentait que son loup n'était pas étranger à ça, mais ne savait pas quoi faire. Ce fut lui, finalement, qui rompit la situation en se levant, provoquant la chute de Stiles par terre.

La colère le submergea de nouveau.

- Tu aurais pu prévenir que tu te levais, non ? lança-t-il avec colère.

Derek leva un sourcil en sentant la colère émanant du jeune homme.

- Essaie de trouver ce qu'il se passe. Et, pour une raison que j'ignore, il semble que tu sois également touché par ce qu'il nous arrive. Sûrement parce que tu fais partie de la meute ! Je repasse plus tard pour savoir ce que tu as trouvé.

Sans même un au revoir, il sauta par la fenêtre et disparut de la vue de Stiles, sans que celui-ci n'ait esquissé le moindre geste. Son cerveau n'avait enregistré qu'une seule et unique chose : Derek et la meute avaient besoin de lui. Et malgré tout, il n'était pas prêt de les laisser tomber.

Il se leva avec précipitation, s'assit sur sa chaise de bureau et alluma son ordinateur.

Scott était inquiet. Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Stiles. Jamais cela ne lui était arrivé. Il quitta le lycée à toute vitesse et fonça vers la maison des Stilinski. Il ne prit même pas la peine de sonner. Il avait un double des clés. Il entra et monta dans la chambre. Alors qu'il arrivait devant la porte, il sentit une odeur qu'il connaissait. Derek. Mais qu'était venu faire l'Alpha chez Stiles ? Il ouvrit la porte et trouva Stiles plongé dans son ordinateur. Il y avait des feuilles partout. Avec des croquis, des formules et d'autres choses que Scott ne put déchiffrer.

- Stiles ! dit-il simplement.

Le dénommé fit un bond sur sa chaise et se retourna brusquement, mettant sa main sur son cœur.

- La prochaine fois frappe avant d'entrer, tu m'éviteras de mourir de peur.

Scott remarqua tout de suite les points de suture. Il s'approcha de son ami.

- Il s'est passé quoi ? demanda-t-il, inquiet.

Son meilleur ami lui expliqua.

- Au fait, pourquoi il y a l'odeur de Derek dans ta chambre ?

Stiles devint tout rouge en repensant soudainement à ce qu'il avait dit. Sexy Hale ? Mais depuis quand il trouvait le loup sexy ?

- Il est venu m'expliquer certaines choses et m'en demander d'autres.

- Mais quel connard ! cria presque Scott. La colère le gagna. Il nous a demandé de ne plus t'impliquer dans les affaires de la meute et voilà qu'il est le premier à te demander de l'aide !

Stiles n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, que Scott était déjà en bas pour se rendre chez l'Alpha.

Stiles souffla. Il ne pouvait pas laisser les deux loups tous seuls. Il se leva, attrapa les clés de sa voiture et descendit à son tour. Il laissa un mot rapide à son père puis sortit. Il arriva quelques minutes plus tard. A peine eut-il coupé le moteur, qu'il entendit des voix dans le manoir. Il se précipita.

- Tu n'es qu'un hypocrite Derek ! A peine on a le dos tourné, que tu fais tout le contraire de ce que tu nous as demandé ! J'ai essayé de comprendre ta situation. J'ai essayé de te faire confiance et …

- Scott ! cria Stiles pour se faire entendre.

Les deux loups tournèrent la tête au même moment.

- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? répliqua Scott toujours sous le coup de la colère.

Derek grogna. Enfin son loup grogna. Il n'acceptait pas que l'on parle comme cela à Stiles. Derek eut un éclair de lucidité. Il n'acceptait pas que les autres traitent mal le lycéen, pourtant lui n'hésitait pas un instant. Il essaya de se rassurer en se disant que c'était pour son bien, que c'était pour le protéger.

Stiles était essoufflé. Il avait la tête qui tournait. Il s'appuya sur le mur. Il se mit à voir trouble.

- Je … je …

Il ne put prononcer d'avantage de mots qu'il tomba, la tête la première. Derek fut le premier à le rattraper avant qu'il ne touche le sol. Sous le regard colérique de Scott, il souleva le jeune homme et l'installa sur le canapé.