Note: Je m'excuse toujours pour mes fautes je vous jure que je me soigne !

SPOILE (toujours) de toutes les saisons puisque cette fiction ce situe (toujours) après la dernière !

Comme c'est la première fois que je poste (ou que je fais lire ce que j'écris) je n'aurais pas pu imaginer combien vos commentaire on put (et me font toujours) plaisir au point de me faire monter les larmes aux yeux ! Je tiens donc à vous remercier du fond du cœur pour votre enthousiasme à cette histoire et pour vous remercier je poste immédiatement la suite !

Bonne lecture !

Arthur devait partager sa Monture avec Gauvain et n'en était pas vraiment ravis. Mais il n'avait pas vraiment le luxe de se plaindre. Lancelot devait chevaucher derrière Bohort et Morigan avait partagé la monture de son amant. Le Roi ne cessait de ressasser ce que la sorcière lui avait révéler et la raison de son retour. Il ignorait quel serait la réaction des gens de Camelot. Après tout il revenait d'entre les morts, avec deux de ses chevaliers aux aussi ayant franchie le voile de l'au-delà, et une sorcière à la tête de leur commando.

Les tours de son château s'élevèrent au loin provoquant une vague de joie dans le cœur du roi. Il avait tellement hâte de revoir Guenièvre, même si elle ne lui appartenait plus, Perceval, Léon et même Gaius lui manquait. Mais il s'inquiétait surtout pour Merlin. Il était mort dans ses bras et - toujours d'après Morigan - ne l'avait pas supporté. Il accéléra l'allure de son cheval, réveillant Gauvain qui somnolait derrière lui. Il se retrouva devant les portes de Camelot dont les villageois crièrent et arrêtèrent tout mouvement en les apercevant. Même les gardes ne tentèrent aucun mouvement.

- Et bien, quel accueil, grommela Gauvain. On dirait bien qu'ils ont vus des fantômes.

- On est des fantômes, répliqua le roi en posant le pied à terre.

Les gens s'éloignèrent d'eux en murmurant à leur passage. Ils avaient peur d'eux, s'était normale, ils étaient tout de même censés être mort. Une personne tenta de se frayer un chemin jusqu'à eu et quel ne fut pas la surprise d'Arthur de voir son vieil ami Gaius. Il avait légèrement vieillie et ses yeux laissaient transparaitre la fatigue et l'épuisement. Son visage ce décomposa lorsqu'il croisa le regard du roi. Arthur osait à peine bouger. Il ne savait pas vraiment quoi faire ni ce qu'il s'était passé ces trois dernières années.

Le médecin de la cour s'approcha tout doucement, comme s'il avait peur que ce mirage ne s'évapore. Arthur lui offrit sont plus beau sourire, ce qui fit pousser un soupir de soulagement au vieil homme. Sans aucune hésitation, Gaius prit son roi dans les bras, oubliant toute étique. L'heure n'était plus aux apparences : Arthur était de retour.

- Arthur… vous…

- Arthur ! S'exclama une voix si connue à ses oreilles.

Il leva les yeux et vit Guenièvre. La jeune femme était merveilleusement bien vêtue, coiffée de sa couronne de reine qu'elle arborait fièrement. Elle tenait dans ses bras un petit garçon de deux ans à peine. C'est alors qu'il vit Léon à ses côtés, il portait lui aussi la couronne et même s'il lui en coutait de le dire, il fallait bien avouer qu'ils formaient un beau couple. Guenièvre s'approcha, déposant son fils au sol. Le garçon attrapa la cape de son père et se cacha derrière lui. La reine se retrouva juste devant son ancien époux. Elle posa sa main sur sa joue, du bout des doigts, comme si elle craignait qu'il ne s'évapore si elle y allait trop brusquement.

Les murmurent reprirent lorsque Lancelot ainsi que les trois inconnus ne les rejoignent. Le Chevalier descendit du cheval de son cousin et rejoignit Gauvin.

- Par quel Miracle est-te vous de retour ? S'enquit la reine dans un murmure.

Les larmes aux yeux, elle se forçait de les contenir. Elle ne devait pas pleurer. Elle était reine et devait se montrer forte devant son peuple. Mais une fois de plus les bavardages ne reprirent de plus belle. Elle regarda ce qui pouvait bien l'interrompre dans ce moment si magique et vit Merlin en haut des escaliers. Léon à ses côtés essaya tant bien que mal de l'aider à rester debout. Arthur en aurait presque pleuré. Il ne reconnaissait plus son ami. Merlin avait considérablement maigrit, même s'il n'avait jamais été très épais, désormais ses joues se creusèrent légèrement. Il semblait si fatigué et si fragile que ce bâton ne semblait pas de taille à soutenir le poids de son maitre.

Arthur croisa le regard de Merlin. Il avança juste d'un pas, passant à côté de Guenièvre comme si elle n'existait plus. Il devait bien avouer qu'en cet instant, plus personne n'existait, excepté l'état critique de son valet mais surtout meilleur ami. Sa poitrine le faisait tellement souffrir. Voir Merlin ainsi était une épreuve qu'il n'était définitivement pas près d'affronter. Pourtant, malgré toute la tristesse qu'il put ressentir en constatant des dégâts de sa disparition, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la joie lorsqu'il vit cette lueur d'espoir dans les yeux bleu de son vis-à-vis.

- Merlin… murmura Arthur.

Et contre toute attente ainsi que devant l'étonnement général, le susnommé se précipita vers le roi à toute allure laissant tomber son bâton. Il se jeta à son cou, le serrant le plus fortement qu'il put.

- Ho Arthur…

Et il partit en sanglot. Un sanglot partagé entre la joie et la douleur. Arthur resserra ses bras sur son ami si frêle qu'il eut peur de briser s'il le serait trop fort. Le roi sentie les larmes de son serviteur inonder son épaule mais ne s'en formalisa pas. Il l'avait vu mourir, c'était dans ces bras qu'il avait quitté ce monde. Il dessina de petits cercles dans le dos de Merlin pour venir le calmer et le rassurer.

- Je suis de retour mon ami. Je suis bien là.

Merlin se détacha finalement de son étreinte pour venir l'observer, les mains sur ses joues.

- Vous… vous n'avez pas changé, observa-t-il.

Arthur lui sourit tristement.

- Toi en revanche tu as une mine affreuse.

Merlin lui rendit son sourire, ce qui fit réaliser au roi que s'était bien ce qu'il lui avait le plus manqué de son idiot de serviteur. Sa bonne humeur et sa présence si rafraichissante. Merlin était un véritable baume au cœur ambulant.

Lancelot se fit remarquer d'un raclement de gorge, mai avant que Merlin n'est plus prononcer le moindre son, il le prit dans ses bras, lui offrant une accolade amicale.

- Tu es dans un piteuse état mon ami, lui fit remarquer le chevalier en récoltant un regard noir du roi.

Jaloux, Gauvain arracha Merlin des bras de Lancelot et offrit une autre étreinte au sorcier qui ne savait plus où donner de la tête.

- Vous êtes tous là… mais… comment… j'ai pourtant tout essayé, avoua-t-il peiné.

- Il faut croire que non, commenta Morigan en descendant de son cheval.

Les trois chevaliers la laissèrent s'avancer et à l'étonnement de tous, elle mit un genou à terre, inclinant la tête devant Merlin.

- Vous ne me connaissez sans doute pas Emrys, je me nomme Morigan Van Hawk et je suis profondément honoré de rencontrer enfin le fils de Balinor. Je connais tous de vous et le doit à une amie que nous avons en commun. La Dame du Lac, que vous connaissez sous le nom de Freya.

A ce nom Merlin écarquilla les yeux. Arthur n'aurait sur dire si c'était vraiment le nom ou le faite d'avoir cette femme à genou devant lui qui le surprit autant.

- J'ai une requête à soumettre aux Chevaliers de la Table Ronde de sa part, en son nom. Mais avant cela je dois vous aider à regagner votre puissance.

Merlin, gêner, fit redresser la jeune femme et lui avoua le regard triste.

- C'est peine perdus. J'arrive tout juste à exécuter des sorts basiques.

La magicienne se redressa mais Merlin vit juste à temps les yeux dorés de la magicienne et le feu qu'elle envoya sur lui. Le sorcier créa un bouclier autour de lui et de ses amis, dissipant le sortilège de Morigan, mais la tension était à son maximum.

- Mais enfin qu'avez-vous fait ? S'emporta Lancelot.

Arthur et Gauvain avaient tous deux placer leurs mains sur leurs épées, mais ne bougèrent pas. Laissant une chance à la sorcière de s'expliquer. Merlin fut pris d'un vertige, mais Genièvre était heureusement là pour l'aider à rester debout. La sorcière posa ses yeux vert sur le Sorcier, une profonde inquiétude se lisait sur son visage.

- Je ne m'étais pas rendu compte que la situation était aussi désespérer, murmura-t-elle d'un ton grave. Si je suis ici c'est pour vous aider à retrouver votre magie.

Bohort posa une main sur l'épaule de la jeune femme et la coupa.

- Je pense que tu devrais tous leurs expliquer, et éviter de t'en prendre à nouveau à leur magicien malade sans les prévenir, lui conseilla-t-il.

- Vous feriez mieux effectivement, répliqua Arthur avec dureté.

Il s'assura que Merlin allait bien, mais il était si maigre et semblait malade. Il se demanda pendant une seconde qui des deux revenait vraiment du pays des morts.

- Veillez me pardonnez, s'excusa-t-elle. Je ne faisais que vous tester.

- Nous avons des choses plus importantes à régler en premier lieux, expliqua Galahad resté silencieux jusque-là.

Il regarda Arthur puis Guenièvre.

- Arthur doit retourner sur le trône. Briène ne tardera pas à apprendre qu'Arthur est revenu du pays des Morts.

Léon avait parfaitement entendus leur conversation et même s'il n'avait jamais demandé à être roi, il avait éprouvez des sentiments fort pour sa femme et il avait fondé une famille avec elle. Il refusait de laisser Guenièvre et son fils, même aux profils du royaume.

- Attendez une seconde, contra l'ancien chevalier. La place du trône revient à Arthur je n'ai aucunement le droit de contester ce fait, mais je ne laisserais pas ma femme et mon fils pâtir de cette situation.

Guenièvre parut toucher de la remarque de son nouvel époux et posa sa main sur son bras. Elle lui offrit un petit sourire et reprit son fils dans ses bras. Merlin sourit à l'enfant qui tendit les bras vers lui, mais malgré toute la bonne volonté du monde il ne pouvait prendre l'enfant dans ses bras. Son propre poids devenant assez difficile à soutenir pour lui.

- Comment s'appelle ce petit bout ? S'enquit Arthur en caressant la tignasse blonde de l'enfant.

- Yvain, répondit la reine avec tendresse en sentant son enfant se resserrer dans ses bras.

Sans doute avait-il peur d'Arthur et de tous ces gens parlant avec un air grave autour de lui.

- Arthur doit remonter sur le trône, avait murmuré Merlin.

Le blond avait souvent entendus son ami lui répéter qu'il serait le plus grand roi que Camelot ne connaitrait jamais. Il avait toujours été touché de ces remarques, bien plus venant de lui que de n'importe qui. Cette admiration et cette confiance aveugle qu'avait placée Merlin en lui, lui était très précieuse.

- Au roi de décider des circonstances, expliqua Morigan sous le regard attentif de Lancelot qui n'avait toujours pas baissé sa garde.

Le roi regarda son ex-femme et lui caressa le bras d'un geste de tendresse.

- Jamais je ne te forcerais à quoi que ce soit. Si tu veux rester avec Léon… avec ton époux, rectifia-t-il, qui suis-je pour le contester ?

La jeune femme en était toute émue et se contenta de hocher la tête. Léon la prise dans ses bras et retira la couronne qui avait pesé bien lourde sur sa tête ces trois dernières années. Il la regarda un moment avant de la tendre à son véritable propriétaire.

- Elle est à vous je crois, murmura-t-il.

Arthur l'attrapa entre ses doigts et la caressa un moment, pensif. C'est alors que Merlin fut pris d'un autre vertige. Il s'effondra d'épuisement, alertant toute l'assemblé. Lancelot fut le plus près de lui et le rattrapa dans ses bras avant qu'il ne percute le sol.

- Merlin ! Cria-t-il en le secouant légèrement.

Arthur en laissa tomber sa couronne. Il s'était penché sur son ami, l'inquiétude gravé sur son visage. Gaius voulut l'examiné, mais la jeune femme toute vêtue de rouge l'écarta sans ménagement.

- Eloigné vous de lui.

Tous lui obéir sans même y prêter attention. Tous sauf Arthur, Lancelot et Gauvain. Elle ignora leur présence et posa sa main sur le front humide de Merlin.

- Il a de la fièvre.

Elle murmura une incantation et laissa ses yeux se dorée de cette couleur si atypique des Magiciens. Même si elle l'avait soulagé de son malaise, elle était loin de s'imaginer que l'état de Merlin était aussi critique que cela. Sa magie était à deux doigts de l'abandonné et si cela se produisait, alors plus rien n'arrêterait sa mère.

Merlin ouvrit les yeux. Il avait été installé confortablement dans ses appartements. En trois ans Guenièvre avait réussi à lui faire quitter les quartiers de Gaius pour lui offrir ses propres appartements ainsi que ses propres serviteurs. Etant devenus le sorcier officiel de la cour il avait plus d'une fois gérer certaine situation dangereuse. Il entendit des voix autour de lui, une dispute sans nul doute au vue du ton qui avait été adopté.

- Arthur ne doit pas savoir. S'il le savait, je n'aurais plus aucun droit de parenté sur mon fils ! S'emporta Léon.

Guenièvre soupira.

- Léon… chéri… tu sais bien que Yvain restera ton fils c'est toi qui l'a élevé.

- Mais il est de Arthur, contra l'ancien Roi.

Gaius s'interposa entre les deux tourtereaux qui se chamaillaient et s'avança vers Merlin qui sortait de sa torpeur.

- Arrêtez donc un peu de gémir vous avez fini par le réveiller, gronda-t-il.

Merlin se redressa dans son lit. Il regarda autour de lui et vit Gaius, le visage inquiet.

- Ho Gaius je vous en prie… ne me dite pas que j'ai rêvé…

- Alors tu dors encore, commenta Arthur en entrant dans la chambre.

Il vit le sourire de son ami et son visage s'illumina. Il détourna le regard gêné et observa la chambre.

- Elle est bien ranger pour dire qu'elle t'appartient. Comme quoi tu étais bien le pire des serviteurs de ce château.

Gaius ne pus retenir un sourire. Le couple ainsi que le médecin quittèrent la chambre sans grande cérémonie et préféra laisser les deux amis seuls.

- Je reviendrais plus tard pour prendre de tes nouvelles Merlin, lui expliqua Guenièvre avec douceur. Elle sourit timidement à Arthur avant de quitter la pièce. Merlin laissa tomber ses frêles jambes hors du lit. Mais sous la mise en garde du roi il ne bougea pas.

- Reste assis, lui demanda-t-il. Tu es encore faible.

Arthur secoua la tête.

- Que t'est-il arrivé après… après que je sois mort ?

- Ne…

Merlin ferma les yeux.

- S'il vous plait ne dite plus ça…

Arthur fronça les sourcils.

- Quoi que j'étais…

- Oui ça ! Crétin ! S'exclama Merlin.

Les deux jeunes hommes restèrent immobiles avant de partirent dans un fou rire commun.

- Et bien, commenta Arthur. Je vois que tu n'as toujours pas changer. Toujours aussi franc avec ta langue de vipère.

Il prit place à côté de son ami et s'assis sur le lit.

- Ma langue va très bien, répliqua le sorcier en bougonnant.

Mais il n'arrivait pas vraiment à rester froid. Il retrouva vite son sourire. Il en profita pour analyser son roi. Les larmes lui montèrent toutes seules sans qu'il n'arrive à les contrôler. Il les chassa d'un revers de sa manche, mais rien à faire, elle revenait à la charge. Il tenta de les lui cacher en détournant la tête, mais Arthur les avaient vus.

- Hey, Merlin, chuchota le roi en passant sa main derrière la tête de son ami pour venir le serrer dans ses bras.

Merlin avait beau essuyer ses larmes de ses manches trop longues, elle revenait sans cesse.

- Je… je n'arrive pas à… les arrêter…

Il essayait tant bien que mal de sourire mais tout ce qu'il réussies à faire, fut une grimace. Arthur avait juste posé la tête de son ami contre son épaule et ne savait pas quoi faire pour le réconforter. Jamais il n'avait vus Merlin aussi triste. Et la seul fois où il l'avait vus pleurer c'était lorsque Balinor avait trouvé la mort. Quel idiot il avait été !

« Aucun homme ne mérite qu'on pleure pour lui ». C'était ce qu'il lui avait dit, bien sûr sans savoir que s'était son père. Et cette brève consolation qui lui avait donné lorsque Freya avait trouvé la mort par sa faute. Il se sentait à présent indigne de ses larmes. Indigne que son ami pleure ainsi pour lui.

- J'ai essayé, sanglota Merlin. J'ai tout essayé pour vous ramener…

La colère le gagna par la suite, se mêlant à sa tristesse. Il frappa de son faible point le torse d'Arthur.

- Et malgré toute la magie que je pouvais avoir je n'ai été capable de rien !

Il versa d'autre larme de frustration en frappant encore le torse d'Arthur.

- Je l'ai haï, continua-t-il. J'ai haï ma magie du plus profond de mon être. Malgré tout ce que j'avais en moi j'ai été incapable de vous sauver ou de vous ramener !

Arthur passa sa main dans les cheveux de son ami et les lui caressa affectueusement.

- Tu n'es en rien responsable de ce qu'il c'est passer Merlin, commença le Roi.

Mais Merlin s'écarta de lui subitement en se redressant. Le visage inondé de larme, Arthur avait de plus en plus de mal de voir son ami aussi peiné.

- Bien sûr que c'est de ma faute ! Cria-t-il. Je savais ! Je savais que Mordred vous trahirait à l'époque même ou s'était encore un enfant. Un enfant que j'ai aidé à sauver ! Je savais également que Morgana était une sorcière et une mauvaise mais je n'ai rien fait, j'ai même essayé de la sauvée…

Les larmes redoublèrent d'intensité et Merlin attrapa ses cheveux dans ses points. Sa respiration s'accéléra et ses larmes redoublèrent d'intensité. Arthur se leva et attrapa Merlin par les bras. Il essaya de le ramener vers le lit afin qu'il ne s'épuise pas de trop, mais le sorcier s'agit pour se libérer de l'emprise du roi.

- Je savais qu'Aithusa ne devait pas être réveillé mais je suis un seigneur des Dragons et je n'ai pas pus l'abandonner. Tout ce temps, je savais que ce que je faisais était à l'encontre des conseils de kilgarah… mais je n'ai pas pu…

Il s'agita avec moins de force, permettant à Arthur de le serrer contre lui.

- Si seulement je n'avais pas sauvé Mordred. Si seulement j'avais pu arrêter Morgana.

Ses sanglots déchiraient le cœur d'Arthur qui se contenta de le bercer dans ses bras.

- C'est cette gentillesse et cette naïveté qui font de toi l'être bon que tu es, lui expliqua le blond. Avant… avant de partir je t'ai demandé de rester toi.

Merlin redressa la tête. Arthur ne s'était jamais rendus compte que les yeux de son ami étaient aussi bleus, aussi intense. Une autre larme se forma sous les cils de Merlin, qu'Arthur s'empressa de chasser. Lorsqu'il avait vus la magie de Merlin pour la première fois, il avait été envahi par de nombreux sentiment.

Tout d'abord il y avait eu l'incompréhension. Voire son si fidèle ami et serviteur, cet « idiot » de Merlin, faire de la magie avait été comme un mauvais rêve. Son père lui avait tellement de fois rabâcher que la magie était mauvaise et que tous les sorciers étaient mauvais qu'il était ensuite passé au doute. Douter de la véracité des propos de son père. Douter que Merlin est vraiment été celui qu'il avait prétendus être depuis si longtemps. Et enfin vint la peine. Une immense peine que d'apprendre que son meilleur ami avec qui il avait tout partager ne lui est jamais fait assez confiance pour lui révéler une chose aussi importante, alors que Lancelot l'avait su depuis le début.

Il réprima une grimace en imaginant le chevalier si proche de Merlin. Et continua ses propos réconfortant.

- Tu as toujours été une personne douce et qui était prête à tout pour aider les gens dans le besoin. Il m'a suffis de voire ta mère pour savoir que tu avais hérité d'elle.

Le début d'un sourire s'esquissa au coin des lèvres de Merlin.

- Si comme tu le dis, tu avais laissé cet enfant, Mordred, mourir ou éliminé Morgana avant qu'elle ne devienne aussi sombre, alors tu n'aurais pas été toi.

Merlin sentie une autre larme dévaler sa joue. Il se mordit la lèvre inférieure et renifla. Arthur lui essuya ses larmes de ses pouces et sans plus réfléchir il lui embrassa le front d'un geste affectueux.

La gêne laissa place à n'importe quel autre sentiment. Arthur se recula et sans plus croiser le regard de Merlin, l'obligea à se rallonger.

- Tu devrais te reposer.

Arthur s'empressa de sortir, se demandant ce qu'il avait bien pus lui prendre d'avoir fait ça. Il croisa Morigan dans le couloir en compagnie du Brigand et de Guenièvre. Arthur se surpris à admirer la sorcière en rouge, oubliant la présence de son ex-femme. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond dans sa tête. Il passa devant eux et s'arrêta pour venir saluer ses amis.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à le demander. Arthur….

Son regard changea et se mit à briller. Le roi la salua avant de porter son attention sur la sorcière.

- Je peux vous parler ?

Morigan hocha la tête. Guenièvre prit congé,, tandis que Galahad serra le bras de son amante et l'embrassa.

- Je vais rejoindre Bohort et Lancelot.

La jeune femme approuva et invita le roi à entrer dans sa chambre. Arthur était mal à l'aise. Il était là pour lui parler de Merlin mais ne savait pas vraiment pourquoi mais cette femme le mettait mal à l'aise.

- Que puis-je pour vous ?

- J'aimerais vous parlez de Merlin.

Elle s'assit sur une des chaises de sa chambre et invita son vis-à-vis à prendre place à ses côtés.

- Je lui ai parlé à l'instant.

Morigan l'encouragea à continuer d'un mouvement de tête.

- Il à commencer à s'emporter et à dire que malgré toute la magie qu'il avait eu il n'avait pas été capable de me sauver ! Je crois que… c'est de ma faute s'il a haït sa magie.

Morigan observa Arthur pour vérifier dans un simple regard si ce que lui avait révéler le roi était vrai. Elle soupira bruyamment et posa ses coudes sur ses genoux.

- Je commence à comprendre pourquoi il est dans cet état. Je ne devrais même pas en être étonné.

Arthur se sentait coupable. Sa mort avait véritablement perturbé son ami. Il en vint à se demander comment il aurait réagi si les rôles avaient été inversés. Qu'aurait-il fait si Merlin avait trouvé la mort ? Il avait secoué la tête ne préfèrent même pas imaginer une telle chose.

- Je vous avais expliqué que Merlin était un sorcier particulier, n'est-ce pas, commença-t-elle. Il est né avec la magie. Elle fait partie de lui comme que votre sang noble fait partie de vous, et la rejeter comme il le fait ne lui apportera rien de bon.

Devant le silence du roi, Morigan cru bon d'insister.

- S'il continue sur cette voie-là, il pourrait bien en mourir.

Arthur attrapa la main de la sorcière.

- Vous devez l'aider, le supplia-t-il. J'ignore qui vous êtes vraiment et comment vous avez réussi ce miracle de ramener trois hommes du monde des morts, mais je n'ai que vous sur qui compter.

Morigan sourit et se redressa. La lumière du soleil accentuant le rouge de ses cheveux.

- Malheureusement pour vous Arthur. Vous êtes le seul qui puisse lui rendre cette fois en la magie. Ce sera à vous de le convaincre que la chose que vous et votre père avez détesté depuis tant d'année, fait partie de lui et qu'elle n'a jamais été mauvaise.

Arthur passa ses mains dans ses cheveux et soupira.

- J'ignore comment m'y prendre, lui avoua-t-il. Et le voire comme ça… me rend malade.

Morigan hocha la tête.

- Il a toujours été fière d'être votre serviteur. Freya me racontait qu'il a voulu s'enfuir avec elle lorsqu'ils se sont rencontrés. Mais même s'il elle n'avait pas trouvée la mort ce jour-là, il n'aurait jamais pu s'éloigner de vous. Votre destin est lié l'un à l'autre. Kilgarah disait même que vous êtes « les deux faces d'une même pièce ».

Cela lui faisait bizarre de savoir que Merlin avait été son ombre durant tant d'année, à être celui qui l'avais changé au point d'être l'homme qu'il était aujourd'hui. Il lui devait tout. Et à présent, s'était à lui d'être là pour son ami.

- J'ai une dernière question à vous poser, ajouta Arthur lorsque la sorcière s'approcha de la fenêtre.

Elle tourna son visage vers lui ne pouvant s'empêcher de la trouver magnifique. Il cligna des yeux et enchaina devant le regard intrigué de la jeune femme.

- Heu… comment… comment avez-vous fait pour nous ramener de l'Autre monde ?

La sorcière regarda au loin.

- Tout cela nous le devons à la Dame du Lac ainsi qu'a certaine personnes. C'est tout ce dont vous avez besoin de savoir pour l'instant.

- J'aimerais la rencontrer, avoua Arthur en se levant.

- Malheureusement c'est impossible, répondit-elle tristement.

Quel ne fut pas la surprise des deux jeune gens lorsque la porte de la chambre de la sorcière s'ouvrit sur un Merlin appuyé sur son bâton.

- Je… je ne voulais pas vous déranger, bégaya-t-il.

- Merlin ! S'exclama Arthur. Que fais-tu ici ? Tu devrais te reposer.

Il s'approcha de son ami mais le sorcier regardait sa comparse avec insistance.

- Je dois retrouver ma magie, commença-t-il.

Morigan croisa son regard. Cela commençait mal. Le sorcier avait énoncé « je dois » et non pas « je veux ». Il avait encore du mal avec sa magie et ne voulais la retrouver que pour aider son roi et son royaume mais pas pour lui. Arthur n'arriverait pas seul à lui redonner confiance en sa magie. La tâche s'annonçait bien plus difficile qu'elle ne le pensait. Morigan le regarda avec un visage plus sévère.

- Je vous préviens, je ne prendrais pas des pincettes avec vous, que vous soyez le plus grand magicien de tous les temps ou non. Mes méthodes sont loin d'être évidente et personne ne devra les contester si vous accepter de me suivre.

Mais le regard de Merlin était déterminé.

- Je suis prêt pour ça.

Morigan devait reconnaitre que pour une personne dont sa motivation avait été uniquement basée sur les besoins de ses proches, il n'avait aucun doute dans son regard. Peut-être la tâche s'annoncerait moins dure qu'elle ne le penserait.

Morigan arrivera-t-elle à redonner sa magie à Merlin ? Comment a-t-elle réussi à ramener Arthur, Lancelot et Gauvain du monde des Morts ?

Voilà pour le chapitre deux ! Dite moi ce qui vous à plus ou déplus et j'essayerais de le changer !

Bye !