Arrière-grand-père que peu connaissaient en la personne d'Albus Dumbledore lui-même. Mais il avait préféré ne pas ébruiter l'affaire, en rapport principalement avec cette histoire d'abandon chez les Dursley.

On a beau être un sorcier génial, on a quand même quelques squelettes dans son placard.

Certains de la taille d'Hagrid et d'autres plus insignifiants, mais le fou citronné était complétement gaga de son arrière-petit-fils mais n'avait pu s'en occuper en raison de ses voyages récurrents aux Bahamas et à Ibiza avec le professeur McGonagall.

Leur amour se devait d'être tenu secret car bien peu pourraient comprendre l'étendue de ce qu'ils ressentaient l'un et l'autre pour... les pelotes de laine en pure laine de mérinos.

Comment pouvaient-ils se faire comprendre dans ce monde de brutes tout synthétique.

Aucune chance assurément. D'où les Bahamas et Ibiza parce que rien ne vaut une bonne pelote sous un soleil de plomb.

Tout le monde était d'accord avec cela et certains vidéos avait fait les choux gras de TP2S (Transmission Par Satellite Sorcière) pendant des semaines.

D'ailleurs, la rumeur voulait que Dumbledore et McGonagall fussent à l'origine de l'installation du cyber-café ce qui, en soi, était totalement faux. Comme tous les autres, ils avaient été surpris de cette nouveauté. Surpris mais aussi particulièrement intéressés. L'affaire leur semblait très prometteuse.

Ils allaient faire payer les élèves, et elle pourrait offrir à Noël la potion pour faire grandir une certaine partie de l'anatomie à son amant, Filius Flitwick.

C'était vrai que son ascendance gobelin était par bien des côtés très avantageuses mais pour ce qui était de la bagatelle, le petit bonhomme laissait tout de même à désirer et McGonagall était une chatte dans les règles de l'art, au moment opportun, elle se voulait tigresse.

En effet, le nez de Filius était bien trop court, et cela avait le don de perturber Minerva, surtout qu'elle avait connue mieux avec son ancien amant, Tom Jedusor dans les années 40.

On disait de lui qu'il avait le nez fin et c'était une chose pour laquelle elle était tout à fait d'accord. Le malheureux l'avait cependant bien payé depuis son retour à la vie. L'ironie du sort avait voulu que la magie noire l'ait amputé de son si noble appareil olfactif.

Si noble appareil olfactif qui lui avait permis bien des conquêtes. Maintenant, il couchait seulement avec Bellatrix mais le mieux était quand Nagini venait les rejoindres, ce sans quoi il ne pouvait être heureux.

En effet, le serpent servait principalement de boudin de porte, il empêchait les courants d'air de ses glisser par les interstices. Parce que s'il y avait bien une chose que le nouvellement nommé Lord Voldemort détestait, c'était bien d'avoir froid au moment où il se déshabillait.

Il ne risquait pas de s'en enrhumer depuis qu'il n'avait plus de nez. Mais les courants d'air au moment de se déshabiller, c'était absolument détestable.

La chair de poule sur quelqu'un qui se revendiquait serpent, non, sincèrement, ce n'était pas classe.

Et c'était donc tout ceci qui avait poussé tout notre petit monde à se rendre à Pré-Au-Lard ce dimanche matin alors que le soleil brillait haut dans le ciel, que les nuages cheminaient et que Ron tentait de faire passer son indigestion à l'infirmerie.

Les sombrals hennissaient dans la forêt interdite et Neville et Luna rejoignirent Harry et Hermione en se tenant la main. Les deux étant un peu ébouriffés.

Certainement à cause de l'absence de vent songea Hermione qui s'employait de plus en plus à passer pour une idiote. Ou bien de sa nouvelle mini-jupe à paillette. Pour se donner de la contenance, elle branche son iPod sur une musique de Britney Spears, une chanteuse moldue qui, à son sens, avait tout compris à la vie.

Britney était une philosophe digne de ce nom, et son chihuahua croisé caniche était juste adorable.

Hermione l'avait bien compris. Ils se dirigèrent tous d'un pas allègre vers le bâtiment d'un rose flashant. Quelques petites blagues sortaient ici et là au sujet de ce qu'ils allaient trouver dans le café.

"Du café". avait suggéré Harry.

Mais personne n'y croyait vraiment.

En effet, personne ne voulait croire qu'un cyber-café puisse vendre quelque chose d'aussi ordinaire que du café. Et en franchissant la porte, ils ne furent pas déçus.

"Ils vendent des... des... c'est quoi au fait ?"

Personne ne prit la peine de répondre à Neville.