Chapitre 2 : Visions et Potions :

Pour le plus grand bonheur de Harry, la majorité de ses blessures avaient déjà cicatrisées, hormis les plus récentes, laissant de longues et pales lignes s'entrecroisant dans son dos.

Dire que Rémus était furieux aurait été un euphémisme. L'homme avait pratiquement désigné Vernon Dursley comme son « joujou » lors de sa prochaine transformation. La prochaine pleine lune étant si rapprochée, pouvait être prit en compte pour expliquer le comportement si violent de cet homme habituellement si calme.

Madame Pomfresh avait légèrement surpris Harry lorsqu'elle avait pour la première fois posé son regard sur son dos et que des larmes s'étaient mises à perler aux coins de ses yeux. Cependant lorsqu 'elle avait annoncé la gravité de certaines de ses blessures elle avait semblé aussi furieuse que Rémus.

Harry ne pensait pas qu'autant de personne se souciait de lui…

Madame Pomfresh avait bien tenté de la retenir pour la nuit mais Harry ne c'était pas laissé faire. Puisque sa dernière « correction » n'avait pas été aussi violente que les autres, Harry ne s'en était pas sortit aussi endommagé. Ainsi, après avoir ingurgité trois potions de guérison innommables et après beaucoup de supplications, il fut enfin autorisé à sortir de l'Infirmerie, tout en promettant à Madame Pomfresh qu'il se ménagerait durant les prochains jours, et q'il se présenterait pour un nouvel examen plus tard dans la semaine.

Hermione et Ron l'attendaient dans la Salle Commune. Hermione se leva à son entrée.

- Comment cela c'est passé ?, demanda-t-elle, l'angoisse clairement visible dans ses yeux marrons.

- Oui vieux, je pensait que Madame Pomfresh te demanderait de rester au moins une nuit…, continua Ron.

Harry haussa des épaules.

- Heureusement, la plupart de mes blessures étaient guéries…Elle m'a chassé après que je lui ai demandé un bon millier de fois et que je ne ferai rien de drastique d'ici demain…

Hermione soupira.

- Peut être que tu aurais du y rester au moins cette nuit…

Ron renifla.

- Bien sur, et peux tu imaginer la tête de Malefoy s'il apprenait que Harry faisait déjà un petit séjour à l'infirmerie et ce dés le premier jour ? Il n'aurait pas laissé tranquille Harry après ça !

La jeune fille au cheveux en batailles grimaça pour montrer sa désapprobation.

- Néanmoins Ron, si sa santé avait été en jeu je suis sure que Harry aurait courut le risque…n'est-ce pas Harry ?, lui demanda-t-elle prudemment.

Harry regarda tour à tour ses deux amis avant de bailler.

- Je vais me coucher…, marmonna-t-il.

- Mais…, commença Ron, mais fut interrompu lorsque Hermione lui mit son coude dans les côtes et dit :

- Oui, tu devrais te reposer Harry.

Harry acquiesça et jeta « Bonne nuit » aux deux autre avant de se retirer de bonne heure pour la nuit.

Tandis qu'il se préparait pour se coucher, il repensa aux dernières nuits qu'il avait passé. Elles étaient pour la plus part terrible, hantées par des rêves de Sirius et de la Prophétie, mais le plus souvent il s'agissait d'un rêve dans lequel il voyait un homme aux cheveux noirs, un bras autour des épaules d'une femme rousse, le regardant avec fierté et amour.

Il ne savait pas quoi en penser mais ce songe le laissait…réconforté, bien que cela soit agaçant lorsqu'il se réveillait à minuit et qu'il ne pouvait pas se rendormir.

Harry se coucha finalement dans le doux lit avec reconnaissance et presque immédiatement il se mit à rêver, mais celui-ci était très différent de tous les autres songes qu'il avait pu avoir jusqu'à présent…

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&SONGE&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

La dernière chose que l'homme se rappelait était le regard paniqué que lui lança le jeune garçon avant que tout ne devienne noir.

Il se réveilla avec un mal de crâne à tout casser et toucha tentative ment son front, réalisant qu'il saignait. « Ça ira parfaitement avec les autres cicatrises… » pensa-t-il péniblement tandis qu'il se mettait debout, enlevait la poussière de son pantalon et qu'il regardait enfin autour de lui, pour y découvrir un endroit totalement alien.

Il se trouvait dans une salle immense, mais il pouvait pratiquement sentir autour de lui le chagrin comme s'il s'agissait d'un parfum entêtant… Il semblait se trouvait dans une file d'attente puisque devant et derrière lui il y avait beaucoup de personnes.

Q'attendaient ils, il ne le savait pas mais lorsqu'il tenta de sortir du rang un homme à la peau bleu avec un écritoire à la main lui aboya d'y rentrer de nouveau.

L'homme souffla exaspéré, en essayant de se redresser sur la pointe des pieds pour voir ce qu'ils attendaient tous, mais la file semblait s'étendre à l'infini. Alors il grogna, tapant du pied droit avec colère. Il repensa au garçon, priant Dieu qu'il allait bien et se maudissant lui-même pour l'avoir laisser seul même si il ne savait pas comment cela était arrivé…

« Cela va prendre un temps fou… » pensa-t-il avec impatience. Mais aussitôt qu'il eu fini ces mots il se retrouva au devant de la file.

L'homme cligna des yeux confus mais ne tenta pas d'y comprendre d'avantage tandis qu'il s'avançait vers un vaste bureau, qui était placé un petit peu plus haut que lui. Un homme, approximativement de la taille du professeur de Soins au Créatures Magiques de Poularde était assit. Il avait une barbe taillée avec soin et regardait l'homme avec une expression trahissant son ennuie.

- Nom ?, demanda-t-il avec ennuie, sa voix traînante. L'homme cligna et s'éclaircit la la gorge

- Sirius…Sirius Black…

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&FIN DU SONGE&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Harry se réveilla en sursaut, se redressant dans son lit et haletant, les yeux écarquillés par la tension. Regardant autour de lui, Harry s'aperçut qu'il faisait encore noir dehors et que ses compagnons de chambrée étaient tous profondément endormit.

Il s'assit plus confortablement tout en prenant de profondes bouffées d'air pour se calmer. Il se prit la tête entre ses mains pour tenter de se rappeler ce qui c'était passé après que Sirius ait dit son nom….Mais tout était si flou.

Il se rappelait…Il se rappelait Sirius se présentant devant l'homme géant puis… le géant…lui dire quelque chose avant que Harry ne se réveille…mais quoi ?

Il savait qu'il devait le trouver…le rêve n'avait pas l'être d'en être un. Cela avait plutôt l'air d'une vision, comme celui avec le serpent et Mr Weasley…

Harry ferma les yeux très fort pour se concentrer, fouillant se mémoire si fortement que se tête commença à lui faire mal.

Soudain…tout lui revint, comme si cela lui était arrivé à lui-même.

« Sirius…Sirius Black… », murmura Sirius au géant. La tête de l'homme se redressa si vite qu'un léger crack provenant de son cou put être entendu.

« Sirius Black ?! Que faites vous ici ? Vous n'êtes pas censé vous trouver là !

Harry expira soudain lorsqu'il réalisa ce que le géant avait dit avant qu'il ne se réveille. Mais il voulait en savoir plus !

Où se trouvait Sirius ? Pourquoi n'était il pas censé se trouver là ? Est-ce que le rêve était une vision ? Est ce que cette vison était un leurre, tout comme la dernière qu'il avait eu de Sirius ?

Des dizaines de questions volait dans sa tête et il sentit son crâne se remettre à lui faire souffrir. Il bailla soudain tandis que ses paupières commençaient à se fermer.

Non ! Il ne pouvait retourner se coucher ! Pas tout de suite ! Avant, il devait comprendre tout cela avant. Si il allait se coucher il risquait de tout oublier…

Harry prit ses lunettes et les mit, tandis qu'il agrippait sa baguette et l'agitait pour faire apparaître l'heure. Deux heures du matin…trop tôt pour se lever. A quelle heure avait il était se coucher ? Huit heures peut être ? Six heures de sommeil n'étaient décidément pas suffisantes.

Et cela était la première fois depuis des semaines que Harry se sentait suffisamment endormi pour aller se coucher de nouveau après un rêve…

Il s'extirpa de son lit et alla chercher un morceau de parchemin, une plume et une bouteille d'encre qui se trouvaient sur la table de nuit de Ron (il les avait sortit pour écrire une lettre à sa mère) et rapidement il retranscrit une version détaillée de son rêve avant que celui-ci ne s'échappe de sa mémoire.

Il la relut deux fois avant d'acquiescer, satisfait de son travail avant de placer le parchemin dans le tiroir de sa propre table de nuit. Puis il se recoucha et heureusement il se rendormit dans un sommeil sans rêve cette fois ci.

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Sirius fit les gros yeux au géant.

- Qu'est-ce que ça veux dire je ne suis pas sensé être là ?, demanda-t-il soupçonneux.

L'autre homme le fixa.

- Savez-vous où vous êtes ?

Sirius souffla ennuyé et croisa ses bras, tout en faisant la grimace.

- Et comment voulez vous que je sache où je suis, je ne sais même pas comment je suis arrivé là !

Le géant fronça des sourcils avant de feuilleter dans des piles de papiers présentes sur le bureau.

- Quelle est la dernière chose dont vous vous souvenez ?, demanda-t-il à Sirius tout en continuant son activité.

Sirius répondit instantanément :

- Je me trouvait dans le Département des Mystères au Ministère de la Magie car mon filleul, Harry, a eu une fausse vision dans laquelle j'était torturé en ce lieu et il y a été pour me « sauver ». Malheureusement il a été encerclé par des Manges Mort et j'ai dut aller le secourir, raconta-t-il à l'autre homme dans un souffle.

Le géant le fixa intensément et fronça des sourcils.

- Attendez ! Minute !, dit il en levant ses deux mains aussi larges que des assiettes. « Vous voulez dire que… » Il s'interrompit et s'approcha un peu plus d'un de ses papiers sur son bureau. « … que…Harry Potter…est votre filleul et que… » Il plissa de nouveau les yeux pour tenter de décrypter un autre nom sur son fameux papier. « …que Lord Voldymort…non, Voldemort…oui Voldemort a envoyé des Manges Mort pour le tuer et que vous avez été le secourir alors que vous êtes supposé rester au quartier général de l'Ordre ! »

Sirius fixa l'homme et sentit un léger ricanement se présenter dans sa gorge lorsqu'il avait appelé Voldemort, Voldymort. Obstinément il le ravala et acquiesça à la question posée.

- Il le fallait…, murmura-t-il.

Le géant renifla de mécontentement et dit hautain :

- Et ?

- Et…, continua Sirius, je me battait avec Lestrange lorsqu'elle m'a envoyé un sort qui m'a envoyé à travers un voile de je ne sais quel sorte et je me suis retrouvé ici !, finit-il.

- Vous n'étiez pas dans la Chambre de la Mort, par hasard ?, demanda le géant, l'air penseur.

Sirius farfouilla dans sa mémoire et lentement finit par acquiescer.

- Ouais, je crois que c'est ainsi que cela s'appelait…

Le géant sembla comprendre instantanément et dit à Sirius :

- Et bien vous êtes mort, Mr Black…

Les yeux de Sirius menacèrent de lui sortir des orbites sous l'effet de la surprise.

- QUOI ?!, hurla-t-il, faisant sursauter un homme à la peau bleue et à l'écritoire qui passait par là.

Le géant fit un signe positif de la tête.

- Oui, vous vous trouver dans la Chambre du Jugement…le passage entre le Paradis et l'Enfer, où nous décidons si vous êtes fait pour le Paradis ou si vous êtes destinez à l'Enfer…

- Mais je ne peux pas être mort ! Et Harry ? Il a besoin de moi ! Cela va le tuer lorsqu'il va le savoir !

- Lorsqu'il va le savoir ? Mais il le sait déjà !, dit le géant et Sirius cligna des yeux confus. Le géant jeta un coup d'œil à l'un des nombreux calendriers se trouvant derrière lui. Il le sait depuis…deux mois maintenant…

Les yeux de Sirius s'agrandirent encore plus tandis que le géant pointait la date, le deux Septembre.

- M-Mais…mais…non…ce…ce n'est pas possible…non !, dit il en secouant la tête vigoureusement.

- Attendez un minute ! Vous ne m'avez pas laissé finir !, dit le géant. Vous êtes mort mas vous ne devriez pas l'être… Sirius cligna des yeux et le géant continua. «Ce puit n'est censé faire mourir que ceux qui ont été condamné à mort et qui sont coupable… et vous n'êtes ni l'un ni l'autre. »

- Alors…qu'est-ce que je suis censé faire ? Qu'est-ce qui va se passer ? Sirius avait presque peur de la réponse.

- Et bien la seule chose qui peut se passer. Le géant le regardait comme si il avait affaire à un idiot. Votre heure de mourir n'était pas encore venue, nous devons donc vous renvoyer…

- Vraiment ? Vous voulez vraiment me ressusciter ?

- Et bien…techniquement vous n'étiez pas vraiment mort…vous n'existiez plus seulement, dit simplement le géant.

- Okaaay…, murmura Sirius de plus en plus confus. Okay, je suis partant…

Le géant acquiesça et se massa entre les yeux.

- Nous n'avions pas eu d'erreur comme celle-ci depuis des siècles…

Sur ces paroles le géant fit passer se main sous son bureau et appuya sur un large bouton rouge où il était marqué dessus « Urgence » et Sirius ne su plus rien.

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Harry expliqua son rêve le lendemain matin durant le petit déjeuné à Ron et Hermione.

- Je voudrais savoir ce que cela signifie !, leur chuchota-t-il tristement. «Peut être que Sirius essaie de me dire quelque chose…peut être qu'il n'est pas mort ! »

- Harry…, commença gentiment Hermione, s'il te plait n'essais pas de te faire croire des choses que tu sais fausses…, lui pria-t-elle. Cela pourrait te faire beaucoup souffrir si tu commence à croire qu'il est encore vivant…Cela pourrait être un autre piège de Voldemort.

Harry fixa son assiette à moitié vide. Il savait que Hermione avait raison mais il savait aussi que ce rêve voulait dire quelque chose ! Il le savait tout simplement ! Il ressentait un léger ressentiment envers sa meilleure amie pour lui avoir dit la vérité mais en même temps il lui en était reconnaissant, car elle, contrairement aux autres, ne marchait pas sur des œufs autour de lui lorsqu'ils parlaient de Sirius.

Le Professeur McGonagall faisait passer les emplois du temps et Ron grimaça en voyant le sien.

- Hé ! Je suis libre cette heure ci !, annonça-t-il, regardant avec espoir Harry et Hermione qui eux aussi faisaient la grimace devant le leur.

- Potions…, murmura Harry avec morosité et Hermione acquiesça.

- Yep…

Harry fut soulagé en sachant qu'au moins l'un de ses meilleurs amis serait en Potions avec lui.

- Nous ferions mieux d'y aller…, soupira Hermione, vérifiant sa montre et attrapant son sac. Harry acquiesça et se leva.

- A plus, Ron…, murmura-t-il misérablement.

- Ouais à plus…, dit Ron en les regardant avec ce qui pouvait passer pour de la pitié.

Les deux Griffondors sortirent de la Grande Salle et se dirigèrent vers les donjons, qui étaient pratiquement vide à l'exception de Susan Bones et de Hannah Abbott, qui semblaient être très nerveuses.

Harry et Hermione vidèrent délicatement leurs affaires et attendirent que le reste de la classe arrive.

Il était étrange d'avoir une classe composée d'élèves des quatre maisons, spécialement celle de Potions. Harry ne pouvait pas imaginer comment Rogue allait agir.

Heureusement, il y avait pratiquement autant de monde dans la classe que lors des cours normaux. Malheureusement, cela incluait Drago Malefoy.

La porte s'ouvrit à la volé et Rogue s'avança, l'air irrité, pour la plus grande horreur des élèves. Il s'arrêta à la première lignée de bureau et fit un parfait demi tour, leur lançant des regards noirs avec des yeux d'onyx cachés derrière des cheveux gras.

- J'attends de chacun d'entre vous que vous obteniez au minimum en « E » et si jamais quelqu'un n'y arrive pas… Il stoppa pour les observer trembler dans leur siège. « …Alors je devrais vous trouver un moyen assez…déplaisant pour que vous y arriviez et qui espérons vous mettra un peu de plomb dans la cervelle… » Il sourit, narquois en voyant quelques élèves manquer de s'évanouir. « Cela inclus des contrôles et des devoirs. »

Harry et Hermione échangèrent un regard.

Il continua de parler de sa voix froide et sans émotion.

- Vous êtes à présent dans des classes pour vos ASPIC…J'exige de vous que vous soyez au plus haut niveau et dés à présent vous allez avoir à faire aux Potions les plus dangereuses…les poisons, certaines peuvent vous provoquer une douleur si importante que vous aimeriez être mort si vous vous loupez, et certaines pourront s'avérer fatales si vous ne vous trompez que sur un seul point…

Le regard de Rogue ce posa sur Harry et ce dernier cligna des yeux rapidement avant qu'il ne puisse lire ses pensées. Rogue fit les gros yeux en montrant sa haine envers lui avant de laisser de nouveau son regard balayer le reste de la classe.

- Vous allez fabriquer la « Potion Fil de Rasoir », qui est souvent utilisée comme distraction durant les guerres. Elle fait croire à votre cerveau que vous ressentez une grande douleur généralisée alors qu'en fait il n'en n'ai rien… Les effets de la Potion ne cesse que lorsque la victime réalise que la douleur n'est pas réelle, ce qui peut prendre longtemps. Beaucoup de personnes ont perdues la tête après l'utilisation de cette Potion car elle ressemble beaucoup à l'Endoloris, dit Rogue avait un rictus malveillant à l'encontre des élèves.

Des murmures s'élevèrent aussitôt dans la classe et Hermione en profita pour murmurer peureusement à Harry :

- Dumbledore n'autoriserait jamais Rogue à nous enseigner une telle Potion, une ressemble à un Sortilège Interdit, n'est-ce pas ? Elle semblait terrifiée à cette idée.

- Silence !, aboya Rogue et tout le monde se tut immédiatement. Tous les regards convergèrent vers leur professeur de Potions.

Rogue fit un petit mouvement de sa baguette et les instructions apparurent sur le tableau.

- Partenaires, regroupez vous… Lorsque personne ne bougea, Rogue continua irrité. « Vous vous demandez pourquoi je suis autorisé à vous enseigner une telle Potion ? » Seul quelques élèves furent assez braves pour acquiescèrent (Serpentards) à la question de Rogue.

Ce dernier croisa les bras et reprit :

- Une guerre s'annonce, malgré tous ce que ces idiots du Ministère peu dire…, dit Rogue amère. « Le Directeur pense qu'il est important pour vos d'apprendre ce genre de chose…même si je pense que vous n'y arriverez pas, il pense qu'il est raisonnable de vous apprendre quelques moyens de protection… » Rogue renifla à la dernière phrase.

Tout le monde resta muet, les regard braqués sur Rogue.

- Et bien, qu'est-ce que vous attendez ? Les instructions se trouve sur le tableau, aboya-t-il et tous se jetèrent immédiatement dans l'action.

Harry rassembla les ingrédients et ressentit une grande vague de gratitude envers Hermione, qui prit immédiatement le contrôle de la situation.

- Très bien, je fait bouillir de l'eau et tu prépares les ingrédients., dit elle en ajoutant trois tasses d'eau dans le chaudron et le mettait à bouillir (comme le spécifiaient les instructions).

Harry hacha les Filets du Diable (qui étaient morts) an des pièces de un demi centimètre, méticuleux de ne pas tous gâcher.

Après que les ingrédients furent tous préparés ils commencèrent à suivre les instructions, en avance sur les autre et une fois encore, Harry ressentit de la gratitude envers Hermione.

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- Alors…comment c'était Potions ?, demanda Ron à Hermione et Harry lorsqu'ils s'assirent pour le déjeuner dans la Grande Salle. Harry grogna. Hermione maugréa.

- Deux parchemins sur les effets de cette maudite Potion et comment s'en préserver ! Deux parchemins ! Nous avons réussi la Potion et pourtant nous sommes obligés de le faire quand même !, cracha Harry.

- Nous avons fabriqué une Potion qui est identique à l'Endoloris !, cracha Hermione.

- Et ce crétin m'a retiré dix points parce que mes Filets du Diable n'était pas coupés régulièrement ! J'ai vérifié au moins une dizaine de fois pour m'en assurer ! Pourquoi ne peut il pas me laisser en paix !, grogna Le-Garçon-Qui-A-Survécu.

- Mais à quoi pensent il ? Est-ce qu'ils veulent que nous soyons tous torturés à mort !, grogna la Je-Sais-Tout.

- Et dix points de plus parce que j'étais « assis là à fixer le vide comme un idiot » ! J'attendait que la Potion bout et il le savait ! Il veut juste transformer ma vie en Enfer, n'est-ce pas ?, fulmina-t-il.

- Ils savent qu'il y a au moins cinq enfants de Manges Mort dans cette école-,fulmina-t-elle.

- Je pensait qu'après la mort de Sniffle-, interrompit il.

- -qui l'utiliseraient avec joie sur nous !, interrompit elle.

- -qui était entièrement de sa faute…, déclara-t-il.

- C'était contre l'éthique…, déclara-t-elle.

- …il serait un peu plus prévenant !, siffla-t-il.

- …je n'aurais jamais cru qu'ils puissent être aussi stupide !, siffla-t-elle.

Ron fixa ses deux amis, ces yeux les regardant tour à tour comme lors d'un match de tennis. Ils ne se disputaient pas, ils essayaient seulement d'avoir la dernier mot.

Pour Harry, cela était très inhabituel puisqu'il était plutôt du genre à cacher ses émotions, mais c'était aussi compréhensible. Ron supposait que c'était bon pour lui de laisser sortir toute la colère qu'il pouvait ressentir à l'intérieur.

Pour Hermione c'était une autre histoire. Qu'est-ce qui lui prenait ? Elle agissait complètement hors caractère ! Elle insultait pratiquement les Professeurs et leurs méthodes d'enseignement… La dernière fois que qu'il avait entendue son « Miss parfaite » parler ainsi c'était lorsqu'ils étaient en Divination en troisième année.

- Harry ? La vois de Rémus coupa leur litanie. La Professeur de DCFM regarda Hermione avec curiosité car c'était elle qui avait prononcé la dernière phrase. « Ne me dis pas qu'il utilisaient des morceaux d'Elf de Maison pour les Potions … », murmura-t-il, se demandant ce qui avait pu énerver cette habituelle jeune fille douce.

Ron et Harry se sourirent et Hermione s'hérissa :

- Ne plaisantez pas avec ça ! Le Professeur Rogue nous a fait fabriquer la « Potion Fil de Rasoir ». Rémus ne sembla pas surprit, et acquiesça seulement.

- Oui, ils nous l'ont également apprises en sixième année, surtout à cause de la guerre qui se déroulait…Je suppose qu'ils font la même chose…

- Mais les enfants de Manges Mort pourraient l'utiliser contre nous !, interrompit Hermione impatiemment. A quoi donc pensait Dumbledore !

Rémus sourit.

- Le Professeur Dumbledore, Hermione, et les enfant de Manges Mort la connaissaient sûrement déjà, alors cela ne fait pas une grande différence et de plus, nous les professeurs nous nous devons d'apprendre à nos élèves comment se défendre, spécialement durant une guerre…

Hermione ouvrit la bouche pour répondre, mais Rémus dit :

- Harry, j'ai besoin que tu te rende dans le bureau du Directeur après le dîné.

- Quelque chose ne va pas ?, demanda Harry, redoutant la réponse.

Rémus secoua la tête.

- Non, non, mais c'est important que tu sois présent…

Harry acquiesça et jeta un coup d'œil à ses deux amis tandis que Rémus s'éloignait.

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