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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! :D

J'espère aussi que vos examens se sont bien passés ! :) Moi on va dire que ça va xD

On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre deux de cette fiction, j'espère que le précédant vous a plu et que celui-là vous plaira aussi ! :)

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 2 : Le mystérieux jeune homme qui provoquait la douleur.

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PDV externe

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Le temps était gris et pluvieux. Le ciel était recouvert par de nombreux nuages, qui empêchaient le soleil d'arroser le monde de ses rayons. Le vent soufflait et venait chatouiller la nuque des passants de son souffle froid, faisant voler les feuilles mortes dans les aires.

Il n'était pas encore tout à fait midi, dans la grande ville de Nantes. Les gens allaient et venaient dans les rues, se rendant au travail, au magasin, faisant leur footing, une simple promenade, ou sortaient leurs chiens. Certains étaient heureux, d'autres non, certains fêtaient de bonnes nouvelles, d'autres de mauvaises. La vie suivait son cour, normalement.

Assise à une table dans un petit restaurant, Aidan, perdu dans ses pensées, profitait de sa pause repas sans se soucier du reste du monde. Elle survolait les lignes d'un journal, sans vraiment faire attention à ce qui était écrit, alors qu'un café encore chaud reposait près d'elle.

La jeune femme de 33 ans travaillait à 15 minutes d'ici, en bureau dans le service relation client d'une entreprise ferroviaire, en tant que gestionnaire des ressources humaines. Ce n'était pas toujours marrant, comme métier, avec des horaires parfois impossibles, mais il fallait bien gagner sa croûte.

D'habitude, elle passait sa pause de 30 minutes dans un restaurant japonais, mais ce dernier étant fermé aujourd'hui, elle avait mangé dans ce petit commerce.

Elle avait commandé une salade, à cause de son poids. Elle n'était pas en surpoids, non, mais ça faisait déjà trois ans qu'elle n'arrivait pas à se débarrasser de quelques vergetures qui ornaient ses cuisses. Ce n'était pas spécialement moche, mais ça créait en elle beaucoup de complexes.

Aidan jeta un coup d'œil à la montre sur son poignet. Il lui restait encore 10 minutes avant de devoir s'en aller pour regagner ses locaux.

Elle soupira, et passa une main dans ses longs cheveux noirs et bouclées. Elle était pâle. Elle l'avait toujours été, ça ne faisait qu'augmenter sa beauté, et faisait ressortir les quelques taches de rousseurs qu'elle avait sur les joues, ce qui lui donnait un petit côté enfantin.

Aidan prit une gorgée de son café, et regarda derrière la vitre du restaurant. Il y avait des gens, plein. Elle les observait, tous ces gens, aussi nombreux et insignifiants que des grains de sables sur la plage. Tous uniques, avec leurs histoires, leurs aventures, et pourtant, il n'y avait personne pour s'en soucier. Ils n'étaient qu'une infime poussière dans l'immensité de l'univers.

Aidan aimait la foule, elle était très sociale. Elle, s'y elle l'avait pu, elle serait allé rencontrer tous ces gens, pour apprendre à les connaître, rassurer leurs peurs et leurs inquiétudes, les écouter attentivement parler de leurs petits moments du quotidien, leurs anecdotes, drôles ou tristes. Mais elle n'avait pas le temps. Le temps est précieux, il s'épuise vite, Aidan passait sa vie à courir après le temps qui lui échappait des mains, elle souhaitait faire tellement de chose, mais elle ne pouvait pas. Le temps manquait toujours.

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PDV Aidan

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Mon regard était toujours perdu dans les rues marchandes, à observer tout ce monde passer. J'étais fatigué, je voulais rentrer et faire une sieste, mais le travail m'appelait. D'ici quelques minutes, je serais partit pour rejoindre mon bureau et la paperasse habituelle qui m'y attendait, comme tous les jours.

J'allais retourner mon attention dans mon journal, quand quelque chose, où plutôt quelqu'un attira mon attention. Je vis d'abord son chapeau, ce chapeau que je connaissais si bien, qui surplombait une tête aux cheveux châtain. C'était moi, qui le lui avais offert, quelques années plus tôt.

Non, je devais sans doute rêver. Ce n'était pas lui, ça ne pouvait pas être lui.

Pourtant, il était bel et bien là. Du haut de ses 1 mètre 60, planté au milieu d'une galerie marchande, comme figé, en regardant dans ma direction. Non, il ne regardait pas seulement ma direction, il me regardait moi.

Ses beaux yeux bleus gris me fixaient, comme tétanisé par la peur et l'étonnement, ou je ne sais quel autre sentiment. Il était toujours aussi beau que dans mes souvenirs, il s'était même laissé pousser la barbe, ce qui lui allait très bien.

Mathieu.

Aussitôt, je n'arrivais plus à détourner mon regard de lui. Pourtant, il le fallait. Je ne devais pas le regarder, je ne voulais pas qu'il se rende compte que j'étais en train, moi aussi, de le regarder. Je baissais la tête et fit de mon mieux pour ignorer ce qu'il venait de se passer, pour ignorer la présence de cet homme. C'était un fantôme, oui, un fantôme du passé qui venait de ressurgir pour me rappeler tous les sentiments que j'éprouvais pour lui : de l'amour, c'était indéniable, mais aussi et surtout beaucoup de tristesse et de colère envers lui.

Mathieu était tant d'années de ma vie, que j'avais voulu effacer de ma mémoire, mais dont il m'arrivait encore de rêver. J'aurais souhaité ne jamais le rencontrer, même si tout le mal qu'il m'avait fait n'était rien face au bonheur qu'il avait causé.

Pourtant, notre rencontre n'aurait jamais pu laisser prévoir ce qu'il se passerait ensuite.

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. ~ Flashback ~ .

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PDV Externe

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C'était un mois d'août, il était tard. La lune éclairait la ville, grande, et haute dans le ciel. Les étoiles brillaient autours d'elle, comme des centaines de lanternes qui illuminait l'univers. Il faisait chaud, et une légère brise venait parfois refroidir le monde des hommes.

Une petite maison dans la campagne, à 300 mètre de la ville, rayonnait de l'intérieur, par ses nombreuses pièces pleines de lumière et par les personnes qui s'y trouvaient. La musique résonnait, et faisait trembler les murs de la modeste habitation.

Il faisait nuit noir à l'extérieur, mais la fête battait son plein et aucun des nombreux jeunes qui se trouvaient là ne souhaitaient rentrer dans leurs maisons respectives. Certains d'eux étaient bourré, d'autres non, certains étaient fatigués et dormaient déjà, d'autres dansaient encore au milieu du salon. Tous s'amusaient et étaient heureux.

C'était Antoine, qui avait organisé cette fête, alors que ses parents étaient absents. Il avait invité beaucoup de monde, beaucoup de personne de son entourage. Des amis, évidement, mais aussi des connaissances, ou d'autres personnes qu'il ne connaissait que de vu.

Anna, la cousine du maître de maison, était assise dans un coin de la pièce avec sa meilleure amie, Aidan, qui était elle aussi une amie d'Antoine. Accroupis par terre, et adossé contre le mur, les deux jeunes filles discutaient.

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PDV Aidan

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Je me souvenais de cette soirée, comme si c'était hier. Elle était gravée dans mon souvenir. Il faisait nuit, j'avais chaud et j'étais fatiguée, pour cause de l'heure tardive qu'il était. J'étais assise contre le mur du salon, avec mon amie Anna, au milieu des gens bourrés qui dansaient, et circulaient comme bon leur semblait sur le rythme de la musique qui venait me vriller les tympans.

Cette soirée remontait à déjà 13 ans, mais je me rappelais de tout. Tout était ancré dans ma mémoire, sans que je puisse l'effacer. Pourtant, dieu sait que j'avais essayé, fait de mon mieux pour l'oublier. Je devais avoir 20 ans, et tout ce qui allait avec. L'insouciance, l'innocence, l'ignorance, et la vie devant soi. J'étais célibataire, je faisais des études pour devenir référente technicienne la semaine, et faisais la fête avec mes amis le weekend.

Ce soir-là, je discutais avec Anna de son cousin, et de l'ami de son cousin. Pour je ne sais quel raison, Antoine et elle voulait me présenter à un certain Mathieu. Si j'avais bien compris, c'était le meilleur ami du maître de maison.

Anna observait son cousin, me parlant avec beaucoup de vigueur de ce mystérieux Mathieu. Moi, tête baissée, je ne jetais même pas un regard dans leur direction.

« Il parait qu'il te ressemble beaucoup ! Il a le même caractère de cochon que toi. »

Je lâchais un soupire amusé. Ça faisait déjà 5 minutes que mon amie essayait de me convaincre de rencontrer le jeune homme.

« Comment tu sais ça ? Tu ne l'as jamais rencontré. » demandais-je.

« Moi non, mais Antoine me l'a dit. Et lui, il vous connaît tous les deux.

-Peut être qu'Antoine se trompe. »

Anna soupira. Elle était agacée par mon comportement, ça se voyait. Mais j'étais assez grande pour décider moi-même si oui, ou non, un garçon me plaisait. Je n'en touchais malgré tout pas un mot à mon amie, pour ne pas la contrarier. Il fallait dire, Anna s'énervait facilement, et était capable de s'emporter si elle avait bu.

« Allez, de toute façon, tu n'as rien à perdre ! » s'exclama-t-elle.

Si elle avait su ce qui allait se passer quelques années plus tard, elle n'aurait jamais dit ça.

« Et puis, s'il ne te plait pas en tant que petit copain, tu pourrais toujours essayer de te le taper ! C'est peut être un bon coup ! Et il est petit ! Ce n'est pas toi, qui aime les hommes petits ? »

Je levais les yeux au ciel en buvant une gorgé de coca. C'était moi qui roulais, et je préférais rester sobre pour éviter tout accident. Je posais ensuite mon regard sur ce Mathieu. Il discutait avec Antoine, mais ce dernier semblait penser à autre chose.

Le garçon à ses côtés était petit, comme me l'avait dit Anna, et c'était vrai, jamais beaucoup ça. Il avait les yeux bleus, des cheveux châtains bouclés et un léger bouc. Il n'était pas laid, et physiquement, c'était mon style de mec.

« Il est mignon. Mais je n'ai pas envie de le rencontrer.

-Pourquoi ? D'habitude, tu adores socialiser, et rencontrer de nouvelles personnes ! Je ne te reconnais pas…

-Je sais, mais il ne m'a pas l'air si sympa. Il a l'air… prétentieux. »

J'étais pleine de préjugés, dans ma jeunesse. J'aimais rencontrer des gens, déjà à l'époque j'étais très social et adorais faire des connaissances, mais ce garçon-là ne m'inspirait rien de bon.

Anna soupira et passa une main sur son visage en buvant une gorgée de bière. Je ne comprenais pas pourquoi elle tenait tellement à me faire rencontrer ce type, mais ça commençait à m'énerver. Je n'étais pas du genre à me laisser faire ou influencer, elle le savait. Je la vis faire un clin d'œil à Antoine. Ah, ces deux-là et leurs idées de merde. Si j'avais voulu les faire chier, je serais partie d'ici. Mais je m'amusais bien et ne voulais pas gâcher ma soirée pour si peu. Anna tourna la tête vers moi.

« Allez, va lui parler ! Au moins pour me faire plaisir !

- Je ne vais pas aller parler à ce mec pour te faire plaisir si ça ne me convient pas à moi !

-Peut être que tu rates une occasion de rencontrer quelqu'un de bien.

-Peut-être, mais ce n'est pas grave. »

Je soupirais et portais mon verre de coca à mes lèvres. Il était vide. Je lâchais un juron et me relevais avant de déclarer à l'intention d'Anna :

« Je vais me chercher à boire. »

Elle me dit quelque chose que je n'entendis pas et me dirigeais hors du salon pour aller dans la cuisine. J'ouvris le frigo et cherchais une boisson. Évidemment, il n'y avait plus de coca. Résignée, je tandis ma main vers une bouteille de bière : un peu d'alcool ne me ferait pas de mal, d'autant plus que j'étais légèrement sur les nerfs à cet instant.

Je sentis une présence, et quelqu'un derrière moi se racla la gorge. Je me retournais dans un léger sursaut, et me détendit en le voyant, souriant même légèrement.

C'était Mathieu.

Ça m'amusait de le voir maintenant, alors que j'étais agacé en partie à cause de lui. Enfin, c'était surtout à cause d'Anna, mais c'était du pareil au même. Mon opinion sur lui était assez….négatif, pour cause, ça faisait 15 minutes que je me faisais harceler pour le rencontrer.

Je me doutais que ce n'était pas un hasard, et qu'il n'était pas dans la cuisine en même temps que moi par pure coïncidence. Si Antoine lui avait parlé de moi comme Anna me l'avait fait, il n'était pas impossible qu'il souhaitait faire connaissance.

Maintenant qu'il était à un mètre de moi et non pas à l'autre bout de la pièce, je réalisais qu'il était beaucoup plus beau que ce que j'avais pu penser.

Il avait mis un t-shirt de geek, à l'effigie de Link et Zelda, deux de mes personnages préférés de jeux vidéo, un jeans troué, il n'était visiblement ni coiffé, ni rasé -même si vu le peu de barbe qu'il avait à l'époque, ça ne valait pas le coup- et ça lui donnait un certain style. Ses yeux bleus gris étaient magnifiques, je devais bien l'avouer. Il n'était pas grand, pas musclé, mais j'aimais beaucoup son armature, il était bien bâtit. De plus, je détestais les muscles et abdos saillants. Les mecs maigrichons, c'était ce que je préférais. Il faut de tout pour faire un monde, non ?

Moi, j'étais habillée d'une robe rouge parsemée de fleurs blanches, j'étais légèrement maquillée et avais des talons hauts, rouge eux aussi. Je n'étais certainement pas la plus belle femme de la soirée, mais je n'étais pas la plus moche et savais pas expérience que j'avais tendance à plaire aux hommes. Et je devais bien l'avouer, plaire à Mathieu ne m'aurait pas dérangé, au contraire.

Mais bon, je ne voulais pas sortir avec un homme seulement pour son physique. Il me plaisait, mais l'essentiel était de savoir si je m'entendais bien avec lui, et si son caractère me convenait. Pour l'instant, je ne savais rien de lui.

En bref, il était la devant moi, et semblait époustouflé. Je ne savais pas pourquoi, mais ça m'amusait. Il était drôle ce type, mais je ne comptais pas rester là, dans la cuisine éternellement. J'allais essayer de lui parler un peu, histoire de me faire mon propre avis sur lui, sans me baser sur celui d'Anna.

« Salut, tu es Mathieu, non ? » demandais-je.

Il ne répondit pas, et hocha la tête rapidement, paraissant surpris que je connaisse son prénom. Il n'était pas très futé, celui-là : si Antoine lui avait parlé de moi comme Anna m'avait parlé de lui, il n'était pas étonnant que je connaisse son prénom. Je ne voulais pas lui donner de faux espoirs et décidais, comme à mon habitude, d'être franche.

« Ne te vexe pas, mais même si tu m'as l'air charmant, je n'ai aucune envie de te parler. C'est mon amie, qui veut absolument que je te parle. Elle cherche à tout prix à me caser avec quelqu'un pour je ne sais quelle raison. » expliquais-je, en saisissant une bière dans le frigo pour ensuite le refermer.

« Si ça peut te rassurer, je n'avais pas non plus l'intention de te parler, au début. » m'informa-t-il.

Je laissais un sourire naître sur mes lèvres. Il avait une belle voix, et ça me faisait du bien, en quelque sorte, de voir qu'il était directe. Je ne supportais pas les gens qui passaient par quatre chemins pour dire les choses. Je m'adossais contre le plan de travail en buvant une gorgée de bière, pour ensuite le regarder en souriant malicieusement.

« Au début ?

-Oui, mais je suis quand même venu pour que mon pote me foute la paix. Il aurait insisté sinon, et ça m'aurait fait chier. Il m'a dit, je cite, "parle lui au moins pour faire connaissance". »

Je laissais échapper un petit rire. Antoine ne lâchais pas facilement l'affaire, et je comprenais qu'il ait décidé de venir me parler. Ce garçon me plaisait de plus en plus, et me disait clairement ce qu'il pensait, je m'étais peut être fait de fausses idées à son sujet.

« Anna m'a tenue exactement le même discours. » expliquais-je.

Mathieu lâcha un petit rire. J'aimais son rire, certes, ce n'était pas la plus belle chose que j'avais entendu dans ma vie, mais je trouvais qu'une personne qui riait et souriait, devenait automatiquement plus belle, comme si son visage s'illuminait. Et j'avais raison : l'homme en face de moi était encore plus beau avec le sourire aux lèvres.

« J'aime bien ton rire. » avouais-je.

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'avais dit ça. Ça m'arrivait souvent, dire aux personnes en face de moi ce que je pensais. Si j'aimais le rire de Mathieu, il était évident que j'allais le lui dire, pourquoi me gêner ? Et puis, j'aimais complimenter les gens, avoir l'impression de leur donner plus de confiance en eux et d'estime de soi.

Le jeune homme en face de moi rougit un peu, et lâcha un petit ricanement. J'adorais ça, c'était adorable.

« J'aime aussi les hommes qui rougissent. C'est mignon, je trouve. » ajoutais-je.

Il rougissait encore plus et ne savait plus où se mettre, alors que je savourais l'emprise que j'avais sur lui. Il ne répondit pas, et ça me plaisait de le déstabiliser ainsi. Il ne devait pas avoir l'habitude de voir des personnes être aussi directe avec lui, comme ça, sans la moindre gêne.

« J'aime bien les hommes petits. Et puis, tu es plutôt beau. » continuais-je.

Je lui lançais un sourire charmeur. J'aimais bien ce garçon, mais je l'avais assez embêté pour la soirée. Je ne l'intéressais peut être pas, et ça ne servait à rien de s'acharner. Et puis, je lui faisais peut être peur, avec mon honnêteté. Je m'éloignais de lui, à contrecœur il fallait l'admettre, et me dirigeais vers la sortie de la cuisine. J'étais déçu de devoir laisser cet homme qu'au début, je ne souhaitais pas rencontrer.

Avant que je ne puisse sortir de la pièce, une main m'attrapa le poignet, et Mathieu me dit :

« Tu n'es pas mal, toi non plus. J'aime les filles directes. Ça te dirait, qu'on se revoit pour faire un peu plus connaissance ? »

Je tournais la tête vers lui, et lui offrir un sourire sincère. Avec cette lueur d'espoir dans les yeux, il était magnifique. J'étais heureuse qu'il me demande ça, et je ne voulais qu'une chose : accepter. Je ne savais pas où ça allait me mener, mais faire connaissance avec un jeune homme aux apparences si charmantes ne pouvait pas me faire de mal.

C'est ce que je pensais, à l'époque. Je n'ai appris que bien plus tard qu'il faut toujours se méfier des gens, même de ses proches.

« Si tu veux. Demandes mon numéro à Antoine, et contacte-moi quand tu voudras qu'on se voie. » répondis-je.

Mathieu libéra mon poignet de son emprise et je disparue dans le salon au milieu de la foule, pour rejoindre Anna. Elle était toujours assise contre le mur, et je m'installais près d'elle.

« Alors, il est plutôt sympa, non ? » me demanda-t-elle au bout de quelques secondes où seule la musique et l'agitation des autres invités régnaient dans la pièce.

« Comment tu sais qu'il était avec moi ?

-Je l'ai vu te rejoindre dans la cuisine. Mais tu n'as pas répondu à ma question. »

Je haussais les épaules. Ça ne servait à rien de me mentir, ou de mentir à mon amie. Anna avait raison : Mathieu ne le laissais pas indifférente.

« Tu avais raison, il a l'air sympa. On va sûrement se revoir.

-J'ai toujours raison, tu sais. »

Voilà, c'était comme ça que j'avais rencontré Mathieu. Je me souvenais de cette soirée, comme si c'était hier. Elle était gravée dans mes souvenirs, ancré dans ma mémoire. J'étais jeune et innocente à l'époque, et je ne réalisais pas encore l'ampleur que Mathieu allait prendre dans ma vie.

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. ~ Fin flashback ~ .

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PDV Aidan

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Oui, c'était comme ça que j'avais rencontré cet homme, environ treize ans plus tôt.

Mathieu.

Ce prénom, ça devait bien faire trois ans que je ne l'avais pas prononcé, ou que je n'y avais tout simplement pas pensé. Pourquoi ? Pour me protéger, évidement, pour me faire moins souffrir. Ma mémoire avait bloqué tous mes souvenirs le concernant, mais je savais au plus profond de moi que je n'avais rien pu oublier.

Je relevais la tête que j'avais baissée et regardais dans la rue marchande. Il n'était plus là, il avait disparu. Le mystérieux jeune homme qui provoquait la douleur n'était plus là. Je ne savais pas ce que me voir ici lui avait provoqué. Mais quoi que ce soit, ça ne pouvait pas lui faire plus de mal qu'à moi. Avait-il remarqué que je l'avais regardé ? Je ne souhaitais pas.

Mes yeux étaient humides, alors que je ne pouvais plus arrêter de penser à Mathieu. Merde ! J'aurais voulu ne jamais le revoir ! Il m'avait fait, et me faisait toujours souffrir. Durant ces trois ans, j'avais appris à vivre sans lui, mais maintenant que je l'avais vu, j'avais la sensation d'être revenu en arrière, au jour où j'ai arrêté de le voir. Tout le chemin que j'avais parcouru sans lui était en train de disparaitre au fur et à mesure que des larmes roulaient sur mes joues. Je le détestais autant que je l'aimais.

Je regardais l'heure, me souvenant soudainement que je me devais de retourner au travail. J'essuyais mes yeux d'un revers de manche et ramassais hâtivement mes affaires avant d'aller payer l'addition et de m'en aller.

La gérante du restaurant avait dû me prendre pour une bipolaire, à passer d'un comportement neutre à celui de la tristesse. Mais bon, ça n'avait pas d'importance. Et puis, cette tristesse et cette colère était tout ce que m'avait laissé Mathieu. Enfin, il me restait encore une chose de lui. Sûrement la seule chose pour laquelle je lui étais reconnaissante.

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Voilà, c'était le chapitre deux ! J'espère qu'il vous a plus ! :)

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis !

En attendant je vous dis à la semaine prochaine, et passez un bon début de vacances/fin de cour ! :3

Amour et licorne *-*

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