Severus Snape était assis et corrigeait depuis quelques heures déjà les devoirs des sixièmes années, la semaine avait été longue et les accidents de potion s'était multipliés.
Mardi, pendant le cours commun des Serpentards et des Griffondors, il avait remarqué que même Granger avait failli ne pas remarquer l'énième erreur de Londubat. Un carnage.
Seule la conversation qu'il avait eue avec son filleul avait été positive. Il était maintenant rassuré. Son filleul avait loupé le banquet pour la seule raison qu'il était malade, il n'avait rien fait de mal, ce que Severus avait craint.
Durant toute la semaine, il avait essayé de trouver des indices concernant le voleur de potions. Il n'avançait pas, n'avait pas la moindre idée de ce qui arrivait et ça me frustrait énormément. Contrairement à la croyance commune, le maître des potions n'était pas une chauve souris sans cœur et il n'aimait pas qu'un étudiant souffre et n'ose rien dire. Il était complètement déterminé à trouver qui s'était fait agresser. De plus, Dumbledore ne prenait pas le soupçons de Snape au sérieux, il lui avait littéralement rit au nez quand Severus lui avait dit que les potions volées pouvaient coïncider avec les symptômes d'une agression, d'une maltraitance, ou de tout autre abus qui pourrait détruire un adolescent.
Severus leva les yeux au ciel, en pensant à la réaction de Dumbledore, digne d'un Poufsouffle, puis retourna à ses copies.
Vu les recherches que les élèves avaient effectués, il se demandait si ils étaient des sorciers ou des Trolls. Quelques Serpentards, tels que Zabini ou Malfoy avaient fait un travail de qualités suffisantes. Cependant il en attendait mieux de ses Serpents. Le copies de Londubat, Weasley et Goyle méritaient clairement un T, ce qui n'était pas étonnant.
À vrai dire, la seule copie qui l'étonnait était celle de Granger ; elle n'avait fait que deux rouleaux de parchemin, ce qui était juste le nombre demandé par le sombre potioniste. Mais le contenu était plus que correct, et en faire la remarque aurait été exagéré de la part du professeur. Après tout, peut être que Miss Granger avait enfin décidé d'arrêter d'être cette insupportable Je-Sais-Tout, et de devenir une élève comme les autres, une excellente élève, mais sans toute cette exagération dont elle a l'habitude de faire preuve.

Le reste des copies, à part quelques rares et agréables exceptions, étaient catastrophiques. Il se décida à mettre les choses au clair avec ses sixièmes années le lendemain, il n'allait pas passer l'année à corriger des torchons dignes de premières années.

Il se leva d'un coup et d'un mouvement de cape il sortit de ses appartements. D'un coup de baguette il apprit que le dîner était dans trente minutes. Il fit sa route vers le laboratoire de potions et il travailla à quelques potions qui manquaient, pour ses propres stocks et pour ceux de l'infirmerie, qui sont sans cesse épuisés. Il constatait chaque jour par exemple la rapidité avec laquelle les potions contraceptives étaient épuisées, Poudlard accueillant à peu près 300 jours par an des adolescents débordants d'hormones et d'acné.
Il s'employa donc à la préparation de cette potion, pendant la demi-heure qui le séparait du repas. D'un coup de baguette, il mit ses deux chaudrons de potion en fiole et d'un second tour de magie, les bouchons se posèrent.

Il alla dîner, essayant d'ignorer le bruit incessant de ses étudiants. Il se leva à la minute ou les plats disparurent de la table et il sortit par la porte de service, derrière la table des professeurs.

...

Il était encore de ronde ce soir la, mais cette fois entre minuit et une heure. Il prit une douche rapide, lut quelques chapitres de son livre, qu'il avait presque fini et se mît en route, pour rejoindre son point de départ, la bibliothèque.