Mes chers lecteurs et futurs reviewers bien-aimés. Si. Si. Offrez-moi des reviews ! Ouin ! Je me triture les méninges pour écrire des cochonneries plausibles, je me provoque des ampoules au cerveau tout en usant mes pauvres petits doigts sur mon clavier : parce que j'affectionne les personnages de Death Note et pour partager cet engouement avec vous. Alors reviewez-moi ! Ne m'acculez pas au désespoir, lecteurs chéris !
(l'auteur tente d'utiliser la grosse ficelle de la compassion) Bouuuuuh !!
(auteur tout rouge) C'est pas vrai ! J'ai simplement envie de connaître l'avis de ceux qui me lisent et qui viennent se rincer l'œil sur les galipettes entre L et Light !
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Auteur : Patte de velours (ronron... ronron)
Titre : Café
Chapitre 2 : Demande
Pitch : après le baiser fougueux qu'ils ont échangé (dont Matsuda ne s'est toujours pas remis) Light et Ryûzaki ne peuvent plus longtemps endiguer leurs sentiments réciproques, débordant l'attraction charnelle des débuts. Après les entraves métalliques dont ils se sont défaits, d'autres chaînes les tiennent. La scène survient la nuit du trois novembre, soit deux jours avant la veille fatidique.
Pairing : LxLight
Genre : Yaoi/Slash. En l'occurrence deux jeunes hommes au caractère bouillant qui font des folies de leur corps. Oui ensemble. Et ils passent leur temps à échanger leurs fluides. Ne pensent qu'à ça. Des acharnés je vous dis !
Rating : M. Oh oui. M…M, M, M, M, M !!
Pitch (bis) : Bon. Je vous préviens. J'ai un style contrasté. Alterner un langage fleuri avec les pires trivialités. Faire rimer meurtrissures et luxure. Caresses et écorchures. Peut-être serez-vous un peu désarçonné par « Timbre », « Demande » et « Supplique ». Et encore. Ce n'est pas là le plus agressif ni le plus ordurier que je vous réserve.
J'ai parfois des mouvements d'humeur m'inclinant à me vautrer dans le stupre. Par personnages interposés. Light en l'occurrence. Pour faire court, dans le cadre des titres cités, j'en fais voir de toutes les couleurs à son adorable petit cul. Et il en redemande.
Disclaimer : Tsugumi Ohba et Takeshi Obata sont deux affreux méchants sadiques. D'un autre côté, sans eux, nous ne connaîtrions pas L et Light. Et les autres personnages non plus. Les sous-fifres et les photocopies ratées. Alors je dirai qu'ils sont simplement sadiques.
Demande
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« Une nuit je m'endors avec lui
mais je sais qu'on nous l'interdit
et je sens la fièvre qui me mord
sans que j'ai l'ombre d'un remord
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Quand il me serre tout contre lui
Quand je sens que j'entre dans sa vie
Je prie pour que le destin m'en sorte
Je prie pour que le diable m'emporte
Et l'angoisse me montre son visage
Elle me force à parler son langage
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Quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous jure que j'ai du chagrin
Et je me demande si cet amour
Aura un lendemain »
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Tour. Q.G d'investigation. Aube pointant à l'horizon. Se réverbérant sur les vitres panoramiques du trente-huitième étage.
Appartement n°11. Salon. Vêtements éparpillés, jonchant le sol.
Les yeux frondeurs de Light ne quittaient pas les siens. Au-dessus de L, pour sa part allongé et en partie redressé sur ses coudes, il le chevauchait avec ardeur, laissant libre cours à ses cris d'excitation. S'empalant en rythme sur son membre tumescent. Le jeune homme aux cheveux noirs en broussaille, les yeux plus élargis que jamais, un filet de salive maculant son menton et sa gorge, bougeait les hanches en rythme.
Rejetant les mèches d'or roux qui l'aveuglaient, Light saisit Ryûzaki par les épaules, le pressant contre sa poitrine ; puis il accéléra ses mouvements, étouffant les râles de félicité du détective qui défaillait entre ses bras. Il avait dépassé le stade des fausses hontes et se livrait à présent entièrement.
Il sentit à ce moment sa verge doucement pressée, ses couilles doucement massées, et sa semence affluer pour jaillir hors de son membre tendu. Coquin de L. Il ne l'aurait pas cette fois. Il s'arrangerait pour que le détective soit le premier à jouir. Un sourire carnassier aux lèvres, il retomba pour un ultime heurt sur l'entrejambe du brun, lui arrachant un cri rauque passionné. Qu'il but sur ses lèvres, un long frisson de délivrance s'emparant de tout son être. La laitance qui avait fusé hors du corps de Ryûzaki se mêlait à la sienne.
Ses cheveux lui balayant le visage, il ferma les yeux ; posant sa tête au sommet du crâne de son compagnon le temps de reprendre son souffle. Humant le parfum de sueur douceâtre émanant du corps pantelant de L. Quand il entreprit de se dégager, la tignasse aile de corbeau se pressa davantage contre lui.
« Retire-toi doucement »
La pointe d'amertume perceptible au-travers de sa voix, le mit aux aguets. Peut-être le mouvement effréné de ses reins l'avait-il contusionné ? Il commença de se dégager, prenant conscience d'une douleur cuisante frappant sa propre chair, grimaçant au fur et à mesure de son retrait. En plus du liquide séminal qui les avait copieusement éclaboussés au cours de leurs étreintes successives, des gouttes de sang émaillaient l'étoffe du divan.
Passant prudemment une main derrière ses fesses, Light la ressortit, tachée de rouge.
« Pourquoi ? » lui reprocha Ryûzaki devant ses yeux subitement inexpressifs, excepté des paillettes rougeoyantes scintillant au fond de leurs prunelles.
« On dirait que tu cherches volontairement à te martyriser »
« J'aime ça »
« Pas moi » lui rétorqua L « Si tu souhaites poursuivre notre relation, tu devras faire une croix sur ton penchant pour la mortification »
« L'amour entre personnes du même sexe n'est pas un péché, tu sais » ajouta-t-il, ses grands yeux cernés de noir, attristés.
« Ce n'est pas pour ça… » murmura Light qui ensevelit son visage dans ses cheveux sombres lustrés de reflets bleutés.
Ryûzaki sentit des gouttes d'eau glisser sur son visage, tandis que le châtain l'enfermait dans ses bras et les berçaient doucement. Il pleure à nouveau… A la fin de chacun de nos ébats. Depuis ces derniers jours. Et ses nuits sont peuplées de cauchemars… Que faire pour le rasséréner ? Que redoute-t-il ?
Sa bouche fut soudainement cueillie par celle de son camarade. Il n'y avait qu'un seul remède à la tristesse. Intensifiant la profondeur de leur baiser, il l'obligea à se coucher sur le ventre, son visage s'assombrissant en entendant sa prière « ne me ménage pas », sa langue sillonnant l'échine de son dos pour s'enfouir avec douceur entre ses fesses meurtries et lécher la blessure qu'il s'était infligé. Gémissant de volupté, Light s'abandonnait aux tremblements qui le parcouraient, sa respiration s'alourdissant.
« Je t'aime Ryûzaki… »
Les dents que le détective planta férocement au bord de son orifice tuméfié le secouèrent telle une onde électrique. Avant de le sentir donner un autre coup de langue, apaisant. Puis son corps souple le recouvrit de tout son long, sans plus bouger.
« Je demanderai demain matin ta main à ton père » promit-il.
Le fou-rire de Light fit écho à celui de L.
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Blabla de l'auteur :
Pour commencer, une petite devinette ! Les significations cachées du titre : jeu de mots sur la « demande » en tant que la requête de Light (Fais-moi mal) et l'expression « demande en mariage ».
Et pour ceux qui souhaitent se payer une bonne tranche de rire, à prendre, évidemment au quinzième degré, je vous conseille la vidéo "Death Note is gay" d'Ultimatekai, sur youtube" (je réfère à la première, car elle en a élaboré deux). C'est bien dans cet esprit de pur délire humoristique (tout en appréciant et respectant profondément les personnages, ce qui n'est pas incompatible, loin s'en faut) que la conceptrice a réalisé cette vidéo. Hilarant.
Traité de manière comique… mais quand on y songe…beaucoup d'éléments se tiennent : « I've been lonely without you » « I've been lonely without you too » « Even when the girl is there ? » « Even when the girl is there » (…) "Here volume five. Even the cover is GAY ! Light's ass and Raito's 'ass ». Et à la fin, tout les gays sont morts. Sauf Near. Mais il ne peut pas l'être, parce qu'il n'y a pas plus personne ! Des enflures ont lâché des coms injurieuses sur sa vidéo, alors qu'elle est franchement marrante et tout sauf irrévérencieuse. Et pour qui connaît un peu l'anglais, le contenu général de ses propos est compréhensible.
Certains m'avanceront qu'en réalité ces paroles ne recèlent rien de graveleux mais sont l'expression d'une stratégie relationnelle : Light ayant précédemment dit qu'il ferait croire à Ryûzaki/L qu'il est son ami. Les paroles qu'il lui adresse alors relèvent de faux-semblants : " je me sens seul, je m'ennuie sans toi" ont pour visée de lui montrer qu'il éprouve de l'amitié pour lui. « Je lui dirai ce qu'il a envie d'entendre ». En fait, Il n'en pense pas un mot. Alors y voir l'indice de sentiments cachés… Mais bon. Le choix des mots reste quand même sujet à controverse : traduction littérale « Je me sens seul sans toi ». Plutôt maladroit de la part de Light. C'est quand même l'une des phrases typiques du registre amoureux. Ou ressortant à tout le moins d'une affectivité prononcée. N'est-ce pas votre avis ?
J'en profite pour citer également le fan film "Deathtrs Neaute". Contrairement au sublime spin-off "death note rebirth", cette vidéo a été conçue sur le mode parodique. Que dire ? Que j'ai encore gerbé le contenu de mon verre sur ma bécane, sous l'expulsion d'un fou-rire ?
Mes répliques cultes : Ryûk (aux autres shinigamis) : « Eh ! Les moches ! »
Light (dans sa chambre, à l'adresse de Ryûk) : Y'a pas à dire… ça crève de s'exciter sur un cahier !
Ryûk : C'est normal. Plus tu t'en sers, plus il absorbe ton énergie vitale.
Light : Quoi ?!
Ryûk (tordu de rire) : Mais nan ! J'déconne !
Bande-annonce sur Youtube et Dailymotion et en version intégrale (taper Deathtrs Neaute sur Google. Normalement le lien de la vidéo apparaît. Durée : plus d'une quarantaine de minutes, si je me souviens bien).
Enfin, les paroles de la chanson en préambule sont extraites du titre "Amoureuse" de Véronique Sanson. Si vous avez quelques minutes devant vous, vous la dénicherez sur youtube (décidément je le cite !). Ainsi, vous aurez la mélodie en tête. Et votre lecture se trouvera imprégnée d'une autre résonance. A moins que vous ne la connaissiez ou en possédiez l'album ?
J'imagine aisément Light se tenant ces propos intérieurement, ses sentiments, sa proximité croissante avec Ryûzaki, et le lourd secret de culpabilité qu'il porte en lui, le fait d'être Kira, qui l'empêche de vivre pleinement son amour. Son amour qui le dévore pour Ryûzaki (et je sens la fièvre qui me mord, sans que j'ai l'ombre d'un remord). La morsure de la fièvre amoureuse qui lui brûle la chair et qu'il ne peut pas renier. Et quand il sent qu'il devient trop proche de L, à son corps défendant, il espère s'en éloigner, redoutant les sentiments qui l'assaillent. Restant déchiré, en dépit de son souhait, ses craintes, par ce dilemme qui le met au supplice.
