Voilà la suite. J'espère que cela va toujours autant vous plaire.

Ceci est toujours basé sur les histoires merveilleuses de J.K.rowling.

Cette histoire est lisible grâce à Prettylou ma beta-lectrice. (merci encore ).

Voilà juste pour rappeler les faits : Anna est venue sauver Harry en le ramenant à son époque. Il doivent maintenant vois Albus Dumbledore.

Chapitre 2 : Là où je me suis rendu compte de mon erreur...

Nous prenons le métro et nous nous dirigeons vers la gare. J'ai un peu de monnaie. Je paye le trajet pour nous deux. Le trajet se fait en silence. Nous évitons même de nous regarder. Je sens qu'il est en colère. Moi aussi d'ailleurs Il aurait pu au moins me remercier. C'est vrai je lui sauve la vie et tout ce qu'il trouve à me dire est de m'engueuler.

Les deux heures de trains n'ont fait qu'augmenter ma rancune envers Harry, et après un rapide coup d'œil, il semble que ce soit la même chose pour Harry. C'est vrai que mon plan était foireux, mais au moins, j'ai sauvé sa vie, alors il pourrait au moins dire merci. OK, je suis tombée dans les pommes et il s'est retrouvé dans un monde inconnu, mais mon époque est comme la sienne ou presque ce n'est pas la mort de changer d'époque non plus. Je m'arrête dans mes réflexions un instant sentant que je n'ai pas totalement raison.

Bon de toute façon il aurait du me remercier. Je suis à nouveau en accord avec moi-même. Harry n'était qu'un mal poli, et si le coup de la surprise pouvait lui avoir fait oublier les remerciements au début, deux heures de trains auraient du lui faire penser qu'il me devait au moins un « merci ». Je fulmine. Il ne vaut mieux pas qu'on se parle maintenant, je risquerais de dire des choses que je regretterai après.

Je suis encore plus énervée que je me sais fatigué, et que mon ventre me fait toujours mal. D'ailleurs il me semble qu'il me fait plus mal qu'à l'hôpital. Mais c'est sûrement mon esprit qui enjolive la douleur. Je suis malheureusement une petite nature.

Et pour couronner le tout, en bouleversant le futur, je n'arrive plus à voir quoi que ce soit. Le futur est un cafouillis énorme. Depuis, je sens comme un vide en moi. Cela fait tellement longtemps que je vis avec ses visions. J'ai l'impression d'être nue. Non c'est pire que cela, je redécouvre l'imprévu. Je n'aime pas cela.

Quand le train arrive à Poudlard, je suis donc plus que soulagée à l'idée que Albus Dumbledore va résoudre tous mes problèmes. Je relativise presque le passage « honte à vous Miss Millan. » que le directeur va me faire.

Je me retourne. Harry est enfin en train de descendre les marches du train.

Monsieur n'est pas pressé.

Je laisse échappé un petit soupir d'énervement. Et je me dirige vers Poudlard.

Devant les portes de Poudlard, je ne ralentis pas, je rentre sans une hésitation. Harry lui se permet une pause de quelques secondes. Il semble heureux de revoir ce château.

Il est heureux grâce à moi, mais il ne me dit même pas merci.

Je sens qu'il faut que j'arrête avec ses commentaires intérieurs sinon je vais vraiment tuer Harry. Ce serait dommage après tous mes efforts pour lui sauver la vie.

Mais quel ingrat tout de même.

Arrivé devant le bureau de Albus je me rends compte de ce qui m'attend et toutes mes pensées de colère contre Harry s'évanouissent devant ma peur. Le « honte à vous Miss Millan » me semble d'un coup plus terrifiant que tout à l'heure.

- Et bien qu'est ce que tu attends ? Me demande t il d'un ton sec.

Je le regarde décontenancée et ma colère revient au grand galop.

- Je n'ai pas le mot de passe. En plus on n'est pas en période scolaire, qui te dit qu'il est là ?

- Je vois.

Sa seule réponse est « je vois ». Je crois que je vais vraiment le tuer.

Je le regarde désemparée, et il s'en va. Cette constatation me faire revenir à la situation actuelle

- Où tu vas ?

- je vais me balader.

- Ce n'est pas le moment !

Il me regarde avec un air navré. Comme si j'étais la dernière des idiotes. Puis il repart.

Ca y est, je me rends compte encore de la stupidité de mes paroles après coup. Il va chercher quelqu'un pour qu'on puisse voir Albus Dumbeldore.

Après cette déduction digne de Sherlock Holm's, je le rattrape en courant puis le suis sans un mot.

On met plus de 20 minutes à trouver quelqu'un dans le château.

A croire que n'importe qui peut rentrer dans ce château.

Ce quelqu'un est le gardien M. Rusard.

Tout à fait aimable comme personne d'ailleurs. On n'aurait pas pu tomber mieux.

Mon ironie ne me fait même pas sourire.

Son chat miss Teigne récemment acquise vient se frotter à ma jambe. Ca ne semble pas plaire au concierge qui accélère l'allure. Il nous amène au bureau de Albus puis lorsque nous sommes arrivés, nous dit qu'il va le chercher.

Il aurait pu nous amener directement à lui non ?

Ca fait presque trois heures que je voyage avec le sauveur du monde le plus désagréable qui existe au monde.

Je m'arrête un instant devant la cohérence de mes propos et décide que l'idée principale était quand même compréhensible : la situation n'était pas juste.

Il aurait pu abréger mes souffrances en nous amenant à Albus Dumbledore directement. Je trouve cela honteux, mais je crois qu'il vaut mieux que je garde mon commentaire pour moi. Je suis déjà dans une fâcheuse situation.

Pour passer le temps j'observe Harry. Il est exactement comme dans mes visions. Plutôt mignon, mais avec un air un peu trop aventureux à mon goût. Il semble impatient.

Il me regarde et me fait comprendre que je dois arrêter de le regarder. Je regarde donc mes pieds. Au moins mes pieds aiment qu'on les regarde.

Au bout de 20 autres longues minutes supplémentaire Albus arrive, inquiet.

Il nous fait rentrer dans son bureau après avoir délivré le mot de passe : « il fait trop chaud pour travailler. »

Le mot de passe ne me fait même pas rire. Je me retourne vers Harry mais je n'ai pas le temps de voir sa réaction. Il est déjà dans l'escalier juste derrière Albus.

Je me décide à monter le cœur gros. Albus Dumbledore a toujours été quelqu'un de très gentil avec moi. Je me sens quelque peu honteuse de l'avoir trahi.

Je m'assois devant le bureau, à coté de Harry. Instinctivement je mets ma main sur mon ventre qui me fait mal.

- Bien Miss Millan, que faites-vous ici avec monsieur ?

- Potter.

Je préfère prendre la parole. Harry est de toute façon dans une sorte de monde obscure ou les personnes font les gros yeux et laisse leur bouche ouverte d'étonnement. D'ailleurs il ne semble pas émerger.

- M. Potter reprend pour lui-même Albus tout en dévisageant Harry. Hum, je ne vois pas de quelle branche vous venez ?

Harry revint d'un coup du monde des poissons, et se met à pleurer tout en constatant :

- Vous êtes vivant.

Je pense sincèrement que Albus n'attendait pas cette réponse, et je commence à me trémousser. Je sens bientôt la réprimande venir. Sachant qu'il ne vaut mieux pas laisser mariner la chose j'interviens :

- Euh Harry est le fils de James Potter. Il vient du futur.

Ca y est là j'ai toute l'attention d' Albus. Il se lève plus par réflexe.

Avec un calme inouï, il me demande comment cela est-il possible.

- J'ai récemment trouvé un moyen pour aller dans le futur et en ramener quelqu'un.

Sur le moment il ne répond rien.

- Vous êtes allé chercher M. Potter Harry, dans le futur et vous l'avez ramené ici.

- Oui.

- Est-ce quelqu'un vous a vu ?

- Non, j'ai bien fait attention, personne ne sait pour mes pouvoirs. Je suis venue ici dès que j'ai pu.

Il se rassoit. Je sens que c'est bon signe. Je regarde Harry. Il a arrêté de pleurer et nous regarde silencieusement, quelque peu hagard.

- Miss Millan. Racontez-moi tout en détail que je sache s'il y a un moyen de ramener ce malheureux jeune homme à son époque.

- Euh

Mon hésitation laisse le temps à Harry de prendre la parole.

- Je ne veux pas retourner à mon époque.

- Monsieur Potter, je crois que vous ne comprenez pas bien la situation.

Harry fit signe de protester mais Albus le stoppa d'un geste de la main.

- Miss Millan ici présente possède un pouvoir très dangereux, et bien trop grand pour les épaules d'une enfant.

Une enfant ?Mais j'ai 17 ans !

Cependant le peu de cerveau qui me reste me dit de me taire.

- Jusqu'à aujourd'hui nous pensions que son pouvoir ne permettait que de voir l'avenir, mais il semblerait qu'elle puisse maintenant y aller concrètement et y revenir avec une personne. Le voyage dans le temps a toujours attiré les plus fous désirs, mais aussi les pires atrocités. C'est une chose dangereuse qui peut amener les pires chaos sur cette terre. Et je ne parle pas à la légère. Je sais que la jeunesse peut parfois vous voiler certains dangers, mais il est plus sage pour vous de rentrer le plus vite possible avant que nous fassions un changement irréversible dans le futur.

- Vous n'y êtes pas du tout l'arrêta harry.

Albus s'arrête et le regarde tranquillement. Harry considérant cela comme une invitation, continue :

- Vous n'y êtes pas du tout, car si Miss Millan est venue me chercher…

Je me renfrogne sur mon siège lorsque Albus me lance un regard de colère. Je crois qu'il n'avait pas compris que j'avais fait exprès.

- … c'est que j'allais être assassiné.

- Ne m'en dites pas plus ordonne Albus. Je ne veux rien savoir du futur, et…

- Et vous avez tors reprit Harry en haussant lui aussi la voix. Ca a toujours été votre défaut. Vous êtes trop optimiste. Vous croyez que tout le monde peut redevenir gentil…

Harry se hasarde sur une pente glissante. Moi je me tais de peur de me faire gronder.

- … Vous êtes mort à mon époque Albus.

Harry pleure et n'arrive pas à continuer. Albus reprend doucement

- Et tout le monde meurt un jour. Cependant jeune homme j'aimerai que vous respectiez mon choix de ne rien savoir. Si cela se trouve, par vos paroles vous avez déjà changé de nombreuses choses. Vous ne voyez pas les dangers que vous représentez. Miss Millan je croyais que vous aviez compris. Pourquoi avoir fait cela ?

Je me mets à pleurer et c'est Harry qui répond à ma place, sa voix est pleine de vérités :

- Vous oubliez une chose Albus, qui vous dit que le futur n'est pas déjà le chaos.

- En effet je n'en sais rien, mais j'ai assez d'expériences, pour vous dire qu'il y a toujours pire que ce que l'on vit.

- Vraiment reprend Harry énervé, c'est ce que je dis, vous êtes bien trop optimiste.

Moi je regarde la scène comme si j'étais un spectateur tranquille et loin de tout cela. Harry a une sacrée répartie mais il ne gagnera pas contre Albus. Surtout que nous sommes tous les deux fatigués. Mon mal de ventre s'amplifie d'ailleurs j'en suis maintenant persuadée. J'hésite à les interrompre.

- Euh ?

- Oui miss Millan ?

- Je sais que ce n'est pas forcément le bon moment, mais j'ai mal au ventre.

Albus et Harry arrêtent de se dévisager pour me regarder.

- Le même mal de ventre que tout à l'heure ?

- Hum oui, un peu moins douloureux, mais depuis l'hôpital, ça redevient de plus en plus fort.

- L'hôpital ?

- Je, j'ai pris une potion amplificatrice de pouvoir pour pouvoir aller dans le futur.

- Quelle potion ?

- Keladon

- C'est un poison fit remarquer Albus.

- Oui mais il est aussi très efficace, je devais être sur de réussir

- Combien de cuillères avez-vous pris ?

- J'ai pris le demi flacon.

Albus me regarde quelques secondes et se dirige vers la cheminée avec précipitation

- Vous avez pris ça il y a combien de temps ?

Il jette de la poudre dans sa cheminée et appelle Mme Pomfresh. Quelque peu étonnée de son empressement, je lui réponds :

- Heu il y a maintenant 5heures.

- 5heures ?

Sur cette constatation Albus se mis à appeler plus fort Pompom.

- Mais vous savez professeur, ce n'est sûrement pas trop grave

Pompom apparaît dans la cheminée

- Qu'y a-t-il Albus ?

- Vous pouvez être à l'école dans combien de temps ?

- Heu 20 minutes pourquoi ?

- Miss Millan a pris un demi flacon Keladon.

- Au merlin j'arrive tout de suite. Amené là à l'infirmerie, j'espère qu'il n'est pas trop tard.

Je commence à paniquer. Je regarde Harry qui ne semble pas non plus comprendre la situation.

- Anna a eut un lavage d'estomac à l'hôpital moldu ça ne suffit pas ? Demande presque innocemment Harry.

- Non répondit Albus devant cet étalage d'ignorance.

Albus me pousse presque dans les escaliers et me demande de me diriger en vitesse vers l'infirmerie.

- M. Potter restez ici je vous rejoins dès que je peux.

Moi je descends le plus vite possible de la tour. Albus me fait vraiment peur. Je ne vais quand même pas mourir j'ai pris toutes mes précautions.

- Un lavage d'estomac, m'explique t-il sur le trajet comme si c'était moi qui avais posé la question, ne suffit pas pour la potion Keladon, je pensais qu'une élève comme vous le sauriez Miss Millan.

Albus court presque dans les couloirs. Je le suis de mon mieux.

- Oui je sais et mais j'ai pris un antidote, du lago, en revenant du futur. Je ne suis pas suicidaire.

- Vraiment ? Permettez-moi d'en douter. Tout le monde sait qu'il ne faut pas prendre du Keladon, les effets peuvent être catastrophiques même avec un antidote de surcroît mal dosé.

- Mais le lavage d'estomac combiné à ma potion lago aurait du suffire non ?

- Non la potion lago doit exterminer tous les effets de la potion sinon elle ne sert à rien. Pour ce qui est du lavage d'estomac, cette pratique moldu vous a sûrement fait gagner du temps, tout comme votre potion, mais ce n'est pas suffisant d'après ce que je vois.

Après un silence assez court Albus s'énerve un peu

- Mais que vous a-t-il pris de faire cela ? En plus vous saviez les effets de cette potion. Je ne vous pensais pas assez stupide pour faire une telle bêtise.

Je suis piqué au vif et ne trouve qu'une seule réponse :

- Je devais sauver Harry, peu importe les conséquences.

Albus s'arrête un instant décontenancé face à mon ton déterminé et sérieux.

- Dépêchons-nous miss Millan.

J'acquiesce.

Arrivé à l'infirmerie, je m'allonge sur le lit avec un mal de ventre qui atteint presque celui d'avant l'hôpital.

Albus revient avec du lago. Je tends la main pour en prendre mais il ne veut pas m'en donner.

- Je préfère attendre Pompom

Je crois que je pousse un juron mais il ne semble pas s'en formaliser.

- S'il vous plait, j'articule avec lenteur, pourriez vous me donner cette potion pour que je puisse enlever cette BIPP de BIPP que me BIPP au plus haut point.

Non décidemment Albus veut attendre Pompom. Alors j'attends moi aussi en essayant de ma calmer.

J'attends un quart d'heure. Petit à petit je me suis peu à peu recroquevillée sur moi-même.

Harry nous a rejoint. Albus le gronde pour la forme, mais je vois bien qu'il est bien plus préoccupé par mon état.

Mon mal de ventre est vraiment horrible. Un instant je me demande si le doloris est plus fort que cela. Je pense même le demander à Harry, puis, je me rends compte qu'il ne pourrait de toute façon pas répondre : lui n'avait pas mal au ventre. N'ayant aucune possibilité de jugé le degré de mon martyre je préférai conclure que c'était la pire chose au monde. Il est toujours plus facile d'endurer son martyre en se disant que c'est une chose spéciale qui vous arrive. Dans ce cas les gens vous plaignent plus, et le réconfort des autres est toujours une contre partie intéressante.

Je m'arrête un instant devant mes pensées. Je crois que je deviens Serpentarde. Mais au moins mes pensées m'ont occupé 5 non 10 secondes sans trop penser à la douleur. Et Albus qui ne veut pas me donner la potion. Aurait-il un plaisir sadique à me faire souffrir. C'est peut être ma punition.

Je le regard il semble inquiet.

Bon peut être qu'il pense faire au mieux, mais quand même, je ne vais pas attendre que merlin ressuscite!

Pompom arrive enfin.

Non pas que je commence à m'impatienter mais je commençais sincèrement à ne plus vouloir résister à cette douleur. Elle est si forte qu'à certains moments je me demande si en ne faisant plus rien, je pourrais peut être mourir et ne plus souffrir.

Bon c'est un peu radical comme pensée mais j'en suis arrivé là lorsque Pompom arrive.

- Albus, vous êtes allez chercher du lago ?

- Oui mais je n'ai pas voulu lui en donner. Je sais que le lago est un parfait contrepoison contre le Keladon mais je préférerais que vous soyez là.

Pompom acquiesce et me lance en même temps un sort. Elle me pose des questions sur la douleur. Elle me demande une échelle de douleur. 3 millions devraient lui suffire non. Je ne comprends pas pourquoi elle ne me donne pas cette foutue potion. Une gorgée et hop tout va bien.

Albus lui explique la situation : une potion de keladon, puis lado puis lavage d'estomac.

En faisant le bilan je me dis que mon estomac va m'en vouloir un bon moment.

Je donne les quantités prises.

Pompom semble réfléchir puis part dans sa réserve. Quand elle revient Albus lui demande :

- Est-ce que je lui donne le lago ?

- Non surtout pas !

- Quoi !

Je ne pensais pas que j'avais encore autant de voix. Je suis peut être mourante mais ils vont m'entendre.

- Si vous n'aviez pas remarqué, je souffre et…

- Nous savons cela Miss Millan me coupe Pompom, seulement je crois que l'effet du Lago à très bien agit sur le keladon.

- Alors pourquoi ai-je encore mal ?

Mon ton est très irrespectueux, mais Pompom reste très professionnelle

- Et bien en fait, je crois que vous êtes allergiques au Lago. Pour être sur que le keladon ne vous tue pas, vous avez pris beaucoup de Lago, hors il semblerait que vous y soyez allergique. Tout à fait stupide de votre part.

Je ne trouve rien à répondre à cela.

- Tenez buvez cette potion, cela devrait éliminer le Lago.

Je bois tout ce qu'elle veut si cela arrête mon mal de ventre.

- Tenez buvez cela aussi, ça va vous faire dormir.

Je bois. Je bois tout ce qu'elle veut.

J'entends Pompom féliciter Albus de n'avoir rien donner en son absence.

J'entends Albus répondre une phrase d'éloge sur le travail de Pompom, puis petit à petit les sons deviennent moins importants…

Je crois que la potion agit…

o

Je me réveille.

J'ai quelque peu mal à la tête mais mon ventre ne me fait plus mal. Un seul mot me vient à l'esprit : résurrection, et pas un instant mon esprit ne remet en doute ce sentiment.

Je passe quelques minutes en la compagnie de Pompom qui m'assure que je suis guérie, mais que je ne dois pas bouger de la journée. Je la soupçonne d'être un dictateur refoulé. Cependant je suis prête à tous ses caprices pour m'avoir sauver de la redoutable et inégalée douleur que j'ai subit hier.

Au bout de quelques temps, Albus arrive, sans Harry.

Il semble soucieux.

- Bonjour me salue Albus

- Bonjour

- Comment allez vous ?

- Bien je crois. Pompom m'a dit que j'allais bien

- Alors ne vous inquiétez pas, je ne l'ai vu se tromper qu'une fois, et encore je la soupçonne de l'avoir fait exprès car l'élève l'avait insulté.

- Je vous ai entendu remarque Pompom

Je me rappelle alors de mes paroles hier.

- je m'excuse pour hier, Pompom, je crois que…

- C'est bon ma petite, ça arrive souvent quand les élèves souffrent de douleurs importantes. Il n'y pas beaucoup de monde qui garderait leur calme avec une douleur comme la votre. J'ai déjà vu des gens ne pas crier à des douleurs peut être deux fois pire que la votre, mais c'est très rare.

Comment ? Ma douleur n'était pas la pire qui existe sur terre ? Comme est ce possible, ma douleur était la pire sur cette terre…

Albus demande gentiment à Pompom s'il peut me parler, et elle acquiesce. Elle quitte d'ailleurs les lieux pour nous laisser tranquille.

- Hum Miss Millan

- Oui ?

- Harry m'a raconté tout ce qui s'est passé depuis votre rencontre. Et en vue de la potion que vous avez prise je pense savoir ce qu'il s'est passé. Seulement je voudrais avoir confirmation. Voudriez vous bien m'expliquer ?

- Oui

Timidement je lui explique l'expérience avec le journal. Puis comment je suis parvenu jusqu'à ramener un Harry Potter à notre époque. Il ne dit rien.

- Heu professeur ?

- Oui ?

- Vous n'allez pas laisser Harry retourner la bas ?

- Hum je ne sais pas. De toute façon il faudrait déjà que je trouve un moyen de le faire revenir à son époque. Hors le seul connu risquerait de vous tuer si vous recommenciez. Je dois avouer que je n'ai aucune idée de comment le faire retourner dans le futur. De plus en voulant ramener Harry à son époque je peux tout aussi bien changer d'avantage le futur. On arrive alors à un casse tête assez cocasse : en allant chercher Harry dans le futur vous avez changé le futur. Il est devenu un autre futur. Maintenant c'est notre futur. Donc si je remets Harry dans le futur, est ce que je ne changerais pas notre futur par l'ancien. Lequel n'existe plus puisque notre futur est maintenant celui modifié. Le modifier à nouveau reviendrait à changer le futur. Lequel ne doit être changé sous aucun prétexte. Mais, je crois que je ne suis pas très clair.

- Heu si si , lui répond-je poliment.

- Bien, pour résumer, Si je renvois Harry je change encore le futur. Je dois réfléchir aux conséquences. De toute façon tant que je ne trouve pas une solution pour le ramener cette question ne se pose pas.

- Oh, là c'était beaucoup plus clair.

- Oui cependant fait-il d'un ton très sérieux, il ne faut plus rien changer.

- Mais professeur…

- Non pas de mais. Je ne sais pas pourquoi vous vouliez absolument sauver Harry, et je ne veux pas savoir. C'est de toute façon une erreur. Changer quoique ce soit du futur peut être catastrophique en conséquence. Je croyais vous l'avoir dit !

- Oui vous me refaites le même sermon tous les ans…

- Oui et tous les ans vous l'aviez pour l'instant respecté.

Je remue dans les couvertures, un peu honteuse.

- Mais ce n'est pas le moment de parler punition…

- Je ne vais pas avoir de punition ?

Un fol espoir naît en moi

- Je n'ai pas dit cela.

Fin de l'espoir

- Alors je vais être punie.

- Bon puisque nous devons parler punition, j'exigerais de vous une seule chose.

- C'est tout ?

- Et bien vu la souffrance d'hier, je pense que cela vous a déjà dissuadé de recommencer non ?

- Oui ça c'est sur !

- Bien donc le reste de votre punition est d'assumer votre erreur. Vous devrez surveiller Harry

- Pardon ?

- Oui comme j'allais le dire, Harry va rester ici provisoirement, le temps pour moi de trouver une solution. Il m'a promis de ne pas changer le futur. Mais vu notre discussion pimentée hier, je ne suis pas sur qu'il tiendra sa promesse. Il n'était pas vraiment d'accord pour ne pas interférer dans le futur. Je ne sais pas pourquoi mais il voulait vraiment changer le futur.

Albus semble songeur. Pendant ce temps, le futur de mes visions me revient en mémoire. Je me dis alors que je sais très bien pourquoi il a envie de changer le futur. C'est d'ailleurs pour cela que moi aussi j'ai agit.

- Je ne connais pas le futur, reprends Albus d'un coup, donc je n'ai aucun moyen de savoir s'il interfère ou non dans les événements. Je veux que vous me le disiez si quelque chose arrivait.

- Vous voulez que je l'espionne ?

- Je veux que vous assumiez votre responsabilité.

C'était joliment dit, mais ça voulait dire la même chose.

- Il n'est pas question que je fasse cela.

- Ecoutez, je sais que cela peut paraître quelque peu amoral, mais je vous demande juste de garder un œil sur lui et d'empêcher que le futur ne change davantage.

- Vous ne comprenez pas professeur. Si j'ai sauvé Harry, c'est justement parce que je voulais changer le futur.

- Vous ne devez pas changer le futur même si c'est pour sauver une vie. Je vais essayer de ramener Harry par un autre moyen.

- Non vous ne comprenez pas : je ne veux pas que lui sauver la vie, je veux changer le futur.

- Ecoutez Miss Millan, je pensais avoir été clair là-dessus non ?

- Harry a raison vous ne connaissez pas le futur… Si vous vouliez bien prendre la peine de savoir…

- Anna !

Je me calme instantanément. Albus Dumbeldore ne m'a jamais appelé par mon prénom.

- Cela fait maintenant 7 ans que tu es ici. Lorsque tu es arrivé, les élèves étaient quelques peu méchant envers toi, et je me suis interposé pour que tu ne subisses plus cela. Je sais que tu souffres beaucoup de ce don et d'être ici. Je sais que tu te sens impuissante. Je sais que tu veux agir. Mais ne le fais pas.

Je pleure.

- Changer le futur est très dangereux. Imagine ce que cela donnerait si Voldemort (je trésaille) apprenais ton existence ? Que penses-tu qu'il ferait? Il utiliserait ton don pour changer le futur et gagner. Il serait invincible.

- Mais il est dans le futur !

- Ne me dit rien sur le futur et écoute : peux-tu me jurer que le futur ne pourrait pas être pire. Que tout le monde à perdu espoir,

Je réfléchis. Les 30 prochaines années ne seront pas si horribles que cela. C'est avec la mort de Harry que tout à changer. Après Voldemort gagnera en puissance. Il y aura plein de meurtres. Une résistance farouche et sans grand espoir sera menée par Hermione. Je n'ai jamais été plus loin. Sincèrement je n'ai pas eu le courage. Mais peut être que cette résistance aurait pu gagner ? Non ce n'était pas possible.

- Anna, peux-tu me jurer qu'il n'y avait plus une seule personne contre Voldemort ?

- Non

Je l'admets de mauvaise grâce.

- Alors tant qu'il y une personne contre lui, il aura toujours de l'espoir.

- Mais…

- Non Anna ne comprends-tu pas ce que j'essaye de t'apprendre ? En sauvant Harry es-tu sur d'avoir améliorer les choses ? Qui te dit que par sa seule présence ici il ne va pas empêche la naissance d'un enfant qui aurait pu permettre de nous sauver ?

Cette phrase résonne comme le glas. En sauvant Harry, est ce que j'aurais empêché la naissance de l'autre Harry ? Dans ce cas…

Je pleure à nouveau.

- Je ne sais plus professeur. Je ne sais plus. Je n'ai plus mes visions. Je ne sais pas ce qui va arriver, et je ne sais pas si ce que j'ai fait est bien ou mal. Je doute…

- Je suis désolé d'avoir dû te mener à douter Anna, mais vois maintenant, pourquoi il est important de ne plus changer le futur.

J'acquiesce malheureuse. J'ai eu tort. Maintenant j'en suis persuadée. J'ai eu tort. Je n'aurais jamais du jouer avec le futur.

- Je vous promets d'empêcher Harry de changer le futur.

C'est au tour d'Albus d'acquiescer.

- Je savais que tu prendrais la bonne décision. J'ai confiance en toi. Et si à l'avenir tu as un doute viens me voir d'accords ?

- Oui.

Albus se lève, me sourit et juste avant de partir rajoute ;

- Au fait j'ai parlé à tes parents, et leur ai expliqué que tu avais eu un rhume magique, non dangereux pour toi, mais pour les moldus si.

- Tes parents m'ont demandé si c'était à cause de Cindy. J'ai répondu que tu l'avais eu au chemin de traverse en te promenant. Je ne connais pas la dénommée Cindy, mais j'ai jugé qu'il n'était pas utile de le dire à tes parents.

Je souffle de soulagement.

- Je leur ai dit que tu en avais pour presque deux semaines, ce qui nous amène comme par hasard à la rentrée. Donc ils ont accepté que tu restes chez Cindy jusqu'à la rentrée, mais ils veulent que tu leur envoies un hibou dès que tu seras guérie, pour les rassurer. J'espère que tu n'oublieras pas. Ta mère me fait dire que tu aurais du écrire l'adresse sur le papier.

J'acquiesce. Il me sourit confiant.

- Bien à l'avenir, évite de leurs mentir, ce sont tes parents et ils t'aiment.

Sur ces belles paroles, Albus disparaît.

Moi je regarde la porte. Je suis heureuse qu'il soit passé me voir. Maintenant même si je n'ai pas mes visions, je sais ce que je dois faire. Je suis résolue à réparer mon erreur.

Mon petit blabla.

Merci encore à prettylou. (il faut que je te mette un peu en avant sinon les gens ils ne se rendront pas compte de ton aide cruciale)

Pour ce qui n'ont pas compris (et c'est normal puisque je n'étais pas claire) je vais poster toutes les semaines et demie. Sinon pour les jours exactes, je pense aux jeudi et dimanche mais ça peut être différent selon mon envie et surtout en fonction de mes cours.

Bon et comme toute règle à une exception, je n'ai pas posté à temps car je ne suis pas chez moi, et hélas, je rencontre des problèmes chez mes amis.

Réponses aux reviews.

Alixe : j'espère que je suis plus claire maintenant. Franchement quand je me suis relue j'ai eu un choc . C'est donc toutes les semaines et demies. Franchement ça fait plaisir de revoir des connaissances. Au fait je dois t'avouer que c'est grâce à ta fic que j'ai voulu moi aussi écrire à la première personne. Je suis donc vraiment plus que ravie et honorée quand j'ai découvert que c'était toi qui avait en plus reviewer en première cette histoire.

Fizban gomf : Vraiment heureuse de te revoir aussi. Sincèrement pour la longueur ça me déprime tellement c'est long ! Sincèrement je ne sais plus mais je sais que ça dépasse sur les trente chapitres, peut être même quarante ! Franchement je ne préfère pas y penser et rester fixer sur les premiers chapitres. Comme on dit qui vivra verra… Pour la première personne ça ne changera pas. C'est la fic d'Alixe qui m'a donné envie de faire pareil. Sincèrement c'est difficile et ça me fait donc un chalenge supplémentaire pour moi. Je voulais savoir si j'en étais capable.

Jklm :merci beaucoup, mais j'ai peur de te décevoir maintenant ! J'espère que cette suite t'aura plue.

Popov : Anna un caractère d'acier ? Ah Anna, elle est vraiment particulière… Sincèrement je ne sais même pas moi-même si elle est courageuse ou la plus grande des peureuses. Mais bon j'aime les dualités, peut être est elle un peu des deux.

Mariecool : merci beaucoup et contente de te revoir.

Charlie : Ah la frustration d'attendre un fic qui ne vient pas… Ca je connais et pas qu'un peu. Normalement tu n'auras pas ce problème avec moi car justement moi aussi je ne supporte pas ça, donc je ne veux pas le faire subir à quelqu'un d'autre. Découvrir que j'avais des lecteurs anonymes dans ma précédente fic est très touchant. Que tu ais ou non reviewer n'est pas très grave, le plus important est de savoir que tu as apprécié. Merci pour tout.

Les maraudeuses : et bien merci pour ta review. Pour ce qui est de la mort de Dumbledore et bien je ne sais pas si c'est je bon endroit pour en parler. Je dirais seulement que je suis (et tu le découvriras dans cette fic) un adepte du Severus espion et non mangemort. La théorie qu'il a tué Albus sous ces propres ordres est celle que j'ai adoptée. Maintenant ce n'est qu'une théorie, peut être ai-je tort…

Chrys63 : merciiiii. Sincèrement c'est vraiment réconfortant une review telle que la tienne. Sincèrement je trouve que les raisons ne sont peut être pas bateau, mais au final on arrive dans la même situation bateau que d'habitude. Enfin, j'espère quand même innover (sinon de toute façon je n'oserais pas publier). Le style léger et du tac au tac est vraiment ce que j'aime le plus dans les fics, et puis je suis incapable de décrire quoique ce soit sur plus de trois lignes. Parfois les descriptions permettent de créer du suspens, mais moi je suis trop impatiente. Merci encore pour ta review.

Pataci : merci beaucoup, j'espère que ce chapitre t'a plu.

La folleuh : merci beaucoup, je suis contente de voir que tu me suis aussi pour cette nouvelle aventure…

Patacitrouille : alors avant tout, j'adore ton surnom. Franchement c'est vraiment bien trouvé. Ensuit dans mon blabla, j'espère avoir été un peu plus claire. Il faut dire que parfois ça bouillonne et hop ça ne veut plus rien dire. Tu vois je crois que ça recommence.

Voilà à dans une semaine et demie.