Et voici le chapitre deux! Les délais sont respectés \o/ Tellement fière de moi ahah.
Merci beaucoup pour les reviews et les follows/likes, c'est vraiment gentil de votre part au nom de l'auteure de base, mais aussi pour vos encouragements et vos petits mots gentils sur ma traduction! J'adore faire cela, alors voir qu'en plus vous appréciez la manière dont je le fais, c'est touchant!
Donc merci , withoutmywings, Crepouille, AnnaKlaineuse et VictoriaKlainer17!
CHAPTER 2:
Derrière la porte fermée de son studio, Kurt était en train de couper et de poser des épingles sur du velours rouge et épais tout en écoutant les notes douces provenant du salon. Avant qu'il ne s'enferme ici, tout en prenant le temps de s'assurer que Blaine était totalement d'accord d'attendre son frère chez lui plutôt que chez Cooper, il avait dit au garçon qu'il pouvait faire ce qu'il voulait tandis que Kurt travaillerait. Il lui avait donné le mot de passe de la wifi et la télécommande de la télé, pointé sa collection de films et de livres, mais Blaine n'avait demandé que s'il pouvait utiliser le piano qui était laissé à l'abandon dans un coin. Il était donné avec l'appartement et Kurt avait prit l'habitude d'en jouer régulièrement mais ces temps-ci, il n'avait plus vraiment eu l'envie.
Il était vingt et une heures passé maintenant, et la musique se faisait entendre depuis une bonne heure. Si Kurt ne savait pas déjà que c'était l'adolescent dans le salon, il aurait juré que c'était un CD. Le garçon était bon. Certains morceaux étaient des morceaux que Kurt connaissait, qu'il avait aussi joué lui-même, bien qu'avec moins de maîtrise, il devait bien l'avouer. Les autres semblaient ressembler à des interprétations au piano de quelques hits du top 40 et, à sa grande surprise, des chansons de la répétition à laquelle Blaine avait assisté.
Le gamin n'avait jamais entendu ces chansons auparavant, il l'avait dit lui-même. Quand Kurt avait eu fini avec les essayages et était retourné vers Blaine, il l'avait trouvé époustouflé et admiratif, enchanté de tout. Le théâtre, les acteurs, le déroulement des entraînements et la pièce elle-même. Et maintenant, Kurt pouvait reconnaître clairement les mélodies qu'il connaissait par cœur après les avoir entendu des douzaines de fois. Le garçon les improvisait juste des quelques fois où il avait pu les entendre, sans trop de fausses notes. Juste quelque chose d'autre de vraiment impressionnant chez Blaine Anderson.
Ce qui ne changeait pas le fait que Kurt était actuellement en train de se cacher de lui dans le confinement de sa salle de travail.
Jusqu'à présent, Blaine s'était montré être de bonne compagnie, ainsi toute l'appréhension que Kurt avait ressenti ce matin pensant aux heures qu'il aurait du passer à jouer au babysitter avait disparu maintenant. Ils avaient parlé amicalement durant le dîner au restaurant grec favori de Kurt (il avait insisté pour payer cette fois-ci, blaguant sur le fait qu'il faisait une exception sur sa règle ''seulement payer durant les rendez-vous'' ce qui fit rougir Blaine jusqu'à la racine de ses cheveux.)
Mais alors qu'ils rentrèrent de nouveau à l'appartement de Kurt, le garçon resta silencieux et n'arrêtait pas de regarder longuement son portable silencieux, clairement languissant. Kurt comprenait, vraiment, mais soudainement il se sentit épuisé. Qu'importait que la compagnie était bonne, il n'était pas habitué à passer autant de temps avec quelqu'un d'autre. Peut être qu'il n'était pas exactement un solitaire, mais il avait un besoin très fort d'indépendance et de temps à passer seul. Quand il était avec quelqu'un, il leur donnait toujours tout, toute son attention et toute son affection, mais il ne se concentrait ainsi sur quelqu'un qu'au bout d'un long moment. Et aujourd'hui, il était épuisé, aussi. Donc, quand ils arrivèrent dans l'appartement, son irritation était prête à faire face et il ne voulait pas exploser devant ce garçon qui n'avait rien fait de mal au final.
C'était la raison pour laquelle il s'était enfuit dans sa salle de travail. C'était sa pièce où il pouvait être joyeux et avec la musique apaisant ses nerfs en ébullition, son irritation fondit petit à petit. Bien que toujours autant fatigué, il avait obtenu ce second souffle dont il avait besoin.
Le piano devint silencieux pendant un moment avant que les douces notes réapparaissent, arrangées dans une mélodie familière. Avant que Kurt ne puisse reconnaître la musique, il entendit une voix se mettre à chanter, chaleureuse et douce, et il arrêta d'arranger le tissu sur le mannequin, écoutant juste, subjugué.
You think I'm pretty without any make-up on
you think I'm funny when I tell the punch line wrong
I know you get me so I let my walls come down – down...
La chanson populaire était dans une version plus adoucie, ralentie jusqu'à ce qu'elle fut plus comme une ballade plutôt qu'un hit pop, et cela résonnait merveilleusement bien, chanté avec tellement d'émotion que la voix de Blaine trembla légèrement et se cassait à certains moments. Cela devait avoir une signification spéciale pour lui, peut être quelque chose de lié à son ex petit ami ? Cela lui donnait presque l'impression d'écouter aux portes durant un moment privé, mais Kurt ne pouvait s'empêcher d'apprécier ce qu'il entendait. Blaine n'avait clairement pas été choisi par celui qui s'occupait de son Glee club par hasard.
Les dernières notes de Teenage Dream disparut pour laisser place à un silence et l'appartement resta ainsi pendant un long moment avant que Kurt n'entendent les conversations futiles de la télévision en fond. Il sourit à lui-même et se rassit, commençant à coudre la première des trois robes qu'il avait besoin de commencer ce soir là.
La fois suivante où Kurt leva les yeux de sa couture, il était pratiquement vingt trois heures, vraiment tôt pour ses habitudes, mais où était donc passé Cooper ? Ses jours de travail finissaient habituellement à dix-huit heures, et bien que ce n'était pas inhabituel chez lui d'être encore à son bureau à vingt heures pour faire on ne sait trop quoi, aujourd'hui cela allait bien trop loin, même pour lui. Spécialement lorsque son petit frère venait juste d'arriver pour rester avec lui tout l'été.
Kurt vérifia son téléphone au cas où il aurait raté un SMS, mais il y avait rien du tout. Vraiment, il devait botter le cul de Coop' à la minute où il arrivera, le garçon pouvait vraiment utiliser un peu de réconfort d'au moins un membre de sa famille. Secouant la tête, n'en revenant pas, Kurt laissa sa machine, s'étira un peu et alla vérifier comment aller Blaine.
La télé était toujours allumée, quelques ennuyeux talk show tuant le silence mais Blaine n'était pas en train de regarder. Recroquevillé dans son coin du canapé, il était endormi, ayant l'air petit et tellement jeune. Kurt soupira et prit une douce couverture rouge qui recouvrait le haut du fauteuil et couvrit le garçon endormi. Tandis qu'il était en train de bloquer la couverture sur les épaules de Blaine, il remarqua quelque chose de petit et gris sur le tapis noir et se baissa pour le ramasser. C'était un petit ours en peluche frisottant, pas plus gros que sa main. Blaine avait du le faire tomber en s'endormant. Il avait l'air neuf, donc Kurt douta que ce fut un souvenir d'enfance, cela ressemblait plus à un cadeau de la part d'un petit ami, quelque chose de familier à garder dans cette ville si lointaine, dans cet appartement étranger.
Dieu, que ce garçon devait se sentir seul ici.
Kurt se souvenait de ce que cela faisait de se sentir rejeter, pas accepté et appelé par des noms juste parce qu'il était gay. Il se souvenait de la douleur de sa première rupture aussi (et il avait aussi un mémento, l'écharpe du gars en question qu'il avait trouvé dans sa chambre et qu'il avait gardé avec lui partout pendant des semaines.) Mais tout cela ne s'était jamais passé sans qu'il n'ait de soutiens. Il avait sa famille. Et ici Blaine était, malgré qu'il avait vécu le rejet et la rupture le jour précédent, seul.
La colère qui était en train de grandir dans sa poitrine n'était pas nouvelle, mais elle était plus importante qu'en temps normal. C'était assez mauvais comme cela lorsqu'il cela était à propos d'étrangers, de garçons et de filles anonymes dans les informations qui n'étaient liés avec lui que par de similaires sorts, le fait que leur sexualité (ou leur identification de genre) leur faisaient vivre une vie faite d'encore plus de challenge. Mais maintenant, ce n'était pas un étranger, c'était le petit frère de son meilleur ami, c'était un garçon gentil et incroyablement talentueux avec de grands yeux dorés et une soif de vie, un garçon qui méritait vraiment tellement mieux que ce qu'il recevait de sa propre famille.
Et cette fois-ci, la colère de Kurt allait trouver le bon destinataire.
Il coinça le petit ours dans la main à moitié ouverte de Blaine, éteignit la télévision et les lumières, alla dans sa chambre et silencieusement ferma sa porte derrière lui, choisissant déjà le bon numéro dans son téléphone.
Cooper était sur le chemin du retour quand Kurt appela. Dix minutes plus tard il se laissa entrer lui-même à l'intérieur grâce à son jeu de clé, et il fut immédiatement attrapé et poussé dans la chambre, la porte se refermant derrière lui telle une souricière. Cooper connaissait Kurt que trop bien pour savoir qu'il n'avait même pas à essayer de s'excuser, le reflet bleu acier dans ses yeux ne signifiait qu'une chose : problème. Il se prépara alors pour l'explosion.
« Cooper Evan Anderson. » Uh-oh. Le nom complet et une voix tranchante ? C'était pire que ce qu'il avait pu imaginer. « Où étais-tu nom de dieu ? Il est pratiquement minuit. »
« Au trav- » Le son que fit Kurt pouvait facilement passer pour un chat en colère.
« Ne commence même pas à parler de travail, Cooper. Quelle partie de pratiquement minuit tu n'as pas compris ? Est-ce que tu as été prit comme danseur dans un bar de strip tease après tes heures de travail pour un complément à ton salaire ? Ton petit frère t'a attendu toute la journée, au cas où tu aurais oublié. »
Cooper était fatigué, le jour avait été long et demandeur, seulement le premier d'une dure semaine entière. Il n'avait vraiment pas besoin que Kurt décharge sa frustration sur lui maintenant. Il soupira fortement et leva les mains dans un geste apaisant, de l'ennui se faisant entendre dans sa voix.
« Okay okay, je l'emmène loin de toi maintenant. Ce n'est pas comme si tu avait été obligé de rester avec lui toute la journée, tu sais. Je t'avais dit de le déposer à l'appartement, non ? »
Apparemment ce n'était pas exactement la bonne chose à dire, à en juger par la colère qui prit place sur le visage de Kurt, tellement intense qui fit reculer d'un pas Cooper. Kurt n'était pas un grand homme, et encore moins violent, mais essayer de l'ignorer quand il était d'une humeur infecte serait comme ignorer un rhinocéros en train de charger : très peu judicieux.
« Cooper. Dans les dernière trente-six heures, ce garçon a été abusé verbalement par son homophobe de père et jeter par son petit copain, il a contacté son frère qui ne lui avait pas parlé pour seul dieu sait la raison, un long moment, pour lui demander de l'aide il prit un vol pour New York seulement pour passer son premier jour entier avec un parfait étranger. Ne penses-tu pas qu'il a besoin d'une pause ? D'un soutien de la part de sa propre famille peut être ? Il a dix-sept ans Cooper. Tu te souviens de quand tu avais dix-sept ans ? Parce que moi oui. Et je n'aurais pas pu imaginer traverser quelque chose de pareil tout seul. »
D'accord, outch. Cela vint toucher droit où cela faisait mal. Cooper savait qu'il était en train de prendre son chemin habituel loin de tout. Tout le long du jour il se garda occupé pour ne pas penser à Blaine, pour repousser loin tout cela et s'en occuper plus tard. Cela avait marché, comme ne pas penser à ses problèmes familiaux avait marché.
Essayer de s'enfuir là maintenant, n'aurait servi à rien, il le savait, mais il essaya tout de même. Il s'essaya lourdement sur le bord du lit.
« Je te l'avais dit déjà, je n'ai aucun instinct parental. Je ferai le pire des parents du monde. Je peux donner à Blaine un endroit où rester et manger mais- »
Kurt le regarda exaspéré. « Ce n'est pas comme si tu avais le choix, chéri ! Ton frère est ici et il a besoin de plus que de la nourriture et tout le reste, il a besoin de toi. Donc arrête de pleurnicher et comporte toi comme un adulte, merde quoi. Si cela peut aider, je pense que le prix du pire parent revient à ton père. » Il s'arrêta et secoua la tête.
« Je ne comprends pas, pourquoi es-tu si distant envers Blaine ? Il a dit que ça avait toujours été comme cela et je sais que tu es un gars attentionné. Alors, que s'est-il passé ? »
Cooper soupira et laissa tomber sa tête qui lui faisait un mal de chien entre ses mains. Il n'était pas fier de ce qu'il s'apprêtait à dire. Il avait l'impression qu'il allait confesser un crime.
« Quand Blaine fit son coming out trois ans auparavant, j'étais là. A la maison. Mon père lança une attaque massive et ma mère avait l'air ahuri, et Bee courut dans sa chambre en pleurant. J'ai essayé de leur parler, de les convaincre que c'était pas un problème, de les faire l'accepter. Cela a fini en une engueulade entre moi et mon père, la pire de toute. Je suis parti cette nuit là et je ne suis jamais revenu. »
« Tu as laissé Blaine, là-bas, tout seul. » Kurt parlait tout bas maintenant, froidement calme.
« Oui, je ne pouvais plus le regarder dans les yeux après ça. Je ne savais pas quoi lui dire. Alors je n'ai rien dit. »
Il pouvait sentir la main chaleureuse de Kurt sur son épaule, lui offrant un réconfort qu'il n'avait pas l'impression de mériter.
« Coop. Maintenant tu as la chance de changer tout cela, de devenir le héros qu'il avait l'habitude de voir en toi. Tu savais que jusqu'à aujourd'hui il était à moitié convaincu que tu désapprouvais sa sexualité aussi ? »
La gorge de Cooper se sera douloureusement, les émotions qu'il avait toujours gardé caché dévalant tout son être telle une avalanche maintenant. « Dieu. Où est-il ? Je le ramène à la maison. »
Kurt secoua sa tête, sa voix plus douce maintenant. « Il est endormi sur le canapé laisse-le dormir. N'oublies juste pas de l'appeler demain matin, d'accord ? Et une fois pour toute, quitte le boulot quand tu es supposé le faire et ramène Blaine à la maison, passe du temps avec lui. »
« Je vais le faire, je le promets » Cela sera dur mais ce n'était pas important. Il le fera. « Merci, Kurt. »
« Pas de problème. Tu as vraiment un frère exceptionnel, tu le sais ça ? Tu devrais être fier de lui. »
Après que Cooper soit retourné chez lui, Kurt se décida à coudre encore pendant deux heures de plus avant que son cerveau fatigué refuse de coopérer. Il alla voir Blaine, laissa une note sur la table basse, lui disant qu'il était libre de prendre une douche ou de se faire un petit déjeuner. Ensuite il retourna dans sa chambre, se laissa glisser sous ses couvertures et s'endormit immédiatement.
Il se réveilla juste après midi, se sentant bien reposé. Son cerveau avait besoin de temps, et de café, pour vraiment se réveiller, alors Kurt enfila un boxer, s'étira et vagabonda en dehors de sa chambre, tentant de se souvenir quel jour il était et si il avait des plans pour aujourd'hui. Un halètement net s'échappa de sa bouche tandis qu'il entrait dans le salon. Oh, c'est vrai. Le frère de Coop.
« B'jour », il marmonna, ne s'arrêtant pas jusqu'à la cuisine. Une fois ici, il fredonna avec plaisir. Du café venait d'être moulu et l'odeur divine flottait dans l'air, Kurt se servit alors une grande tasse de son café au lait du matin.
A la moitié de son café, le cerveau de Kurt commençait à remarquer certaines choses, comme les yeux grands ouverts de Blaine. Le garçon était en train de rougir, essayant clairement de ne pas le fixer, mais échouant spectaculairement. Kurt se regarda alors, notant le fait qu'il était pratiquement nu, ses neurones encore un peu endormies connectant lentement les choses.
« Oh. Désolé, je devrais probablement mettre quelque chose. Juste laisse moi un moment. »
Il retourna à son café tandis que Blaine murmura quelque chose qui ressemblait à un « ce n'est pas grave » et reporta son attention sur son ordinateur portable, posé sur ses genoux.
Quand le café fit enfin effet, Kurt réalisa qu'il était en train de se tenir debout dans sa cuisine, nu bien que sauvé par son sous vêtement, à un peu près trois mètres d'un adolescent de dix sept ans qu'il a rencontré que la veille, et pas dans des circonstances intimes. Non pas qu'il avait déjà été intime avec un ado de dix sept ans, mais cela n'était pas la question. Le fait était, son cerveau étant réveillé maintenant, qu'il avait dit la veille à Cooper qu'il se rappelait ce que c'était d'avoir cet âge. Il s'en rappelait vraiment et bien qu'il soit totalement confortable avec son corps maintenant, à cet époque, il aurait été sûrement mortifié si un homme presque-nu flânait dans la pièce.
D'un autre côté, il y avait toujours du café dans sa tasse. Il ne pouvait pas supporter l'idée de le laisser ici et aller se doucher et s'habiller.
Il lança de nouveau un regard vers Blaine, le prenant en train de le fixer, ce qui le fit rougir d'un joli rose, et soupira.
« Tu n'as sûrement pas l'habitude de voir un mec marcher autour en simple sous vêtement dans l... um, après-midi. Désolé, mon cerveau est inutilisable jusqu'à ce que je lui ai donné sa dose de caféine, j'ai oublié que tu étais là. J'espère que je ne t'ai pas effrayé pour la vie. »
Blaine gloussa doucement, rougissant toujours. « Ne t'en fais pas. Tu es juste... très séduisant. A un niveau de beauté digne d'un mannequin. » Il rougit alors d'un rose encore plus sombre.
Kurt rit et laissa ses doigts se glisser dans ses cheveux ébouriffés par la nuit. « Merci, même si j'en doute vraiment là tout de suite. Et merci pour avoir fait du café, au fait. Il est excellent. »
Blaine arbora un large sourire. « Cooper m'a dit à quel point tu l'aimes fort. »
Kurt leva le sourcil. « Oh, donc il a appelé ? »
« Oui. » A en juger par le sourire heureux de Blaine, cela avait du être un bon appel. « On a parlé pendant un long moment. Il a dit qu'il sera là à dix huit heures trente et qu'il m'emmènera chez lui. »
Kurt regarda l'horloge. Ils avaient encore six heures à passer. Buvant d'une traite tout le reste de son café, il prit une décision rapide.
« D'accord, je n'ai pas à aller au théâtre aujourd'hui, alors je suis libre jusqu'à dix neuf heures. La température dehors a l'air d'être supportable aussi, donc pourquoi n'irions-nous pas faire un tour instructif de New York ? Je te montrerai comment tu peux te déplacer autour d'ici tout en étant sauf et en évitant de te perdre. »
Il était bien après minuit et l'appartement était plongé dans le silence nocturne autour de Blaine. A travers le mur, il pouvait entendre le ronflement de son frère. Il était assis sur son matelas qu'il lui servirait de lit pour les neufs semaines à venir, son dos contre le mur, un épais et bien tenu carnet de note sur ses genoux.
L'appartement de Cooper était en fait grand, décoré avec goût et en désordre même fraîchement nettoyé. La petite pièce qui serait l'espace de Blaine pour l'été avait été vidé de toute les choses qui avaient pu s'y accumuler durant les années. C'était vraiment petit mais confortable et Blaine l'aima immédiatement. Maintenant avec toutes les choses qu'il avait placé dans l'armoire et sur les étagères, il s'y sentit chez lui rapidement.
Il regonfla le coussin supportant son dos et regarda à travers les cinq dernières pages qu'il avait écrit. Tellement de choses s'était passé aujourd'hui qu'il avait senti le besoin de tout raconter, rencontrer son frère pour la première fois depuis trois ans, la longue et honnête conversation pendant le dîner, les explications de Cooper et ses excuses pour l'avoir laissé comme il l'avait fait.
Et ensuite il y avait la partie qui faisait rougir Blaine, la partie sur Kurt.
Il avait hésité avant d'écrire sa réaction lorsqu'il avait vu Kurt pour la première fois plus tôt dans la journée. Mais il avait toujours été complètement ouvert dans son journal, c'était le seul endroit où il ne se censurait pas dans aucun sens. Alors après une petite pause, Blaine reprit son stylo en main et laissa les mots couler.
Le problème avec ce genre d'écriture était que bien que cela aidait à sortir certaines choses, quelques fois cela revenait à des photographies et faisait d'un désir ardent quelque chose de plus fort, plus dur à résister. Ce fut un de ces moments.
Après un long moment d'écriture effréné, Blaine referma le journal et le rangea dans un tiroir du bureau. Il n'essaya pas de le cacher, pas ici, il était plus que sûr que Cooper ne viendrait pas fouiller dans ses affaires. Il éteignit la lampe et se battit avec lui-même pendant un long moment, cela ne semblait pas approprié. Kurt n'était pas seulement dix ans plus vieux que lui, il était aussi le meilleur ami de Cooper. Mais la tentation était trop forte, et ce n'était pas comme si quelqu'un allait être au courant de toute façon, alors bientôt, Blaine était en train de tirer sur son pantalon de pyjama et fit bien attention d'avoir des mouchoirs à porter de mains.
Son esprit était déjà en train de se rejouer ce moment glorieux quand Kurt était en train de flâner en dehors de sa chambre, sa peau parfaite, couleur crème et des muscles tonifiés, causant au cerveau de Blaine un court circuit immédiatement. Sa réaction avait été si forte que cela avait du sembler bizarre, mais Blaine n'avait pas pu s'en empêcher, autant qu'il ne pouvait empêcher son pénis de gonfler à la simple photo qu'il était apparu dans son esprit.
Blaine était une personne très visuelle, les mots photos et peints l'influençaient intensément. Et depuis qu'il avait commencé à penser au sexe, ce fut toujours la pensée de voir, pas de toucher, qu'il l'avait affecté le plus. Lorsqu'il avait été avec Nathan, Blaine avait eu d'innombrables fois des fantasmes qui consistaient à lui déshabillant son petit ami, voyant son corps enfin, son sexe et non pas juste le sentir à travers le jeans tout contre sa hanche. Cela l'allumait encore plus que le fait d'être touché lui-même. Et il avait été si proche d'enfin pouvoir voir pour la première fois quand son père les avait surpris.
Voir Kurt aujourd'hui, les cheveux en bataille et à moitié endormi, complètement inconscient de lui-même, avait envoyé Blaine dans un état d'excitation douloureuse tellement rapidement qu'il se sentit bête. Maintenant, derrière ses paupières closes, il pouvait voir le soleil jouer sur le dos de Kurt tandis qu'il se faisait son café. Il se souvenait de l'épais contour de son sexe, son érection matinale toujours coincée tout contre le coton noir de son boxer, et il dut étouffer son gémissement qui menaçait de s'échapper de ses lèvres. Sa main remontait en de rapide, frénétique mouvement sur de la peau bien trop sèche, tandis que des images tourbillonnaient dans sa tête : les yeux couleur océan de Kurt, apaisé et abasourdi, ses cheveux qui devaient avoir l'état d'un après sexe son expression de bonheur complet quand il buvait son café. Dieu, si rien que cela était suffisant pour lui donnait un air si érotique, qu'est ce que cela doit donner lorsqu'il jouissait ?
Et comme dans les fantasmes tout est autorisé, il se laissa imaginer Kurt s'effondrer sous lui, ses mains et ses lèvres sur lui, brûlant profondément en lui. Ce fut la dernière pensée qu'il lui saisit les muscles et endolorit son ventre suivit d'une série de semences chaudes tandis qu'il mordait son poing pour s'empêcher de crier trop fort à travers l'intensité de la libération.
Un pâté de maison plus loin, dans son appartement, Kurt gémissait avec abandon tandis que ses hanches bégayaient et il jouit dans la bouche affamé de son rendez-vous.
Et voilà voilà pour ce chapitre :) Encore une fois, merci de prendre le temps de la lire et de laisser des petites reviews bien que je ne fasse que traduire, mais sachez que ça me fera sourire de voir vos réactions au cours des chapitres, donc surtout n'hésitez pas!
Bonne fin de semaine à vous tous!
