Ceci est ma première fanfiction (ou du moins la première qui soit publiée...), alors ne soyez pas trop durs avec moi!

Tout appartient à J.K.Rowling, sauf les personnages que j'ajouterai moi-même et qui sortent donc de mon imagination.

Et surtout, n'oubliez pas qu'une review fait toujours du bien...

Chapitre 2 : L'erreur

La nuit était noire, le ciel étant couvert de nuages épais. Au coin de Privet Drive, Dumbledore apparu si soudainement et dans un tel silence qu'il sembla avoir jailli du sol. Il se mit à chercher quelque chose dans sa cape et lorsqu'il le trouva, il leva les yeux et marmonna :

– J'aurais du y penser.

Il tendit l'objet qu'il avait en main au-dessus de sa tête et l'alluma pour éteindre les réverbères de la rue. Puis il s'avança et dit au chat qui se tenait sur le muret :

– C'est amusant de vous voir ici, professeur McGonagall.

Bien entendu, la femme était loin de se douter que le plus amusant était qu'il l'avait déjà vu maintes fois au même endroit, dans la même position, en le fixant avec le même regard sérieux.

– Comment avez-vous su que c'était moi? demanda-t-elle.

Prit au dépourvu, ne pouvant pas expliquer à sa collègue comment il avait su que c'était elle, il répondit en essayant d'avoir l'air le plus convaincant possible :

– Je n'ai jamais vu un chat se tenir d'une manière aussi raide.

Le professeur et lui discutèrent durant un certain temps à propos des fêtes données dans tout le pays, mais le sujet tomba vite sur Voldemort.

– J'imagine qu'il a vraiment disparu, demanda le professeur McGonagall.

– Il semble qu'il en soit ainsi, en effet, répondit Dumbledore en sachant très bien qu'il mentait. Et nous avons tout lieu de nous en féliciter.

Dumbledore ne supportait pas l'idée de cacher la vérité à McGonagall, il décida donc d'essayer de changer de sujet...

– Que diriez-vous d'un esquimau au citron?

La discussion continua, la femme ayant de plus en plus de mal à accepter la mort des Potter, mais aussi à comprendre comment le jeune Harry avait pu survivre. Dumbledore profita d'un moment où le professeur McGonagall essuyait ses larmes pour consulter sa montre. C'était une montre très étrange. Elle avait douze aiguilles, mais pas de chiffres. À la place, il y avait de petites planètes qui tournait autour du cadran. Tout cela avait un sens pour Dumbledore, cependant. Elle lui permettait de savoir si la formule avait bien fonctionné.

Le vieux directeur n'était pas inquiet, car il avait fait cela plusieurs fois auparavant. Il le devint cependant lorsqu'il comprit que la plus petite aiguille pointait à gauche, et non à droite.

Le cil. Il avait oublié le cil. Ce qui signifiait que certaines personnes avaient ressenti le changement temporel. Que devait-il faire? Dumbledore se rendit soudain compte que McGonagall le regardait fixement et il remit la montre dans sa poche. Tout comme lorsqu'il avait dû expliquer comment il savait que le chat était en fait un professeur de Poudlard, il trouva une excuse simple et convaincante :

– Hagrid est en retard. C'est lui qui emmènera le jeune Harry jusqu'ici.

–Vous voulez dire qu'il vivra ici? Avec ces moldus!

Au fond, Dumbledore avait essayé plusieurs manières pour assurer la sécurité de Harry (il l'avait entre autres accueilli chez lui), mais la plus sécuritaire restait d'habiter chez son oncle et sa tante.

Peu après, Hagrid arriva. Dumbledore déposa le jeune enfant au pas de la porte, avec une lettre qu'il avait lui-même rédigée. Puis, tous trois partirent après avoir pris soin de rallumer les réverbères de la rue.

Dumbledore prit le chemin de sa maison. Il la retrouva dans l'état exact où elle avait été quinze ans plus tôt. Les même plantes avaient besoin d'être arrosées, le même cadre était resté de travers et la même lampe de travail avec été oubliée allumée.

Le vieil homme s'approcha de son petit bureau de travail. On aurait pu croire qu'il aurait éteint la lampe comme il avait fait toutes les autres fois, mais il ne le fit pas. Il s'assit plutôt et sorti d'un tiroir un rouleau de parchemin et de quoi écrire. Pendant des heures, il tenta de se souvenir de toutes les caractéristiques que devait posséder une personne pour percevoir les changements dans le temps.

Bien évidemment, tout le monde ne pouvait pas se rendre compte qu'on était revenu dans le passé. Ceux qui en possédaient la facult ne le savait même pas avant de le ressentir. On n'en informait jamais les « élus » de peur qu'ils inventent des histoires. De plus, une foule de choses décidait des rares personnes à qui cette chance était accordée. Ces rares prévilégiés s'appelaient les lecpos.

Premièrement, il n'y avait qu'une personne par année qui était désignée pour détenir cette faculté. Elle devait fêter ses cinq ans durant cette année-là, donc les caractéristiques suivantes devaient être présentes dès un très jeune âge. La personne devait être cracmol, c'est-à-dire naître moldu dans une famille de sorciers. Elle devait aussi avoir un prénom ou un nom composé de six lettres, avoir des parents dont la somme des tailles était de trois cents centimètres exactement, n'avoir qu'un seul frère ou sœur et qu'il ou elle soit du sexe opposé, avoir de fréquents pressentiments qui se révèlent souvent exacts, avoir au moins une fois la lettre « r » dans le prénom ou dans le nom de famille et un tas d'autres détails tous aussi particuliers les uns que les autres.

Le directeur passa beaucoup de temps à trouver tous les individus susceptibles d'être des lecpos, mais termina avec un bon résultat. Sa liste se limitait maintenant deux personnes. Tous les autres étaient morts ou avaient, après l'âge de cinq ans, manifesté des dons en magie (c'était d'ailleurs le cas de Néville Londubat).

Il alla se coucher et, avant de sombrer dans le sommeil, décida qu'il allait rendre visite à chacun d'eux avant la fin de la semaine. Il aurait voulu le faire dès le lendemain, mais son ancienne vie ne s'était pas arrêtée, elle, et il avait autre chose à faire...