Titre : Le goût de l'amour
Auteur : Shinigami
Genre : OOC, UA, légèrement angst, romance
Couples : 01x02
Merci à Gayana qui a la gentillesse de me corriger mes histoires.
Merci à : Shini-cat, nyanko-kuroflavie, Catirella, Shinigami's bride, yaone-kami, Lybertys et Marnie02 pour leur review sur la première partie du Goût de l'amour.
Note de l'auteur :Cette histoire comportera deux chapitres.
Les différents chapitres :
1. Ma déchéance
2. Ma rédemption
Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 2 : Ma rédemption.
POV Duo
Je me suis réveillé au son d'un "bip" régulier qui sonnait près de mes oreilles. J'ouvre lentement les yeux pour les refermer immédiatement, aveuglé par l'afflux de lumière blanche. Ma tête semble sur le point d'exploser. J'entend une voix que je connais qui me dit :
- Vous êtes réveillé ?
J'ouvre alors les yeux et regarde dans la direction de la voix... Monsieur Yuy ??? Mais que fait-il ici ? Et puis d'abord je suis où ?
J'essaye de me lever mais mon corps entier me fait souffrir. Je sens une main se poser sur mon torse pour m'inciter à rester couché. Docilement, je me rallonge en soupirant et d'une voix enrouée je demande :
- Où je suis ?
- Tu es à l'hôpital Devlynn.
A l'hôpital ? Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
- A l'hôpital ? Et vous ? Pourquoi êtes-vous là ?
- J'étais inquiet de ne pas vous voir arriver au bureau et je me suis rendu chez vous. Je vous ai trouvé inconscient, baignant dans une marre de sang... Vous avez été battu...
- Zechs ?
- Introuvable...
Je ferme les yeux. Je suis épuisé. Je murmure :
- Merci...
Puis je m'endors.
Quand je me réveille de nouveau un peu plus tard, Monsieur Yuy est parti.
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Je suis resté une semaine à l'hôpital. Les médecins ont catégoriquement refusé de me laisser sortir plus tôt malgré mes supplications.
J'ai beau avoir deux côtes brisées, un poignet cassé de multiples hématomes zébrant la quasi-totalité de mon corps et avoir reçu une dizaine de coups de couteau, je ne peux pas me permettre de louper mon travail. Je me retrouverais à la rue.
Certains me diront que c'est de la folie, moi j'appelle cela de la nécessité. Je n'ai pas le choix.
Je sors aujourd'hui, et à cet instant précis, je suis en train d'essayer de faire comprendre à mon employeur que j'aimerais rentrer chez moi.
- Tu ne peux pas rentrer chez toi, ou alors change de loyer.
- Je... je peux pas... et puis pourquoi devrais-je changer de loyer ?
Je suis las, cette conversation ne mène à rien.
- Votre ami sais où vous habitez, et croyez moi, il reviendra vous chercher...
Je soupire, tout semble être tellement simple pour lui.
- Je... je peux pas déménager... je gagne à peine de quoi payer mon loyer avec mon salaire actuel et je suis obligé de travailler en plus le soir pour pouvoir manger un minimum...
Il me regarde avec étonnement. On appartient vraiment à deux mondes différents...
Il ne dit rien et me prend par la main.. Je proteste, mais il ne semble pas décidé à me lâcher.
Il me conduit jusqu'à sa voiture et m'ouvre la portière afin de m'inciter à m'asseoir. J'obéis docilement et peu de temps après, nous nous retrouvons dans un café.
Une fois les commandes passées, il me demande :
- Vos parents ne peuvent pas vous héberger ?
Je soupire tristement. Il ne semble pas vouloir lâcher l'affaire.
- Mes parents m'ont mit à la porte le jour de mes dix-huit ans en me faisant comprendre qu'ils ne souhaitaient plus jamais me revoir.
Il semble déstabilisé par ma réponse.
- Viens chez moi...
Pour un peu, je me serais étouffé. Venir chez lui ? Moi ?
- Pourquoi ? Pourquoi tenez vous tellement à m'aider ? On ne se connaît pas...
- Je ne sais pas... C'est la première fois que je ressens cette envie...
- Je... je ne sais pas je...
- Je comprend parfaitement ton hésitation Devlynn.
Je soupire une nouvelle fois.
- Très bien... je... j'accepte.
Il me sourit. C'est la première fois qu'il me sourit depuis que je suis son employé. Il est encore plus beau...
Il m'emmène chez moi et je rassemble le peu d'affaire que j'ai en ma possession dans mes valises, puis nous repartons après avoir rendu la clef de l'appartement au propriétaire.
Peu de temps après, il me fait rentrer dans son appartement. Il est immense et est aménagé à la japonaise. C'est vraiment un endroit magnifique. C'est tellement luxueux... je ne suis pas très à l'aise... Je ne touche à rien tant j'ai peur de casser quelque chose.
Il me fait visiter l'appartement et me conduit à ma chambre. Je rêve ! Cette seule chambre est plus grande que mon studio...
- Je vais me perdre...
Je ne prend conscience que je l'ai pensé à haute voix que lorsque je l'entend rire.
- Tu verras, tu t'y feras vite... Tu peux t'installer et aller prendre une douche si tu veux... Tu as tout le matériel à disposition. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas à me demander.
Je suis confus et extrêmement gêné. Je n'ai pas l'habitude d'être invité, et encore moins d'être entouré par tout ce luxe.
- Je... merci... merci infiniment Monsieur Yuy...
- Heero...
- Hn ?
- Appelles moi Heero et arrêtes de me vouvoyer...
- Ou... oui... pardon Mon... Heero...
Il me sourit et me quitte afin d'aller préparer le repas de ce soir.
Quant à moi, je vide mes valises et je fonce à la salle de bain. J'ai quelques difficultés à me laver donc je me débrouille comme je peux. Pour mes cheveux, cela attendra demain.
Cette nuit là, je me suis endormi comme une souche. Il faut dire qu'avec le manque de sommeil et tous les médicaments que je dois avaler, je suis complètement shooté. Mais je suis en arrêt de travail jusqu'à ce que mes côtes et mon poignet soient guéris.
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Cela fait une semaine que j'habite chez Heero et à cet instant précis, je galère pour me laver les cheveux. J'ai l'air d'un imbécile fini, la tête dans le lavabo en train d'essayer de me shampooiner le crâne. Je râle tellement que je n'entend pas Heero entrer dans la salle de bain, et je sursaute quand il me demande :
- Tu veux un coup de main ?
Minute ! Il se fout de moi là ou quoi ?
J'ai pas le temps de répondre qu'il me prend le shampooing des mains et qu'il me masse lentement le cuir chevelu. C'est la première fois que quelqu'un me touche les cheveux autrement que pour les tirer... C'est tellement agréable que je me met à ronronner.
- Chaton aime qu'on lui touche les cheveux ?
Vas y ! Rajoute en une couche !
C'est moi ou il fait durer le plaisir ? Parce que là ça fait déjà bien cinq minutes qu'il me masse le crâne. Pas que ça me plaise pas hein... mais voila, c'est étrange...
Après un temps indéterminable, il me sèche les cheveux et m'entraîne dans ma chambre. Là, il me fait asseoir sur le lit et vient se placer derrière moi, une brosse à la main.
A peine passe-t-il le premier coup de brosse que je me met à crier.
- Baka ! C'est pas des cheveux que tu as, mais un nid à noeuds ! Depuis combien de temps est-ce que tu ne t'es pas coiffé ?
- Je suis obligé de répondre ?
- Non, je connais déjà la réponse... Tu aurais pu me demander Duo
Je suis rouge comme une tomate en plus de passer pour un baka fini.
- Je voulais pas te déranger...
Je murmure, mais apparemment il a entendu et ma réponse ne lui plait pas.
- Allonges toi !
- Hein ? Pourquoi ?
Il a dû déceler une pointe de crainte dans ma voix car il me rassure :
- Je vais en avoir pour longtemps à démêler tous tes noeuds, et tu risques d'avoir mal aux genoux.
- Oh... merci...
Je lui obéis et m'allonge sur le ventre comme il me l'a demandé et pendant plusieurs heures, il me démêle patiemment les cheveux avec une tendresse que je n'aurais jamais cru voir chez lui.
Cette nuit là, je fit mon premier cauchemar. Les médicaments ayant moins d'effets, j'ai le sommeil plus léger.
- NON... JE T'EN SUPPLIE... ARRETES... AAAAAAH... S'IL TE PLAIT... AIE... TU ME FAIS MAAAAAL...
Je me réveille en sursaut quand j'entend une voix m'appeler doucement
- Duo... C'est un cauchemar Duo... Tu ne crains rien... je suis là... je te protège... chuuuut... tu es en sécurité...
Il m'a consolé pendant un long moment, jusqu'à ce que je m'endorme dans ses bras.
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Aujourd'hui c'est le réveillon de Noël. Heero n'a invité personne. Il m'a dit avoir eut envie de le passer uniquement avec moi. En ce moment, je suis allongé sur mon lit et Heero me brosse les cheveux. Je n'ai plus mon plâtre depuis quelques mois déjà, mais c'est devenu une habitude que nous apprécions tout deux.
Je sens Heero se lever du lit et lui adresse un regard interrogateur. Il me sourit et répond :
- J'aime bien te voir les cheveux détachés. Tu es très beau...
Et là j'ai le coeur qui éclate... Il me trouve beau... moi ? A cet instant précis, je suis le plus heureux des hommes.
En fait, cela fait plusieurs mois déjà que je me suis rendu compte que j'étais amoureux de Heero, mais je n'ai jamais osé lui dire car je doute que ce ne soit son cas. Mais là, l'entendre dire qu'il me trouve beau m'amène presque les larmes aux yeux.
Pour le dîner, il a sortit les bougies. Je retiens tout juste mes larmes et Heero me sourit tendrement.
C'est la première fois de ma vie que je mange quelque chose d'aussi bon ! C'est Heero qui a préparé le repas. A minuit, il m'invite à passer au salon et je lui offre les cadeaux que je lui ai acheté. J'ai fais selon mes moyens, mais j'y ai mit tout mon coeur. Il ouvre ses cadeaux... J'ai le coeur qui bat la chamade... et si ça lui plaisait pas ?
Je vois son visage s'illuminer en un sourire radieux qui me réchauffe le coeur et les joues.
- Je... j'espère que ça te plait... c'est pas beaucoup... je suis déso...
J'ai pas le temps de finir ma phrase que Heero me met un doigt sur la bouche.
- Chuuut... ne dis rien... C'est un cadeau magnifique et je t'en remercie énormément... rien n'aurai pu me faire plus plaisir...
Il retire son doigt de mes lèvres, attrape une petite pile de cadeaux qu'il me tend.
Je le regarde sans esquisser le moindre geste... je ne comprend pas... c'est pour moi ?
- Duo ?
Je relève vers lui mes yeux embués de larmes.
- Je... c'est... enfin je... c'est pour moi ?
- Bien sur Duo c'est pour toi... Pourquoi est-ce que tu pleures ? Quelque chose ne va pas ?
Il se lève vient s'asseoir juste à côté de moi.
- Duo qu'est ce que tu as ? Pourquoi est-ce que tu pleures ?
Heero à l'air inquiet. Il ne me quitte pas du regard.
Et moi je pleure toujours, les cadeaux posés devant moi, je n'ose pas les toucher.
Il me prend dans ses bras. Je cale ma tête contre son torse et il me caresse délicatement les cheveux. Je n'ai jamais reçu autant de signes d'affection et de tendresse depuis que j'habite chez lui. Cette constatation fait redoubler mes sanglots.
Heero me murmure des paroles de réconfort et avec difficultés, j'entreprend de lui expliquer, malgré les sanglots qui m'empêches de parler correctement.
- Je... tu es... tu es la première pe... personne qui... qui m'offre des ca... cadeaux... Je... je n'en ai jamais eu avant.
Mes larmes redoublent d'intensité et Heero ressert sa prise sur ma taille et mes épaules.
- Tu n'as jamais fêté Noël et ton anniversaire ?
Il parait surpris.
- N... non... On... on me faisait m'a... m'asseoir dans un coin... pen... pendant que mon... mon frère ouvrait ses cadeaux...
Heero ne dit rien... il semble bien trop choqué par mes révélations... Il se contente simplement de me consoler... Je pourrais rester dans ses bras toute ma vie... je suis tellement bien, en sécurité... Seigneur je l'aime tellement...
- Ne pleures plus Duo... Je n'aime pas te voir pleurer... tu es tellement plus beau quand tu souris... allez, sèches tes larmes et ouvres tes cadeaux...
J'obéis et fébrilement, j'attrape le premier cadeau. Il y en a deux...
Je le déballe et je découvre un magnifique kimono noir avec des signes japonais violets et un dragon dans le dos de la même couleur... il est tout simplement sublime...
- J'ai remarqué que tu aimais beaucoup prendre le mien...
- Je... il... merci infiniment Heero... il... il est magnifique...
- Je suis content de voir qu'il te plait... je l'ai choisis noir exprès car je sais que tu adores cette couleur et le violet fait ressortir la couleur de tes yeux... Ouvres le deuxième...
- Voui...
J'attrape le deuxième cadeau et le déballe aussi rapidement que le premier sous l'oeil amusé de Heero.
Celui ci contient un ordinateur portable dernier cri.
- Tu ne seras plus obligé de m'emprunter le mien quand tu voudras te connecter sur le web.
De nouveau, les larmes coulent silencieusement sur mes joues et Heero les efface avec son pouce en me disant :
- Ne bouges pas, je reviens de suite.
Puis il part, me laissant seul. J'en profite pour me déshabiller rapidement et j'enfile à la hâte mon nouveau kimono. Il est parfaitement à ma taille.
Dans mon dos, j'entend Heero me dire :
- Il te va à merveilles.. tu es magnifique Duo...
Je vais pour me retourner mais il m'en empêche d'un mot.
- Non... assieds-toi et fermes les yeux.
Je m'exécute, appréhendant la suite des évènements. Quand Heero m'en donne l'autorisation, j'ouvre les yeux et j'aperçois devant moi, un magnifique chaton noir assit dans un panier.
- Oooh he's cute !! Je le prend dans mes bras et le lève à la hauteur de mon visage. Le chaton me regarde avec ses grands yeux bleus et là je craque littéralement. J'approche le chaton et lui dépose un bisou sonore sur le ventre avant de le caler dans mes bras.
De nouveau, j'éclate en sanglots et Heero m'attire contre lui.
- Je... je sais pas comment te remercier Heero... tu... tu m'as offert le plus beau jour de ma vie... je t'en serais éternellement reconnaissant... je...
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que Heero dépose délicatement ses lèvres sur les miennes.
D'abord surpris, je me tends imperceptiblement, puis sous la douceur et la tendresse de ce baiser, je me laisse aller dans les bras de Heero.
Je sens avec surprise sa langue venir caresser mes lèvres. Après une légère hésitation, j'accède à sa requête et entrouvre les lèvres, l'invitant à entrer.
Il ne se fait pas prier. Toujours avec une délicatesse absolue, il explore chaque recoin de ma bouche et lorsque nos langues se rencontrent, je sens une délicieuse chaleur m'envahir les reins.
Jamais Zechs ne m'a embrassé de cette façon. Est-ce cela que l'on appelle l'amour ?
Heero met fin au baiser bien trop tôt à mon goût. Il s'éloigne de quelques centimètres et m'observe, un sourire tendre étirant ses lèvres.
Les cheveux encadrant mon visage fin, les joues rosies par le plaisir et le souffle court, je dois renvoyer une image des plus érotiques et j'en rougis davantage.
Heero m'attire contre lui et m'embrasse une nouvelle fois. Je passe ma main libre dans son cou et je l'attire à moi afin d'approfondir le baiser le plus possible. Cependant, nous sommes obligés de nous séparer à contrecoeur lorsque Dame Nature nous rappelle à l'ordre.
Heero s'approche alors de moi, et à l'oreille, il me murmure ces trois mots que je n'aurais jamais imaginé entendre un jour, et encore moins venant de lui :
- Je t'aime...
J'éclate une nouvelle fois en sanglots... je ne fais que ça depuis le début de la soirée...
Je m'arrache doucement de son étreinte et plonge mon regard dans ses yeux que j'aime tant :
- Je... t'aime aussi Heero...
Ces mots semblent soulager Heero car il m'adresse un sourire comme je n'en ai jamais vu avant. Rempli de tendresse et d'amour si profond que j'aimerais m'y noyer à jamais.
Cette nuit là, j'ai dormi pour la première fois et en toute sagesse dans les bras de l'homme que j'aime.
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Jamais je n'aurais cru un jour vivre un tel bonheur. Je suis en couple avec Heero depuis un peu plus de deux mois et aujourd'hui c'est mon anniversaire. C'est aussi le jour des amoureux.
J'ai été plus que gâté par mon amant qui m'a emmener manger en tête à tête au restaurant, puis on s'est gavé de chocolat toute l'après-midi, allongé l'un contre l'autre dans le canapé.
Ce soir là, moi aussi j'ai fait un cadeau à Heero. Je lui ai offert ma pureté. Jamais je n'aurais imaginé que se donner à la personne que l'on aime puisse être aussi beau.
Je n'osais pas lui dire que je n'avais jamais connu d'homme avant lui, mais il l'a deviné. Il semblait très ému car quand il m'a remercié, il avait les larmes aux yeux. Je ne l'avais jamais vu pleurer avant ça, et cela m'a fait un choc.
Cette nuit là, Heero m'a fait découvrir le plaisir charnel et les joies de l'amour. Il m'a fait l'amour avec une telle tendresse, comme si j'allais me briser au moindre contact.
Il m'a fait découvrir la véritable définition du mot "amour". Je me suis offert à lui le coeur à découvert et il m'a fait sien tout en m'offrant son coeur.
A force d'amour et de patience, il a, avec son coeur, guériles cicatrices qui ornaient le mien.
Owari
Voila pour la fin de cette fic. J'espere qu'elle vous aura plus, et si c'est le cas, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions.
Il y aura peut être une suite un jour.
Merci d'avoir prit le temps de lire.
Merci et à bientot
- Shini -
