Donc voici le chapitre 1... J'espère que je ne vais pas m'embrouiller dans mon scénario et si vous êtes lecteur attentif, je compte sur vous pour m'aider s'il y a des incohérences . Pour ce qui concerne les acronymes, je me suis cassée la tête et il se peut que ce ne soit pas très pertinent, vous m'excuserez, c'est juste histoire de les placer, personnellement je trouvais ça amusant il me semble que Sasuke est à la limite de l'OCC... J'ai voulu abordé le thème de l'homo phobie car même s'il est présent dans certaines fic, il n'est généralement pas un obstacle, ici il le sera, pour information, à l'époque ou se situe mon histoire, l'homosexualité ou pédérastie était punie, parfois même de mort, à l'époque victorienne, elle pouvait aller jusqu'à 10 ans de prison. La culture japonaise est très présente y compris en Angleterre dans mon histoire, de toute façon ce n'est pas tout à fait notre monde, mais j'ai quand même essayé de garder un semblant de réalité...
Voila sur ce bonne lecture et Merci pour les review, elles m'ont fait grand plaisir, j'y répondrais perosnellement à l'avenir car celles que j'ai déjà reçue attendaient surtout la suite, je laisse mon histoire à votre jugement, mais surtoutà votre plaisir je l'espère...
/!\ Homophobes, cliquez en haut à droite sur la croix rouge, simple conseil...
Chapitre 1. L'organisation
Upper Ground, Londres
QG de L'ANBU (Anonymous New Brigade of Unicorns)
Des mains gantées de blanc tenaient les pages d'un livre qui semblait très intéressant vu à quel point le lecteur semblait être absorbé, mais il n'en était rien. En effet, tout observateur attentif aurait remarqué que depuis déjà une dizaine de minutes, le jeune lecteur en question ne tournait plus les pages. Sasuke Uchiwa avait le regard perdu dans le vide entre les lignes depuis déjà longtemps et ne s'apercevait plus du fait qu'il avait cessé de tourner les pages. A quelques mètres de là, Naruto Uzumaki tapotait en rythme sur la table, espérant ainsi attirer l'attention de son vis-à-vis qui était depuis longtemps insensible à ce genre de puérilités. Naruto et Sasuke étaient ce qu'on appelle, les meilleurs ennemis. Depuis le jardin d'enfance, ces deux orphelins se côtoyaient, aussi différents que semblable. Naruto avait toujours vécu à L'orphelinat de l'ANBU, qui n'accueillait que les enfants déclarés « cas spéciaux », Sasuke lui était arrivé à l'age de 8 ans, après la mort de ses parents, assassinés par son frère. Bien sur ils ne s'étaient jamais supportés mais chose étrange, ne supportaient pas non plus de ne pas être ensemble. En réalité ils s'aimaient beaucoup mais aucun des deux n'étaient près à rabaisser sa fierté pour l'avouer à qui que se soit, surtout pas à lui-même. Lorsqu'on était prit dans l'ANBU, on en sortait plus de toute sa vie. L'instruction se faisait par les autres membres et les matières différaient de l'enseignement normal. Au programme se trouvait des disciplines telles que l'escrime, le tir, l'équitation, mais aussi les arts martiaux, choses tout à fait nouvelle pour l'époque et l'art des poisons. A côté de cela il y avait bien sûr les matières habituelles telles que l'apprentissage des langues dont le japonais, l'écriture, la littérature, les mathématiques et la physique, la biologie et la botanique, l'histoire et la géographie. Outres celles-ci, il y avait les options : Etude de la disparition des corps, étude des mouvements furtifs, étude de manipulation sur autrui et un tas d'autres... En gros, l'ANBU était les forces spéciales secrètes de Londres et on les appelait les Licornes. En effet la particularité de bien des jeunes recrues était leurs aptitudes prononcées pour l'art de tuer mais surtout pour l'illusionnisme. On prétendait en chuchotant que ceux de l' ANBU étaient des magiciens, mais en réalité, personne ne savait ce qui se tramait véritablement dans le QG dont l'emplacement exact était secret d'état. Comment on les reconnaissait ? Et bien on ne les reconnaissait pas, on ne savait ni qui ils étaient ni ce qu'ils faisaient réellement mais si l'on était assez observateur, peut être aurions nous pu apercevoir leur tatouage sur le bras, qui représentait une corne de licorne mais celui-ci était généralement couvert. Naruto passa machinalement ses doigts sur son bras à l'emplacement du tatouage avant de poser ses yeux bleus sur son camarade qui continuait de faire croire qu'il lisait. Quelque chose avait changé entre eux depuis quelques temps, mais il n'aurait su dire quoi ni donner une raison précise, il soupira bruyamment, tentant d'obtenir l'attention de son... Ami... En réalité, il y avait bien quelque chose... Ils avaient reconnus chacun en public qu'en effet, ils étaient PEUT ETRE amis avant de se regarder. Ce regard là n'avait rien d'habituel, il était plein de questions des deux côtés et Naruto avait été le premier à réagir suite à ce regard qui s'éternisait. Il avait alors insulté Sasuke comme à son habitude et l'autre avait répondu, comme d'habitude... Mais il y avait bien quelque chose... Naruto admirait et enviait Sasuke qui était grand et beau, calme et cynique mais surtout plus soigné, en gros il avait la classe avec ses yeux si noirs et ses mains gantées de blanc... Naruto avait une fascination pour les mains gantées de Sasuke. Au contraire, lui était plutôt petit et fluet, mais il se démarquait par son regard bleu clair captivant et ses grand sourires... Mais il détestait le noir, sa couleur préférée étant le orange, mais à l'ANBU, c'était noir et blanc un point c'est tout... Pourtant il était beau, on lui avait dit, mais lui était brouillon dans ses gestes quotidiens, en gros, il n'avait pas du tout la classe...
Finalement il n'y tint plus et rompit le silence :
- Je sais que tu ne lis pas Sasuke...
- ...Crétin.
- Enflure !!
- Pas si fort, on est dans la bibliothèque...
Naruto leva les yeux aux ciel et se leva pour se planter devant son acolyte, lui retirant le livre des mains pour le faire glisser sur la table plus loin, Sasuke observa son livre s'enfuir et reporta son attention sur le blond qui lui faisait face et pris un regard inexpressif. Naruto eut un tic d'agacement et reprit :
- Je sais que tu es le roi des glaçons, mais tu ne peux pas nier qu'elle t'intéresse !
- ...
- La preuve, tu n'arrives même plus à faire semblant de lire correctement...
- ... Non... Je ne m'en fiche pas en effet... Simplement... Je prends mon mal en patience...
- Moi aussi...
- Ah oui ?
- Ta gueule ! Simplement je me demandais si... Tu...
Naruto détourna le regard et Sasuke soupira avant de répondre :
- Non Naruto, non, je ne pense pas qu'elle ait le pouvoir de ramener les morts à la vie...
Naruto se tus, laissant son espoir s'envoler avant de relever la tête avec un grand sourire et de déclarer :
- Au moins pourra t-elle sauver des vies... Ou empêcher que tout ne se reproduise...
Sasuke regardait de ses deux billes d'encre son coéquipier de toujours... Naruto avait toujours eu des rêves pour faire changer le monde, des idéologies très poussées d'autant plus qu'il niait la cruauté du monde. Alors lui aussi baissa les yeux et ne dit rien mais au fond de lui il savait que non, elle ne sauverait pas autant de vie qu'il l'imaginait... L'adolescent blond posa ses mains sur celles de son camarade et se pencha vers son oreille pour lui chuchoter :
- Et... Elle pourra sûrement faire quelque chose pour tes...
Sasuke détourna la tête, forçant Naruto à se redresser, il n'aimait pas la proximité des gens, surtout pas celle de Naruto... Il se dégageât ensuite de l'emprise de l'autre qui le fixait avec un sourire. Le brun se sentit perdu dans ce sourire qui comme toujours le menait à se poser beaucoup de questions. Petit déjà, il se demandait ou ce petit blond trouvait la force de sourire alors que tout le monde le rejetait à cause du tatouage qu'il avait sur le ventre et des hurlements qu'il poussait la nuit. Plus tard encore, il s'était demandé comment un tel sourire pouvait autant faire changer les gens et maintenant il se demandait ce que ce sourire lui faisait à lui, concrètement. Une main gantée de cuire passa plusieurs fois devant lui et il se rendit compte qu'il s'était figé dans une position entre l'assit et le debout, il se reprit et avança d'une traite vers la sortie, bousculant l'autre au passage qui lui jeta un « abruti » sonore avant de lui emboîter le pas. De son côté, l'adolescent aux yeux bleu fixait les épaules de son acolyte en se demandant si ce dernier avait toujours été plus grand que lui-même et la réponse était oui. Sasuke avait toujours eu une longueur d'avance et c'était pour cela qu'il le détestait... Mais c'était aussi grâce à lui qu'il faisait tous ces efforts, c'était pour être à son niveau, pour être digne de lui...C'était pour lui tout simplement et c'était par lui... Tant de fois, la seule personne à ses côtés avait été Sasuke. Ils étaient les seuls à se comprendre, les seuls à pouvoir s'apprécier l'un l'autre et c'était pour cela qu'ils tenaient l'un à l'autre, mais l'avouer... Il avait toujours pensé qu'ils se détestaient mutuellement, mais ça n'était probablement qu'une illusion. Illusion... Qu'es-ce qui ne l'était pas avec Sasuke ?
Sasuke Uchiwa faisait partie de la grande famille des Illusionnistes (avec un grand I, comme disait toujours Kakashi), dont la branche plus ancienne était celle des Hyûga. On racontait que cette famille avait toujours été douée pour faire croire des choses au gens, voir des choses que personne d'autre ne voyait, montrer des choses qui n'existaient pas, tout cela grâce à leur miraculeuse pupille, le Sharingan. Et Sasuke était le dernier de sa famille, le reste ayant été assassiné par le frère aîné, Itachi. Depuis la nuit des temps, la famille Uchiwa était anglaise mais avec un nom pareil, on soupçonnait une origine asiatique et c'était le cas mais ça, on n'en parlait pas. Sasuke comme le reste de sa famille était illusionnistes et avec Kakashi, ils se produisaient dans les salons de la haute bourgeoisie anglaise. C'était la couverture de l'ANBU, chaque membre de l'organisation pratiquait quelque chose qu'on pouvait produire en spectacle, Naruto lui dansait. Il dansait comme personne, seul, en duo, en troupe, à chaque fois c'était une merveille mais cette... étrangeté supplémentaire avait été dure à porter au début... S'il n'y avait pas eu Sasuke. Le blond s'en souvenait très bien, il avait caché à tous qu'il dansait, et apprenait seul avec Kurenai qui le trouvait « formidable » et lui disait qu'il dansait avec plus de grâce que la plupart des filles. Mais un jour, tout « les autres » avaient débarqués dans la salle après l'avoir regardé danser un quart d'heure par l'ouverture de la porte, à ce moment ils avaient tous hurlé « Ah la fillette !! Il danse comme une fille ! ». Il avait eut tellement honte qu'il c'était presque laissé mourir de faim et alors qu'il se terrait dans un placard, proche de la fin, Sasuke l'avait retrouvé. Bien sûr il l'avait traité d'idiot, mais Naruto se souvenait encore de ce visage soulagé de l'avoir retrouvé peint sur le visage de son ami. Et quand il avait enfin re-danser, il l'avait fait pour Sasuke parce que celui-ci était malade et qu'il s'ennuyait dans sa chambre et là, l'enfant aux yeux noirs avait dit qu'il était vraiment beau quand il dansait et que c'était sûrement une des plus belles chose qui lui eut été donné de voir... Sasuke venait toujours regarder Naruto danser. Soudain, ce dernier stoppa en voyant l'illusionniste descendre et l'interrogeât :
- Tu vas préparer le spectacle de ce soir ?
- Oui... Avec Kakashi...
- Très bien...
S'il était un peu déçu il n'en montra rien, il avait espéré s'entraîner à l'escrime ou parler de la légende une fois encore. En ce moment il ne pensait plus qu'à ça... Presque arrivé en bas, Sasuke se retourna pour voir une chaussure cirée noire disparaître, il soupira. Depuis quand leur relation avait-elle changée à ce point ? Avant ils entretenaient aux yeux de tous une fausse haine et réservait leur véritable relation pour les rares moments de relâchement... Mais en réalité, pourquoi donc jouaient ils cette mascarades pour les autres ? Depuis quand ? Le brun se souvenait que sa rencontre avec le blond l'avait d'abord déstabilisé et il avait complètement rejeté l'enfant au sourire si rayonnant, de peur de s'y attacher et c'était probablement de là que tout était partit, mais avec le temps il s'était rendu compte que même si sa vengeance le conduisait, il n'était pas capable de mettre ses sentiments humains de côtés, il tenait à Naruto et l'avait compris le jour ou celui-ci avait faillit mourir de faim. Mais ils avaient quand même continué à faire comme s'ils ne pouvaient pas se supporter aux yeux de tous alors que quand ils étaient seuls, ils s'entendaient très bien... Et cela leur convenait, préserver leur fierté tout en sachant qu'ils avaient l'un l'autre une personne sur qui compter. Sauf qu'actuellement la donne avait changée. En réalité ils avaient dû travailler en collaboration avec le GENIN (Groupement d'Espionnage de Négociation et d'Investigation National) qui est l'équivalent français de l' ANBU pour une affaire de meurtrier exilé sur l'île britannique. A cette occasion ils avaient fait la connaissance de Gaara. Immédiatement, Sasuke avait su qu'il ne supporterais pas le roux et cela c'était confirmer lorsque après avoir royalement fait planter la première partie de leur mission parce que Gaara n'avait pas du tout les même méthodes qu'eux, ils avaient commencé à se taper dessus sous les yeux horrifié d'un Naruto blessé et donc impuissant. Le combat avait pris fin lorsque emporté par sa rage, Gaara tira une balle dans le ventre de Sasuke. Il avait passé un certain temps à l'hôpital dans le coma et à son réveil, non seulement il apprit que Naruto s'était lui aussi battu contre Gaara et lui avait mis une raclée, mais qu'en plus ils avaient réussit la mission à deux et pour finir, étaient devenus les meilleurs amis du monde. Voir Naruto vanner et sourire à un autre surtout quand cet autre souriait aussi alors que ce n'était pas le cas avant avait sérieusement donné réflexion à l'adolescent alité. Ses réflexions l'avaient porté jusqu'à la conclusion suivante : Il avait toujours bénéficié de Naruto et de sa présence parce que personne d'autre parmi les gens de leur âge, ou en tout cas très peu l'acceptait. Or maintenant, Naruto avait trouvé quelqu'un « comme lui », il n'y avait aucune raison qu'il reste auprès de lui, Sasuke Uchiwa, son pire ennemi... Il avait donc ouvert les yeux sur une chose: Naruto était son ami, son meilleur ami. Et donc lorsque Gaara allait prendre le train pour Southampton, il avait regardé les deux « ennemis » et avait déclaré :
- J'espère que vous resterez amis longtemps... Et que j'aurais la chance de trouver un ami comme le tien Sasuke...
Il y avait eu un grand blanc. Dans ce genre de situation, Sasuke disait toujours « on est PAS amis » et Naruto renchérissait, même si au fond de ses yeux brillaient une lueur de déception. Or cette fois ci, il regardait le vague, prêt à répondre comme d'habitude, lorsque Sasuke avait répondu:
- Je l'espère aussi...
Et il se souviendrait probablement toute sa vie sur regard surpris puis profondément heureux de son acolyte à ce moment là. Mais une chose le troublait encore, à cet instant, il avait crut que Naruto se jetterait à son cou et lorsqu'il y repensait, il se voyait l'embrasser sur la bouche en réponse... Cette scène n'était jamais arrivée mais il y avait pensé maintes et maintes fois avec toujours le même déroulement et cette hypothèse était loin de le dégoûter... Alors quoi ?
C'est sur ces réflexions qu'il entra dans la salle de répétition dans laquelle l'attendait Kakashi. Kakashi Hatake ne faisait pas partie de la famille Uchiwa, mais possédait un Sharingan que lui avait «offert » son meilleur ami avant de mourir et il avait apprit à Sasuke à se servir de sa pupille particulière. Aux yeux de ce dernier, Kakashi était un géni pur même si son élève l'avait dépassé dans la maîtrise du sharingan. L'homme dont l'œil gauche était masqué lui sourit avant de retirer le dit masque et d'inviter son élève à répéter le spectacle de ce soir.
Naruto soupira, il n'arrivait pas à déterminer si c'était mieux ainsi ou avant... Pourquoi brusquement, Sasuke acceptait de voir la vérité en face quand à leur relation ? Il était face au miroirs de la salle de danse, face à la barre, il avait changé chemise et costume au profit d'un pantalon en toile gris qui se resserrait vers ses chevilles et d'un haut de coton blanc sans manche, du genre de ceux que portaient les ouvriers des chantiers, il se sentait enfin bien. En face de lui se reflétait un jeune adolescent blond petit et fluet aux grands yeux bleus, il respira à fond et commença un pas « et 1 et 2 et 3 » compta-il dans sa tête tout en dérivant sur ce qui occupait son esprit. Un mois encore avant de pouvoir la revoir, de pouvoir connaître l'étendue de ses pouvoirs... De leurs pouvoir car elle ne viendrait pas seule, mais les autres étaient secondaires, leur pouvoir était faible comparé au sien... C'était en tout cas ce que disait Jiraya... Il se mit à penser à quoi elle pourrait ressembler maintenant, aurait-elle toujours la couleur du printemps ? Ses cheveux roses et ses yeux verts ? Aurait-elle une grosse poitrine ? En réalité il s'en fichait, il n'aimait pas les grosse poitrine, mais à force d'être toujours avec Jiraya, il avait pris le tour de poitrine comme un critère essentiel pour juger la beauté d'une femme... a vrai dire il n'était pas sur de trouver les femmes belles... Non, il préférait la classe de Sasuke, ses beaux yeux noirs, ses cheveux qui voletaient lorsqu'il tournait la tête, son calme, ce tout petit sourire qu'il lui était réservé, la pâleur de sa peau et ses mains gantées de blancs...Il trébucha et se rattrapa de justesse... Il était haletant et s'assit en murmurant un « oh mon dieu », puis se prit la tête dans les mains, venant de se rendre compte de la ligne que suivaient ses pensées... Le jeune danseur observa son reflet dans les miroirs voyant la rougeur à ses joues, non pas causée par l'effort mais par ce qu'il venait de s'avouer l'espace d'une demi- seconde :
- Non, non ce n'est pas possible, je ne peux pas être...
- Etre quoi ?
Naruto se releva en sursaut et passé l'instant de frayeur sourit à Kiba qui venait d'entrer, Kiba était un jeune homme plein d'énergie, il était né d'une mère cubaine et gardait en souvenir deux triangles rouges sur les joues. Le jeune homme dressait des chiens et s'en servait autant en mission pour l'ANBU que dans les spectacle de couverture et justement, son plus fidèle disciple, Akamaru le suivait. Finalement, l'adolescent blond mit sa main derrière sa tête comme pour se gratter avant de répondre :
- Etre... A ce point nul ce soir...J'ai raté l'enchaînement...
- Ah bon... Fais voir ?
Kiba était une des rares personnes à avoir su apprécier le blond à sa juste valeur et au contraire à l'avoir encourager dans la voie de la danse. Après tout dans le peuple de sa mère, els hommes aussi dansaient ! Naruto tiqua puis sourit, il n'aimait pas mentir mais il ne pouvait pas faire part à Kiba d'inquiétude non fondés... C'était juste parce qu'il était trop occupé par l'ANBU qu'il n'avait jamais eu de copine et non parce que... Il chassa la fin de sa phrase vers le néant et reprit l'enchaînement, mais il restait troublé et cela se fit sentir lorsqu'il trébucha encore sur le même enchaînement.
- Eh merde, jura t-il en ce massant le pied.
- T'es troublé ?
Naruto releva la tête vers Kiba et ouvrit de grands yeux avant de nier avec force :
- Non non je...
- C'est à cause de Sa...
- Non !
- C'n'est pas à cause de Sakura ?
- Saku... Ah si tu as raison... Oui bien sur je suis inquiet... Pour la traversée du voyage...
Naruto détourna la tête pour cacher son rougissement mais Kiba le vit :
- Eh mais... Tu rougis... Me dit pas que t'es amoureux d'une fille que t'as jamais vu !
- Je l'ai déjà vu... Quand j'étais petit !
- Même... C'était y'a... Quinze ans... Tu peux pas te souvenir d'elle...
- Bah non c'est pour ça que je rougis pas... Je suis pas amoureux...
- Ouais ouais...
Naruto le foudroya du regard et Kiba haussa les épaules avant de s'assoire à son tour et de déclarer :
- Moi aussi j'ai hâte qu'elles arrivent... Mais t'inquiète pas va... Shikamaru et Chôji sont avec elles, ils y sont en identité secrète...
Le « Général », bâtiment de la flotte américaine de guerre
Quelque part dans le pacifique, sur le pont.
Temari n'avait jamais trop aimé le bateau bien qu'avant cette fois ci, elle ne l'ait pris qu'une fois... Ne pas voir la tête la déstabilisait profondément, par contre, elle adorait sentir le vent en permanence sur ses joues. Le voyage se passait... Bien, les hommes restaient polis et s'enquerraient régulièrement de leur santé. Néanmoins, leurs « services » de Geisha étaient largement demandés et les nuits étaient longues et peu plaisantes, surtout pour Hinata. Mais ce matin là, Temari regardait le ciel se fondre dans la mer avec un doux sourire sur les lèvres. Cela faisait déjà une semaine qu'elles étaient à bord et bientôt elles pourraient descendre, elles prendraient le train jusqu'à New-York ou elles seraient tranquilles, elles pourraient oublier leurs vies de prostituées de luxe, enfin... A quelques mètres de là, un jeune militaire fumait nonchalamment, regardant la mer sans la voir. Temari l'avait déjà remarqué, lui et un autre ne leur demandait jamais rien et étaient au contraire au petits soins. Elle avait finit par émettre l'hypothèses qu'il soit gay avec l'autre... Amusée, elle s'approcha de lui et posa ses coudes sur le bastingage avant de chercher son regard. Il releva la tête et grimaça un « salut » avant de retourner à la contemplation de la mer... Il n'ajouta rien. Au bout d'un moment, comme il se sentait observé, il finit par levé un œil interrogative vers la japonaise, elle fronçait les sourcils avec un petit sourire entendu, il remarqua alors que son Kimono était relâché et qu'il laissait voir une partie de ses atouts féminins. Il reporta son regard sur son visage, elle était plutôt jolie, mais elle semblait rude et trop peu délicate à son goût et pourtant il l'avait tout de suite remarqué parmi les autres filles, elle au moins, semblait avoir du caractère et une partie de lui aimait ça. Finalement, elle n'y tint plus et lança dans un anglais peu sûr et avec un accent japonais à rendre sourd :
- Etes vous homosexuel ?
Il lâcha sa clope de surprise avant de sourire malicieusement et de lui répondre en japonais :
- Qu'es-ce qui vous fait dire ça ?
Si elle fut surprise d'entendre sa langue natale, elle n'en laissa rien paraître et cela plut à son interlocuteur, elle continua :
- Parce que vous n'avez pas demandé nos services... Vous ne nous trouver pas assez bien ?
- Je ne suis pas là pour ça... Dans d'autres circonstances pourquoi ? Ajoutât-il avant de la saluer d'un signe de tête et de partir les mains dans les poches vers la cabine de contrôle.
Temari eut un sourire, finalement, elle aurait été bien déçu s'il avait été gay...
Au même moment, dans la chambre improvisée, Tsunade fixait son reflet dans le miroir. Son regard se porta particulièrement sur le pendentif qui ornait son cou. Shizune observait celle qu'elle considérait comme sa mère avec inquiétude et au bout de quelques minutes encore, elle ouvrit la bouche pour poser la question qui lui brûlait les lèvres mais :
- Je sais quelle question tu veux me poser Shizune...
Le regard ocre de Tsunade la fixait à travers le reflet du miroir forçant la Geisha aux cheveux noirs à détourner le regard. Son aînée reprit :
- Je pense à mon enfance... Il y avait une histoire que j'aimais beaucoup et que me racontait Sarutobi...
A ce nom, les yeux de la maîtresse de l'ex- okiya brillèrent et le visage de Shizune s'éclaira... Sarutobi avait été le protecteur de beaucoup d'orphelins dont Tsunade, Shizune, Iruka mais aussi Orochimaru et Jiraya, les deux derniers étant des naufragés d'un navire de plaisance Anglais.
- J'étais sa préférée, il m'appelait toujours « ma princesse » (Hime en japonais)... Hime chan...
Shizune hocha la tête et son interlocutrice reprit :
- Il connaissait mon véritable grand père qui m'avait confiée à lui... Avec ce pendentif... Je sais que ce bijou n'est pas comme les autres, ce n'est pas juste une pierre, il m'a toujours guidée. Te souviens tu de la légende de la fille mère terre ?
Shizune acquiesça mais Tsunade continua quand même plus pour elle-même.
- La fille mère était tout droit sortie de l'arbre du printemps, celui dont les fleures sont les plus belles, conçu entre ses racines et née de l'arbre lui-même. On dit aussi que son sang avait le goût du fruit mûr en été... Quand Orochimaru à tuer Sarutobi, Jiraya a décidé de partir chercher celui dont on dit qu'il est l'enfant du ciel, celui qui la protège. Et il m'a demandé trouver l'arbre et de la trouver, la fille mère... Sarutobi disait qu'elle était toujours sur terre, mais qu'elle ne se montrait que lorsque que la fin était proche. Mais il disait surtout que la mère terre peut traverser le temps et exaucer les vœux... Et c'est ça qu'il voulait, inverser le temps... Nous n'avions qu'une vingtaine d'années et la souffrance de la perte nous a lancée à la recherche d'un mythe. J'ai souvent faillis, mais ce pendentif... C'est comme s'il me forçait à y croire et je crois qu'aujourd'hui je peux affirmer avoir trouvé la fille mère, même si elle ne le sait pas encore elle-même... Mais j'ai peur que Jiraya... Ce vœu je ne sais pas ce que c'est exactement mais je crois deviner... Mais ce vœu là n'est pas sain...
Elle se tut et sa cadette la laissa partir dans ses pensées, les minutes de silence se succédèrent avant que Tsunade ne reprenne la parole presque en chuchotant :
- Son pouvoir augmente encore... Je le sens...
Puis elle ajouta d'une voix normale :
- Depuis que je l'ai trouvée, abandonnée sous ce cerisier, je n'ai pas pris une ride, sans compter que les autres filles ont développés elles aussi des aptitudes étranges... Quant à tes soudaines connaissances en médecine, je suis sûre qu'elles lui sont dues aussi...
A nouveau elle chuchota :
- Sarutobi disait que le pendentif était unique, qu'il avait certaines propriétés magiques... C'est comme s'il absorbait son trop plein de pouvoir... Comme s'il pouvait la ... Contrôler...
Elle se tourna vers l'autre et s'appuya contre le lavabo en soupirant avant de conclure en disant :
- Si Jiraya a retrouvé l'enfant du ciel, alors cela voudra dire que son vœu pourra s'exaucer mais surtout, que quelque chose de grave va se produire... Et cela me fait peur...
Pour Hinata, ce voyage vers l'Europe était avant tout la promesse d'une vie meilleur ou elle pourrait enfin aimer librement un homme qui ne voudrait pas seulement sa beauté et ses charmes mais surtout sa présence, et sa douceur. Elle se savait timide et pour une Geisha, elle avait des allures de prudes. Pourtant elle s'estimait heureuse d'avoir été recueillie par dame Tsunade avec son cousin alors qu'ils étaient sur le point de mourir de faim. Mais, avait dit leur sauveuse, malgré la faim et la fatigue, elle était resté belle et une fois remise sur pieds, son potentiel n'avait pas été déçu, elle était typiquement la poupée de porcelaine adorée de la haute bourgeoisie japonaise. A cette époque déjà, Sakura était là. Sakura n'avait pas le côté très libéré d'Ino qui faisait d'elle la femme aux milles fantasmes, ni le culot de Temari qu'on appelait « la tigresse », ni d'ailleurs le charme doux et délicat d'Hinata, non, Sakura avait bien plus : son sourire était un soleil sur son visage, ses yeux respiraient la malice, ses cheveux étaient comme l'onde sur un lac. Elle était intelligente, battante et tirait de chaque client un peu de culture. Mais ce qui plaisait le plus c'était le mystère qui tournait autour de sa personne, comment une femme si parfaite pouvait-elle s'être retrouvée Geisha, quand bien même se serait la meilleur des maisons ? Hinata admirait Sakura et les autres pour réussir à oublier leurs peurs et leur fierté, pour réussir à avoir l'air de s'amuser à charmer les clients alors qu'elle restait bloquée par sa timidité, elle refusait d'ouvrir les yeux pendant longtemps après avoir terminé ses soirées... Il y avait des choses qu'elle aimait bien dans son « métier », danser, servir le thé au clients, plaire bien sûr, les écouter, bref tant que cela restait platonique, elle s'en trouvait très bien. Malheureusement, le rôle d'une Geisha ne consiste pas seulement en cela et cette partie « sale » de son métier la répugnait. Son cousin avait toujours été très distant avec elle-même s'il veillait sur elle avec le zèle d'un père. Evidement il s'était opposé à ce que sa protégée accomplisse ce genre d'acte, mais c'était la jeune fille elle-même qui l'avait convaincu de la laisser faire, après tout c'était ça ou la rue... La vie de Neji non plus n'était pas agréable, il passait son temps à ranger, nettoyer, réparer, jardiner dans l'okiya sans parler du fait qu'il aidait toujours les filles à se préparer, s'occupant de leurs tenues, de leur maquillage, de leur coiffure, il était l'homme à tout faire et ne s'en plaignait jamais. Cette fois encore, Hinata observait son cousin alors que celui-ci lui limait les ongles pour ensuite les vernir afin qu'ils soient plus brillants, ensuite il s'occuperait de leurs instruments de musiques, les accorderaient et en prendraient soin et ainsi de suite... Elle parlait rarement avec lui. Il avait toujours dû prendre soin d'elle car Hinata était la fille aînée d'une ancienne famille bourgeoise, exécutée par des opposants politiques, Neji lui était fils illégitime du frère de son père confié à son oncle avec l'ordre de prendre soin de sa cousine pour payer sa faute d'être né... Son père aussi était mort après avoir tué son propre frère, il faisait parti des opposants politiques... Pourtant, avec ce déménagement, cette fuite inopinée, c'était peu être une nouvelle vie qui s'offrait à eux et elle espérait qu'ils apprendraient à s'aimer... Comme une famille... Elle prit son courage à deux mains et commença :
-Neji...
Il releva la tête avec un air indifférent qu'il avait depuis si longtemps avant de hausser un sourcil, ce qui signifiait qu'il l'incitait à continuer sa requête :
- Je me demandais... Vu... Vu que nous allons... Commencer une nouvelle vie si... Enfin... Ce n'est peu être pas très naturel comme ça mais... Je voudrais que... Que...
Elle rougissait au fur et à mesure et finit par se taire en baissant les yeux, et comme à chaque fois, elle ne pu pas voir le sourire tendre qui se dessina sur le visage de son cousin... Bien sur au début il la protégeait par obligation et l'avait peu appréciée... En effet il ne supportait pas de voir un visage si semblable à celui de son père porter tant d'amour à une autre, car leurs pères étaient jumeaux. Mais avec le temps, son oncle avait aussi pris soin de lui et sa relation avec sa cousine s'était détendue même s'il ne l'aurait avoué pour rien au monde, il avait sa fierté. Mais le jour ou son père avait débarqué pour tuer son oncle, il avait ressentit rage et tristesse envers cet homme qui avait tout détruit et s'était sentit honteux par rapport à Hinata, mais celle-ci, au lieu de rejeter la faute sur lui ce qu'il aurait très bien compris, s'était désespérément accrochée à lui et depuis, il voyait comme un honneur de prendre soin d'elle, et ainsi de pouvoir dire qu'il avait racheter sa faute d'être né... Il voyait ce qu'elle désirait mais ne pouvait se résoudre encore à accepter d'être une véritable famille, il considérait n'avoir pas encore payé sa dette, pourtant, il posa une main fraîche contre la joue chaude de sa cousine avant de se lever et de sortir, considérant lui avoir donné une réponse, oui, il était tout à fait pour le fait d'être une vrai famille, mais il n'avait pas encore payé sa dette auprès d'elle... Elle fut surprise de ce geste et ne le comprit pas entièrement, mais un sourire vint illuminer son visage et elle fixa la porte derrière laquelle il venait de disparaître encore un long moment...
Pour Sakura, ce voyage était plein d'incertitudes, ce n'était pas dans son caractère de se laisser abattre, mais elle devait avouer qu'elle se sentait mal... C'était sa faute si elles avaient été contraintes de fuir au delà même du pacifique. Bien sûr, elle savait qu'elle était spéciale, qu'elle avait quelque chose de plus que les autres, mais les filles autour d'elle aussi avaient des pouvoirs particuliers, par exemple, Hinata gelait les choses lorsqu'elle était triste, Temari déchaînait les vents et Ino faisait trembler la terre dans ses colères... Mais elle c'était encore différent et même si elle en avait eu conscience, jamais elle n'en avait fait les frais à ce point... Ce jour là, elle s'était réveillée en sursaut vers cinq heures du matin avec une peur sans nom qui lui tordait les entrailles, elle se leva et courut dans la chambre de Tsunade et déclara précipitamment :
- Je l'ai vu, un homme aux cheveux gris avec de petites lunettes, il va venir !
- Sakura que... Attends, calme toi et répète moi ce que tu viens de me dire. Répondit la maîtresse de maison en se redressant alors que Shizune allumait une lampe à huile.
- Cet homme dont vous m'avez parlé...Ka...Kabuto, je l'ai vu venir, il va arriver !
- Sais tu à quel heure ?
- Le soleil était à peine levé, je voyais par la fenêtre, les volets encore clos de notre voisin...
Tsunade observa l'horloge de style européen en face d'elle puis fronça les sourcils :
- Avant sept heures du matin... Pourquoi venait-il ?
- Pour discuter mais... Mais à un moment mon rêve devient trouble... Vous pensez réellement que cela va arriver ? Demanda la jeune fille inquiète.
Tsunade ne répondit pas de suite, la dernière fois que Sakura s'était réveillée avec ce même genre d'impression, c'était pour la prévenir qu'un tremblement de terre aurait lieu et qu'il fallait évacuer la maison... Et effectivement, le tremblement de terre avait eut lieu. Cet épisode avait conforté Tsunade dans l'identité de la jeune femme, Sakura voyait les événements importants, choses qu'aucunes des autres ne pouvait prétendre faire de même, mais ce n'était pas tout, elle voyait des choses qui arrivait dans le présent parfois à l'autre bout du monde et elle devinait sans mal le passé des personne, des endroits. Elle avait le contrôle total des événements dans le temps et peu être du temps lui-même...
- Réveille les autres Sakura, tenez vous prêtes, faites comme d'habitude...
Et à sept heures moins dix, Kabuto s'était présenté « à l'improviste », Neji avait ouvert et le sinistre personnage était entré accompagné de son sourire malsain. Il s'était respectueusement incliné devant la maîtresse de l'okiya avant de déclarer :
- Je suis Kabuto, le second de votre vieil ami, Orochimaru...
- Nous vous connaissons, je n'ai ouie dire que du mal de vous...
- Vous êtes bien dure avec moi, dame Tsunade...
- Que nous veut donc votre maître ?
L'individu balaya la salle du regard et celui-ci se posa sur Sakura, il plissa les yeux et son sourire augmenta. Pour sa part, l'adolescente soutenait son regard et une expression de dégoût était peinte sur son visage, l'homme reprit :
- Vous ne m'offrez pas le thé Dame Tsunade ? J'ai pourtant crus comprendre que cette okiya savait traiter les puissants avec respect...
- Ce qui n'est pas votre cas, Sakura, apporte nous du thé... Répondit-elle avant de prendre place sans y inviter l'autre, qui prit ce droit de lui-même avant de continuer :
- Mon maître recherche une personne...
- Personne que je serais susceptible d'avoir en ma possession ?
- Assurément...
- Et d'où vient cette supposition.
- Cette affirmation... Vous nous avez devancé Dame Tsunade, dans la recherche d'une légende... Il est vrai que mon maître n'a pas voulu prendre cette voie au départ, votre avance est en réalité notre retard... Mais, nous avons les moyens de rattraper ce retard...
- Votre requête m'est incompréhensible, de quoi parlez vous ?
Sakura posa le thé sur la table en silence alors que sa protectrice défiait son vis à vis du regard. Sa main ne trembla pas lorsqu'elle servit le thé mais cet homme perfide suait le mal et la faisait bouillir intérieurement, elle s'écarta sans un bruit et l'homme répondit :
- Je vous croyais plus intelligente, madame... Parmi vos filles se trouve celle que nous cherchons. Il posa alors une mallette sur la table et l'ouvrit, présentant des liasses de billets. Shizune eut un regard réprobateur, cet homme connaissait l'attrait de Tsunade pour l'argent et le jeu mais à sa grande surprise, sa maîtresse repoussa la mallette avant de lancer :
- Je ne fais pas de trafique d'humains...
- Nous ne la payons pas elle, vous vous dédommageons pour quelque chose que nous allons devoir vous retirer...
Un grand silence s'en suivit, l'homme souriait toujours et Tsunade sourit à son tour avant de répondre :
- Je refuse...
Kabuto perdit son sourire une seconde et sembla prendre un air contrarié avant de déclarer en fermant la mallette :
- Dans ce cas...
Il se leva sous les regards stupéfaits des filles et de Neji qui se trouvait lui aussi présent. Immédiatement il pensa que c'était trop facile et qu'il y avait anguille sous roche aussi vit il venir le coup bas et au moment ou l'homme au cheveux gris dégaina son arme, le jeune garçon se rua sur sa maîtresse et la balle frôla son épaule avant de se loger dans le mur... Kabuto parut particulièrement agacé et alors qu'il ajustait son nouveau tir, Sakura sentit que quelque chose n'allait pas, dans son rêve, une force intervenait, mais cette fois ci, il ne se passait rien... Elle comprit alors et ferma les yeux. L'homme ouvrit de grand yeux fascinés en voyant comme les autres, une auréole scintillante entourer Sakura, ses cheveux s'allongèrent, et ondulèrent comme muent d'une force propre ce qui devait être le cas, la pièce sembla soudain envahit de tambours qui frappait en rythme désordonné et inquiétant montant crescendo et lorsque le percussion atteignirent le paroxysme, la pièce devint silencieuse, aucun son n'était audible comme si chacun d'entre eux avait soudain été prit de surdité, Shizune voulu s'adresser à Tsunade mais aucun son ne franchit ses lèvres, elle n'entendait que son propre cœur et cela l'effrayait, de son côté l'intrus semblait fasciné et arborait un grand sourire. La pièce devint de plus en plus lumineuse et lorsque plus personne ne pu plus se voir, Neji tenta de toucher sa maîtresse qui devait se trouver à quelque centimètre de lui, mais il ne voyait ni ses propres mains ni le corps de Tsunade. C'était comme s'il avait lui-même disparut et lorsqu'il tendait la main vers l'endroit ou elle était supposée être, il ne touchait rien, il voulut hurler de peur mais d'un coup un son lui parvint aux oreilles. Le son surnaturel d'une flûte, le souffle du vent dans les branche, un son aigu mais particulièrement agréable et apaisant, une seule note continue, une note qui n'existait pas et une voix emplie soudain l'espace, une voix magnifique, à la fois douce et imposante, pleine de haine et d'amour, destructrice et salvatrice, il eut immédiatement envie de pleurer et la voix déclarât :
« Meurs... ». Une grande peur envahit à nouveau l'adolescent et il ferma les yeux attendant sa fin lorsqu'un hurlement déchirant lui parvint, la lumière sembla fuir et le hurlement augmentait et bientôt, la pièce réapparut et devant lui, une mare de sang s'écoulait. Son premier réflexe fut d'appeler Hinata puis il sentit Tsunade bouger sous ses doigts, elle fixait quelque chose derrière son épaule, il se retourna et l'horreur du spectacle le saisit : Au milieu de la pièce Kabuto se tordait à quelques centimètres du sol en hurlant alors qu'il semblait avoir été transpercé par milles et unes aiguilles et que son sang s'échappait d'entre chaque pore de sa peau éclaboussant chacun et chaque parcelle de la pièce, créant une mare de sang sous ses pieds. N'y tenant plus, il tourna la tête et vit Sakura ou ce qu'il supposait être la jeune fille. Ses cheveux roses tournoyaient autour d'elle, son regard était vide et luisant d'un vert fluorescent, on ne distinguait plus la pupille, elle était nue et entourée d'un halo blanc, sa tête rejetée en arrière. Ses lèvres entrouvertes semblaient plus rouges et son visage semblait hurler en silence. Ses bras en croix étaient contractés et ses poings serrés comme s'ils allaient lâcher et malgré les hurlements de Kabuto, Neji entendait clairement ce son pur et clair... Soudain quelqu'un d'autre hurla, Ino s'était jetée sur Sakura lui intimant d'arrêter et Neji fut soudain bousculé par Tsunade qui se relevait. Elle brandit son pendentif et approcha de Sakura. Il luisait d'un bleu électrique et semblait entouré du même halo de lumière que la jeune fille et lorsqu'il entra en contact avec elle, la lumière baissa peu à peu, le son sembla s'atténuer mais le garçon se rendit compte de l'effort que cela demandait à sa maîtresse tandis qu'Ino continuait d'appeler Sakura. Le hurlement faiblit lui aussi et soudain tout se tut et un silence de mort cette fois ci tomba sur la pièce alors que Sakura s'écroulait dans les bras de son amie... Shizune s'approcha alors de Kabuto qui gisait dans son sang et ouvrit de grands yeux, il était toujours en vie. Elle se concentra et un halo vert se forma autour de ses mains, cicatrisant les plaies alors qu'elle passait sa main à quelques centimètres du corps de l'homme dont la respiration se stabilisa... Temari elle mit des mains dans la mare de sang qui disparut progressivement tandis qu'Hinata appelait à l'aide... La suite des événements se précipita, l'homme fut emmené à l'hôpital et Iruka fut averti, très vite, il prit contact avec des amis de Tsunade et leur fuite fut organisée, il était clair que la police ne les laisserait pas en paix, ni d'ailleurs cet Orochimaru... Aujourd'hui la jeune fille observait le large sans rien pouvoir voir d'autre que la mer... Elle partait maintenant vers un pays inconnu, rencontrer des personnes inconnues qui allaient soit disant la protéger mais rien ne pourrait la protéger de son propre pouvoir, elle le sentait grandir en elle et ne disait rien à personne, elle aurait voulu être quelqu'un de normal, mais le ciel voyait son avenir différemment.
Upper Ground, Londres
QG de l'ANBU, salle de spectacle.
Kakashi regardait son élève avec un air serein. En réalité, Sasuke n'était pas plus son élève que plutôt un coéquipier à présent et ce dernier le lui faisait bien sentir en le contestant souvent et en prenant parfois ce petit air supérieur typiquement Uchiwa... Kakashi avait connu les Uchiwa, son meilleur ami avait été l'un des leurs avant de mourir dans une mission de façon tragique, offrant son œil à Kakashi. L'homme au cheveux gris en bataille soupira, ils allaient bientôt entrer en scène après la prestation de Naruto, suivrait après eux, celle de Kiba. La particularité du spectacle était que ses acteurs étaient tous masqués et cela pour deux raisons ; de une pour qu'on ne les reconnaissent pas en les croisant dans la rue, ainsi les membres de l'ANBU avaient trois identités : celle de leur vie de tout les jours, jeune gentlemans et jeunes filles bien élevés à l'orphelinat, celle d'artistes dans une troupe de théâtre et celle d'agents secrets gouvernemental. La deuxième raison découlait de la première, chaque année à noël, la troupe organisait un bal avec les artistes et le but était de deviner qui était qui mais personne n'avait jamais trouvé...
Comme toujours, Kakashi souriait en observant le jeune illusionniste regarder son ami danser sous les projecteurs. En réalité, c'était plus de l'acrobatie artistique que réellement de la danse, car Naruto avait son propre style, mélange de danses japonaises et européennes. Grâce à Jiraya, l' ANBU pouvait se vanter d'être l'organisation la plus exotique et la plus diversifiée du monde entier ayant en plus de cela, une couverture en béton, se faisant passer pour la « troupe des Licornes » qui se produisait à Londres toutes les semaines. Certes, cette semaine la salle était moins comble qu'habituellement compte tenu de la part de la population qui faisait le deuil de leur reine. Le publique était principalement composée de personnes de la haute bourgeoisie et aristocratie Anglaise et était friande de nouvelles choses dont les danses semi exotiques de Naruto. Et le publique n'était pas le seul à les apprécier car même s'il tentait de regarder discrètement, Kakashi pouvait lire la fascination dans les yeux de son élève. Naruto était beau naturellement, mais il était magnifique sur piste dans son costume japonais de spectacle, un kimono rouge où brillaient des serpentines dorées. Il portait un masque blanc où était peint en rouge le visage stylisé d'un renard. Après plusieurs sauts et saltos, Naruto enchaîna sur un pas de danse plus classique avant de se tordre souplement vers l'arrière en rythme avec la musique. En réalité on aurait plutôt dit que c'était la musique qui était en rythme avec lui tant sa chorégraphie était parfaitement ajustée et après un dernier mouvement il s'écroula au milieu de la piste et la lumière s'éteignit, faisant retentir des applaudissement nourrit, rompant le silence religieux qui avait accompagné le spectacle. Habituellement, Naruto dansait aussi avec une fille actuellement en mission, que Sasuke détestait allégrement pour une raison qu'il ne voulait pas s'avouer. Kakashi ne s'était jamais posé la question de la sexualité de son élève, partant du principe que ça ne le concernait pas et il ne doutait pas de l'hétérosexualité de ce dernier. Mais actuellement, il revoyait son jugement. L'homosexualité était une faute punie par la loi et même si l'ANBU était plus libérée, elle l'acceptait mal. Pour sa part, Kakashi cachait la sienne à tous et seul Jiraya et peut être Sasuke s'en doutaient. Pour le moment le problème ne se posait pas, Sasuke lui-même refusait de voir la vérité en face et c'était peut être mieux ainsi... Naruto sortit de piste et l'adolescent aux cheveux noirs sembla se reconnecter à la raison, il mit son masque qui ne laissait voir que ses yeux et d'un pas décidé, entra en piste suivit par Kakashi dont le masque ne laissait voir que l'œil possédant le Sharingan. Leur numéro consistait à faire disparaître et apparaître des choses, à faire croire qu'une chose physiquement impossible l'était, à disparaître et apparaître soi même à plusieurs endroits. Cet exercice était particulièrement facile compte tenu du Sharingan qui modifiait la vision de son possesseur et hypnotisait quiconque le croisait. La première partie du spectacle consistait, et c'était là la seule difficulté, à être sûr que chaque personne du publique était sous hypnose, le reste était un jeu d'enfant, mais un jeu d'enfant particulièrement fatiguant... Evidement, Sasuke et Kakashi excellaient dans les missions d'infiltrations.
Naruto rangeait son costume et son masque dans le coffre qui lui était attribué lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir dans son dos, il su immédiatement que c'était Sasuke mais n'aurait pas su comment il en était sûr... Dans son dos, l'autre ne bougeait pas et restait silencieux, observant le blond d'un air perdu... Il se reprit lorsque ce dernier se redressa et se tourna vers lui, lui jetant un regard interrogatif. En réponse, il haussa les épaules et reçut un air faussement méprisant en retour. Naruto s'assit sur son coffre en attendant que Sasuke ait finit de ranger le complet noir qui lui servait lors de ses spectacles puis au bout d'un moment ce dernier rompit le silence avec un air gêné :
- Ce soir tu... Enfin... C'était particulièrement bien...
Le blond le dévisagea sans comprendre et Sasuke se forçat à se contrôler et lâcha d'un ton neutre :
- Tu as particulièrement bien dansé...
Naruto resta un moment interdit, peu habitué aux compliments puis il eut un grand sourire que Sasuke se força à ne pas regarder (L'abus de sourire Narutesque est dangereux pour sa propre santé physique dirons nous...).
- Merci...
Il y a une maxime très utilisée pour parler des Uchiwa qui dit « on est Uchiwa ou on ne l'est pas » Or, Sasuke l'était et se montrer gentil ne faisait pas encore partis de ses mœurs aussi ajoutât-il :
- En effet, tu faisais très fille...
- QUOI !
- Bah... Un mec qui danse... En plus t'es petit et fluet, une fille quoi...
- Ah oui ? Pourtant ce n'est pas à moi que Jiraya dit que j'ai la peau douce comme celle d'une femme et plus pâle que celle d'une Geisha...
- Peut être, mais je me comporte comme un homme !
- Moi aussi...
Un sourire mesquin pris place sur le visage de Sasuke qui attrapa les joues de Naruto et l'embrassa avec fougue. Enfin... Plutôt avec maladresse vu que Naruto était la première personne qu'il embrassait. Le baiser ne fut certes pas du grand art, mais les lèvres de Naruto avaient la saveur qu'il leur avaient imaginées : Celui des long et chauds jour d'été. Une fois séparés, Naruto fixa son ami avec un regard qui reflétait sa colère et son incompréhension, pour toute réponse, Sasuke répliqua :
- Là, tu viens de te faire embrasser comme une fille...
Et il tourna les talons pour sortir de la salle, fermant la porte sur un Naruto abasourdi. Ce dernier se passa le pouce sur les lèvres sans s'en rendre compte avant de chuchoter un vague « connard » tout en fixant la porte...
Regrets... Le fait de regretter d'avoir fait une chose est un sentiment courant chez les humains, parfois ça ne vient pas tout de suite, peut être parce que l'on ne se rend pas bien compte de ce que l'on a fait. Au cours de la semaine, advint un événement qui fit réfléchir les deux garçons sur ce qui c'était produit et sur leur relation. L'ANBU, en tant qu'organisation secrète gouvernementale dirigée par Jiraya, avait accès à beaucoup d'informations, la plupart sans réel lien avec eux, souvent des informations sur telle ou telle personne. Trois jours après ce baiser dont ils n'avaient pas reparlé, Jiraya les convoqua en conseil privé, eux deux... Evidement la première idée qui leur vint en tête fut ce baiser et chacun rougit. Mais Sasuke se raisonna, personne ne les avait vu ! En réalité, Jiraya voulait leur parler de leurs invitées.
- Elles ont donc bien embraquées sur le « Général », d'après Iruka, tout ce passe... Bien...
Les deux garçons savaient ce qu'il entendait par là. Même Jiraya n'avait pas eu assez de pouvoir pour convaincre les marins américains que l'argent serait suffisant pour leur silence...
- J'enverrais Tenten et Lee pour les réceptionner et les accompagner dans le train... Une fois qu'elles seront ici, elles resteront une semaine ensemble au QG, ensuite vous emmènerez Sakura avec vous en Irlande, les autres seront conduites ailleurs... Tant que je ne vous contacte pas, vous devrez vous faire passer pour... Pour un couple de jeune marié, l'autre fera le valet... Qui veut quel rôle ?
Sasuke eut un petit ricanement, en gros on lui demandait de choisir entre deux rôles détestables, l'un parce que contraignant, le second parce que dégradant... Finalement il ouvrit la bouche mais Naruto le devança :
- Je veux être le mari...
- Pardon ? Tu crois peut être que je vais faire le valet ?!
- C'est un rôle Sasuke, tenta de tempérer Jiraya
- Je ne veux pas être le valet. Reprit Naruto.
- Moi non plus...
- J'ai choisis avant toi...
- Et alors ? Personne ne voudra jamais se marier avec toi !
- Ah oui ? Il lui lança un regard particulièrement lourd de sous entendu et Sasuke dû se retenir de rougir, il se tut, Naruto avait marqué un point...
- Bon, reprit Jiraya, Je dis valet, mais ce serait plutôt majordome ou cocher...Bref...
Il les regarda avec insistance et Naruto prit la parole :
- Je ferais le majordome...
Sasuke n'ajoutât rien et à ce moment, un dénommé Genma entra :
- M'sieur Jiraya, la cour de justice vient d'appeler, Mizuki va être exécuté pour pédérastie récidiviste demain...
- Ah, fut la réponse, dommage, il aurait pu encore nous servir. Et Jiraya sortit un carnet de son bureau, chercha à la lettre M et barra un nom avant d'ajouter :
- Il faudra mieux choisir nos informateurs à l'avenir, on ne peut pas les perdre pour ça... Vous pouvez disposez les garçons...
Ils ne se firent pas prier et sortirent, mais dès que Naruto eut lâché la poignée, ils se regardèrent et le blond se mordit la lèvre du bas avant de déclarer :
- C'était un jeu hein ?
A vrai dire, Sasuke y avait beaucoup réfléchit, certes, il avait fait passer ça pour un jeu, une façon d'avoir raison mais il ne pouvait pas nier l'effet que ça lui avait fait... Naruto le dévisageait avec un mélange d'espoir et de reproche, après tout oui, c'était lui qui avait « fauté » aussi répondit-il d'un ton neutre :
- Evidement.
Et il eut l'impression fugitive de voir la déception mêlée au soulagement dans les yeux de son ami, il détourna le regard, pensant avoir rêver et surtout pour cacher son propre désarroi... Ils avaient dix-sept ans, mais faisaient partit d'une organisation secrète, ils avaient déjà tué et devaient protéger une personne très importante mais plus que tout cela une question dérangeante tournait en boucle dans leurs esprits ; qu'es-ce que j'ai réellement ressentit ?
Naruto pour sa part était soulagé, il reconnaissait bien là son compagnon de toujours, mais à la fois il ne pouvait nier qu'il avait imaginé durant trois jours que Sasuke pouvait l'aimer. Bien sûr il avait pensé à l'homo phobie, mais il s'était naïvement dit, après avoir lu « Roméo et Juliette » que Sasuke braverait cet interdit avec lui par amour, il rougit, oui, il pensait vraiment comme une fille... Un autre événement encore leur fit comprendre l'étendue problématique de la situation, à peine deux jours plus tard. Ce jour là était consacré à l'entraînement aux arts martiaux et sous ce soleil de plomb assez rare pour un moi de Mai à Londres, chacun des aspirants masculins c'était bien vite retrouvé avec leurs Kimonos relâchés et alors qu'ils s'entraînaient tout deux sur un coin de pelouse du parc qui servait de Jardin au QG, aucun des deux n'étaient réellement concentré, le combat était mou et ils cherchaient le contact plutôt que de le fuir... L'adrénaline du combat leur faisait peu à peu oublier toute raison. Pour Naruto, le torse pâle de Sasuke semblait l'appeler et il se demandait innocemment quel touché cela pouvait-il avoir, il avait encore au bout des doigts la sensation fugace de ce torse. A un moment donné il se demanda même pourquoi il tentait de frapper ce corps si beau plutôt que de le serrer contre soi. La vison du baiser s'imposa à lui, le déconcentrant réellement, il baissa sa garde une demi seconde, assez pour que Sasuke profite de la faille. Mais dans un ultime réflexe il s'accrocha à son adversaire, l'entraînant durement dans sa chute, ils roulèrent et s'écroulèrent en riant. Rire pour cacher les émotions qui les avaient traversés chacun. Finalement Naruto cessa de rire, de toute façon on ne peut pas vraiment dire que Sasuke ait rie, disons que sa face s'était détendue, elle le resta et Naruto lui jeta un regard interrogatif. L'autre passa une main dans les cheveux d'or à sa portée en fixant un point sur le front de son ami, étalé sous lui. Baissant le regard, ce dernier tomba sur cette peau pâle mise à nue par la chute offrant à ses yeux la vision d'un ventre merveilleusement bien sculpté. Rougissant, il ne su plus ou regarder pour contrôler ses pensées qui l'abandonnèrent lorsqu'il sentit le contact hésitant de deux lèvres enveloppant les siennes. La caresse ne dura qu'une seconde et Naruto jugea cela trop peu aussi allât-il chercher à son tour ce contact en se relevant un peu. Si Sasuke avait eu l'intention de résister à cet appel, sa détermination fut balayée par l'assaut de ses sens. Et d'un simple baiser, l'étreinte se transforma en une bataille farouche de leurs lèvres et de leurs corps contre le sol. La maladresse de la première fois semblait déjà effacée alors que Sasuke caressait avec ardeur le corps halé de son compagnon, découvrant ses épaules dorées pour les embrasser alors que Naruto léchait son cou. L'amour est une réaction en chaîne et ils l'apprirent à leur dépends : Lorsque Sasuke mordilla le lobe d'oreille de Naruto, celui-ci eut un gémissement et son corps se contracta lui faisant soulever son bassin dans un frissons. Leurs deux érections naissantes se frôlèrent et le brun fut saisit d'un hoquet spasmodique et inconsciemment refis le même mouvement. Encore une fois leurs sexes se frottèrent l'un à l'autre et Naruto gémit encore plus fort décuplant le désir de Sasuke dont la respiration devint chaotique si elle ne l'était pas déjà. Naruto passa ses bras autour du torse de son partenaire et l'attira plus fort à lui tout en continuant ses mouvements de bassin et en gémissant de plus belle. Leurs lèvres se rejoignaient pour se mélanger l'espace d'une seconde ou Naruto tentait de se dérober alors Sasuke embrassait son cou et il se contractait encore plus fort forçant le contact entre leurs bas ventres et finalement il fut pris d'un élan inconnu et sa main glissa le long du torse de Sasuke cherchant à lui apporter plus de plaisir et lorsque ce dernier sentit la main de son ami contre son membre il dû mordre son épaule pour ne pas crier. Fourrer dans le cou de son compagnon il gémissait en accentuant par un mouvement du bassin ce que lui faisait Naruto, puis mu d'un désir de lui rendre la pareille il prit son membre dressé en main mais Naruto ne pu retenir un cris qu'il tenta d'étouffer. Le plaisir se prolongeait et Sasuke descendait toujours plus bas, léchant les tétons durcis, écoutant les gémissements qui montaient en crescendo de son coéquipier alors que lui-même se perdait sous les caresses. Arriva ce qui devait arriver, dans un ultime gémissement, Naruto se libera dans la main de Sasuke et sous la contraction, serra par réflexe son autre main, Sasuke eut un hoquet et le suivit dans un râle... Ils restèrent un moment haletant, se fuyant du regard, réalisant doucement ce qu'ils venaient de faire, analysant la situation. Immédiatement leurs joues reprirent une teinte rouge mais pour une autre raison et Sasuke s'écarta, remontant son Kimono alors que Naruto resta ainsi pantelant, refusant ce qui venait de se passer... Finalement un mot franchit ses lèvres :
- Non...
C'était exactement ça, Naruto se releva ou du moins essaya avant de retomber sur les fesses, il recula de quelques mètres, fixant Sasuke comme s'il avait été de la pire espèce et il répéta :
- Non...
L'autre c'était rhabillé et détournait le regard mais lorsqu'il croisa cette expression de dégoût, deux sentiments montèrent : la peine et la colère. Il ne laissa s'exprimer que le second :
- Ne me regarde pas comme si c'était seulement ma faute...
- Tu m'as...
- Je ne t'ai RIEN fait que tu n'ais pas VOULU...
Naruto sembla se calmer une minute, il regarda un point invisible sur la droite avant de déclarer :
- Tu ne m'as rien fait...
Sasuke ne comprit pas tout de suite puis finalement il approuva :
- Non, il ne s'est rien passé...
- Oui...
- On s'entraînait juste...
- Oui...
Il se relevèrent et observèrent l'étendu des dégâts avant de se diriger vers la fontaine, il fallait éviter les questions dans les vestiaires s'il y avait du monde... Après avoir fait à peu près disparaître toute trace compromettante ils se dirigèrent en silence vers les vestiaires. Aucun des deux ne voulaient en parler ni même y penser, mais pour la deuxième option ils n'y arrivaient pas... Naruto ne pouvait pas nier avoir aimer... Il avait... Il s'était... Et immédiatement la vision de Sasuke entrain de jouir s'imposa à lui provoquant des frissons dans tout son corps et un rougissement. Pour sa part Sasuke revoyait en boucle Naruto gémir et il ferma les yeux tentant de se concentrer sur autre chose... De toute façon, pensât-il, se n'était que physique, ils avaient dix-sept ans, leurs hormones leurs avaient joué un tour, ce n'était que physique... Pas de problème... Naruto jetait des regards effrayés autour de lui, et si quelqu'un les avaient vus ? Non, ils étaient quand même éloignés et ils n'avaient entendus personne... De toute façon ils n'auraient entendu personne quand bien même il y aurait eut quelqu'un, tout cela avait été trop... Intense. Il eut l'impression d'étouffer sous l'image de Sasuke l'embrassant. Il avait vraiment...Aimé... Il l'avait voulu, désiré... Pouvait-il mettre cela sur le compte de l'adrénaline du combat, des hormones... Ou étais-ce... de... Il ne pu se résoudre à mettre le mot qui convenait et se raisonna : non, ce n'était que sexuel et ça n'arriverait plus jamais ! Ils se croisèrent du regard et surent que chacun avait pris la même décision, ça ne se reproduirait plus, dussent-ils utiliser les grands moyens...
Wikipédia: Le mot pédérastie (du grec ancien παιδ- / paid- « d'enfant » et ἐραστής / erastès « amant ») tend aujourd'hui à désigner l'attirance sexuelle d'un homme pour les garçons adolescents ou préadolescents.Il fait son apparition en langue française au XVIe siècle au sens d'amour des garçons, et connaît rapidement une série de glissements sémantiques qui l'éloigneront considérablement de sa signification première. Quasiment abandonné au début du XXe siècle au profit du terme homosexualité, il est peu à peu réintroduit dans le sens actuel susmentionné, plus conforme à son étymologie mais néanmoins différent de son sens initial.
