Coucou, me revoilà avec se chapitre tout corrigé grâce ma poulette klarachlo , que je remercie vraiment pour son temps précieux et ses petite main de fée. Cela donne une fiction plutôt potable et beaucoup plus français lol.

Bon je vous laisse à la lecture de ce chapitre tout corrigé.

Laisser un petit commentaire bon ou mauvais sa fait toujours plaisir.

Bonne lecture

Retour en arrière


15 heures plutôt

La douce cascade de carillon semblable à de la musique de muse me réveilla de mes songes.

Je sortais de mon lit rapidement, regrettant derechef cette rapidité aux vues du monde qui tournoyait follement tout autour de moi.

J'attrapais ma robe de chambre qui était posé sur la chaise de mon bureau. Encore à moitié groggy je me dirigeais vers ma salle d'eau personnelle. Je rentrais dans la douche pour me passer de l'eau tiède sur mon corps encore endormie. Une fois lavée, je séchais mes longs cheveux châtain avant de m'habiller d'une robe rouge en satin léger.

Aujourd'hui, j'avais l'opportunité de sortir en compagnie d'une amie de mon lycée. C'était donc une journée à marquer d'une pierre blanche surtout concernant ma tante.
Elle ne me laissait jamais sortir. Sur ce point, j'ai toujours trouvée étrange qu'elle soit à ce point protectrice. Elle se méfiait toujours des inconnus qui s'approchaient de moi et ne voulait même pas que j'aille au lycée sans une personne de confiance pour m'y escorter. Ce que je trouvais franchement frustrant.

Mon oncle Stefan avait dû débattre avec elle pendant des heures pour qu'elle m'accorde l'autorisation de ne serait-ce que me rendre au lycée. Du peu de famille que je connaissais à ce jour, mon oncle était le plus sage et le plus calme et ce, sans conteste.

Depuis toute petite, c'est lui qui m'avait donnée des cours. Je n'ai jamais connue mes parents, ma mère est morte en me donnant la vie et mon père est apparemment mort dans une explosion juste avant ma naissance. Ma tante ne me parlait jamais d'eux. Je soupire.

Une fois prête, je dévalais les grands escaliers du manoir en sentant l'odeur du sirop d'érable envahir mon sens olfactif. Ma tante était dans notre cuisine, faite de pierre et d'un plan de travail rustique.

Elle avait d'ailleurs l'habitude de me préparer de pancakes tous les matins !

« Bonjour ma puce ? Bien dormi ? » demandait ma tante, un grand sourire aux lèvres. Je posais mes fesses sur une des chaises Louis XIV d'époque, non sans me frotter furieusement les yeux au passage.

Pour en revenir à ma tante, elle aimait particulièrement les objets anciens. Ils y en avait dans tout le manoir, on se croirait pratiquement dans une autre époque.

« Oui, ça peut aller... » répondis-je timidement, ne souhaitant pas l'inquiéter de mes nuits agitées.

« Encore ce cauchemar ? », s'enquiert-elle en fronçant ses sourcils dorés d'un air inquiet.

« Oh, mais ne t'inquiète pas. Tout va bien ! » tentais-je de la rassurer pas plus touché que cela par la tournure surprotectrice de la discussion. À la place, je mordais dans mon pancake.

Elle n'ajouta rien de plu.
Puis, se plaçant en face de moi elle commença à piocher dans son assiette un bout de pancakes.

« Tonton n'est pas levé ? »

« Il se promène ! Comme tous les matins, d'ailleurs, Hope. » répliquait-elle en continuant son petit- déjeuner.

Mon oncle depuis que je suis née prenait l'habitude de faire des longues promenades matinales, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente.

« Oui mais aujourd'hui c'est samedi ! Je vais au cinéma avec Lina ! Tu t'en souviens, hein ? » lui rappelais-je en me levant de ma chaise, déposant mon assiette dans l'évier. Elle se levait également, et me regardait avec un sourire crispé.

« Bien sûr que je me rappelle ! » répondait-elle en essuyant la table « Je t'amène au cinéma à 14h » concluait-elle finalement.

Je lui lançais un grand sourire, étirant ma fossette gauche en un sourire resplendissant de bonheur.

Mon oncle venait de passer la porte d'entrée le téléphone à la main. De côté, le cellulaire à la main, il ne remarqua pas que je ne me trouvais qu'à deux pas de lui.

«Mmh, mmh, je viens te chercher à dix-sept heures à l'aéroport de Brocéliande ! », convint-il d'un ton léger que je ne lui connaissais pas. « Elle sera ravie de te voir ! », assura-t-il à son interlocuteur.

Ce ne fût qu'en débouchant dans le salon, qu'il remarqua enfin ma présence.

« Euh, bon je te laisse. Oui c'est ça...à tout à l'heure !», assura-t-il en raccrochant sont téléphone. Il posait enfin son regard vers moi en me souriant de l'air contrit de celui qui s'est fait prendre la main dans le sac.

C'est là que je devinais qui avait été son interlocuteur. Ou plutôt interlocutrice.

« Elle vient ! Elle vient ! » exultais-je de joie en sautillant comme si j'allais avoir un cadeau merveilleux. Mon oncle éclata de rire en avisant mon bonheur tout enfantin.

« Normalement c'était une surprise ! »

« Sois plus discret la prochaine fois » ricanais-je triomphante.

« Qu'est-ce qui se passe ici ? » intervint ma tante un torchon à la main.

Elle donna un baiser à mon oncle qui en retour, la prit par la taille pour l'embrasser beaucoup moins chastement. Dans l'opération, il la serra fort contre lui, juste avant de l'embrasser sur le bout du nez.

« Rien mon amour ! Juste que maintenant, Hope sait pour la surprise ! » l'informait-il de son indiscrétion face à mon cadeau.

« Je suis sûre que tu l'as fait exprès ! Tu étais trop impatient de le lui dire ! » Le taquinait-elle en lui donnant une petite tape sur son épaule.

« Ah oui je l'ai fait exprès ? Tu vas voir si je l'ai fait exprès, oui ! » s'exclama-t-il, et d'un geste brusque, il la plaqua au sol et commença à la chatouiller. Elle éclata de rire aussitôt. Ma tante reprit néanmoins son courage et se leva alors qu'elle le plaquait au sol avec une force inexplicable. Elle montait à califourchon sur lui. Mon oncle prit les mains de ma tante et la tira vers son visage. Il l'embrassait avec une telle force et une telle sensualité, que je trouvais ça presque gênant. J'étais toujours étonnée de voir comment ils étaient ensemble. Mon oncle et ma tante, était unis comme jamais et très tactile. Ils se bécotaient tout le temps et se chamaillait très souvent aussi. Ma tante me disait que leur amour avait mis du temps à venir, qu'ils étaient tombés amoureux d'autre personne avant de se trouver. Je ne sais pas comment ils ont fait pour avoir d'autres relations, car ils paraissaient si jeune physiquement, que l'on croyait presque qu'ils avaient à peine atteint la majorité, tout les deux. Mais je ne prêtais jamais attention à ça. Pour moi, c'était normal.

« Eurrk ! Arrêtez de faire ça devant moi, c'est dégoûtant ! » râlais-je en m'avançant vers l'escalier dans le but évident de fuir cette orgie afin de rejoindre ma chambre...siiiii tranquille !

« Tu n'as que seize ans ma belle ! Dans six mois, tu commenceras à avoir tes premiers amours ! Et tu ne trouveras plus cela si dégoûtant ! », répondit ma tante en se relevant.

Ma tante avait toujours été surprotectrice, mais elle était aussi une personne très fleur bleu, et elle espérait que je trouve l'amour un jour malgré sa surprotection envers moi. Il était un peu tôt pour que je pense à ça, mais c'était son sujet préféré pour me taquiner.

« Ce n'est pas près d'arriver ! »

Pour l'instant, je ne me voyais pas avec un garçon, aucun homme de mon lycée était fait pour moi, je les trouvais tous enfantins et grossier.

« Sa c'est sûr ! Elle en aura jamais !» ajoutait farouchement mon oncle tout en se relevant également.

« Arrête Stefan en dirait Ni….. », elle ne termina pas sa phrase, son visage se décomposant.

Son masque de joyeuses insouciance s'envola durant un quart de seconde, me permettant de voir la tristesse qui habitait ses yeux.

J'ai été étonné de ce changement d'humeur. Ça lui arrivait souvent, c'était sûrement le fait qu'elle repense à mon père qui la rendait aussi lunatique.

Mais je ne prêtais pas attention à la fin de sa phrase que je montais vivement dans ma chambre, toujours de bonne humeur. La journée commençait bien ! J'allais sortir avec une amie et l'une des personnes les plus chère à mon cœur allait revenir dans notre pays !

Ça faisait bien six mois qu'elle n'était pas revenue. J'étais plus qu'impatiente de la revoir.

L'horloge sonna treize heures trente.

C'était enfin l'heure d'aller au cinéma ! C'était la première fois que ma tante me laissait sortir, elle me trouvait selon elle, « beaucoup » trop jeune pour « gambader ainsi en pleine cambrouse ».

Elle avait toujours eut peur que l'on me fasse du mal. Mais là, par miracle causé par Saint-Stefan, elle m'avait autorisé d'y aller avec ma seule amie, Lina.

Lina était la seule personne qui m'adressait la parole, le reste de ma classe de secondes me trouvais trop... étrange à leur goût.

J'étais une personne assez solitaire, j'aimais la lecture, la musique et l'art je me réfugiais assez souvent -pour ne pas dire tout le temps- dans ma chambre afin de peindre la forêt de Brocéliande que j'aimais tant. Je trouvais cette forêt tellement étrange et mystérieuse qu'il m'arrivait de la contempler des heures durant sans remarquer le temps qui s'écoule.

Je me sentais libre dans ses bois lorsque je m'y rendais, j'avais l'impression que j'appartenais à la Nature. Parfois j'avais la sensation qu'elle réclamait l'animal qui était en moi. C'était difficile à expliqué. Mais là-bas, dans ces bois de Bretagne, je me sentais davantage libre et vivante qu'avant.

« Hope ! Tu arrives ? Je t'attends ! », me signala ma tante au rez-chaussé, ce qui me réveilla de mes pensées exaltées. Je descendis les escaliers à toutes allures et pris mon sac posé sur le guéridon à côté de la porte d'entrée.

« C'est bon je suis prête tante Becky! Je ne vais pas attendre deux heures ! », la taquinais-je à mon tour, en sortant du manoir pour m'installer dans la décapotable de ma tante. Elle s'installa rapidement au volant, et démarra le vieux cabriolet rutilant. Arrivé devant le « Majestic9 », le seul cinéma de Brocéliande, j'aperçus Lina qui m'attendait devant les lieux, ses cheveux d'ébène rassemblés en une épaisse natte alors que sa peau de métisse luisait sous les néons bas de gamme de l'entrée.

Elle transpirait la joie de vivre.

« A tout l'heure, après la séance remake de Twilight ! », lançais-je à ma tante en rejoignant Lina. J'aimais particulièrement les films et les histoires de vampires et de loups-garou. Ma tante avait pour habitude de ma raconter des histoires comme celle-ci, plus sombres mais drôlement passionnantes. Celui que je préférais dans ses récits était le personnage sanglant de ce Klaus cet hybride, mi- vampire mi loup-garou prêt à tout pour briser la malédiction que lui avait infligé sa propre mère.

« Je te récupère à dix-sept heures ! Amuse-toi bien ! » m'informa-t-elle.

Lina et moi étions sur le point de rentrée dans le cinéma, lorsqu'elle jeta un coup d'œil pour vérifier si ma tante était bien partis. La voyant bien partie, elle fit soudainement volteface tout en agrippant mon épaule.

« Viens Hope on va boire un coup dans un bar à deux pas d'ici ! », déclara-t-elle en m'entraînant avec elle dans des rues qui m'était totalement inconnue.

« Lina ont doit aller à la séance de ciné ! On va la rater sinon ! », ajoutais-je de moins en moins rassuré. J'essayais de lui faire faire demi-tour mais elle résista.

« Allez Hope, on va bien s'amuser ! Ta tante n'en saura rien ! », insista-t-elle en me lançant son regard de chien battu. Malgré ma crainte de me faire prendre, je la suivir jusqu'à ce petit bar. On rentra à l'intérieur. Je scannais rapidement l'endroit des yeux.

Le barman se situait derrière le comptoir, il ne bougeait pas d'un poil et ne nous prêtait aucune attention...comme s'il était hypnotisé.

Mon malaise ne fit qu'augmenter lorsque nous nous asseyions à une table . J'avais comme un mauvais pressentiment. Mon intuition me disait de retourner au cinéma. Fissa.

« Je suis désolé, Lina. J'ai l'une de mes tante qui arrive d'Amérique, je dois partir !», bafouillais-je la première excuse qui me venait tout en me levant de ma chaise.

« On vient d'arriver Hope ! Rassied-toi ! », gronda-t-elle l'air tout sauf amical.

Qu'est-ce qui lui arrivait ? Pourquoi ce soudain changement d'humeur ? Étais-t-elle bipolaire ?

Elle, habituellement si pétillante de joie ! Là, je voyais les lueurs sombres de la colère et de l'arrogance dansées dans son regard.

« Désole je dois partir », insistais-je.

Je commençais justement à reculer, lorsque dans un brouillard incompréhensif, un homme plutôt robuste au visage rond et au yeux marron s''approcha de moi avec une vélocité surnaturelle.

Il me bloqua le passage.

« Tu ne vas nulle part, ma belle », déclara-t-il sévèrement.

A cet instant, la peur régnais en maître incontesté.

L'homme crapuleux, s'avança prêt de moi. Il se trouvait à deux pas de mon visage mais je restais pétrifiée, incapable de bouger alors qu'il me fixait intensément.

Avec horreur, je remarquais que des veines noir affleurait par vagues autour de ses yeux. À cela s'ajoutait des crocs qu'il dégaina hors de sa bouche au ralentit. On aurait dit un vampire ! Je me trouvais dans un cauchemar, oui ! Ou dans l'une des histoires de Becky, je ne voyais que cela.

« J'ai tellement envie de goûter ton sang ! Les hybrides ont toujours eus meilleures goût que les humains... » susurra-t-il d'une voix rauque et machiavélique.

« Damien, il ne vaux mieux pas que tu goûte le sang du démon ! » s'interposa Lina.

La peur me paralysais. Pourquoi ma seule amie croyait que j'avais du sang de démon ? Et comment se faisait-il qu'elle connaissait ce monstre ? Je restais muette face à ce cauchemar éveillé.

« Je sens son odeur, si particulière à des kilomètres ! », ajouta le monstre en se pourléchant les babines.

Je reculais légèrement de cette individu, mais je ne pus aller bien loin par la faute de cette table qui me bloquait. Je me sentais fiévreuse.

« Qui êtes-vous ? » demandais-je la voie tremblante, j'avais tellement peur que mes mains vibraient.

« Qui sommes-nous !? La bonne question serait plutôt, qui tu es, toi ! », objecta Lina en s'avançant très, trop !, près de moi.

« Je dois partir ! Ma tante m'attend !»

Je devais a tout prix sortir de cette Enfer ! Je me tournais face au barman attendant de lui qu'il remarque ma détresse. Mais non, les yeux toujours dans le vague, celui-ci était toujours inerte.

« Ta tante ne te l'as jamais dit ! », exultais soudain la métisse en se rendant compte de mon incertitude.

« Dire quoi ? »

« Que tu n'aurais jamais dû naître. »

« Je ne comprends pas !»

Mes yeux me brûlais alors que des larmes d'incompréhensions commençaient à couler le long de mes joues.

« Elle ne te l'as jamais dit ! Ah, ils pensaient que l'on n'arriverait jamais à te retrouver ! C'est notre ancienne qui sera contente te voir ! Et tes parent seront d'autant plus ravis d'assister à ton sacrifice ! », m'informait-elle suavement, un grand sourire machiavélique aux lèvres.

Mes parents sont mort, pensais-je, ses paroles n'avaient donc aucun sens.

« Je ne te comprends pas ! Je ne comprends pas ! », répétais-je, hurlant à pleins poumons, me vidant de toutes les larmes de frustration et de peur.

« Tu ne comprends pas ? Tu entends Damien, elle ne comprends !Tu es différente, idiote ! Un monstre, voilà ce que tu es ! Un monstre qu'il faut détruire ! Et ta famille sont exactement comme lui ! », rit-elle en désignant du doigt la créature qui bloquais toujours la porte.

« Non je te crois pas ! », réfutais-je d'un mouvement sec du menton.

Je me sentais perdue, comme si l'on m'avait jeté au fond d'un gouffre. Je n'arrivais pas à comprendre qui était vraiment cette fille,que je croyais être mon ami. Cette fille âgée de seize ans, en cours avec moi depuis maintenant six mois. Que voulait-elle de moi ? Comment pouvait-elle tenir des propos de ce genre sur ma famille ?!

Ma tante ne pouvait pas être un vampire ! Ce ne sont que des vielles légende destiné à faire peur aux enfants. Ce n'était pas possible. Il fallait que je me réveille de ce cauchemar qui me paraissait interminable !

« Cessons les bavardages ! Nous devons prendre l'avion dans moins d'une heure », déclara avec agacement la créature.

« Exactement ! Les sorcières de la Nouvelle-Orléans nous attendent pour le sacrifice ! », ricana Lina en me fixant droit dans les yeux.

Ce regard, associé aux montagnes russes de mes sentiments fit naître un sentiment nouveau, une force que je ne contrôlais pas, qui m'effrayait mais qui se passait bien de mon avis pour se réveillait à chaque palpitation affolées de mon cœur, à chaque tressautements involontaire de mes mains qui chauffait. J'émettais une aura d'énergie pure, une énergie qui me faisait peur.

« Allez, viens. Dépêche ! », menaça abruptement le vampire en m'attrapant mon poignet. Prise d'une rage folle, j'essayais de me détacher de son emprise.

D'une force herculéenne que je ne me connaissais pas, je réussis à me détacher de sa poigne avant de faire la seule chose possible pour la proie acculée que j'étais : fuir.

Je me suis donc mise a courir vers la sortir, priant pour que le petit accident les occupe suffisamment.

Mais Lina réussit de la seule force de son regard à me bloquer le passage en provoquant une ligne de feu.

Je me retournais, faisant ainsi face à mes deux kidnappeurs. Mon regard devenait froid et plein d'une rage rentrée. Je sentais mes yeux changés de couleur. La créature se mit en chasse, se précipitant vélocement sur moi.

Il sauta sur moi comme un lion sur sa proie, ses longues canines dégainées. Je me sentais vibrer de l'intérieur. Littéralement. Je levais dans un geste défensif instinctif la main droite afin de stopper mon bourreau, lorsqu'il explosa comme une bombe.

Du sang atterrit en jet sur mon visage. Deurk !

Ce fût au tour de Lina de rester pétrifier.

Mais ne se laissant pas vaincre aussi facilement, elle leva la tête au plafond. Je m'y retrouvais épinglée aussitôt.

Mes instincts me contrôlais toujours autant, si ce n'est avec davantage, de force. Alors, lorsqu'elle commença à murmurer dans une langue gutturale à ce qu'il ressemblait à une malédiction, j'eus le temps de sentir l'odeur d'œufs pourris du souffre avant qu'elle ne s'enflamme telle une torche. Elle hurla, hurla, hurla...mais je ne pus rien faire. À part la regarder vivre atrocement ses derniers moments.

J'avais beau me dire qu'elle avait mériter ce qui lui était arrivé, car après tout, elle avait tentée de me sacrifier, je ne pus m'empêcher de pleurer tout en me demandant quel genre de monstre, je pouvais exactement être.

La gravité refaisant droit sur mon corps, je tombais lourdement au sol. Je suffoquais quelques instants, mes côtes craquant désagréablement. Je décidais de rester à terre le temps de me reprendre lorsque j'avisais la silhouette carbonisée du vampire, un peu plus loin.

De son côté, le barman ne réagissait toujours pas, planté qu'il était derrière son bar, le regard vide. Mais quelque chose me disait que ça n'allait pas tarder à changer.

Un affreux doute accompagna la terreur que je ressentais. Qui j'étais ? Qui était ma famille ? Est-ce que Lina avait raison, on sujet de mes parents ! Était-il en vies ? Pourquoi voulaient-ils me voir mourir en sacrifices ? Qui était cette personne qui me voulait du mal ? Des millions de question traversaient mon esprit en ce lieu morbide. Je n'arrivais plus à respirer, une boule s'était formé au enserrant mon ventre alors que mon cœur brûlait furieusement mes organes vitaux. Je souffrais de cette hideuse culpabilité qui envahissait mon âme.

Je me trouvais toujours pétrifiée devant mon meurtre lorsque je distinguais derrière la barrière de flamme le visage familier de ma tante qui me regardait avec effroi. Son visage s'était décomposé de peur. Je ne savais pas comment elle avait trouvée ce bar dans cette rue miteuse mais cela me rassura. Je ne me voyais pas refaire le chemin inverse, barbouillé de sang comme je l'étais.

Avec une vitesse surnaturel, elle traversa les flammes pour me rejoindre. Je la fixais comme si je la reconnaissais pas , et pour cause, c'était bien le cas !, j'étais perdue au milieu de ce spectacle d'horreur. Sans dire un mot elle m'attrapait par tailles pour me déposer dans sa décapotable.

Elle roula à une vitesse au-dessus de celle autorisée. Tout mon corps se mit à trembler je sentais que je perdais le contrôle de mon corps. L'animal en moi était en colère, je sentais qu'au tréfonds de moi, il souhaitait être enfin libre. Ma peine, mon angoisse, ma peur, provoquait l'éveil de cette partie sombre qui avait été cachée durant tout ce temps en moi.

En cinq minutes nous étions arrivées au manoir « familiale ». Elle sortit de la voiture, ouvrant ma portière au passage.

Je ne bougeais pas d'un centimètre.

Mes yeux plongeait dans les siens. Son visage reflétait de la tristesse et de l'appréhension.

« Hope, dis-moi ce qu'il s'est passé !? », exigea-t-elle, brisant enfin le silence tendu qui régnait. Mes larmes recommençaient à couler et les millions de questions ressurgissaient en masse dans mon esprit.

Un début de migraine pointa son nez, comme si ce que je vivais présentement n'étais pas suffisant !

« Qui est-tu ? »,demandais-je. Avoir une réponse franche. C'est tout ce que je demandais !

Elle me regarda paniquée. Sans répondre, elle s'écarta et je me levais de mon siège pour me retrouver dans la cour arrière de notre vaste propriété.

« Hope, que s'est-il passé ? » redemanda-elle sans prêter attention à ma question, de plus en plus inquiète par ce que je disais.

« Elle m'a dit que j'étais un monstre ! Qu'ils voulaient assister à mon sacrifice ! Que vous aussi, vous étiez des monstres ….comme...comme cette créature au bar ! C'était un vampire comme dans tes histoires, hein ? Tu es comme lui ! Et tonton aussi ! Ni le reste de notre famille ! Mes parents ne sont pas morts, c'est ça, hein ? Rien n'est vrai, tu m'as mentis ? Je les ai tuées ! J'ai tué Lina. Qui suis-je ?, dictais-je d'une seul traite mes tourments. Tout au long de mon discours, mes larmes ruisselait le long de mes joue. Je tremblais à l'attente d'une réponse qu'elle quel soit.

« Hope écoute je vais t'expliquer ! »

Elle n'essayait même pas de me contredire, hein.

Mon monde paisible venait de s'écrouler, pourtant cette journée avait si bien commencée !

Ha, elle avait virée en cauchemar digne des Griffes de la Nuit !

La nuit était tombée et ma tante et moi étions toujours bloquées dans la cour, nous faisant face. Mon angoisse et ma peur étaient si forte que je voulais m'enfuir loin d'elle. Il fallait que je m'éloigne afin de faire le point sur tout ce qu'il se passait.

Je ne désirais aucunement attendre ses explications, finalement. Surtout si c'était pour me mentir encore plus.

Une voiture arriva dans la grande cours alors que je me décidais à prendre la tangente. Elle s'arrêta et mon oncle en sortit promptement.

« Rebekah, pourquoi Hope est-elle couverte de sang ? », l'interrogea-t-il visiblement inquiet.

Elle détourna son regard de moi pour lui faire face. Alors prise d'un élan de panique et perdant totalement le contrôle, je me suis mise à courir à une vitesse fulgurante digne du vampire que j'avais comme tante, loin de tout cela.

Malgré les cris qui retentissait derrière moi, je m'enfouissais davantage dans la forêt sombre et mystérieuse de Brocéliande. Complètement perdue, et si triste...

Au loin, j'entendis une deuxième portière claquée.


Alors sa vous à plus?