FANTASTIC TALES
The Beauty and the Niffler
Auteur : Angelscythe
Genre : Fantasy/Fantastique(dépend comment vous le voyez), UA, romance ? Conte
Couple : Ouip. Mais lesquels ?
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling un IMMENSE merci à elle. Moi, je me contente de jouer avec les personnages 3 Bonne lecture !
PS : J'appelle « Norbert Dragonneau » Newt parce que je l'ai toujours appelé comme ça. Les autres noms sont normalement traduits ! (… Bon je me trompe peut-être sur l'orthographe de certains noms, désolée.)
Chapitre 1
Vous êtes arrivé chez vous
- Reparo ! Reparo !
Assise sur une chaise qui avait été agrandie puis réparée, la dénommée Tina mangeait un sandwich à la viande en voyant Percival s'activer à réparer chacune de leurs affaires. Il avait presque tour brisé.
- C'est un empoté. Décréta-t-elle avant de mettre le dernier morceau entre ses lèvres.
- Il veut bien faire. Et je doute qu'il soit exactement un empoté…
Les lèvres de Tina se retroussèrent pourtant lorsqu'un autre bagage échappa à sa baguette et qu'il se fracassa à nouveau au sol, répandant tout le contenu des bocaux sur le sol. La même valise que la demoiselle en robe désignait à l'instant en disant qu'elle en avait besoin.
- Milles pardons.
- Ce n'est rien. Laissez.
Elle prit sa propre baguette et l'agita pour remettre chaque ingrédient dans ses récipients puis ceux-ci dans la valise qui lui sauta dans la main. Elle lui lança un maigre sourire avant de partir vers les escaliers pour grimper les marches.
- Vous avez déjà choisi vos chambres ?
- Non. Allons le faire. Et ne vous disputez pas ! Dit la blonde.
Elle attrapa la main des deux autres et les entraîna à sa suite alors que Tina protestait qu'elles ne se disputaient jamais. Percival les suivit le long de leur ascension puis il revint à son travail. Cette fois, il ne comptait pas se déconcentrer. Il ne comptait pas encore se tourner en ridicule et avoir l'air du magicien le plus empoté du village.
Il lui restait encore tout l'intérieur de la carriole à vider lorsqu'il entendit du bruit à la porte. Il se tourna vers elle pour voir Albus rentrer. L'homme lui lança un sourire.
- Ça se passe bien ? Questionna-t-il.
- Aussi bien que possible.
- Il y a eu de la casse ? Demanda Dumbledore avec un sourire étrange.
- Rien qui n'ait pu être réparé. Assura Percival.
- Parfait ! Vous avez rencontré mes filles, n'est-ce pas ?
Lançant un sort, le vieillard fit jaillir tout le reste des bagages alors que ceux déjà déchargé s'ouvraient et que leurs contenus filaient dans toute la maison. Les tentures rouges et or se mettaient devant les fenêtres et certaines portes, les livres filaient dans la bibliothèque qui se construisait. Des bougies se jetaient dans airs pour y flotter, la vaisselle se précipitait vers la cuisine.
- Merci papa ! Cria la voix de la blonde.
Percival se dégagea la gorge en toussant dans son poing.
- Oui, Monsieur. Vous êtes un sorcier aguerri. Remarqua-t-il poliment.
- N'est-ce pas ?
- Comment s'appellent-elles ? Je n'ai pas eu l'occasion…
Albus tourna le visage vers lui et sourit une nouvelle fois.
- L'aînée est Porpentina, la brune qui s'habille à la mode Londonienne, n'osez pas lui dire l'inverse. La seconde est Queenie, la blonde. Prenez garde…
Son air était encore mutin, comme s'il cachait des choses.
- Et pour finir, notre Newton Artemis Fido.
- Newtonia ! Lança Queenie depuis le haut de la rambarde. Mais on dit « Newt » aussi. Ajouta-t-elle avec un sourire à l'adresse de Graves.
Et sur ces mots, elle disparut dans ses appartements pour terminer de les arranger. Percival acquiesça en regardant vers les étages. Tant et si bien qu'il ravala un sursaut lorsque l'homme lui posa sa main fripée sur l'épaule. Puisqu'il était grand, juste baisser les yeux vers lui provoquait un contact.
- Merci beaucoup pour votre aide. J'aurais hâte que nous nous voyons un peu plus longuement. Je vais bientôt devoir m'absenter mais je pense que ma maison vous est ouverte.
Il lui serra l'épaule avant de se détourner pour grimper les escaliers.
- Mes enfants savent se défendre.
Là encore, son sourire mystérieux fut lancé à l'homme qui eut un sourire nerveux avant de se détourner. Il savait qu'il ne pouvait pas plus longtemps rester ici alors qu'on n'avait plus besoin de lui. Et de toute façon, on attendait ses services ailleurs dans la ville…
S'il voulait qu'on continue de le voir de la même façon et qu'on ne trouve pas prétexte à se plaindre, il devait se dépêcher. À une heure pareille, il n'était pas dit qu'il arriverait encore à faire tomber des cerfs et des sangliers sous le joug de ses sorts ou des balles en fer qu'il portait.
µµµ
- Tu pars ?
Queenie avait des tissus dans les bras qu'elle lâcha lorsque Tina y jeta un sort pour les envoyer vers le tiroir de son secrétaire à couture. Sa sœur la remercia malgré tout d'un sourire tandis que les pelotes de laine et les fournitures l'accompagnaient.
- Queenie. Ce n'est pas correct ce que tu fais. Lui dit l'homme.
- Tu nous fais des cachoteries.
- Pas vraiment puisque tu l'as entendu. Répondit son père avec un clin d'œil.
Elle se tourna.
- Ici, Newt !
Elle agita sa baguette et un petit nid constitué de poils morts de lapin et de brindilles se mit à flotter vers la chambre de la benjamine.
- Merci.
Elle l'attrapa de ses mains et alla l'installer sur l'appui de fenêtre à côté de son lit, déjà fait. Elle enfuit sa main sous sa tunique pour en sortir un petit Botruc qui s'y accrocha. Elle posa un baiser chaleureux sur son petit corps en l'installant dans le nid. Mais la créature s'agrippa à son doigt.
- Tu connais pourtant ce nid. C'est le tien Pickett. Lui rappela-t-elle avec un air mi-amusé, mi-ennuyé.
- Venez. Invita Albus.
- Tu as gagné. Tu restes avec maman.
Mettant la bête sur son épaule, Newt se dépêcha de rejoindre ses sœurs sur le palier qui surplombait la maison. Les objets continuaient de voler ci et là, les obligeants même à se baisser quelques fois.
- Je vais partir à Gloucester pour voir si je peux avoir du travail.
- Père ! Protesta Tina. Nous venons à peine d'arriver. Nous ne connaissons rien ici ! Est-ce que vous allez transplaner ?
C'était une once de reproche dans sa voix mais aussi d'inquiétude. Depuis que tous les Sorciers avaient fui Londres à cause de la Chasse aux Sorcières, Gloucester était devenu un des lieux privilégiés pour qu'ils se fondent dans la masse. Mais ça voulait dire aussi qu'il était interdit d'utiliser toute magie reconnaissable dans les environs. Y compris le transplanage et les portoloins.
- Tu sais bien que non. Je devrais être de retour dans deux jours. Trois tout au plus. Essayez donc de vous faire des amis en mon absence.
- Comme ce Percival ? Demanda Tina.
Elle avait un sourcil haussé en plantant sur son père un regard brun et strict. Il fallait dire qu'avoir des enfants de vingt-sept, vingt-quatre et vingt-deux ans ne facilitait pas sa tâche. Mais il fallait dire que ses filles n'étant toujours pas mariées, il était tenu de les garder auprès de lui.
- Papa, les chevaux viennent de faire une longue route. Je pense que tu devrais les laisser se reposer cette nuit. Intervint Newt.
L'homme se tourna vers son plus jeune enfant qui ne le regardait pas, jouant avec le petit bout de branche qui attrapait ses doigts.
- Les chevaux. Rit Albus. Et pas moi ?
Il étendit les bras pour prendre Newt contre lui et le serrer. Si elle se laissa faire, elle ne fit rien pour répondre au geste alors que le Botruc grimpait un peu plus haut sur son épaule, venant se coller contre son cou, ses doigts s'agitant.
- Toi aussi, papa.
Le vieillard lui tapota la joue.
- Je reconnais mon enfant chéri.
Il se tourna vers les deux filles qui n'en attendirent pas plus pour s'inviter dans l'étreinte.
- Je serai parti très tôt demain et nous ne nous verrons probablement pas. Dit-il.
C'était entre autre parce qu'il lui faudrait sept à huit heures pour rejoindre Gloucester, et ce sans compter les arrêts. S'il ne partait pas tôt, il n'aurait pas le temps de commencer ses recherches de travail avant le matin. Et avec cette calèche, il passerait pour quelqu'un de normal. S'il trouvait un emploi, quel qu'il soit, il pourrait tricher sans problème avec le transplanage tant qu'il restait discret.
- Est-ce que vous voulez que je vous ramène quelque chose ? Poursuivit-il en caressant la joue de chacune.
- Tu es sûr ? Demanda Tina. Tu disais que tu avais peu de moyens.
- Cette maison est trop belle pour nous. Releva Queenie en portant son doigt à sa joue.
- Bien sûr, je veux vous faire plaisir, mes trésors.
- Je veux bien que tu me ramènes des fleurs en sucres. J'en avais vu à Londres. Tu te souviens, Queenie ?
- Oui. Tu me laisseras t'en dérober s'il y en a plusieurs ?
- Bien sûr.
- Moi, papa, j'aimerais bien du tissu brillant, s'il te plaît. Je pourrais peut-être faire des robes qui nous rapporterons de quoi vivre que tu aies un travail ou pas.
- Vous êtes si douces. Sourit Albus.
Il les serra dans ses bras puis pivota vers Newt.
- Qu'est-ce que tu désires ?
- Rien, papa.
- Il y a bien quelque chose qui te ferait plaisir ?
Elle baissa les yeux vers le Botruc dont elle caressa le corps semi-rigide.
- Une rose. J'aimerais beaucoup une rose, papa.
- Alors ce sera des fleurs en sucre, du tissu brillant et une rose. Maintenant, si tu nous préparais quelque chose à manger Queenie ? Nous pourrons terminer de nous installer ensuite. Oh, et en cas de problème, je me suis assuré que vous pourrez vous tourner vers le Maire. Il sera ravi de vous venir en aide. Et surtout…
En chœur, Tina et Queenie lâchèrent :
- Rester prudente.
La blonde se pencha vers son aînée alors qu'elle tenait la main de Newt, l'attirant dans une étreinte de sororité.
- Moi j'aimerais bien être moins prudente.
Elles rirent avant que la blonde ne s'enfuit vers la cuisine pour préparer le repas.
- Allez vous laver les mains, le souper sera prêt dans un instant. Annonça-t-elle. Qu'est-ce que vous voulez ?
Elle ouvrit l'armoire réfrigérée par magie qui conservait une partie des aliments puis les placards.
- Soupe courgette avec des tartines ou rôti de porc, sauf pour Newt, avec des pommes de terre et des petits pois ?
Elle se tourna vers eux.
- Papa ? Tina et Newt ont déjà choisi, on a besoin que tu nous départages.
Le vieillard se pencha vers la plus jeune, lui caressant les cheveux.
- Qu'est-ce que tu as choisi ? Chuchota-t-il.
- Papa ! S'écrièrent les deux plus âgées alors que Newt se permettait un petit sourire.
- J'aimerais que tu m'apprennes la Légimencie pour que je puisse lui échapper, moi aussi. Confia-t-il.
- Je prends soin de vous. Dit-elle. Alors, papa ?
Sa baguette était déjà dressée dans les airs. N'attendant plus que le coup d'envoi. Pendant ce temps, Tina avait aussi la sienne de sortie. Elle avait besoin de savoir ce qu'ils mangeraient pour dresser la table.
- Soupe !
- Victoire ! Lança la brune.
- Bravo. Sourit Newt.
Elle la prit dans ses bras en agitant sa baguette de concert avec sa grande sœur. La table se mit et la nourriture commença à être préparée pour un repas en famille qu'ils seraient content de prendre. Si Tina trouvait du travail, comme elle l'espérait dans cette ville de Sorciers et que Queenie trouvait l'amour qu'elle espérait tant, ou que ses créations plaisaient, ils finiraient par tous se séparer.
Doucement mais sûrement.
Il était peut-être temps…
