Disclaimer: L'histoire de One Piece appartient à Oda Eiichiro.
Je voudrai dire un grand merci à ma béta lectrice qui prend le temps de me corriger. La patience de m'expliquer et de me conseiller. Merci à toi Yuki-Neko-Yume.
Remerciement particulier à FeatherShining, Only Ju et Kisara Hamagasaki pour leur rewiews.
Je remercie aussi tout les lecteurs et lectrices qui ont ajoutés ma fanfic dans leurs alertes.
Liberté d'avenir
Chapitre 1 : Rencontre.
Ocean du Nouveau Monde, 2 mois plus tard :
Une petite embarcation dérivait tranquillement au fil des courants de l'océan du Nouveau Monde. Jusqu'ici, elle n'avait ni attiré l'attention de monstres marins, ni essuyé de tempête. Une bonne chose pour les deux personnes présentes à son bord.
Une jeune femme brune regardait l'horizon, surveillant les dangers potentiels qui pouvaient apparaitre à tout moment.
- Pourquoi m'as-tu accompagnée Yumiko ?
La brune soupira et se tourna vers son amie. Lîn était allongée sur le fond du bateau observant le ciel, avec sa chimère sous la forme d'un chat noir roulée en boule contre son flanc.
La princesse avait posé cette question sèchement. Elle en voulait à son amie d'avoir insisté pour l'accompagner, mêlant son père à cette décision quand elle avait refusé. Celui-ci avait été catégorique : partir pour une nouvelle mission, oui, mais hors de question que ce fût seule. Il avait failli perdre sa fille et il n'était pas question que cela arrive une nouvelle fois. La princesse avait eu beau objecter, il n'avait pas plié. Le roi était même prêt à imposer à la jeune femme la présence d'Akio, son frère jumeau, ce qu'elle ne voulait pas.
Elle posa la main sur son cœur. Un étrange lien la reliait à son frère depuis qu'ils étaient enfants chacun pouvait ressentir les émotions de l'autre. Les bonnes comme les mauvaises. Son frère était d'un naturel possessif et surprotecteur envers elle. Ressentir ses émotions empêchait la jeune femme de réfléchir, elle perdait rapidement ses moyens. Seule la distance l'atténuait, ne leur laissant que ressentir les émotions les plus fortes. Mais Lîn devait avouer que ce lien avait eu un certain avantage.
- Parce que tu as besoin d'une présence à tes côtés. Et je sais que Jake ne voudrait pas que je te laisse seule.
Yumiko sentit son cœur se serrer au souvenir de leur retour de mission. D'après Lorkarn, une explosion avait eu lieu, perturbant leur sortie du château. Il les avait vu sauter d'une fenêtre, mais n'avait pas pu les rattraper avant qu'ils ne touchassent la mer. La chimère les avait finalement retrouvés échoués sur le rivage, tous les deux inconscients et proches de la mort. Depuis qu'il les avait ramenés, Jake ne s'était pas réveillé et Lîn n'était sortie de son propre coma que deux semaines après leur retour sur l'ile du Dragon.
- Comment va ta blessure ? ne pu s'empêcher de demander Yumiko.
- Elle est pratiquement cicatrisée… et je n'ai pas besoin de Baby Sitter.
Elle avait répondu une nouvelle fois sèchement, ne se souciant pas du regard blessé de celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie.
- Si tu ne m'avais pas dit à ton réveil que tu aurais voulu ne pas survivre à cette blessure…
- Je ne sais pas pourquoi je t'ai dit ça, pas plus que je ne sais ce qu'il s'est réellement passé. Si j'ai été volontaire pour aller chercher ce trésor, c'est pour leur prouver que je ne suis pas une incapable.
- Je ne t'ai pas accompagnée à la demande du conseil, si c'est ce que tu crois, alors retrouve le sourire s'il te plaît. Profite plutôt du fait que nous avons sept jours rien qu'à nous deux et que nous sommes sur l'océan.
Lîn avait fini par se redresser, pour faire plus facilement face à Yumiko. L'océan… Il l'avait toujours fascinée. Il symbolisait pour elle cette liberté à laquelle elle n'aurait jamais droit. Même lorsqu'elle monterait sur le trône. La princesse pouvait passer des heures à le regarder du balcon de sa chambre. Elle y avait passé tellement peu de temps pendant son entrainement, que c'était le seul réconfort qu'elle y avait trouvé après les dures journées, les dures nuits et les punitions. Lîn avait pris cette habitude petite fille. Les entrainements n'étaient pas de tout repos. Les rater signifiait finir en cellule, seule dans le noir. Blessée ou non, si elle avait de la chance, avec ou sans eau ni nourriture.
C'est dans une de ces cellules qu'elle avait rencontrée Yumiko. Elles s'étaient soutenues l'une l'autre. Durant les combats, elle avait mis en place un système pour perdre chacune leur tour ou finir ex-æquo. Cela rendait les punitions moins régulières. Jake comprit rapidement leur petit manège. Au lieu de les dénoncer, il décida d'y participer. C'est cela qui les avait tous rapprochés, même si elle soupçonnait que ses deux amis éprouvaient plus que de l'amitié l'un pour l'autre.
Lîn chassa rapidement ses mauvais souvenirs. Yumiko avait raison. A quoi bon lui en vouloir, autant profiter de l'instant. On lui en avait tellement prit ! La jeune femme lui fit un micro sourire auquel la brune répondit brièvement. Celle-ci reprit son observation de l'horizon et finit par apercevoir un navire au loin.
- Merde, un bateau, et pas le genre petit modèle…
Lîn se leva et regarda le pavillon noir, qui flottait paresseusement au vent. Mais elle n'arrivait pas à bien le distinguer. Juste la caractéristique tête de mort, propre aux hors-la-loi des océans.
- Des pirates, c'est bien notre veine… Peut être qu'ils ne nous ont pas remarquées. Au cas où, prépare toi à te défendre…
Pont du Mobydick, vaisseau de l'Empereur Barbe Blanche :
- Bateau en vue ! hurla le pirate qui était à la vigie.
- Ah ! Enfin un peu d'action, remarqua Thatch. Combien ?
- Deux mon commandant !
- Deux navires ?
- Non, deux personnes. Deux femmes.
Cette dernière observation éveilla largement l'intérêt des pirates présents sur le pont. Ceux ci se dirigèrent directement sur le bastingage, dans l'espoir d'être les premiers à apercevoir les occupantes du bateau.
- Il n'y a pas de pavillon, remarqua Marco, que faisons-nous Oyaji (1)?
Barbe blanche se cala plus confortablement sur son siège.
- Allons à leur rencontre, et tachez de ne pas les effrayer avec vos sales têtes, mes fils, compris ?
Les exclamations outrées et heureuses d'avoir une distraction de ses fils lui arracha un énorme rire.
- Lîn, ils viennent à notre rencontre…
- Kuso… (2) Restons calme. Au cas où, Lorkarn nous aidera à nous sortir de là.
Elle baissa le regard vers le chat toujours allongé au sol. A ces mots, celui ci ouvrit les yeux. Il s'étira dans un long bâillement et amorça sa transformation. Une ombre noire, semblable à un brouillard, commença à le recouvrir. Au bout de quelques secondes, un bec noir émergea de l'obscurité, rapidement suivi par deux ailes déployées et enfin tout le corps d'un corbeau apparut.
Lîn caressa le dos de sa chimère avant que celle-ci ne se décidât à prendre son envol et à tourner haut dans le ciel, autour du bateau qui se rapprochait rapidement d'elles.
Thatch observa attentivement les deux jeunes femmes qui s'étaient mises debout et attendait la suite des événements.
Elles portaient les mêmes vêtements. Un pantalon noir et un bustier de la même couleur. Une longue cape, noire également, recouvrait leurs épaules. La plus grande devait avoir tout au plus vingt trois ou vingt cinq ans. Brune, les cheveux semi bouclés, mi longs. Le pirate ne pouvait pas voir ses yeux d'ici, mais la vue d'ensemble était déjà très agréable à regarder.
La plus jeune devait avoir dix huit ou dix neuf ans pas plus. Ses cheveux noirs étaient remontés en chignon. Sa frange volait doucement avec la brise. Là encore il ne pouvait pas distinguer correctement ses yeux. Elle avait une longue cicatrice sur la joue gauche et Thatch se demanda comment on avait pu abîmer un visage aussi fin. Il vit un éclat refléter sous sa gorge. Surement un bijou dont il ne pouvait pas distinguer la forme. Il sourit de satisfaction. Elles étaient loin d'être laides, et apporteraient peut être un peu d'animation sur leur bateau. Il ne suffisait qu'à rester poli et courtois, ce qui serait le plus dur vu l'état d'excitation de l'équipage.
- Alors mesdemoiselles, on est perdues ? finit-il par demander, une fois qu'elles fussent à portée de voix.
- Pas du tout, répondit la plus jeune.
Thatch comprit qu'elle dirigeait leur petit duo. Comme quoi il ne fallait pas se fier aux apparences.
- Allons, montez donc à bord qu'on discute un peu.
Des ricanements se firent entendre derrière lui, rapidement calmés par le regard noir qu'il lança à la ronde.
Yumiko se tourna vers Lîn. Elle ne savait pas quoi répondre. La princesse soupira, avant de murmurer un « on n'a pas vraiment le choix » Elles attachèrent leur bateau au navire à tête de baleine grâce à l'une des amarres, et agrippèrent ensuite l'échelle de corde qui venait de leur être lancée. Elles montèrent rapidement à bord, restant dos au bastingage. Elles n'auraient ainsi qu'à sauter si la situation dégénérait. Le pirate qui leur avait lancé l'invitation s'approcha lentement d'elle, avec un sourire qu'il voulait amical.
- Alors Mesdemoiselles, que faîtes-vous seules sur une mer dangereuse comme celle-ci ?
Thatch s'était rapproché. Il voulait voir de plus près le visage de Lîn. Il observa un instant les prunelles sombres de la jeune femme et vit que son collier n'était composé que d'un simple anneau en argent, accroché à un ruban noir. Le pirate leva la main, prêt à la toucher. La princesse ne l'entendit pas de cette oreille et décocha un coup de pied en avant. Thatch, surpris, recula. La jeune femme allait lancer un autre coup pour l'écarter un peu plus, quand elle sentit son bras être retenu par une main. Celle-ci la tira brusquement en arrière et elle se retrouva bloquée, dos contre quelqu'un. Lîn allait se dégager quand une voix lui ordonna de ne pas bouger.
- Allons. Doucement mignonne…
« Une vraie rencontre, c'est quelque chose qui ressemble au destin »
A suivre…
(1)Oyaji : père en Japonais
(2)Kuso : merde en Japonais
