Bon la suite, mes chères...
Mayuri : Je te remercie pour ta ou plutôt tes reviews… Le caractère de Sakura, je savais que ça ne plairait pas à tout le monde… C'était de l'audace pure et simple, ou plutôt du culot… A la limite de l'inconscience ! \o/ Mais c'est plus fort que moi, je me marre comme une malade en l'écrivant… Nan voyons, je te déteste pas, un feedback, ça peut pas faire de mal, t'as été franche et j'apprécie ! Même si je ne vois pas souvent Ino comme une grosse narcissique… Et le monde des affaires, Sasuke... Tu vas adorer le chapitre, enfin je crois...XD
Rosy : Merci beaucoup ! Je suis contente que ça te plaise… J'ai lu ta review sur 2P,4R et non, je ne vois pas ce qu'il y a de blessant ! C'est pas obligé de vous plaire à chaque chapitre… J'avoue que j'ai fait fort dans le genre ! XD… Sinon, j'espère pouvoir faire patienter un peu avec ce nouveau chapter...
Yuhi potter : Ma frangine ! désolé d'avoir mis autant de temps avant de publier un new chapitre et de répondre à ton com... Je te remercie beaucoup ma chérie ! Pourquoi t'as fait anonyme au faite ? C'est pas sympa ça!
KiKi: Une nouvelle lectrice? Merci beaucoup! Contente que t'apprécie le côté peste de Sakura... Là elle assure grave!
Pour les reviews signés, je réponds plus tard parce que là, la connexion est au plus bas, je peux même pas ouvrir FB correctement!
Bon, la suite de 2P, 4R sera pour lundi, enfin je crois et les autres… Auront certainement du retard comme d'habitude ! :( Stupid in love est le plus à la bourre puisque je dois amorcer la fin… Dans quatre, cinq chapitres ! XD
Chapitre 2 : Lui…
Une chose est sûre, je n'ai pas chômé ! Après avoir vérifié les capacités de mon PC comme Monsieur Uzumaki me l'avait bêtement recommandé, je suis rentrée illico presto chez moi pour une rapide toilette et puis hop, je m'embarque pour le relooking de mon bureau… J'allais maintenant passer toutes mes journées dans cette foutue pièce alors autant qu'elle soit agréable.
Même si rien ne pressait, j'avais l'habitude d'accélérer un peu le pas, histoire de ne pas perdre le rythme! Je suis une femme active, j'aime quand tout va vite… Mon carton surchargé devant moi, mon sac à main coincé sous le bras, je retournai au bureau avec un sourire… Trente mille dollars par mois, il y avait de quoi sourire tout de même !
Mais mon sourire s'estompa rapidement lorsque quelqu'un me heurta violemment, faisant voler en éclat tous mes affaires et me poussant à m'étaler par terre sur les fesses comme une débutante… Même si au fond, je suis une débutante au sein de cette multinationale, ce n'est pas une raison ! Je me relevai péniblement et je sentis une main me soutenir, quelques employés se sont penchés pour ramasser mes papiers dans un silence atterrant… Ce malotru n'a même pas eu la dignité d'aider une femme à se relever, à ramasser ses affaires et à s'excuser après l'avoir bousculé sauvagement. Et décidément, il n'avait aucune intention de se rattraper puisque je le voyais déjà partir au loin, son cellulaire collé à son oreille… L'effet outrage passé, je repris un peu d'adrénaline et me mis à lui hurler après de manière peu conventionnelle…
-Hey, pauvre connard !
Ma voix étant devenue plus rauque que je ne l'aurais voulu, toute l'assemblée eut comme un hoquet de surprise en chœur, mais c'était la dernière de mes préoccupations… L'homme s'était arrêté en milieu de chemin. Il se retourna et me dévisagea avec hargne… Quoi ? C'est moi la victime là non ? Je le vis raccrocher son iPhone et lever un sourcil dans une mimique à moitié contrarié, à moitié intrigué… J'ignorais pourquoi tous les employés avaient les yeux braqués sur moi en cet instant, et je m'en foutais royalement… Je sais juste que je n'allais pas faire passer ça !
Il s'avança lentement et s'arrêta net devant moi et croisa les bras devant sa poitrine en me toisant légèrement, mais j'avais plus l'impression qu'il passait tout mon corps aux rayons X avec ses yeux infiniment sombres… Il avait de la gueule, ça c'est sûr, avec ses traits fins, sa peau pâle et ses cheveux aussi noirs que l'ébène dressés en pics derrière sa nuque, il n'y avait pas à dire ! Mais le jour où je tomberais pour un goujat, aussi beau soit il, ce sera le dernier jour de ma vie ! Alors je me mis à le regarder droit dans les yeux comme pas permis, la colère montant graduellement dans mes veines et qui semblait étrangement réciproque… Mais bien sûr, pour empirer les choses, il esquissa ce qui me semble être le rictus le plus détestable de toute l'histoire de l'humanité.
Silencieusement, il vient de rajouter de l'huile sur le feu… Je déteste qu'on se foute de ma gueule, même si bon… C'est un peu ma spécialité !
Bien décidée à lui faire avaler son sourire minable, dans le sens figuré bien sûr, je me redressai fièrement, guettant le moment où il parlera… Mais il ne semble pas avoir compris que je voulais des excuses puisqu'il se retourna, reprit son cellulaire, composa un numéro et se mit à discuter activement avec son interlocuteur.
Connard.
Ma mâchoire se décrocha… On vit sur quelle planète ? Alors que je recherchais une quelconque réponse autour de moi, je réalise, dépitée, que tout le monde s'est remis à son poste après qu'il ait disparu dans les couloirs... Comme si c'était normal que ce mec ne s'excuse pas pour sa grossièreté ! Je récupère mon carton avec un geste lent tout en essayant de comprendre… C'était comme si tous les employés le craignaient, le respectaient alors qu'il était deux fois plus jeune qu'eux ! Ce n'était pas évident, moi, j'aurais juré qu'il avait le même âge que moi donc ce n'était qu'un sortant, un débutant, rien de plus, peu importe son poste ! Quand Uchiwa Itachi apprendra que l'un de ses sbires se comporte de manière exécrable, c'est sûr qu'il va être content…
Vivement que je le rencontre !
Hey, je ne suis pas une grande gueule, c'est juste que j'ai pas envie qu'on me chie dessus à longueur de journée…
Je remonte donc dans mon cher bure au, croisant Monsieur Uzumaki dans l'ascenseur…
-Oh, donnez, je vais vous aider ! Fit il faiblement en me prenant mes affaires…
-Merci ! Répondis je en replaçant une mèche derrière mon oreille avant de lever les yeux pour regarder le défilé des étages, mes mots restant au travers de ma gorge…
-Vous avez l'air contrariée…
-Oh eh bien, comment dire… Quelqu'un m'a complètement humiliée ! Soupirai je avec un petit rire forcé…
-Hm… On vous a déjà bizutée ? Moi qui croyais avoir été assez clairs avec tout le monde… A la base, nous ne tolérons pas cela mais ça n'empêche pas certaine personnes de jouer les malins !
-Je suppose que je n'ai pas le droit de porter plainte et espérer qu'il soit viré ? Demandai je, sérieuse malgré mon ton de plaisanterie…
-Viré ? Non, mais si vous me dites qui est la personne, il pourra écoper d'une petite mise à pied… De par son salaire ! Sourit il aimablement…
Bon, d'accord, j'avoue qu'au début je n'ai pas trop accroché à cet Uzumaki, et il est encore loin d'être mon genre de mec… Mais n'empêche que lui, c'est un vrai gentleman ! Je secouai légèrement la tête… Ces derniers évènements m'ont traumatisé ! Alors c'est sûr que le premier gars qui portera mes affaires pour moi sera un gentleman !
Une mise à pied donc…
Hum… C'est mieux que rien…
-Il me semblait bien jeune… Grand, environ un mètre quatre vingt je crois, brun, la peau pâle…
-Comme la plupart des gars de la sécurité… Vous ne connaissez pas son nom ?
Il était marrant, lui ! Je viens de lui dire que je me suis fait humilier par quelqu'un… Le quelqu'un en question n'allait tout de même pas me donner sa carte de visite !
-Non, mais peut être que les gens qui étaient là le reconnaitront… Il y avait juste une chose qui m'a… Etonné…
-Quoi donc ?
-Ils semblaient tous avoir peur de lui ! Comme s'il pouvait tous les tuer avec ses yeux noirs…
Monsieur Uzumaki eut un spasme d'horreur puis déglutit légèrement… Quoi ? Lui aussi, il a peur du connard de tout à l'heure ?
-Ils sont… Noirs comment ?... Ses yeux… Demanda t il avec une petite voix
-Oh… Comme… Du charbon, je dirais !
Ding !
Monsieur Uzumaki faillit sortir une autre phrase mais nous étions arrivés au dernier étage et son cellulaire sembla crier à l'aide, quelque chose dans le genre…
- Oh, excusez-moi… Je dois absolument répondre !
-Oui, bien sûr… Je vais prendre mes affaires ! Je vous remercie beaucoup…
Je m'éloignai de l'ascenseur d'un pas vif, n'attendant pas que Monsieur Uzumaki me suive de près… Il me semble que la personne à l'autre bout du fil lui ait ordonné de redescendre puisque je n'ai pas entendu sa porte claquer.
Je me mis donc au boulot et mon enthousiasme revint plus vite que je ne le pensais alors que je plaçais deux trois petites décorations, donnant un peu de couleur à ce bureau amorphe… Vases, portes stylos, mini bibelots, sans oublier le cadre photo… Moi et Chibi, en l'occurrence ! Ce métier va me plaire, à coup sûr…
Puis, alors que je commençais à prendre mes aises en me tassant sur ma chaise plus que confortable, le combiné sonna… Ligne 1 ? Tout en haut… C'est forcément Itachi Uchiwa… Il était temps ! Réprimant au plus profond de moi-même mon excitation, je pris le téléphone…
-Oui ?
-Dans mon bureau… Tout de suite ! Fit sèchement une voix grave à l'autre bout du fil avant de me raccrocher au nez, ne me laissant pas le loisir de lui répondre.
Je fronçai les sourcils en reposant l'appareil… C'était quoi, ça ? Bon, j'imagine qu'il doit avoir des tonnes de choses à faire mais est ce vraiment une excuse pour parler aux gens sur ce ton là ? Itachi Uchiwa est il vraiment ce genre de personne ?
Mais je n'avais pas à me demander ça vu que je m'en allais de ce pas dans son bureau et donc je pourrais juger moi-même si oui ou non, il est mesquin…
La porte de son bureau était ouverte… Et donc, comme il m'a si gentiment demandé de venir à lui par téléphone, je me permis d'entrer immédiatement…
Son office à lui semblait être tout ce qu'il y avait de plus sobre… Bois vernis, moquette noire, chaise en cuir et toute une façade en verre donnant une vue surprenante sur la ville. Il était d'ailleurs tourné vers sa baie vitrée, assis sur sa chaise ou devrais je dire son trône, me cachant ainsi sa personne… Je ne pouvais rien voir de lui, même pas la pointe de ses cheveux…
-Vous m'aviez demandé Monsieur Uchiwa ? Parlai je enfin, brisant le silence…
-Hn…
Il y avait quelque chose à se donner la chair de poule dans ce bureau, comme si l'atmosphère y était lourde, froide et sa réponse monosyllabique n'arrangeait en rien la situation.
-Euh, eh bien… Me voici ! Repris je comme une parfaite idiote…
-Hn… J'ai entendu dire que vous avez traité quelqu'un de connard, tout à l'heure ! Fit il, ne se retournant aucunement vers moi pour me parler face à face…
Cet échange me dépassait… Jamais personne ne m'avait ignoré de la sorte ! Et pourtant c'était mon patron, que je rencontrais pour la première fois en passant… En plus il était en train d'aborder un sujet délicat, j'avoue que ce n'était pas très brillant de me laisser emporter dès le premier jour !
-Je…
-J'aimerai que vous m'expliquiez ! Coupa t il avec un ton sec auquel je devrais sans doute m'habituer à ce rythme…
-Il… Il m'a rentré dedans et il ne s'est même pas excusé !
C'était sorti tout seul, sans que je ne m'en rende compte, j'avais là l'air d'une petite écolière qui se plaignait à son professeur… Professeur qui me tournait obstinément le dos, mais je ne lui ferais pas la remarque sous peine de me faire virer avant même mon premier jour !
Le silence régna de nouveau en maitre, je ne savais pas comment ni pourquoi mais je sentais… Qu'il était en colère ! Je sais, c'est complètement fou… Mais c'était comme s'il pouvait faire passer ses ondes négatifs par la voie des airs… Un truc qui serait vraiment pratique pour notre collaboration !
-Qui vous a engagé ?
Là, c'est sûr, je me sens un peu penaude… J'ai été embauché pour être son assistante donc normalement, la réponse c'est que c'est lui-même qui m'a engagé… Mais apparemment, non, il ne semblait pas content… Pas content du tout !
-Répondez, Mademoiselle Haruno !
Son ton me donnait des frissons, pas forcément agréable… Même sans avoir vu son visage, il me semblait froid, distant… Au moins maintenant, je sais d'où vient cette atmosphère effroyable !
-J'ai postulé pour le poste de chef comptable et Monsieur Uzumaki m'a dit que vous aviez besoin d'une assistante… Et comme ils ont déjà trouvé le comptable idéal, je…
-Je me demande pourquoi il se donne la peine de me trouver une assistante… Il sait bien qu'elles démissionnent toutes au bout de deux semaines, pas plus !
Alors c'est de ça que Monsieur Uzumaki parlait ! Le patron est comment dire… Assez dur mais ne faites pas trop attention à ce qu'il dit ! Très bien, s'il veut se la jouer comme ça…
-Monsieur Uchiwa… Qui vous a dit que je suis comme vos anciennes assistantes ?
-En effet… Je l'avais compris dès que vous m'avez traité de « pauvre connard » !
Dans un ralenti horrifiant, je réalisais peu à peu ce qu'il venait de dire… Et comme tout bon acteur dramatique, il se retourna au bon moment avec un acte presque théâtral. Une carnation d'une pâleur peu commune, les cheveux et les yeux d'un noir saisissant… Le connard qui avait de la gueule.
-V-Vous ? Balbutiai je, totalement incrédule.
Comme réponse, il esquissa un autre rictus… Est-ce que j'ai déjà dit que je détestais qu'on se foute de ma gueule ?
-Vous êtes Itachi Uchiwa ? Continuai je en écarquillant de plus en plus les yeux, ce qui le fit éclater de rire, un rire peu sonore mais mesquin…
-Non, et Dieu merci ! Répondit il avec un air dédaigneux…
-Je… Croyais que c'était lui le PDG d'Akatsuki alors qui êtes vous ?
-Votre connaissance générale reste encore à désirer, mademoiselle Haruno ! Asseyez vous ! Ordonna t il d'un ton impérieux…
Prise de court, je ne pu que m'exécuter en le fixant du regard… Je me sentais rabaissée comme jamais pendant que lui, il était affairé à farfouiller je en sais quoi dans un de ses tiroirs. Il n'a toujours pas répondu à ma question qui semblait pourtant essentielle…
-Vous ne m'avez toujours pas répondu Monsieur… Alors que je vous ai appelé Monsieur Uchiwa depuis quelques minutes, cela ne vous dérangeait il pas ? Risquai je avec appréhension
-Non, c'est aussi mon nom, vous savez ! Répondit il posément alors qu'il venait de sortir un calepin à couverture noire…
Pour la deuxième fois de la journée, ma mâchoire se décrocha… Il s'appelait Uchiwa ? Donc il est de la famille ? Bien sûr, j'aurais du m'en douter, PDG pour son âge, ça aurait du me mettre la puce à l'oreille mais quand même…
-Vous n'allez pas me dire que votre prénom est aussi Itachi… Fis je remarquer avec pertinence, tentant une jolie approche amicale.
-Vous n'avez pas besoin de mon prénom… Entre nous, ce sera toujours Monsieur Uchiwa… Maintenant, si vous en avez fini avec vos questions de débutante, j'aimerais bien parler de vos fonctions.
Cassée. Je me sens complètement cassée !
Je l'avais dit depuis le début, il faut que je m'habitue à son ton aussi sec que les sables du Sahara…
Et n'attendant pas que j'opine au moins la tête en guise de réponse, il reprit :
-Les gens ont souvent besoin qu'on leur fasse un dessin afin de comprendre le poste d'assistante du PDG…
-Je ne suis pas dans le genre stupide, vous savez !
-… Et une assistante digne de ce nom ne coupe jamais son patron au beau milieu de sa phrase ! Acheva t il avec un regard sévère…
Il n'était même pas foutu de s'excuser après avoir heurté une femme mais il se permet de me faire une leçon de politesse. Quel patron exemplaire ! Et pour ne pas changer, il ne me laisse pas le temps de lui répondre !
-Bien, ceci étant clair… Je vais faire simple et court… Vous m'appartenez !
QUOI ?
Alors qu'il demeurait calme, j'essayais tant bien que mal de déglutir… C'est quoi cette explication de merde ?
Réalisant que j'étais visiblement réticente, il continua :
-Vous devez être à ma disposition vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, je n'en ai rien à faire que vous soyez en train d'agoniser ou que vous soyez sur le point de vous marier avec votre prince charmant à Venise… Pendant les jours de travail, vous arrivez la première sur les lieux, vous repartirez quand je vous l'aurais demandé. Je dicte les ordres, vous vous exécutez à la seconde.
-En gros, vous voulez que je sois votre esclave ? Vous avez cru qu'une femme se plierait sans doute mieux à votre volonté ? Répliquai je, hors de moi
Il me regarda, interloqué, comme si ce que je viens de dire n'avait aucun sens… Quoi ? Pourquoi ça l'étonne ? C'est exactement ce qu'il me demande d'être !
Il ria légèrement… Un rire sans joie.
-Que ce soit clair, Mademoiselle Haruno, vous n'êtes plus au collège… Alors oubliez tout de suite les insinuations ratées et vos idées de femme émancipée! Akatsuki possède actuellement trois succursales, en Chine, aux Etats Unis et en Europe… N'allez pas croire que c'est un jeu d'enfant de les gérer ! Votre fonction sera principalement de me seconder mais si vous ne vous sentez pas à la hauteur, vous savez où se trouve la sortie…
Ce type… Il me provoque ! Mais est ce que j'allais me démonter pour autant ? Non. Mon bureau est prêt, je me suis déjà faite à l'idée de travailler constamment sous les ordres de quelqu'un, bien que ça ne m'enchante pas et par-dessus tout, je vais lui prouver qu'ils ont fait une grossière erreur en me refusant le poste de chef comptable !
Oh oui !
-Sachez Monsieur Uchiwa que je suis à la hauteur de toutes les attentes de ce bas monde et ce n'est pas votre discours sinistre qui va me faire reculer… Lui dis je alors avec le même ton que lui.
De la surprise passa dans ses yeux, mais très vaguement… Il sourit légèrement… Non, il se moque de moi car j'ai repris mes ardeurs !
-Très bien, Mademoiselle Haruno… Voila donc ce qui vous permettra de survivre en plus de votre ferveur ! répondit il en poussant vers moi un calepin noir, un cellulaire semblable au sien et un stylo…
Le calepin, d'accord, il pourrait contenir des informations mais les deux autres trucs me paraissent tout simplement inutiles ! Devant mon regard interrogateur, il soupira d'agacement…
-Le calepin contient des informations sur les clients qui vont vous harceler de coup de fil tout le temps que vous travaillerez pour moi !
-Oui, je l'avais compris, je ne suis pas stupide… Mais j'ai un cellulaire et le stylo… Pourquoi est ce que… ?
-Parce que vous croyez que je vais attendre patiemment que vous ayez terminé d'appelé votre petit copain pour pouvoir vous joindre ? Parce que vous croyez que le ministre des affaires étrangères va répéter deux fois la même phrase parce que votre stylo ne marche pas en cours de note ? Grand Dieu ! Soupira t il en sortant un autre carnet, plus petit que le précédent… Tenez, vous trouverez dedans de quoi éviter mon agacement !
-Je… Quoi ? M'écriai je un peu perdue.
Là, il se met à rouler des yeux… Oui, il était agacé ! Profondément. Et je comprends soudainement pourquoi les autres employés le craignaient autant : il était intraitable et odieux, exactement du même tissu que moi… Alors moi, je ne le crains pas !
- Rentrez chez vous et étudiez ces listes, j'ai programmé votre agenda au mien, le mois prochain –si vous êtes encore là-, ce sera à vous d'arranger mon timing. N'allez pas croire que vous allez tout simplement répondre au téléphone, s'il n'y avait que ça, on aurait embauché une vraie secrétaire…
-Ah oui ?
-Ah oui… Je ne vous l'avais pas directement dit mais vous gérerez aussi mes comptes personnels ainsi que les petits problèmes quotidiens…
-Petits problèmes… Quotidiens ?
-Oui, les petits problèmes quotidiens ! Souligna t il avec énervement… Je ne peux pas me permettre le luxe de descendre au restaurant d'en bas pour manger un bout ou aller chez le blanchisseur ou encore commander de la peinture à l'huile !
-Hey, il y a les livreurs pour ça et aussi les domestiques pour ça! Protestai je avec convictions…
-Prouvez moi que vous méritez les trente milles dollars, on en reparlera après ! Répliqua t il comme si c'était évident…
Mais bien sûr que c'était évident, j'aurais du m'en douter… Trente mille dollars, ce n'était pas donné !
-Oui mais alors, comment je fais pour savoir ce qu'il faut…
-Le carnet vous renseignera ! M'interromps t il en se tassant sur sa chaise…
-Oh, d'accord… Je… Nous nous revoyons demain à la première heure dans ce cas…
-Parfait… Déclara t il en se retournant vers sa baie vitrée.
D'accord, j'avais compris qu'il n'avait plus rien à me dire, ce n'était pas la utile de me snober en plus ! Ses manières ne me plaisent pas mais je suis bien décidée à relever le défi… Aucune assistante n'a survécu plus de deux semaines hein ? Pas étonnant ! Elles n'étaient pas à la hauteur, mais moi si, et encore plus !
Je m'en allai pour sortir de son bureau avec de belles résolutions, ses foutus carnets, cellulaire et stylo dans les bras, lorsqu'il m'interpella de nouveau…
-Au faite… Votre couleur de cheveux…
-C'est naturel ! Répondis je du tac au tac… Autre chose ?
-Une dernière, que je n'ai pas écrite dans mon carnet…
-Oui ?
-Vos escarpins qui font « clac ! clac ! »… Ils m'énervent !
Je baisse instinctivement mes yeux vers mes chaussures… Et en effet, je porte des escarpins qui font de jolies « clac ! clac ! » à chaque passage parce que ce sont des talons aiguilles… Mais c'est impossible qu'il ait entendu quelque chose puisque son sol était en moquette. Il se moque de moi ?
Sachant pertinemment qu'il ne servait plus à rien de rester plantée là ou d'exiger une autre explication, je me dirigeai vers mon bureau, récupérant mon sac afin de sortir d'ici…
Son aura négatif était infecte ! J'espère que ne sera pas comme ça tous les jours… Quoi que… Je préfère cela, comme ça, je recevrai ses ondes lorsqu'il sera énervé, ça m'évitera de tomber dans son bureau au mauvais moment !
C'est ainsi donc que je me retrouve ici, quelques heures plus tard, dans ma baignoire à siroter un bon martini, feuilletant vaguement la liste des clients qu'il m'a demandé d'étudier… Il y en avait une vingtaine environ… Mais ce n'est pas ce qu'il m'intéressait vraiment pour le moment ! Il y avait d'autres questions qui me brulaient les lèvres… Comment se fait il qu'Itachi Uchiwa ne soient plus en tête de l'Akatsuki Corp. ? Quel lien y avait il entre lui et l'Uchiwa que je venais de rencontrer ? La réponse logique serait qu'ils sont frères mais pourquoi parle t il de son frère avec un tel dédain ?
« Vous êtes Itachi Uchiwa ?
Non, et Dieu merci ! »
Le petit carnet qu'il m'avait offert semblait me faire des clins d'œil… Peut être que les réponses à mes questions sont à l'intérieur après tout...
Je remis le calepin noir sur le rebord de ma baignoire et prit l'autre carnet entre mes mains… Il faut me comprendre, la salle de bain, c'est la pièce idéale pour se concentrer sur quelque chose ! Donc quand je dois lire quelque chose d'important chez moi, ça se passe souvent comme ça.
C'est relaxant et instructif !
Dès la première page, on voit bien que le carnet a été écrit à la main… C'est sans aucun doute son écriture !
« De Sasuke Uchiwa, à l'attention des assistantes énervantes… »
Pour un peu je poufferais de rire, on aurait dit une lettre qui m'était personnellement adressée… Ainsi donc il s'appelle Sasuke… Et apparemment, il n'était pas fan des assistantes… Pourquoi devrait il l'être après tout ?
« Les choses que je déteste… »
Eh bien ça commence bien ! Il ne pouvait pas citer ce qu'il aime en premier lieu?
« Les femmes hystériques, stupides et qui font semblant de ne pas comprendre ou qui ne comprennent vraiment pas… »
Voila qui a le mérite d'être clair… Ca l'a agacé que je lui demande à quoi servirait le stylo…
« Le retard… »
Chose normale pour un homme d'affaire…
« Le laxisme… »
Ca aussi, je l'avais compris qu'il était intraitable…
« Les sucreries…»
D'accord, là, je me permets vraiment un petit rire… Je me demande ce qu'il a bien pu boire en écrivant ce carnet qui ne m'apprenait pas grand-chose à part le fait qu'il était très pointilleux dans son travail… D'accord, ça pourrait me servir lorsque je devrais commander un truc pour lui au « restaurant d'en bas » mais à part ça… Je n'en vois pas l'intérêt…
« Vous trouverez de quoi éviter mon agacement ».
Oui, c'est sûr qu'avec ça, je pourrais éviter de me faire incendier…
Je refermai brièvement le carnet…
Il ne m'a pas laissé en placer une durant notre courte entrevue, il m'a fait oublié qu'il avait été un goujat sans nom avec moi, il seyait très bien son rôle de PDG malgré son jeune âge…
Et il me semble qu'il ne connaisse pas le mot « excuse ».
Mais comme il l'a si bien dit, nous ne sommes plus au collège…
« Prouvez moi que vous méritez ces trente milles dollars et on en reparlera… »
Un défi. Il me mettait au défi de survivre dans son entreprise avec les mérites et sans broncher…
Un fin sourire étira mes lèvres.
S'il croit que je vais rien glaner comme ses précédentes assistantes… C'est très mal me connaitre.
Finalement, il restait super séduisant dans son genre…
Au faite, il n'est pas si désagréable que ça, il est juste strict et visiblement direct…
J'aime.
« Vous m'appartenez »
Après mûre réflexion, venant de sa bouche, cette phrase me plait bien…
Je sais pas pourquoi mais j'ai des doutes... Mais surtout n'allez pas croire qu'elle a changé la grosse narcissique... XD
Votre avis ?
Yuri…
