Finalement, je me devais de cloturer convenablement cet univers qu'est celui de Rikkai. Alors voilà la dernière partie de cette histoire.

Promis, je laisse Rikkai tranquille pendant un moment...(Il y a du Seigaku et du Hyotei dans l'air maintenant.)


Le sourire du Samouraï

Il pénétra dans le cimetière, se dirigeant vers la tombe de son ami.

Arrivé devant la sépulture, il y trouva Yagyuu en train de se recueillir.

-Bonjour.

Renji lui répondit d'un signe de tête. Il se recueillit à son tour quelques minutes.

-C'est rare de te voir ici un week-end, en général tu viens le jeudi, finit par dire Yagyuu.

-Il fallait que je vienne aujourd'hui.

Ils sortirent du cimetière en silence.

-Comment va Genichiro ? Il avait un match aujourd'hui, non ?

-Il va bien, à sa façon.

Renji se stoppa dans sa marche.

-Il a gagné son match.

-Il a réussi alors. Il est devenu le numéro un du pays.

-Oui, il a tenu sa promesse.

Le sourire qui était apparut sur le visage de Yagyuu disparut à l'instant où ce dernier croisa le regard de son ami.

-Qu'est-ce qui ne va pas ?

Yagyuu s'inquiétait. L'attitude de Renji n'était pas normale. Il semblait comme effrayé par quelque chose.

-Renji ?

-Tu es au courant, n'est-ce pas ? De la promesse qu'il a faite à Yukimura ?

-Oui…Et il l'a tenu, non ? Où est le problème ?

-C'est justement ça…Que crois-tu qu'il va faire maintenant ? Cette promesse était le seul lien avec Yukimura qui …qui

Mais il n'arrivait pas à terminer sa phrase. Yagyuu lui posa une main sur l'épaule et lui sourit tendrement.

-Qui le raccroche encore à la vie, c'est ça ?

-Je le connais, je sais ce qu'il va faire…

-Non…non…il ne peut pas…Enfin, c'est impossible …

-Justement parce que c'est lui, c'est possible.

-Non, répéta Yagyuu. Non…

Il se remit en marche sortant un téléphone de sa poche.

Yanagi le rattrapa rapidement et le força à s'arrêter.

-On n'a pas le droit d'intervenir.

-Mais enfin ! Tu te rends compte de ce qu'il va faire ! Nous sommes ses amis, on doit l'arrêter !

-Justement ! Cria Renji. C'est justement parce qu'on est ami qu'on n'en a pas le droit.

-Mais…

Renji serra les poings, il les serra si fort que ses oncles pénétrèrent sa peau.

Yagyuu resta immobile quelques secondes puis pianota sur son téléphone.

-On doit l'arrêter !

-Hiroshi, s'il te plait !

Mais les supplications de Renji ne suffisaient pas pour l'arrêter. Il demanda à Niou d'appeler Marui, Jackal et Kirihara et lui demanda de se rendre d'urgence chez Sanada.

-Fais ce que tu veux, Renji, mais il est hors de question que je le laisse faire ça !

OoO

Les jeunes hommes arrivèrent en courant devant l'appartement de Sanada. Akaya était là, assis par terre, adossé contre la porte, la tête enfouie dans ses genoux.

-Akaya ?

-Il ne répond pas. La porte est fermée à clé.

Il semblait anéanti. Yagyuu l'aida à se relever et jeta un regard noir à Yanagi. Ce dernier détourna la tête.

-Qu'est-ce qu'il se passe ?? Demanda Niou en arrivant accompagné de Marui et Jackal.

Renji sortit un trousseau de clé de sa poche et s'avança vers la porte. Il l'ouvrit et entra.

-N'entrez pas, ordonna-t-il.

Mais Akaya se précipita à l'intérieur.

Sanada était assis sur son lit, tel un samouraï endormi, la tête appuyée contre la garde de son katana.

Akaya se laissa tomber aux pieds du lit. Il essaya de parler mais aucun son ne voulait sortir de sa bouche, ses yeux parlant à sa place à l'aide de larmes coulant d'un flot ininterrompu.

-C'est pas vrai ! Murmura Marui.

-Non…Non…NON !! Cria Yagyuu.

Niou détourna la tête et Jackal se masqua le visage d'une main.

Yanagi s'agenouilla devant son ami et lui prit la main. Il remarqua les boites vides de médicaments se trouvant prés de Sanada. Il ferma les yeux et appuya son front contre la main du jeune homme.

-Il faut appeler les secours, il faut faire quelque chose !

-Hiroshi…c'est trop tard.

-Non ! On ne peut pas…c'est pas vrai ! Masaharu ! Fait quelque chose !

-Calme-toi, c'est trop…

-La ferme ! Tais-toi ! Il ne peut pas…C'est impossible !!

-Il est mort, prononça froidement Akaya en se levant.

Yagyuu le foudroya du regard.

-Il…

-Ca suffit !

Marui s'était interposé entre les deux jeunes hommes, les yeux plus rouges que ses cheveux. Kirihara se dirigea vers la fenêtre et s'y adossa.

-C'était si dur que ça de vivre sans lui ? Questionna Niou.

-Je le comprends. A sa place, j'aurais fait pareil, avoua Jackal.

-Taisez-vous ! Vous vous entendez !? Hurla presque Kirihara.

Renji écoutait d'une oreille distraite, ses yeux ne quittant pas le corps inerte de son ami.

-Il sourit.

Sa remarque imposa le silence.

Tous se tournèrent d'un bloc pour constater l'évidence : Sanada souriait, d'un sourire sincère.

-C'était son choix, on doit le respecter.

Yagyuu fit un pas en arrière, il ne pouvait en supporter d'avantage.

-Je sors.

Mais il se ravisa. Quelque chose attira son attention. Une lettre, posée sur la table. Elle était adressée à Renji.

« Renji,

Je sais que mon geste est impardonnable et que je suis un monstre de t'imposer ça.

Mais je sais aussi que depuis le début tu savais que ce jour arriverait.

Tu ne me pardonneras peut-être jamais mon geste et je le comprends parfaitement, mais je devais le faire.

Ces 5 dernières années ont été insupportables. Pas un jour, pas un instant je ne cessais de penser à lui. Il était tout pour moi. Sans lui, je n'étais plus rien.

Pendant ces 5 ans, tu étais là, tu m'as laissé vivre comme je le voulais. Je t'en remercie. Sans toi, je n'aurais pas tenu aussi longtemps.

Merci.

Je ne te demande pas pardon, je sais que je n'en ai pas le droit mais je sais que tu comprends mon geste.

J'aurais voulu te dire adieu autrement que par cette lettre mais je n'en ai pas eu le courage.

Encore une fois, pour tout ce que tu as fait pour moi, pour lui, je te remercie. »

Il se stoppa dans sa lecture, ses larmes l'empêchant de continuer. Il tendit la lettre à Niou, lui disant que la suite les concernait.

« Tu diras à nos amis que je les remercie pour tout, eux aussi.

Et que je m'excuse.

Ces dernières années, j'ai été indigne d'être leur ami. Je les ai quasiment abandonnés. Je n'ai pensé qu'à moi et ma douleur. Je m'en excuse mais je sais que je ne mérite pas leur pardon.

Je suis un monstre Renji, égoïste jusqu'au bout.

S'il te plait, dis à Akaya que Sei et moi continuerons à veiller sur lui.

Renji, me permets-tu d'être égoïste encore un peu ? Je voudrais que tu reprennes ta vie comme tu mérites de la vivre. Je t'ai volé ta liberté pendant 5 ans et je te la rends.

Adieu mon ami, mon frère.

Et encore, merci pour tout. »

-Baka, murmura Renji en serrant encore d'avantage la main froide de son ami. Comment pourrais-je-t'en vouloir ? J'espère…j'espère que là où tu es, tu es heureux et surtout, je te souhaite de l'avoir enfin retrouvé.


Bon ben voilà, allez hop, on passe à autre chose !