Une explosion retentit. Des dizaines de Mékons tombaient sur la ville. Les habitants criaient, courraient, tentaient de se cacher... les tourelles de la ville tiraient comme elles pouvaient et les soldats lutaient avec leurs fusils, leurs sabres et autres assez péniblement... Un Mékon de base était fait ainsi : Environ 2 Mètres et demie, une tête sphérique large d'un mètre de diamètre, avec en bas une excroissance qui servait de tronc, des jambes mécaniques assez fines pour une machine de combat, une sorte d'oeil-antenne sur le haut de la tête et un bras droit fuselé qui s'ouvrait en pince à quatre branches dont les bords étaient coupants. Leur blindage était formidablement résistant à moins te frapper directement le haut de la tête ou de pouvoir viser les jointures. Les portes des quatre quartiers étaient ouvertes bien sûr. Certains tentaient de fuir mais furent vite rattrapés. Le groupe arriva aux portes de la ville, au bout du pont. Laze dit à Hime de rester en arrière et de partir monter sur la muraille histoire de voir la situation générale. Elle partit en courant. Jina et Laze dégainèrent face au Mékon qui approcha, et s'apprêta à attaquer.
Fin des Origines
Chapitre 2 :
Protection
- Alors mon petit Laze... Comment on se le fait ?
- On l'attaque et on voit ce que ça donne...
- C'est à ma portée.
Jina fonça à ses pieds et le frappa à la tête en sautant, façon uppercut, l'arme rebondit et ne fit même pas une rayure... Elle esquiva le coup du Mékon et retourna vers Laze, murmurant :
« Humpf. A toi. »
Laze arriva moins vite et dû parer le bras de la machine, qui lui pesa comme un rocher. Il le repoussa en utilisant toutes ses forces et frappa lourdement la jambe du Mékon, qui vacilla. Jina réagit et le fit tomber à terre avec un coup de pied sauté. Ils l'achevèrent d'une épée et d'un coup de talon dans l'œil. Laze fit un sourire en coin et dit :
« Pas si indestructible ces robots. »
Du côté de Hime, elle montait les escaliers qui menaient à la muraille du quartier industriel. Elle tomba face à face avec un Mékon au milieu de celui ci, identique à celui que Laze et Jina combattaient.
Elle se mit à paniquer, elle répéta : « Qu'est-ce que je fais ?! Qu'est-ce que je fais ?! » jusqu'à ce que le Mékon tente de la frapper. Elle poussa un petit cri et se glissa entre ses pieds et passa derrière lui et, dans la panique, lu une formule au hasard dans son livre. Le Mékon fut propulsé de l'escalier par une rafale de vent éthéré. Il s'écrasa en contrebas et fut achevé par Jina et Laze qui se jetèrent sur lui et se déchaînèrent dessus. Même s'ils avaient trouvé leur point faible, il n'en fallait pas moins beaucoup d'énergie pour en tuer un seul... Hime parvint finalement en haut de la muraille.
L'enfer.
Voilà comment elle pouvait le définir. Des habitants couraient partout, se faisaient éliminer par des Mékons éparpillés à tous les coins de la ville. Une des tourelles avait explosé, et seule la caserne résistait à l'aide des soldats, des machines de guerre et des habitants qui étaient allés chercher de quoi se battre. Laze la rejoint finalement et souffla :
- Oh... Bon... Sang...
- On fait quoi ? J'ai peur...
- Ok. Hime. Dit Laze en s'agenouillant devant elle.Tu vas courir dans la ville. Ignore tout autour de toi. Utilise tes pouvoirs pour te frayer un chemin et va à la caserne. Ouvre le passage vers Monado et prends la. Fuis avec. Loin. TRES loin !
- Mais...
Il se retourna et descendit l'escalier. Hime avait les larmes aux yeux et demanda ce qu'ils allaient faire. Laze répondit, souriant :
« Te frayer un chemin. »
Jina ne releva pas. Hime se mit à dévaler l'escalier et partit au milieu du quartier, suivie par Laze et Jina qui tentaient de la suivre. Ils ne combattraient que pour l'aider à passer en cas de besoin. Coup de chance. Le quartier industriel fut passé sans soucis. Le quartier marchand, Hime sema finalement Jina et Laze grâce à du vent éthérique qui lui permettait de courir plus vite. Quelques Mékons les suivaient, mais heureusement, bien que forts, ils n'étaient pas rapides. Les portes du quartier résidentiel leurs étaient ouvertes ! Hime les passa mais... Elle se refermèrent juste avant le passage de Laze et Jina, qui hurla :
« Les attardés ! Ils ferment la porte ?! On a une vingtaine de Mékons aux fesses nous ! »
Sur la muraille, les corps meurtris d'une vingtaine de soldats jonchaient le sol. Un Mékon géant, environ 6 mètres de haut, un corps beaucoup plus humain, malgré le fait qu'il soit aussi mécanique. Ses énormes bras et jambes en métal étaient pourvues de doigts. Les épaules bien dessinées, le tronc et l'abdomen présents, la tête à forme presque humaine, avec des veines métalliques qui parsemaient le visage. Un des deux yeux cassés, et l'autre affuté, d'un iris parfaitement blanc. Il était d'une couleur brun métallique. Une énorme chaîne parsemée de pics et de lames était dans sa main. La chaîne mesurait bien une dizaine de mètres. Il avait actionné le levier de fermeture avec le pied. Et ricanait d'un rire mécanique, avant de dire d'une voix étonnamment claire :
« Pauvres créatures... »
Jina avait entendu et s'irrita en se tournant vers le gros :
- Pardon ?
- Calme. Je m'en charge. Fais toi plaisir avec la piétaille, n'hésite pas au « trois coups talon » comme tu dis.
- Oh ! Je vais m'amuser !
Laze se fraya un chemin en esquivant les Mékons et commença à grimper l'escalier. Le Mékon à visage, étonné de son courage, l'attendit sur la muraille, assis en tailleur. Jina, elle, faisait face à une vingtaine de Mékons, l'air confiante, elle hurla avec fermeté :
« Pas la peine de tous vous détruire ! Je compte bien avoir des renforts avant de vous avoir tous désassemblés ! »
Elle fonça sur le plus avancé, lui mit un coup de nunchaku dans chaque jambe, il tombe à genoux, appuyé sur son bras qu'elle frappa aussi, et acheva le travail d'un coup de talon.
« Dans ma course, j'ai repéré de jolies bottes de fer... Mes coups de talon vont être amusants... »
En effet, elle les portait aux pieds. Des bottes de fer simple mais assez renforcées pour frapper du blindage sans dommage. Elle les remit en service face à la troupe de Mékon tandis que du côté de Laze...
Une fois arrivé en haut de la muraille, le Mékon lui demanda :
- Quel est ton nom ?
- Laze. Et toi ?
- Je te le dirais si tu me bats.
- Intéressant.
Laze lui fonça dessus et s'apprêta à le frapper de son sabre avant de se faire éjecter par dessus la muraille d'un seul coup du revers de la main. Il retomba au sol dans le quartier résidentiel, l'épée elle vola et resta sur la muraille, désarmé mais de l'autre côté, Laze, une grosse trace au visage et du sang au coin de la lèvre nargua le Mékon avant de partir en courant :
« Merci pigeon ! »
Le Mékon, surpris par une tactique aussi hasardeuse, resta figé et laissa couler en s'amusant de ses dires :
« Prometteur ce petit... »
Il se leva et sauta ensuite de bâtiment en bâtiment vers l'entrepôt d'armement... dans le quartier industriel...
Hime courait. Elle venait de dépasser la porte du quartier résidentiel... Qui se ferma ! Ses yeux larmoyaient mais elle continuait à courir. Des gens affrontaient des Mékons dans tous les sens, d'autres pleuraient un camarade, certains craquaient et devenaient fous. Très peu de dépouilles de Mékons se trouvaient au sol. Alors que les corps d'humains étaient innombrables. Elle pénétra l'allée marchande, vidée de toute présence vivante depuis un moment. Elle était épuisée par son sort et boitait... Elle se traînait même. Un Mékon passa, elle se cacha immédiatement dans une allée sombre. Ce Mékon était d'un modèle différend. Un corps fuselé avec un fusil en dessous et un rotor au dessus. Environ un mètre de hauteur. Il tournait et inspectait l'allée. Hime sentait une larme de peur perler sur sa joue, elle transpirait, tentait de cacher son souffle épuisé mais n'y parvenait pas totalement. Elle lâcha un petit toussotement et mit ses mains sur sa bouche.
Trop tard.
Le Mékon volant se retourna vers elle, épuisée, elle ne put réagir. Il ajusta le tir, son viseur rouge aveuglait Hime.
Pan.
La balle avait touché le mur juste à côté de la tête d'Hime. Difficile de viser avec le corps percé d'une énorme lame sur un bâton. Une naginata. Hime en avait déjà vu. Il s'agissait d'un long manche encore plus long qu'une lance et une lame en croissant très effilée au bout, autant qu'une guillotine. Le Mékon tomba à terre en s'enflammant. Hime n'osa pas sortir. L'ombre de la personne s'en alla. Elle sortit finalement, elle était un peu moins fatiguée. Elle dit à voix haute :
« Méchants Mékons ! Je veux qu'ils crèvent ! »
L'un d'eux sortit du coin de l'allée et fonça vers Hime qui partit dans la direction inverse en courant et gémissant. Vers la caserne et les bâtiments principaux. Et surtout : Monado ! Hime freina brusquement pour éviter un accident : une bataille d'un capharnaüm sans nom régnait devant le centre de la ville. Des Mékons normaux, volants, et même un grand modèle plus squelettiques de 5 mètres de haut avec des lames au bout des mains tailladait aléatoirement les soldats qui, malgré tout, se défendaient en reculant à l'intérieur.
Hime n'osa pas traverser, il fallait être complètement fou pour s'aventurer là dedans ! Elle avait beau penser à Laze, elle ne put pas, jusqu'à ce qu'elle vit les portes se fermer. Sans réfléchir, elle s'élanca, sauta de Mékon en Mékon allégée par du vent, une fois sur la tête du grand, et poussa de toutes ses forces et faillit de faire broyer la jambe tout en atterrissant en catastrophe dans la base. On lui demanda si ça allait mais ce n'était pas le moment ! Il fallait aller chercher Monado ! Les Mékons étaient en train de tenter de défoncer la grande porte. Elle courut vers la tombe, la jambe entaillée par des débris de métal qui trainaient là. Arrivée devant, elle s'exclama :
« Oh non... Il est où l'interrupteur ?! Je... J'ai oublié ! Laze va me tuer ! Kyaaaaaaah ! »
En parlant de Laze... Il se déplaçait péniblement. Désarmé, l'épaule gauche déboîtée par la chute de toute à l'heure... Les vêtements salis, roussis, et un peu déchirés... Ses traces de pas laissaient une marque claire sur la rue noire de cendres et rouge de sang. Quelques rouages et diverses pièces mécaniques traînaient. Mais il avançait. Il DEVAIT avancer. Il approchait pas à pas de l'entrée de la caserne, où environ trois cents Mékons étaient rassemblés. Presque tous ceux de la ville. A l'intérieur, il ne le savait pas mais presque toute la population était là, les non combattants cachés dans les abris. Et les autres attendant que les Mékons brisent la porte. L'attente était une horreur, tout le monde patientait, stressait, déprimait, ou encore posait la tête contre son arme, récitant une quelconque prière improvisée envers Bionis. Seule Hime cherchait, tournait et paniquait devant la tombe du héros. Personne ne chercha à comprendre pourquoi. Bien trop occupés par l'inactivité.
Laze fit les 100 pas, rythmés par les frappes des Mékons sur la porte qui résonnaient dans toute la ville. Comment passer cette porte ? La force était bien sûr à exclure. Son seul espoir était que Hime prenne Monado, et parvienne à sortir avec...
Du sang coulait de la tête de Jina sur sa tempe. Les débris du neuvième Mékon qu'elle avait tué tombèrent à terre. Il en restait encore onze. Son nunchaku était brisé, ses bottes cabossées, ses jambes entaillées et une grande plaie ornait son épaule droite. Elle recula de quelques pas, en expirant ces paroles :
- Laze... Si tu crève... Je reviendrais te crever à nouveau... Bouge toi et ramène moi des renforts !
- Trop tard.
- Qu... ?
Elle ne put finir sa phrase, assommée d'un coup de main du Mékon géant dans la tempe. Elle s'écroula sur le sol, inanimée. Les Mékons de base la regardèrent un instant et retournèrent patrouiller. Le grand Mékon la prit sur son épaule en ricanant d'un rire mécanique.
Hime revint sur sa mémoire... Désespérée devant la tombe, pleurant à chaudes larmes. Elle et Hime avaient perdus leurs parents très jeunes, mais Laze s'en était occupée de tout son cœur. Et elle risquait la vie de la personne qui lui était le plus cher. Elle tenta de se souvenir... Mais pas moyen de se rappeler de ses parents... Était elle trop jeune pour se souvenir ? Elle n'en savais rien... La porte commençait à céder... C'était la fin... Elle leva la tête et aperçu au loin le Mékon géant qui avait attaché Jina, contre un pilier cassé et planté dans la muraille, tel un fanion. Il se tenait les bras croisés et s'amusait bien de leur situation... Tout à coup... Son visage lui revint ! Elle avait déjà vu ce Mékon ! Dans un de ses rêves... Un de ceux qui apeurent durant des jours... Le Mékon tenant le corps meurtri de son frère et le jetant dans une rivière d'Ether liquide... Elle ne comprenait pas pourquoi, mais elle le détestait. Elle détestait ce Mékon de toute son âme, elle souhaitait sa mort. Son massacre. Voir rouler toutes ses pièces devant elle une par une. D'un éclair de génie, elle se souvint de l'interrupteur et le déclencha immédiatement. Elle sauta dans l'escalier. Au fond, quelques armes de remplacement pour Laze et Jina. Et surtout... Monado ! Au même moment, la porte principale cassa et le combat s'engagea !
Plus loin... Le Mékon à visage dressait ce qu'il avait récupéré dans l'entrepôt d'arme... Des charges explosives. Plutôt fier de sa découverte il regarda attentivement le combat en les jetant puis rattrapant dans sa main.
Laze regardait attentivement, se jeter dans une bataille avec environ deux cents Mékons et le triple d'humains était suicidaire encore une fois. Au milieu des explosions, des entailles, des rouages, du sang, de la fumée... Il vit de très loin Hime sortir de l'escalier, Monado attachée sur son dos, étant petite, elle peinait beaucoup à se déplacer avec. Ni une, ni deux. Laze se remboîta l'épaule contre un mur et couru vers la porte, slalomant entre les Mékons qui attaquaient. Une balle siffla à côté de sa tête, le grand modèle de Mékon tenta de le débiter en tranches, mais il esquiva en enchaînant les roulades. Arrivant presque au bout, il trébucha, frappé aux jambes par un des Mékons, qui tenta immédiatement de l'achever. Il fut sauvé par un soldat, qui para le coup à l'aide d'un grand bouclier, avant de continuer à se battre contre le Mékon. Il rejoint finalement Hime, qui aidait comme elle pouvait avec ses sorts.
- Laze ! Tu vas bien !
- Oui mais tu m'excuses, ce n'est pas le moment !
- Tu comptes faire quoi de Monado ?!
- Cette question ! L'utiliser !
- Mais...
Il saisit Monado et l'enleva de l'attache qui la maintenait. Il l'activa, tout se passait bien pour le moment... Mais un signe apparut sur le disque habituellement vide mais électrifié une fois Monado activée. Elle se mit à vibrer, et à briller. Un Mékon fonça sur Laze de dos.
C'est là que cela arriva.
Plus aucun son, ni aucune sensation. Laze se voyait. Il se voyait lui même. Les couleurs étaient ternes. Très ternes. Il était là. Tenant la Monado d'un air intrigué... Et transpercé de dos par le Mékon qu'il n'avait pas vu, expirant dans un dernier soupir et Hime poussant un cri silencieux.
« Que... Qu'est-ce donc ?! » se demanda-t-il.
Retour au monde clair et sonorisé.
Laze observait la Monado, intrigué, et se souvint de la vision. Il roula sur le côté, évitant le Mékon, et tenta de le frapper avec Monado, il n'arrivait pas à aller droit avec, comme si l'épée elle même voulait qu'il rate ses coups. Mais il parvint tout de même à trancher le Mékon en deux.
« Fabuleuse puissance... »
Tout à coup, il sentit ses bras légers... Comme s'ils n'étaient pas là... Il ne les contrôlait plus. Ils bougeaient tout seuls et levaient Monado vers le ciel. Le signe sur le disque changea. Laze par instinct, tourna sur lui même, Monado tendue. Tout le monde autour de lui, tous les soldats, ainsi qu'Hime, furent imprégnés d'une aura violette assez discrète, mais présente. Les combattants, un peu apeurés, reculèrent, un seul d'entre eux, un jeune nouveau, s'avança face au premier Mékon de l'armée ennemi. Il avait perdu un œil dans le combat, mais tenait fermement son sabre dans la main. Avant d'attaquer le Mékon de toutes ses forces, il arrêta l'attaque de ce dernier et, en un coup de sabre, parvint à l'entailler sur son blindage comme une armure tout à fait normale... Tout le monde se retourna vers Laze... Ce dernier ne comprit pas... Hime non plus. Mais ça lui suffit, tenant Monado d'une main il hurla aux soldats :
« Peuple de Bionis ! Aujourd'hui nous luttons face à... »
Une explosion rententit.
Le Mékon à visage venait de lancer des explosifs sur la tombe d'Ilnas. La pierre tombale, l'épitaphe et une partie de la cache secrète s'écroulèrent et furent brisés. Il atterrit au milieu de la caserne. Face à tous les soldats. Il dégaina son arme : la chaîne de lames et de pics. Quelques soldats, étonnamment sûrs d'eux, se lancèrent immédiatement sur lui. Il les balaya d'un seul coup. Les tuant sur le choc.
Rupert, fier soldat, il avait appris depuis sa plus tendre enfance à respecter le travail d'autrui, un honnête homme qui jamais n'aurait commis la moindre faute. Laze le connaissait depuis plus de cinq ans.
Li, simple caporal d'une confiance incroyable, un stratège fin comme on en voyait rarement, il était le compagnon d'infortune de Laze à l'école militaire, quand on les trouvaient séchant les cours de maniement d'arme.
Jack, passionné d'étherisme, voulait développer des armes utilisant des capsules d'éther. L'éther pouvant blesser les Mékons sans soucis.
Tous des hommes valeureux.
C'en est trop.
S'attaquer à la colonie.
Faire subir la honte à Jina.
Manquer de tuer Hime.
Tuer ses amis.
Le faire payer.
Laze lui fonça dessus. Il se vit soudainement comme tout à l'heure, se faisant attaquer par surprise par le Mékon grand modèle. Tranché en deux.
Retour à la réalité.
Le manieur de Monado, qui savait à quoi s'attendre, esquiva le coup et sauta sur le bras de l'attaquant, avant de lui trancher la tête en deux. Le Mékon à visage fut étonné. Il se dressa. Laze eut une autre vision. Le Mékon allait l'attaquer d'un revers de main ! Impossible d'esquiver !
Le jeune homme tenta d'amortir le coup avec Monado. Il fut tout de même projeté plus loin. Le Mékon avait la main un peu brûlée par Monado. Les autres Mékons regardaient la scène, idem pour le camp humain. Laze se releva, essuyant le sang au coin de sa bouche. Et reprit son duel.
Plus loin... Jina s'éveilla. Elle regarda autour d'elle.
- Il y a bien une chose que je déteste. Ce sont les petits malins.
- Allons. Je suis là pour te détacher. Et tu me remercie comme ça ? Quelle ingratitude.
Les liens de Jina furent coupés, dès qu'elle tomba au sol, elle reçu une poussière d'Ether d'eau, ce qui referma un peu ses blessures et la requinqua. A côté d'elle, un homme totalement masqué, sous sa cape intégrale, seul son bras et sa tête sortaient. On pouvait voir ses jambes quand il se déplaçait, elles étaient protégées par des plates noires. Son bras droit tenait une double naginata en métal noir. Sous le regard curieux de Jina, il dit :
« Prévue contre les Mékons. »
La guerrière se contenta d'un hochement de tête. Elle chercha une arme à ses pieds. Rien. L'inconnu lui envoya donc un nouveau nunchaku et des bottes de fer de combat. Elle attrapa le tout sans le regarder. S'équipa et ordonna :
- On bouge. Je me rouille moi. Je vais donc dérouiller...
- Ben voyons.
Elle descendit de la muraille et partit en piquant un sprint, encouragée par la haine. L'inconnu lui hurla de s'arrêter, elle stoppa mais cria quelques injures. Il sauta devant elle.
- Tu n'a pas l'enchantement hein ?
- Qwé ?
- Le... Oh pis zut.
L'homme frappa de l'index le front de Jina qui fut emplie d'une aura noire. Elle se sentie renforcée, des marques noires apparurent sur son visage, une sorte de tatouage qui partait de l'épaule gauche et montait jusqu'à l'oeil.
- Je me sens... Bien...
- C'est l'effet que ça te fais ?!
- Mh.
Elle repartit à la course. Plus énergique que jamais. L'inconnu, heureux, frappa dans ses mains en ricanant et marchant tranquillement vers le quartier principal. :
« Merveilleux. Merveilleux. J'ai tiré le gros lot ! Voyons maintenant le fameux combat... »
Laze et le Mékon se rataient depuis tout à l'heure. Ils n'étaient presque pas touchés. Mais le jeune homme commençait à se fatiguer. L'affrontement Humain/Mékon avait reprit autour d'eux. Cependant, avec l'enchantement de Monado, le combat était beaucoup plus égal. Laze combattait au milieu de la place de la caserne, à une dizaine de mètres de toute autre personne. Cependant, à cause de la fatigue, il n'avait plus de prémonitions... Le prochain coup allait être décisif, le Mékon leva le bras, prêt à en finir, et fut repoussé par un souffle de feu, qu'il minimisa en utilisant ses avants bras comme boucliers. A peine roussi, il se tourna vers l'agresseur : Hime, bras tendu, se joignit au combat aux côtés de son frère. Avant qu'il puisse ouvrir la bouche, il prit un coup de talon en plein sur le crâne. Jina arriva ensuite en roulade aux côtés de Laze et Hime. Laze n'osa pas demander à Jina d'où elle tirait de pareils tatouages. Il se sentit juste oppressé par cette aura sombre... Le Mékon, qui se frottait le derrière de la tête, entama une discussion avec Laze :
- Pourquoi te bats tu ?
- Non mais hé, c'est quoi ça, j'ai pas que ça à faire de taper la discut' avec toi !
- Pas besoin de gagner du temps de toute façons. Je cherchais juste à savoir si tu savais vraiment ce que tu tenais dans la main.
- Monado ?
- Je m'en doutais. Maintenant, je vais la prendre de force sur ton cadavre ! J'ai d'autres choses à faire !
Plusieurs Mékons arrivèrent pour aider leur chef dans la bataille. Laze, Jina, Jime et Monado face au Mékon avec visage et six unités Mékons de base. L'inconnu assis sur le rebord du bâtiment de commandement, regardait la scène avec attention.
Le Mékon a visage hurla :
« Tu me rappelle cet abruti d'Ilnas ! Il faisait le fier avec sa Monado ! Mais il ne m'aura pas tué ! »
Laze fut figé :
« Le... Héros... »
Et, sans prémonition, Laze subit une attaque de plein fouet au visage...
