Chapitre 2
A l'infirmerie, le gryffondor au fond de lui-même sentit une bonne odeur de sucré et son estomac commença à se rappeler à son bon souvenir. De plus en plus affamé, il entrouvrit la porte de son esprit et ne voyant personne à l'horizon, il sortit de son coma. En réintégrant son corps, il sentit une puissante odeur alléchante le narguer et son estomac hurla de douleur et de frustration. N'en pouvant plus, il entrouvrit un oeil et découvrit des dizaines de parts de tartes, de gâteaux, de flans, ainsi que des crèmes et tout plein de choses délicieuses. Il réussit à s'asseoir et tendit une main. Une assiette apparut sur ses cuisses avec une part de gâteau au chocolat. Il la dévora, de même que tout le reste d'ailleurs. Sa magie lui permit de ne pas tomber malade, car elle absorbait tout ce qu'il mangeait afin de déployer sa véritable puissance. Quand il n'eut plus faim, il se rendormit béatement. Il fut réveillé en sursaut trois heures plus tard quand Lord Voldemort hurla fulminant :
-QUI A OSÉ MANGER LES GÂTEAUX QUI ÉTAIENT ICI ?
-Ils étaient bons. Chuchota Harry en baillant et en s'étirant.
Voldemort se tourna brusquement vers Harry, puis se jeta sur lui et le serra dans une étreinte réconfortante, rassurante et chaleureuse. Sans pouvoir se retenir, Harry poussa un soupir de bien-être, posa sa tête sur l'épaule de Voldemort et s'endormit pour la plus grande joie du Seigneur des Ténèbres qui se mit à le bercer en chantonnant une berceuse que sa femme avait chanté quand son petit James s'était cassé le bras en tombant dans les escaliers.
Le lendemain, Harry se réveilla en pleine forme. Il s'étira au fond de son lit et sentit une gêne dans son dos. Fronçant les sourcils, il se releva difficilement et quand il fut à genoux, il découvrit une ombre derrière lui. Très étonné et très ankylosé, il réussit à quitter son lit et se traîna vers la psyché qui se trouvait contre le mur. Là, il eut le choc de sa vie.
-Oh ! Par Merlin !
Sans le vouloir et trop choqué pour y réfléchir, il se mit à hurler :
-Grand-père, grand-père, GRAND-PÈRE !!!
Son hurlement strident et désespéré fut entendu jusqu'à la Salle du Trône où Lord Voldemort écoutait les rapports de ses mangemorts. En entendant le cri de son petit-fils, Tom crut qu'il avait été attaqué et laissa en plan ses mangemorts afin de protéger son pauvre petit faon. Il courut comme un fou vers la chambre de son bébé, vaporisa la porte, prêt à massacrer celui qui avait osé faire du mal à son petit ange et découvrit son petit démon face au miroir. Il était tellement beau, avec ses grandes ailes aux longues plumes blanches et douces qui le protégeaient comme des mains aimantes. Voldemort se demanda la tête que ferait son petit faon en voyant la queue en fer de lance qu'il avait hérité de lui. Il avait toujours les cheveux courts mais agrémentés de longues oreilles pointues, comme sa grand-mère. Voldemort ne put se retenir et serra son petit ange contre lui et lui dit :
-Tu es magnifique
-Je suis un monstre ! Sanglota Harry en cachant son visage entre ses mains.
-Mon petit démon ? Tourne-toi et regarde-moi. Chuchota tendrement Voldemort.
Harry se tourna vers le Seigneur des Ténèbres et le regarda attentivement en reniflant. Voldemort fondit pour les grands yeux verts rougis par les larmes de son chaton. La pupille était allongée comme celle d'un chat.
-Tu es vraiment trop magnifique, mon petit elfe. Maintenant, tu veux voir un monstre ? Je vais t'en donner des cauchemars.
Il se recula de quelques pas et lui montra son véritable physique. Il fit un sourire amusé à son petit-fils, puis lui fit un clin d'oeil d'une de ses mirettes fendues comme ceux des serpents et ouvrit la bouche dévoilant des crocs impressionnants. Harry ouvrit en grand la bouche quand il vit une langue fourchue sortir de la bouche de Voldemort. Sa peau devint noir et rouge, puis se couvrit d'écailles. Son nez devint truffe et sa bouche museau. Deux cornes poussèrent sur son crâne qui avait perdu sa belle chevelure sombre et où poussèrent des piques osseux. Ses oreilles se placèrent sur le haut de son crâne et s'effilèrent alors que dans son dos deux ailes membraneuses jaillirent et qu'une queue en fer de lance frappait violemment le sol. Ses mains restèrent telles qu'elles étaient, mais ses ongles devinrent des griffes acérées, le même phénomène arriva à ses pieds. Avec un grand sourire, il dit à son petit ange :
-Alors, entre nous qui est le monstre ?
-Wouhaaa !!! S'exclama Harry stupéfait. Le démon en face de lui avait un charme particulier.
-C'est ce que ta grand-mère a dit avant de se jeter sur moi et de m'arracher les vêtements.
Harry pouffa de rire tandis que Voldemort continuait l'air de rien, mais ravi d'avoir fait rire son ange :
-Ça a fait un de ses foins. Dans une bataille sanglante, une elfe qui se jette sur un démon et qui lui arrache ses vêtements, ça fait désordre. Sachant que j'étais le fils du roi des démons et que mon agresseur était la fille du roi des elfes, la bataille s'est terminée par notre mariage.
Harry en pleurait de rire en imaginant la scène. Voldemort reprit son apparence humaine et dit en caressant les doux cheveux de son petit-fils :
-Tu es magnifique.
Harry devint écarlate et demanda :
-Qu'est-ce que je suis ?
-Tu es mon petit faon, mon petit-fils. Ta mère Lily était mi-ange et mi-feliso, ce sont des hommes-chats tout le monde pensait qu'ils avaient disparu, mais ta mère a développé des gènes de cette race, c'est pour cela que tu as des yeux de chat. Tu as aussi leur souplesse et tous les instincts de félins. Des anges, tu as la pureté du coeur et de l'âme ainsi que les ailes et la capacité à faire de la magie ancestrale blanche. Ton père, mon fils, était moitié elfe par sa mère et moitié démon par moi. De l'elfe, tu as l'immortalité, les oreilles pointues, la grâce et la sagesse. Ta vue est accrue car tu as leurs sens plus développés. Du démon, tu as une belle queue...
-AAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRGGGGGGGGG !!!!! Hurla Harry en remarquant enfin son appendice caudale, Voldemort pouffa, puis continua son explication en tournant le dos à son petit-fils pour pouvoir continuer à parler sans s'étouffer de rire :
-Tu as aussi un goût prononcer pour la viande, la possibilité d'aller en enfer et d'utiliser sa magie noire ancestrale.
Maintenant que le cours était terminé, il attendit une réaction de la part de son petit-fils, mais en vain. Étonné de ce silence, il se retourna vers son petit-fils et le fit le regarder avec des étoiles dans les yeux.
-Harry ? Tu as écouté ce que j'ai dis ?
-J'ai un grand-père... J'AI UN GRAND-PÈRE ! YOUPPPIIIII !!!!
Fou de joie, Harry se jeta dans les bras de Voldemort et frotta son visage contre le torse du plus vieux. Il en ronronnait de bonheur. Le sombre Maître des Ténèbres lui caressa tendrement les cheveux et lui dit :
-Et tu as même une soeur jumelle, mon bébé.
-Je... J'ai une soeur ? Demanda Harry qui ne pouvait pas croire à tant de bonheur.
-Oui.
-J'ai une soeur. Enfin j'ai une famille.
Harry pleura de joie dans le giron grand-paternel, il adorait sentir la main forte et pourtant douce de son grand-père lui caresser les cheveux. Tout en le cajolant, Voldemort lui dit :
-Tu sais, tu peux m'appeler grand-père ou Tom.
-Grand-père. J'ai un grand-père. Soupira Harry heureux comme tout et frottant sa tête ébouriffée contre le bras de son grand-père.
Voldemort lui fit un doux sourire, l'embrassa sur la tête et murmura en sentant une mauvaise odeur autour d'Harry :
-Tu vas prendre ta douche et ensuite on ira manger. D'accord ?
-Oui grand-père. Répondit son petit-fils qui le regardait avec admiration.
Voldemort relâcha son petit-fils qui alla dans la salle de bain en sautillant gaiement, il avait une vrai famille, un grand-père qui le protégerait contre le monde. Rien qu'à voir l'état dans lequel il avait mis la pauvre porte pour venir le sauver. Il en frémissait de joie. Cependant, quand il voulut entrer dans la salle de bain, ses ailes trop déployées heurtèrent le chambranle de la porte et il se retrouva sur les fesses. Il se releva et tout honteux en imaginant la tête de son grand-père, il se mit de profil et entra en crabe. Il lança un rapide coup d'oeil vers Voldemort, mais aucun rictus, aucun sourire, sauf une lueur d'inquiétude au fond du regard rouge, et la position caractéristique d'un parent qui va foncer aider son enfant se relever.
Quand Harry fut dans la salle de bain, Voldemort soupira de soulagement, il avait vraiment eut peur qu'il se fasse mal, mais au lieu de ça, il se relevait encore prouvant sa solidité malgré les épreuves de la vie. Brusquement, il sortit de ses rêves quand il entendit son petit faon s'écrier :
-Grand-père ?!
-Que se passe-t-il mon petit elfe ?
-C'est ma queue, elle a pris le savon et elle ne veut pas me le rendre. Répondit Harry à la fois essoufflé et en colère.
Très étonné le sombre monarque du mal pénétra dans la salle de bain et découvrit son petit chat courir derrière sa queue. Très amusé, il s'approcha et prit le savon embroché par la queue souple d'Harry. En regardant son petit démon en sueur, il lui demanda :
-Veux-tu que je te lave ?
Harry se raidit, une lueur de panique se lisant dans son regard, peur balayé par une autre lueur, de rébellion celle-là, accompagnée de confiance. Il lui faisait confiance, car il lui dit :
-Oui, grand-père.
Tom alluma la douche et y pénétra tout habillé afin de ne pas effrayer Harry qui l'était déjà suffisamment. Harry très hésitant le suivit mais lui tout nu. Avec l'expérience des bains de Tania, il savonna délicatement le corps maigre de son petit-fils sans le moindre geste déplacé avec un gant de toilette. Quand le corps et l'appendice caudale d'Harry furent bien propres, il se mit au nettoyage des cheveux. Il versa sur la tête de son petit faon une bonne rasade de shampooing et commença à malaxer. En moins d'une minute, Harry somnolait contre lui. Il lui lava les cheveux mèches par mèches, puis les lui rinça et recommença deux fois avant d'être satisfait par l'aspect de la chevelure de son petit elfe. Ensuite, il commença le plus fastidieux, le nettoyage des ailes. Avec Tania, c'était assez facile, elles étaient en cuir, mais celles d'Harry étaient en belles plumes, fragiles et duveteuses. Il savonna ses mains et commença à lisser chaque plume, les imbibant de savon. Ensuite, il les rinça délicatement et sécha tout le corps de son petit-fils avec un sortilège de brise. Il fit la même chose avec les ailes, leur donnant un bel effet gonflant. Tout fier de son oeuvre, il réveilla son petit elfe qui s'étira très étonné en se retrouvant en caleçon alors qu'il était tout nu. Voldemort lui embrassa le haut du crâne et lui dit :
-Voilà, tu es magnifique mon petit faon. Tu ressembles tellement à mon petit James. Je suis si fier de toi.
Harry devint écarlate et alla s'habiller tandis que son grand-père lui donnait rendez-vous dans le couloir. Harry voulait faire honneur à sa famille et donc rechercha les plus beaux vêtements, n'étant pas au fait de la mode, il resta au banal mais toujours classe, noir et blanc. Il trouva un pantalon noir, une chemise blanche. Pour faire honneur à son grand-père, il farfouilla dans sa garde-robe et trouva une robe de sorcier noir avec des broderies argentées tandis que sur la poitrine et le dos s'étalait un serpent lové sur lui-même. Il comprenait maintenant la fierté de Malefoy pour sa famille. Il lissa la robe puis prenant une grande respiration, il sortit vers sa nouvelle vie. Voldemort attendait patiemment son petit elfe et quand il le vit, il resta la bouche ouverte, puis murmura les larmes aux yeux :
-Tu es tellement beau mon petit chat.
Tous ces petits noms faisaient rougir Harry qui n'y était pas habitué, mais il sentait qu'il s'y habituerait vite. Voldemort serra son petit faon contre lui, puis le regarda avec bonheur. Il était tellement beau, le portrait craché de son petit James. Il le fit tourner sur lui-même et vit que les ailes de son petit ange étaient coincées sous les vêtements. D'un geste de la main, il les libéra ainsi que la queue qui d'après les battements prouvaient la joie de son petit démon. Harry se tassa sur lui-même, puis se jeta au cou de son grand-père et lui embrassa tendrement la joue. Voldemort le porta facilement un air inquiet sur les traits de son visage, car son petit faon était vraiment squelettique. Il se jura de lui faire prendre autant de kilos que tous ses mangemorts réunis. Il faillit tomber quand il sentit la queue de son petit démon entouré fermement sa taille. Avec un sourire amusé, il fit la même chose rassurant son petit elfe qui soupira de soulagement. Il lui dit en lui embrassant les cheveux :
-Petit garnement.
Harry cacha l'immense sourire qu'il avait contre le torse de son grand-père. Grand-père qui se rappela d'une chose qui n'allait pas plaire à son petit bébé.
-J'ai oublié de te dire que ton oncle, ta tante et ton cousin sont ici. Et que tu n'as rien à craindre d'eux. Rajouta-t-il en sentant son petit elfe se raidir dans ses bras.
Il eut mal quand Harry commença à trembler de tout son corps, une peur atroce dévorant son coeur et son âme. Sa magie suintait de terreur. Il se plaqua contre son grand-père qui sentit sa chemise se gorger de larmes. Il s'arrêta de marcher et se mit à bercer son faon en lui disant :
-Tu n'as rien à craindre d'eux. Sache qu'ils n'étaient pas eux-même, ils obéissaient contre leur volonté à cause d'un sort appelé imperium. Quand je les ai libéré, ils ont cru que c'était moi qui avait lancé le sort et ils se sont vengés de la façon la plus douloureuse qui soit en m'insultant pour avoir blessé cet adorable petit ange. Et ils parlaient de toi.
-Et on... oncle Vernon ?
-Quand je lui ai appris ce qu'il t'avais fait, il a fait une crise cardiaque. Il a toutes les chances de s'en sortir... enfin, s'il n'en fait pas une autre. Ta tante et ton cousin mettent en place les plans les plus délirants pour tuer celui qui t'a fait subir cela.
Harry savait que son grand-père lui disait la vérité, mais il avait tellement souffert qu'il aurait dû mal à passer par-dessus. Cependant, il sentait qu'avec l'aide de son grand-père, il réussirait. Il cessa de pleurer quand son grand-père se mit à le chatouiller traîtreusement. Harry se tortilla dans ses bras en pouffant. Voldemort lui dit l'air de rien :
-Oh ! Ta tante restera ici, elle fait de trop bons gâteaux.
C'est en riant pour Voldemort et souriant pour Harry qu'ils pénétrèrent dans la salle à manger. Pétunia poussa un cri qui fit sursauter tout le monde :
-OOOOOOOOUUUUUUUHHHHHHHHH !!!! Tu es trop mignon, mon bébé. Attends, que je te prennes en photo, tu es trop adorable.
Harry la regarda avec stupeur. Qu'est-ce que sa tante avait fumé pour être dans cet état là ? Une jeune fille pouffa de rire en voyant l'air estomaqué d'Harry, il avait l'air d'être un homme qui venait de tomber dans la quatrième dimension. Pétunia était partit en courant, et elle revint avec un appareil photo numérique modifié magiquement et se mit à mitrailler Harry tout en poussant des « oh » et des « ah » émerveillé. Mais tout s'arrêta quand Harry bougea légèrement. Pétunia poussa un rugissement et avant de comprendre, le jeune garçon se retrouva assis, une cuiller de ragoût dans le bec. Il ne put prendre part aux discussions, car Pétunia s'était donnée comme mot d'ordre de l'engraisser le tout sous le regard amusé d'une jeune fille rousse avec de beaux yeux noisettes.
Bientôt, Harry sentit la nausée le prendre, il avait vraiment trop mangé. Quand sa tante lui tendit une cuiller, il détourna la tête en murmura :
-Je n'ai plus faim, tante Pétunia.
-Mais tu n'as mangé que la moitié de ton assiette.
Harry baissa les yeux et découvrit que oui, il n'avait mangé que la moitié de son repas. Mais avec toutes les pâtisseries qu'il avait dévoré un peu avant, il se sentait plus que plein. Il murmura :
-Tante Pétunia, je vais être malade.
-Bon d'accord, tu peux sortir de table.
-Merci tante Pétunia. A tout à l'heure grand-père...
Il resta un instant dans ses pensées et chuchota :
-Grand-père ? Quand est-ce que je pourrais voir ma soeur ?
Voldemort lui fit un sourire et la jeune fille rousse lui dit :
-Harry, je m'appelles Tania et je suis ta soeur jumelle.
A suivre
