Chapitre 1 : La nouvelle
Une nouvelle année scolaire commença, Kagome était à l'école dans sa classe en train de parler avec ses amies.
Le professeur entra.
-Un peu de silence, s'il vous plait ! J'ai quelqu'un à vous présenter.
La classe se tut en voyant la nouvelle entrer. Ils furent tous ébahis et Kagome fit de grands yeux, car la personne qui venait d'entrer ressemblait trait pour trait à Kikyo : les mêmes longs cheveux ébènes, la même coiffure quand Kikyo n'a pas les cheveux attachés, les mêmes yeux brun chocolat, la même peau blanche, le même visage impassible. La seule différence, c'étaient les vêtements. Elle ne portait ni le kimono traditionnel d'une miko ni l'uniforme de l'école, mais un T-shirt turquoise dont les manches lui arrivaient à mi-coude, un short turquoise également qui lui arrivait à mi-cuisse, et enfin des baskets et des chaussettes blanches. C'était incroyable ! Kagome dit à voix haute :
-Ki…Kikyo !
Toute la classe se retourna avec intérêt vers Kagome, qui, après avoir parlé, était restée la bouche grande ouverte. Le sosie de Kikyo regarda Kagome, le visage toujours impassible. Le professeur, qui avait seulement remarqué que la nouvelle et Kagome avaient une certaine ressemblance, ne cessa de regarder l'une puis l'autre, ne sachant que faire.
Le cœur de Kagome battait tellement vite et tellement fort qu'elle crut s'évanouir. Elle pensa :
-Kikyo… ici… comment… pourquoi dans notre classe ? Elle devrait être dans une classe supérieure … Mais qu'est-ce que je raconte, la première question est : que fait-elle ici ???
Kagome était déboussolée, car non seulement le professeur la regardait ainsi que la
soi-disant nouvelle, mais également toute la classe, même ses amies.
Quelques minutes plus tard, le professeur se reprit, et dit d'un ton professionnel :
-Je vous présente votre nouvelle camarade de classe. Elle a passé trois ans à l'étranger et a décidé de reprendre ses cours scolaires là où elle les avait laissés.
Toute la classe était en haleine, car ce genre de décision était rare. Et puis, si elle avait passé trois ans à l'étranger, c'était que ses parents étaient riches, très riches même.
-Je m'appelle Aryel, et j'ai 18 ans.
Entendre la voix de la nouvelle était troublant, l'entendre parler alors qu'elle n'avait pas pipé mot pendant que tout le monde se demandait comment la nouvelle et Kagome pouvaient se ressembler, alors que Kagome n'avait ni cousin ni cousine et encore moins une sœur. Le visage de la fille se nommant Aryel s'était fendu en un grand sourire. Et quel sourire ! Tous les garçons se mirent à sourire béatement, fascinés. Kagome pensa pour elle-même :
-Cette voix… elle est si chaude et si chaleureuse, alors que celle de Kikyo est si froide… si distante. Et ce sourire… Si Kikyo a sourit autrefois de la même manière à Inu yasha… alors il a dû tomber instantanément amoureux d'elle.
Kagome eut un pincement au cœur.
-Aryel… elle s'appelle donc Aryel…, murmura-t-elle.
Le professeur demanda à Aryel de s'asseoir et elle s'assit au seul endroit possible : tout de devant et à côté de la fenêtre. Kagome s'assit à sa place, la rangée à côté et deux bancs plus loin que cette fameuse Aryel. Le cours débuta enfin, mais Kagome n'y fit pas attention, ne cessant de lorgner la nouvelle du regard. La nouvelle, quant à elle, avait sa tête posée sur sa main droite, un léger sourire aux lèvres. Elle n'était plus la fille au visage impassible, mais une fille souriante, et son sourire la rendait encore plus belle. En la voyant ainsi, Kagome pensa instantanément à Kikyo :
-Si autrefois Kikyo était ainsi, je peux tout à fait comprendre qu'Inu yasha soit tombé follement amoureux d'elle. Souriante, elle est si belle !
Elle eut à nouveau un pincement au cœur.
-Dire qu'elle a changé, tout ça à cause de Naraku.
Kagome baissa la tête et serra les poings. Voir cette fille qui était le sosie de Kikyo, qui lui ressemblait encore plus qu'elle, lui faisait mal. Elle ne put s'empêcher de penser à Inu yasha :
-Comment réagirait-il s'il voyait cette fille ? La prendrait-il pour Kikyo ? Est-ce qu'il… tomberait amoureux d'elle ? Oui sûrement !
Ces pensées fendaient le cœur de Kagome. Heureusement, la cloche sonna, et ce son la tira de sa léthargie.
Sur le chemin de la maison, Kagome, bouleversée, s'était arrêtée dans un bar. Elle était en train de boire un soda, sans pouvoir s'arrêter de penser à Kikyo, Aryel et surtout Inu yasha. Au même moment, Aryel faisait une promenade en ville, fredonnant un air calme et apaisant, un sourire aux lèvres. Elle se mit à rire doucement en repensant à la tête des élèves. Tout en marchant, elle regarda sur sa droite et vit Kagome : « Voilà la fille de ma classe ! ». Elle s'arrêta quelques secondes, puis se dirigea vers la porte du bar et entra. Elle s'acheta une glace à la vanille, un soda bien frais et se dirigea vers la fille aux cheveux ébènes qui lui ressemblait. Elle avait bien sûr remarqué cette troublante ressemblance, mais n'en avait nullement été étonnée. Elle était bien la seule !
-Est-ce que la place est libre ? demanda Aryel à Kagome.
Kagome sortit de sa rêverie et, en voyant Aryel, elle bredouilla :
-Ou… oui euh… bi… bien sûr !
Aryel eut un regard étonné, puis, tout en s'asseyant, lui fit le même sourire qu'elle avait fait quelques heures plus tôt et qui avait fait fondre les garçons.
Kagome la contempla. C'était la première fois qu'elle voyait Kikyo, ou en tout cas sa réplique parfaite, d'aussi près. C'était aussi la première fois qu'elle observait ce visage familier avec ces expressions avenantes. Aryel remarqua tout de suite le regard de Kagome et reprit son visage impassible. Cela fit légèrement sursauter Kagome. Une fois de plus, elle avait l'impression d'être en face de Kikyo, et cela la mettait mal à l'aise. En voyant la réaction de la jeune fille qui l'avait quelque temps plus tôt appelé Kikyo, Aryel sourit chaleureusement et lui demanda :
-Comment t'appelles-tu ?
Toujours mal à l'aise, Kagome lui répondit, tout en se demandant pourquoi Aryel ne lui avait pas demandé la raison pour laquelle elle l'avait appelé Kikyo. Elle essaya de sourire, mais n'arriva qu'à faire une grimace. Kagome vit alors le regard d'Aryel qui indiquait clairement que celle-ci se demandait si sa condisciple n'avait pas pété un fusible. Kagome devint rouge comme une pivoine, tellement elle se sentait gênée. Et c'est alors qu'elle entendit un doux rire. Elle releva la tête et vit qu'Aryel riait, mais ce n'était pas un rire moqueur. C'était un rire amical, chaleureux et apaisant. En entendant ce doux rire, Kagome se sentit soulagée et commença à interroger Aryel sur elle-même et sur sa famille. Aryel lui répondait, toujours un sourire aux lèvres, et lui renvoyait ses questions. Elles se sentaient parfaitement à l'aise ensemble.
Quand elles eurent fini de manger et de boire, elles décidèrent d'aller au cinéma pour nouer cette nouvelle amitié. Les deux jeunes filles rirent et s'amusèrent beaucoup et c'est au soleil couchant que Kagome demanda à Aryel de venir manger chez elle pour lui présenter sa famille. Aryel accepta avec joie et lui fit un large sourire.
Arrivées au temple où vit Kagome, en haut de la colline, les deux jeunes filles, contemplèrent du haut des escaliers, dans un silence complice. Cette journée avait été pour chacune un événement incroyable, mais seule l'une d'entre elles sut pourquoi l'autre ne comprit pas complètement ce qui s'était passé, tout en ayant l'intuition que quelque chose d'incroyable s'était produit.
Quand le soleil disparut derrière l'horizon dans un dernier flamboiement rouge et or qui émut les jeunes filles jusqu'aux larmes, Kagome prit Aryel par la main pour aller la présenter à sa famille. En une seule journée, une seule, les deux jeunes filles s'étaient déjà liées une grande amitié, comme si elles se connaissaient depuis toujours.
Quand le grand-père, la mère et Sôta, le petit frère de Kagome, firent la connaissance de Aryel, ils furent étonnés. Depuis que Kagome allait à l'époque Sengoku, elle n'invitait personne et quand ils surent qu'elles s'étaient rencontrées le jour même, ils le furent encore plus. Mais le plus troublant, c'était la ressemblance entre la jeune fille aux longs cheveux noirs et Kagome.
