Chapitre 2
Comme ils étaient seize, il était évident qu'ils ne pouvaient pas tous se mettre dans le même compartiment. Ils se séparèrent donc en quatre: Ginny, Luna, Théo et Zach, Blaise, Ron, Hermione et Pansy, Sirius, Remus, Fred et Georges et finalement Harry suivit Draco, Snape et Neville en maugréant.
Dans le premier compartiment se déroulait de passionantes discussions sur les Ronflaks Cornus, tandis que dans le deuxième et le troisième, les rires ne cessaient de fuser. Dans celui de Harry par contre, l'atmosphère était plutôt étouffante. Le professeur Snape, qui avait pris Neville comme apprenti depuis la fin de la guerre, essayais de le convaicre de le laisser aller ceuillir un sorte de plante très rare qui ne poussait que dans le nord.
- Non et non ! s'obstinait Neville, Ces plantes poussent dans des endroits vraiment très dangereux ! Je t'interdis d'y aller ! Si tu ne veux pas que je t'accompagne, je te barricade dans ta chambre !
- C'est pricipalement parce que c'est très dangereux que je ne veux pas que tu m'acompagnes ! s'emporta le maître des potions.
- Ah, je vois ! Tu crois que tu serais meilleur que moi ! s'offusqua Neville.
- Je n'ai jamais dit cela. C'est seulement que je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose. Après tout, c'est toi qui me succèdera à Poudlard.
Mais Harry savait que ce n'était pas du tout la raison. Il avait seulement trop peur de perdre Neville même si il le savait parfaitement capable d'accomplir la tâche. Le survivant sourit. Le petit Neville avait bien changé. Niveau physique, il avait maintenant perdu les rondeurs du temps de Poudlard et sa musculature s'était beaucoup développée. Mais son visage gardait encore cet air lunatique et naïf qui ne le rendait que plus adorable. Côté caractère par contre, il s'était complètement transformé. Lui qui, autrefois, tremblait rien qu'en pensant au professeur Snape, il lui tenait maintenant tête. Il était même a seule personne à avoir de l'autorité sur l'autère professeur. Personne d'autre que lui pouvait faire taire ses remarques cyniques d'un seul regard. Neville avait maintenat beaucoup de caractère. Il ne se laissait plus marcher sur les pieds tout en restant la personne douce et aimante qu'il avait toujours été. Et Harry soupsonnait que son ancien professeur était tombé éperdument amoureux du nouveau Neville. Depuis qu'il cohabitait avec l'ex-Gryffondor à Poudlard, il était devenu un peu plus vivable(on peut pas faire des miracles non plus mdr!) et avait arrêté de, comme dirait Sirius, se laver les cheveux avec de l'huile végétale. Il adoptait un attitude très protectrice envers son apprenti et on ne les voyais plus l'un sans l'autre désormais. De plus, les regards que jetait parfois Severus à Neville ne pouvaient tromper. Même Ron s'en était apperçu. Le seul à ne pas sembler comprendre était Neville.
« Si Neville ne comprend pas un jour, je doute que leur relation avance beaucoup. Avec ce bloc de marbre, ça risque d'être long », pensa le brun.
C'est l'éclat de rire de Drago qui le sortit de ses pensées.
Harry arracha son regard du paysage et comprit que Severus avait voulu se lever et s'était cogner la tête sur le porte bagages.
- Tu vois pourquoi je ne veux pas que tu partes tout seul en montagnes, fit Neville, secoué de rire. T u ne regardes même pas où tu vas dans un train !
- Bandes de gamins stupides ! grogna le plus âgé des Serpentards en donnant une bourrade à Neville qui s'était levé pour examiner sa blessure en riant toujours.
- Laisse-moi faire, sourit son apprenti en repoussant la main de Severus qui se tâtait le dessus de la tête pour trouver la blessure.
Tandis que son parrain s'asseyait et se laissait faire, Drago se tourna vers Harry:
- Alors Potter, quoi de neuf ?
- Pas vraiment. Je vient de finir mes études de médicomage. Et toi ?
- Vraiment ? Tu as fini tes études ? Ça veut dire que tu pourra être là plus souvent quand nous sortons !
Drago se giffla mentalement. Il n'avait pas voulu parraître aussi heureux. Mais il était tombé amoureux du brun durant la guerre et même s'il savait que ce ne serait jamais réciproque, il se contentait de pouvoir le voir quand toute la bande se réunissait. Au moins, il l'avait près de lui dans ces rares moment. Harry avait malheureusement été énormément pris par ses études et ne venait pratiquement jamais lorsqu'ils sortaient en groupe.
Le Survivant fronça les sourcils puis répondit:
- Oui. Je serai là plus souvent. Je te manque Malefoy ?
- Non...enfin je veux dire...balbutia le blond.
Heureusement pour lui, son parrain le sauva de cet échange embarassant:
- On arrive dans cinq minutes. Habillez-vous.
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Après être descendus du train, ils se rendirent au chalet.
- On va pas être un peu à l'étroit là- dedans, fit Ron.
- On aura qu'à se serrer, lui répondit Blaise en l'entourant de son bras.
Quelques mois plus tôt, Hermione aurait été très jalouse. Car Ron et Blaise était sortis ensembles pendant presque un an. Mais ils s'étaient rendu compte que la guerre imminente les avait poussé à croire qu'ils s'aimaient alors que ce n'était qu'une profonde affection. Mais depuis, ils étaient restés très calins l'un envers l'autre et en plaisantaient souvent. Hermione avait fini par comprendre et s'habituer.
Mais il se révéla que Ron avait raison. Le chalet n'était vraiment pas assez grand pour tout le monde.
Lorsqu'ils eurent fini d'inspecter la maison, la situation empirait:
- Il n'y a que quatre chambres, deux salles de bains et pas d'eau chaude, annonça Théo.
- Génial! je sens ça va être une vraie partie de plaisir ! grogna Zach.
