26.12.18 - Bonjour lecteurs. J'ai quelques chapitres d'avance alors je poste au rythme des corrections.
Dans ce chapitre, nous retrouvons Harry à Privet Drive.
Note du 27.12 - J'ai modifié les résultats d'Hermione qui a obtenu 10 Buses. Uniquement des Optimals à l'exception de Défense Contre les Forces du Mal
Bises xx
CHAPITRE 2 – Petits pois et gâteau au chocolat
La Potion Volubilis est un breuvage qui permet de restaurer le volume de la voix d'une personne et neutralise également les effets du sortilège de Mutisme. …
Oui ben autant utiliser un Finite Incantatem, ça marche tout aussi bien ! Pensa Harry tout en fermant son livre de potions avant de le remettre sous son lit.
Au moins il pourrait dire à Hermione qu'il avait essayé d'étudier et elle ne lui ferait pas de reproches quand il lui dirait qu'il n'avait pas fini son devoir de potions. Cela faisait des heures que le jeune homme tentait en vain de comprendre les mécanismes de cette potion ou encore en quoi les racines de valériane étaient indispensables dans la confection d'une potion de mort vivante, mais franchement il s'en contrefichait et il avait d'autres choses à penser à 23 heures passé. Harry avait déjà terminé ses devoirs d'enchantement, de métamorphose et même celui d'histoire de la magie, alors il pouvait bien passer sur celui de potions pour encore quelques jours et Hermione lui donnerait surement ses notes sur le sujet pas vrai ?
Las de sa soirée de dur labeur, le jeune homme rangea rapidement, et en tentant de faire le moins de bruit possible, plume et encrier avant de s'étirer longuement.
C'était le milieu de l'été. Mais comme d'habitude depuis le retour de Voldemort, le ciel était gris, chargé, le temps était glacial et pluvieux, rien de bien agréable en soi et il y avait comme de l'électricité dans l'air. Cela faisait bientôt un mois que Harry était coincé au 4 Privet Drive et honnêtement il en avait plus qu'assez. Il ne supportait plus de devoir se cacher à chaque fois qu'il sortait un de ses livres de cours et il détestait travailler la nuit alors que ses yeux piquaient de fatigue. Et plus que tout, il en avait marre d'être l'elfe de maison de la famille Dursley.
Levé à 7h, petit déjeuner, vaisselle, puis il devait tondre la pelouse, passer l'aspirateur, repasser les vêtements de Dudley et Vernon ; et gare à lui si le travail n'était pas fini en temps et en heure. Les Dursley n'avaient pas fait attention aux remontrances de l'ordre et depuis bientôt un mois Harry Potter vivait un enfer chez sa 'famille'.
Une fois, rien qu'une seule, le jeune homme avait tenté de riposter et menacé de prévenir les membres de l'ordre comme le lui avait conseillé Remus et les Weasley. Il avait vite regretté ses paroles quand la main énorme de son oncle s'était abattue sur sa joue le faisant tomber sous la force du coup. Harry était resté tétanisé sous les rires de son porcelet de cousin. Un mois plus tôt, le survivant se battait face à Voldemort, Bellatrix Lestrange les mangemorts les plus cruels de Lord Voldemort à coup de Doloris et ce soir-là il avait été terrassé par une simple gifle de son oncle. Sa joue endolorie était restée tuméfiée pendant plusieurs jours et il n'avait plus osé répliquer après cela. Après tout, même s'il le disait à quelqu'un, qui serait venu ? Sirius n'était plus là ...
Mais Harry savait à quoi il devait ce revirement de situation. Deux semaines après son retour à Privet Drive, Vernon avait été licencié. Fini les perceuses et fini le copieux salaire chaque mois. A son âge, son oncle avait peu de chance de retrouver un emploi stable et une situation. Les premiers jours, il avait fait des recherches mais bien vite ces recherches s'étaient transformées en après-midi beuverie au pub du coin et il revenait souvent particulièrement éméché et surtout très énervé. En général dans ses moment-là, Harry s'arrangeait pour rester enfermé dans sa chambre mais souvent il avait tellement de corvées qu'il ne parvenait pas à les finir avant le retour de son oncle. Ainsi quand Vernon rentrait, si le repas n'était pas prêt, il savait qu'il devrait se préparer à une nouvelle séance de de cris et de reproches.
Etonnement, après quelques semaines de violente routine, cela ne sembla plus plaire à Pétunia et Dudley. Les deux autres membres de la famille qui jusque-là laissaient faire sans rien dire, semblaient réellement inquiets de cette nouvelle routine sordide. Peut-être par peur que cela se retourne contre eux ou était-ce seulement par crainte que les voisins n'entendent Vernon hurler des insanité à l'encontre de son neveu.
Alors qu'il enfilait son pyjama pour se préparer à dormir, Harry grimaça en se souvenant de la soirée qu'il venait de passer. Son oncle était rentré vers 17 heures. Par chance le repas était prêt et plutôt correct selon lui. Les Dursley mangèrent en silence, pendant que le survivant patientait dans sa chambre. Une heure plus tard, entendant les hurlements de son oncle lui demandant de venir il se rendit à la cuisine pour faire la vaisselle et débarrasser la cuisine. Sa tante était installée dans le salon et lisait un livre tandis que Dudley et Vernon regardait le football à la télé.
- Dépêches toi de laver tout ça et disparaît de ma vue.
Harry soupira et vit sa tante grimacer à la réflexion de son mari.
- Oui oncle Vernon.
Il ne fallut pas longtemps à Harry pour tout ranger mais au dernier moment alors qu'il rangeait les assiettes, l'une d'elle glissa de ses mains et se brisa dans un bruit fracassant. Son cœur manqua un battement, il ferma les yeux un instant, déglutit et chercha une solution, même si il savait pertinemment que rien ne pourrait le sauver à cet instant. Il croisa le regard affolé de sa tante puis il vit ce qui l'effrayait, son oncle avait le visage rouge de colère et il avançait vers lui d'un air menaçant. Cette fois ci ce ne fut pas le plat de sa main qui heurta sa joue mais son poing. Harry tomba à la renverse sous la force du coup et il fut sonné durant quelques secondes.
- Non mais t'es vraiment qu'un incapable ! Ça ne te suffit pas d'être un monstre, de nous couter de l'argent qu'on a pas, il faut en plus que tu sois un incapable qui détruit tout ce qu'il touche. Dégages d'ici je ne veux pas te revoir dans cette cuisine avant demain matin pour le petit déjeuner. PETUNIA, viens nettoyer ce bordel !
Il n'en fallut pas plus à Harry pour qu'il monte se réfugier dans sa chambre, encore tremblant et titubant.
La respiration de l'adolescent était encore saccadée quand la porte s'ouvrit. Il crut un instant que son cœur allait lâcher sous la pression mais c'est la voix de sa tante qu'il entendit.
- Taches de faire attention à ce que tu fais, je ne veux pas que ça me retombe dessus ou sur mon fils.
Sans un mot de plus elle lâcha un sachet sur le lit avant de s'en aller. Il fallut quelques instants à Harry pour se saisir du paquet et qu'il se rendre compte qu'il s'agissait de petit pois surgelés – surement pour empêcher sa mâchoire d'enfler. Depuis quand Pétunia se souciait-elle du bien-être de son neveu ?
Les premières semaines, le jeune homme avait écrit à ses amis, pensant que cela tuerait le temps et qu'ils auraient surement des choses intéressantes à lui raconter en retour. Mais après quelques lettres, le survivant avait vite compris qu'il ne recevrait aucune réponse. Il avait donc abandonné et attendait en se rongeant les ongles, le moment où il pourrait quitter la maison e son oncle et sa tante. Ses valises étaient toujours prêtes, au cas où. Il avait nettoyé son balai 5 fois, pareil pour sa baguette, et à son plus grand désespoir, son ennui l'avait réduit à entamer la lecture de l'Histoire de Poudlard – il s'était arrêté à la préface du livre, mais tout de même, c'était plus que Ron.
Perdue dans ses pensées, Harry fut surpris quand Hedwige entra par la fenêtre ouverte de sa chambre, suivit de près par Fumseck, le phœnix de Dumbledore. Il fut d'abord étonné de voir son hibou. Il avait confié Hedwige à Ron quelques jours auparavant afin de ne pas attiser la colère de Vernon, puis il remarqua les lourds paquets et lettres portés par les deux volatiles. Son anniversaire ! Déjà !
Souriant à présent et ravi d'avoir une distraction, il les délivra de leur fardeau et leur présenta quelques petites choses à manger pour les rassasier en les suppliant de ne pas faire trop de bruit. Il ne voulait surtout pas avoir à faire à son oncle une nouvelle fois et encore moins le jour de son anniversaire. Les deux oiseaux se posèrent sur son bureau et l'observèrent un instant, semblant attendre de voir la réaction du jeune homme à l'ouverture de ses cadeaux.
Le premier cadeau provenait d'Hagrid. Prenant tout son temps de peur que ce qu'il contenait n'explose ou ne lui saute au visage, le jeune homme découvrit finalement un casque noir. D'abord surpris, il se saisit de la lettre qui l'accompagnait et reconnut de suite l'écriture brouillonne et mal orthographié du garde-chasse de Poudlard.
« Bon anniversaire Harry, j'espère que ton cadeau te plait. J'ai gardé la moto de Sirius pendant toutes ces années. Je l'ai retapé comme je pouvais et maintenant elle est à toi. Ne dis rien à Molly ou elle me tuerait… ou à Dumbledore ou Hermione. Ou qui que ce soit d'ailleurs. Garde ça pour toi. Je la garde avec moi à Poudlard.
J'espère que tu tiens le coup chez les moldus. Sinon tu me le dis et je viens donner des oreilles assorties à la queue de ton cousin.
A bientôt,
Hagrid »
Harry n'en revenait pas, ce cadeau le touchait plus que tout et il était réellement reconnaissant envers Hagrid. Les évènements du ministère avaient mis Harry au plus bas et il ne se passait pas un jour sans qu'il pense à son parrain et à la bêtise qu'il avait fait en se jetant dans la gueule du loup.
Ravalant les larmes qui ne coulaient plus depuis longtemps, Harry se saisit des autres cadeaux posés sur son lit. Molly lui avait confectionné un nouveau pull, apparemment cette année la mode était au Orange, le tout était accompagné d'une lettre et d'une montagne de friandises. Ginny, lui avait fait parvenir un journal intime « Ne t'inquiète pas j'ai vérifié celui-là n'est pas possédé ». Ron quant à lui, lui avait fait parvenir un nécessaire à balais. Les lettres étaient plutôt succinctes, comme s'ils étaient restés en contact tout l'été et qu'ils avaient seulement des banalités à s'échanger. Il restait maintenant un paquet, celui d'Hermione, il commença par sa lettre.
« Bon anniversaire Harry !
J'espère que tes vacances se passent bien, que tu te reposes et que tu as trouvé un peu de temps pour réviser. Je suis de retour en Angleterre après deux semaines passées en Italie avec mes parents. Je suis avec les Weasley depuis quelques jours et on profite de l'été.
J'espère que tu nous rejoindras vite.
Je t'embrasse,
Hermione.
PS : J'ai eu 9 Optimals et 1 Efforts Exceptionnels à mes Buses et toi ? »
Ils étaient tous ensemble au Terrier pendant que lui devait se contenter de cette chambre sordide à deux pas de son goret de cousin et de son tortionnaire d'oncle. Harry était jaloux, il en avait marre de subir des vacances aussi infernales chaque été sous prétexte que cela lui offrait une protection contre Voldemort. Qu'il soit en danger maintenant ou dans un mois à Poudlard ne changeait rien du tout. Quelques semaines de répits auprès de ses amis lui aurait fait beaucoup plus de bien que deux mois de protection dans cet enfer.
C'est avec un soupir qu'il ouvrit la dernière lettre qui portait le sceau de son école.
« Cher Harry,
Tout d'abord, je te souhaite un très bon anniversaire et j'espère bien que tes amis t'ont gâté pour ta seizième année. Je t'envoie également ce message afin de répondre à ta dernière lettre. (Je suis désolée qu'elle arrive si tard mais j'ai pas mal voyagé et ai été très occupé ces dernières semaines.)
Malheureusement je ne pourrais pas accéder à ta demande, tu dois impérativement passer l'été chez ta famille. Nous en avons déjà parlé et ceci est pour ta sécurité Harry. Nous sommes en guerre et j'espère bien qu'après les évènements survenus au mois de juin dernier tu comprendras ma démarche.
J'ai chargé Remus de s'occuper de tes fournitures scolaires, c'est lui qui viendra te chercher.
Encore une fois je te souhaite un très bon anniversaire,
Albus »
Harry ferma les yeux et inspira profondément afin de garder son calme. Cette lettre ne lui disait rien. En tout cas rien qui l'intéressait. Il passerait tout son été ici. Remus viendrait le chercher, mais quand ? Enervé, Harry froissa la lettre et la jeta à l'autre bout de la pièce d'un geste rageur. Pendant que tout le monde le rassurait et tentait de lui faire comprendre qu'il n'était pas responsable de décès de Sirius, Dumbledore se servait de cet argument pour justifier ses actes. Pour qui se prenait-il ? Le jeune homme fulminait, il détestait plus que tout qu'on lui dise quoi faire et il en avait réellement marre que sa vie soit ainsi contrôlée par tout le monde sauf lui.
Bien sûr qu'il avait conscience que les rares fois où il avait usé de son libre arbitre les conséquences avaient été désastreuses et il revivait ces moments chaque nuit dans ses cauchemars.
D'un geste las, il poussa tous les cadeaux au pied de son lit afin d'avoir de la place pour se coucher quand il remarqua une lettre qu'il n'avait pas encore ouverte. Il reconnut de suite l'écriture fine et appliquée de son ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal Remus. Les doigts tremblants, il déchira l'enveloppe afin de découvrir son contenu et se laissa tomber sur le sol, le dos appuyé contre son lit.
« Harry,
Bon anniversaire !
Je tiens à commencer par des excuses. Je n'ai pas eu le courage, ni la force de t'écrire plus tôt et maintenant que c'est ton anniversaire, je me trouve bien égoïste. Je n'ai pas pensé que toi aussi tu devais être au plus mal. Ces derniers mois ont été difficiles, et je ne savais pas comment commencer mes lettres.
Je ne savais pas ce que tu voulais entendre et je ne savais pas quoi dire. Pour être honnête, je n'avais pas grand-chose à raconter. Je suis resté enfermé chez moi et j'ai attendu la première pleine lune sans Sirius avec angoisse. Ces derniers mois, je m'étais habitué à avoir de la compagnie à nouveau alors la solitude s'est fait sentir et ce n'était pas beau à voir.
Mais je sors de mon trou, petit à petit parce que s'il était là, Patmol me donnerait un bon coup de pieds au derrière pour me faire sortir.
J'espère que tu tiens le coup Harry. Ça me désespère de te savoir chez ton oncle et ta tante. Je me souviens encore des histoires que Lilly me racontait et je sais qu'elle n'aurait pas voulu cela pour toi. Mais Dumbledore ne veut rien savoir, j'ai tout essayé.
Je t'envoie un de mes desserts préférés, au chocolat, en espérant que cela te plaise et te remonte le moral. Il est possible que je m'en sois gardé une 'petite' part pour 'trinquer' avec toi, en quelques sorte.
Je pense fort à toi Harry et où qu'ils soient, Patmol, Cornedrue et Lilly trinquent à ta santé.
Courage Maraudeur et bon anniversaire !
Lunard »
Harry pressa la lettre contre sa poitrine et inspira profondément. C'était tout ce dont il avait besoin. Juste quelques mots rassurants de la part de quelqu'un qui comprenait ce qui lui arrivait. Il expira enfin, sentant ses lèvres trembler mais les larmes ne coulèrent pas. Il sentit néanmoins un liquide chaud couler le long de sa joue alors que la douleur dans sa mâchoire disparaissait progressivement.
Quand il rouvrit les yeux, il fut surpris de voir Fumseck posé derrière lui sur son lit, la tête penchée vers son visage. L'oiseau pleurait, ses larmes pansant les blessures du jeune sorcier tandis que sa chouette, Hedwige, s'était blottie sur ses genoux.
Il se saisit de la dernière boîte, l'ouvrit d'une main tremblante et eut un éclat de rire quand il constata qu'un bon quart de son gâteau d'anniversaire manquait.
- Merci Remus.
Merci à tous
Je n'ai pas de rythme de publication. Je suis pour le moment en vacances en France pour les fêtes de fin d'année mais je reprends très bientôt le travail à Londres et les publications risquent de s'espacer un peu. J'espère pouvoir poster un chapitre par semaine.
Bises xx
