Titre : Quatre saisons
Auteur: lunny
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété de Clamp… Les saisons n'appartiennent à personne… Et le petit truc entre paragraphe à moi ! Mmh, en fait c'est une sorte de métaphore où Fye est le danseur et Kurogané le passant… J'espère que vous comprendrez.
Résumé :Parce que les saisons passent nous laissant des bribes de sentiments entourés de mensongesKuroganéxFye
Genre : yaoi et romance…
Avertissement : yaoi, donc si vous êtes homophobe, passez votre chemin.
Note : Enchaînons sur le point de vue de Fye sur l'hiver. C'était prévisible d'un côté. Ne suivant que l'édition française (la flemme de lire les scans). Je connais peu de choses sur le passé de Fye, donc ce ne sont qu'hypothèses.
Bonne lecture !
L'hiver
Dans le pays de Seles, il faisait constamment froid. La neige recouvrait immanquablement les allées de la ville.
Et bizarrement, Seles ne m'inspirait rien.
Peut-être juste le froid.
Et l'impression de solitude.
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La neige tombait recouvrant sa chevelure noire d'une fine couche de neige.
A ce moment, je me suis senti seul, plus encore qu'auparavant.
Je ne sais pourquoi, je me suis senti constamment seul. Où que je sois, à n'importe quel moment, la solitude s'emparait de moi. Elle était la constante, semblable à une amie. A ce moment, je pensais que j'étais seul. J'ai cru qu'en devenant plus sociable, cette impression disparaîtrait. C'est pourquoi je me suis caché derrière ce sourire qui n'avait rien de vrai et ces blagues salaces qui ne me faisaient même pas rire.
Des gens ont fini par m'entourer. Aimant m'entendre rire et divaguer.
Mais cette impression ne disparut pas.
J'avais beau être entouré, je me sentais seul.
Je me rendis compte que je n'étais pas seul mais me sentait seul.
Nuance qui peut paraître sans importance, mais elle était importante.
J'apprit qu'être seul c'est de n'avoir personne autour de soi. D'être solitaire quelle que soit la situation.
Se sentir seul, c'est différent.
Se sentir seul, c'est être entouré de personnes sans qu'aucune d'elle ne nous paraissent être une amie. C'est être dans la foule sans avoir personne qui pourrait vous relever si vous tombez.
Une ombre dans la foule s'avance,
Au milieu elle danse,
Pour se faire remarquer,
Un tout petit peu exister.
Mais j'avais pris l'habitude de rire et de sourire bien que je n'étais pas heureux. Je ne perdis jamais cette habitude. Elle faisait de moi ce que j'étais. Et sans le vouloir, j'ai renforcé le mur qui séparait les autres de moi. Et plus les années s'écoulaient, plus je me sentais seul.
Jusqu'à ce que je le rencontre.
Au début, je l'ai considéré comme un autre. Sa susceptibilité m'amusait. Mais je n'avais pas prévu… Je n'avais pas prévu qu'il commencerait à me voir à travers le mur que j'avais hissé. Et pourtant, je m'en suis réjoui quelque peu. Parce qu'il me considérait vraiment.
Voulant voir à travers le masque,
Que tout le monde considérait comme de la glace,
Un passant dans la foule a explosé sans douceur,
Le mur dressé autour du vrai danseur.
Mais je le détestais aussi.
De dire que mes rires que je croyais vrais n'étaient qu'illusions.
De dire que mes sourires que je croyais sincères ne l'était pas.
De dire que je me cachais derrière un masque.
J'avais fini par croire que cette comédie était vraie.
Je m'étais trompé tout simplement.
Mais il l'avait su avant moi.
Il m'avait dit qu'il ne voulait pas de ma comédie. Il m'avait dit qu'il ne voulait pas de ces sourires. Il m'avait dit qu'il ne voulait pas de cette joie. Il m'a dit qu'il ne voulait pas de ce moi pour les autres. Il m'avait dit qu'il voulait de ce moi que les autres ne verraient pas. Il me voulait tout simplement. Moi et personne d'autre. A lui et à personnes d'autre.
Et j'ai été heureux…
Et le passant s'arrête dans son cœur,
Semblant y vouloir y résider,
Et comblé par cette chaleur,
Le danseur ne peut qu'accepter.
Ma vie n'a jamais été vraiment heureuse.
Mais ce n'était pas comme si j'avais attendu que la vie me rende heureuse.
Mais peu à peu, il m'a fait changer d'avis.
Je me surpris des fois à rire de bon cœur. Pas l'esprit ailleurs comme d'habitude. Juste rire comme ça. Et je me suis rendu compte que je commençais à changer peu à peu. Sans que je n'y puisse rien. Sans que je ne puisse faire un pas en arrière. Sans que je ne le veuille. Et il me regardait, un sourire suffisant aux lèvres, l'air de me dire : Tu vois que tu peux être toi.
Je ne lui ai jamais dit que je ne savais pas qui j'étais vraiment.
Que pour moi c'était terriblement compliqué d'être naturel.
Mais je pense qu'il avait compris.
Avant même que je ne m'en rende compte moi-même.
Et c'est le passant qui mène la danse,
Le danseur suivant ses pas,
Se mouvant sur cette cadence,
Qu'il ne connaissait pas.
Il neigeait aujourd'hui.
J'ai toujours détesté la neige.
Que ce soit ici ou ailleurs, elle me renvoie à ma solitude.
Mais cette fois, ça avait peut-être changé. Je me sentais un peu moins seul. Peut-être parce que j'avais l'impression que si je tombe, il me relèverait. Ce n'était qu'une impression, mais ça me rendait heureux. C'est étrange… L'impression de bonheur. Il y a encore quelques minutes, il me semblait que j'étais heureux. Mais maintenant… Mais maintenant que me reste-t-il de ce bonheur ? Dispersé aux quatre vents. Il ne me reste rien… Absolument rien.
Oh si finalement…
Peut-être son corps dans une marre de sang.
Le passant rate un de ses pas chassés,
Il a vite fait de tomber,
Sur le trottoir, il s'explose la tête.
Sans que le danseur de danser s'arrête.
J'ai froid et je suis seul.
J'ai cru qu'avec lui, cette impression disparaîtrait pour de bon.
Mais elle revient tandis qu'il disparaît.
J'entends à peine la voix affolée de Mokona qui m'explique. Je ne saisi que de brefs mots : « brigands » « bagarre » « armes » « coup de feu ».
C'est stupide non.
Qu'il tombe ainsi. Après tout ce qu'on a enduré. Qu'il disparaisse ainsi.
Je ne suis pas en colère. Je ne suis pas triste. Je ne suis pas heureux.
Qu'est-ce que je suis…
Je ne sais plus…
Je ne suis plus rien.
Mais le danseur s'arrête sentant sa solitude,
Reprenant la même danse que d'habitude,
Redressant les barrières qu'il avait abaissées,
Grâce à l'amour que le passant lui avait donné.
La neige recouvre ses cheveux. Comme pour me montrer la prise du temps sur lui. S'il était vivant, je rirai sans doute. Plaisantant sur ses cheveux blancs. Enfin, c'est ce qu'aurait fait le moi d'avant. Mais au jour d'aujourd'hui, qu'aurai-je fais ? Peut-être que j'aurai simplement souri avant de le débarrasser des flocons. Et le moi d'après que ferrait-il ? Il ne ferrait rien. Parce qu'il n'y aura plus de moi.
Parce qu'il n'y pas plus de lui.
Et encore moins de nous.
Un flocon s'égare près de son nez.
Il éternue.
Puis il ouvre les yeux.
J'entends vaguement Shaolan courir à la recherche d'un médecin.
Il me regarde.
De ses yeux rouges si hypnotisants comme deux flammes prêtes à me happer et nous faire brûler tout les deux.
Il me sourit doucement et caresse mon visage.
Je ne m'étais pas rendu compte que je pleurais.
Son sourire si suffisant, il a encore l'air de dire : Tu vois, tu peux être toi.
Puis le sourire se transforme doucement, un peu plus doux et plus chaud. Il s'empare doucement de ma nuque et m'oblige à me pencher. Je le laisse faire, trop choqué pour faire quoi que ce soit. Il happe mes lèvres et mon cœur.
Il m'embrasse doucement.
Et il fait renaître en moi cette impression de bonheur.
Le passant se relève avec un mal de tête lancinant,
Il s'empare du danseur l'arrêtant dans son renfermement,
Il le sort de cette solitude qui n'a rien de bon
Et lui reprenant son cœur, il l'embrasse sous les flocons.
Je m'éloigne doucement.
Et lui souris de mon sourire le plus sincère.
Parce qu'il venait de moi et personne d'autre.
Pour lui et personne d'autre.
Pour pouvoir former un nous…
Fin !
L'auteur (soupire gravement) :
- Bon, aucun rapport avec l'hiver… Peut-être la neige… Ah ! Non ça avait vraiment aucun rapport ! Pourquoi je régresse autant !
Fye (pose une main apaisante sur l'épaule de l'auteur) :
- Ben… Au moins Kuro-chan n'est pas mort !
L'auteur (hurle) :
- Mais c'est ça le pire ! C'est sensé être un chapitre deathfic ! Mais… J'ai pas pu… J'avais pas envie… je suis irrécupérable
Kurogané (sort son sabre) :
- Alors comme ça… Tu voulais me tuer ? Et par de vulgaires brigands ?
Fye (s'accroche à Kurogané) :
- Mais c'est pas grave Kuro-miaou ! Tu es vivant c'est tout ce qui compte !
Kurogané (éjecte le magicien) :
- Et pourquoi c'est moi qui suis sensé mourir ? Pourquoi c'est pas cet imbécile ?
L'auteur (soupire) :
- Oh il reste bien deux chapitres… j'aurai peut-être le courage d'en tuer un…
Kurogané (jouant avec son sabre) :
- Quand tu dis un, tu penses sûrement pas à moi ?
Fye (boude) :
- Ouais, ça va être moi…
L'auteur (souriant) :
- Pour la différence que ça ferait… Bon, donnez votre avis sur un truc qui n'a aucun rapport avec l'hiver (j'ai honte…) via Reviews !
