Voilà la suite et la fin avec 19 minutes d'avance! J'espère que ça plaira...
Toujours écrit du point de vue d'Edward.
Pensées secrètes (suite)
Nous étions arrivés à la chaumière.
- Va chasser si tu ne veux pas entendre, dis-je à ma chère femme.
Bella acquiesça, me lançant un regard reconnaissant. Soupirant, je pénétrai dans la maison et me dirigeai sans plus attendre vers la chambre de Nessy.
Je fus content de voir que celle-ci m'avait obéi. Tête baissée, elle se tenait dans le coin le plus éloigné de la porte, et par conséquent de moi.
C'est trop la honte…Au coin comme une gamine…
Rassemblant mon courage, je m'assis sur son lit et dis:
- Viens ici, Renesmée.
Finalement, je préfère quand même rester ici…
Elle s'approcha tout de même de moi, gardant les yeux rivés au sol.
- Renesmée, pourquoi t'enfuis-tu tout le temps? Même moi qui lis dans les pensées, je n'arrive pas à comprendre.
Argh, qu'est-ce que je dis, moi?
- Je…Je ne sais pas…Parfois j'ai simplement envie d'être seule, de courir sans personne autour…
- Alors pourquoi est-ce que tu ne nous demandes pas la permission avant?
- Parce que vous voudriez que je reste près de la maison, ou que je revienne tôt, et je partirais quand même loin, et tu serais quand même fâché contre moi…
Et c'est plus amusant de partir comme ça sans devoir demander, à l'impro- Oups! Papa a entendu!
Cette fois, je ne pus retenir un petit sourire malgré le sérieux de la situation. Renesmée leva les yeux vers moi, inquiète de ma réaction.
- Tu sais, Renesmée, tu as déjà beaucoup d'ennuis, alors autant me dire, ou penser, tout ce que tu penses.
Ma fille rougit, replongeant son regard vers ses chaussures.
- Alors, il s'agit simplement de s'amuser? repris-je plus sévèrement. Tout ce qui importe, c'est que tu aies du bon temps, et nous, on peut s'inquiéter pendant des heures, ça n'a pas d'importance?
Renesmée rougit encore plus, honteuse.
Non! Enfin, j'avais pas pensé ça comme ça…
- D'accord, soupirai-je. Donc, nous sommes d'accord sur le fait que tu as fait une énorme bêtise et que tu mérites d'être punie.
Renesmée se tortilla, puis acquiesça.
Quelle punition?
- Je vais te donner une fessée.
- Quoi?! Mais…mais c'est pour les petits! J'ai 13 ans!
- Tu t'es comportée comme une enfant, alors tu vas être punie comme telle.
Renesmée sut dans ma voix et dans mon regard qu'il était inutile de discuter. Elle se contenta de me fixer d'un air suppliant. Je ne me laissai pas apitoyer. D'une vitesse vampirique, je baissai son pantalon et sa culotte avant qu'elle ait pu cligner des yeux. Deux secondes en retard, elle s'exclama:
- Quoi?! Non, s'il te plaît -
Je ne lui prêtai aucune attention et la courbai sur mes genoux. Je fis une pause à ce moment-là, rassemblant mon courage pour ce qui allait suivre. Je perçus alors les pensées de ma fille.
C'est pas possible, c'est pas possible! Ça peut pas être vrai! Non, papa ne peut pas…
- Oh que si, je peux, fis-je en abattant ma main sur le petit derrière blanc qui se tenait sur mes genoux.
AIE!!
Je continuai à distribuer de fortes claques, insistant sur le haut des cuisses, là où reposerait son poids quand elle s'assiérait. Renesmée commença à gémir. Je perçus l'odeur de la première larme qui coula sur ses joues et un poids alourdit mon cœur.
- Pourquoi reçois-tu cette fessée, Renesmée?
- Parce- parce que je suis allée dans les bois sans permission!
- Et pourquoi est-ce inacceptable?
- Parce que c'est dangereux…et que vous vous inquiétiez…
- Exactement. Il est temps que tu commences à penser aux conséquences de tes actes avant d'agir!
Je suis désolée…OUCH!
Renesmée se tortillait, gémissait, mais je continuai. J'aurais voulu pouvoir ne pas entendre ces pensées, mais elle était si proche que cela était impossible. En plus des petits cris aigus qu'elle avait de plus en plus de mal à retenir, je percevais toute sa détresse intérieure. Chaque fois, que j'abattais ma main, c'était une double douleur qui m'atteignait.
Le derrière de Nessie était d'un rouge vif et sa détentrice sanglotait à présent sans s'inquiéter de retenir ses larmes. Ni ses pensées, d'ailleurs.
Désolée! Désolée! Ça fait maaaal! Papa, arrête! Je le referai plus!
Lorsque je la sentis s'affaisser sur mes genoux, je m'arrêtai avec soulagement. Je caressai le dos de Nessie, lui murmurant des paroles réconfortantes:
- Shhh, tout va bien, Nessie. C'est fini…
Je suis désolééée!
-Je sais, tu es pardonnée.
Vraiment?
Ses sanglots commençaient à décroître en intensité. Je remontai ses vêtements avant de l'asseoir sur mes genoux, son postérieur endolori entre mes jambes écartées:
- Mais bien sûr, comment pourrais-je en vouloir à un petit ange comme toi?
Nessie perçut la pointe d'ironie dans ma voix et sourit, se blottissant contre ma poitrine. Nous restâmes ainsi pendant plusieurs minutes.
Je t'aime.
Pour moi qui avais eu peur de perdre un instant l'amour de ma fille, je fus récompensé pour ma peine. Alors qu'elle était à moitié endormie, je chuchotai à Nessie:
- Je t'aime aussi.
Je la déposai à plat ventre sur le lit. Sa respiration sereine m'indiqua qu'elle dormait déjà complètement. Je sortis de la maison. Dans le jardin, Bella m'attendait. Je m'assis à côté d'elle sur un banc en bois sculpté.
- Alors? me demanda-t-elle.
- C'était en même temps plus difficile et moins difficile que je ne le pensais.
Bella acquiesça simplement sans chercher à comprendre et s'appuya contre moi. Encore une fois, je m'émerveillai de sa beauté. Elle reprit la parole:
- Tu m'expliques tes paroles mystérieuses de tantôt?
Je grimaçai. Je n'en avais pas tellement envie…mais il le fallait bien, je lui avais promis.
- Tu te souviens quand je suis allé chercher la mort chez les Volturi quand j'ai cru que tu t'étais noyée?
Ce fut à son tour de se sentir mal. Jamais je ne me pardonnerai la mal que je lui ai fait à cette époque. J'aurais préféré que ce souvenir humain devienne flou dans sa mémoire, mais elle avait tellement pensé à son existence passée qu'elle était devenue aussi nette que celle de Rosalie. Le fait que nous vivions à Forks, théâtre de tant de faits mémorables, lui avait d'ailleurs considérablement facilité la tâche.
- Oui, lâcha-t-elle, mal à l'aise.
Elle se blottit plus profondément dans mes bras, comme cherchant à compenser un manque affectif.
- He bien, lorsque je suis revenu, j'ai eu à… subir les foudres d'Esmé et de Carlisle…
Bella émit un petit rire incrédule. Il était vrai qu'il était difficile d'imaginer mes deux parents en colère.
- …Et Carlisle a considéré que je méritais d'être puni pour cette action suicidaire.
Bella se raidit, puis se redressa pour me regarder dans les yeux d'un air incrédule. Si j'avais pu, j'aurais rougi.
- Tu veux dire que…Carlisle t'a…fessé?
Je hochai la tête, un petit sourire gêné sur les lèvres.
- Ah, fit-elle simplement, redoutant sans doute de me rendre encore plus honteux.
Nous restâmes longtemps ainsi, à regarder le merveilleux jardin créé par Renesmée, à nous regarder. A penser à tout et à rien, et surtout à notre merveilleuse petite fille.
