Note de l'auteur :

Hello à tous !

Bon, je vais éviter de faire de longs discours, sinon je vais vous saouler, on va dire que je suis assez bavarde... Bref, je voulais dans un premier temps vous remercier pour vos reviews et vos ajouts en tant que fic favorite, ou/et en tant que followers. Merci aussi à ceux qui ont lu le premier chapitre. Vous gérez, et vous n'imaginez pas à quel point ca me motive pour écrire ce second chapitre. Encore merci.

Réponses aux reviewss ( je connais déjà certains d'entre vous, et je suis super contente de vous avoir lu) :

Adore Youu :mdr, merci d'avoir laissé une review tout de même, et de suivre cette nouvelle fic !

Bella-lili-rosecullensister : Merci pour ta review ! Malheureusement je ne peux pas répondre à ta question, dont tu auras la réponse dans les prochains chapitres. J'espère que ce nouveau chapitre va te plaire et que tu te poseras encore plus de questions.

Emma : Rho, pauvre Alec, il est sympa pourtant. Ne t'en fais pas pour Edward, il fera très bientôt sa première apparition, merci encore pour ta review.

Guest : Très sympa ta review, merci beaucoup. Je ne suis effectivement pas d'accord avec le choix de Bella, mais bon ca complique l'histoire, tu verras par la suite. Par contre pour ta question, désolée, mais je ne vais pas répondre, je ne veux pas gâcher votre surprise.:)

Ju La Rosette : Merci pour ta review et tes compliments. Et si j'arrive à vous faire rire, j'aurai réussi mon pari:).

Nodame : Ho contente de voir une « tête » connue ! Merci beaucoup pour tes compliment, je suis contente que tu apprécies aussi ce style d'écriture. J'espère que le second chapitre te plaira également. Merci encore, et a bientôt !

Johannie28 : Et voici la suite ! Merci pour ta review !

Petite info : Le chapitre est juste un peu plus long que d'habitude vu que vous n'aurez pas de mise à jour avant lundi prochain, voir mardi.

Bon c'est pas le tout mais j'ai déjà trois quart page word sans avoir commencé le second chapitre, allez c'est parti !

Bonne lecture !


Chapitre 2 :

Syndrome du jour ? Le baby blues...


« Maman ! On va être en retard ! » se plaignit mon fils, debout devant moi, les poings sur les hanches pour me montrer son mécontentement.

« Attends 30 petites secondes Hayden, maman finit ce qu'elle est en train de faire et on y va... »

Je tapotais la place à coté de moi, tandis que je jetais un coup d'oeil à ma montre. Effectivement, j'allais être en retard... Journée chargée aujourd'hui, entre le rendez vous avec mon agent, le compte rendu avec mon éditrice et la décidasse de mon second tome à 16H à San Francisco... Et pour une fois, je ne pouvais pas compter sur Alec. C'est dans ces moments précis que je me disais que j'avais profondément besoin de lui. Fort heureusement, il me rejoindrait à SF, on profitait ainsi de la dédicace de mon livre pour donner aux journalistes ce dont ils raffolaient, une apparition publique de notre j'en dise, je n'aimais pas être loin de lui.

Mon petit bonhomme de trois ans traîna des pieds puis vint s'asseoir à coté de moi en se blottissant contre moi, puis il soupira lourdement... Je finissais la phrase que j'étais en train d'écrire, profitant de l'inspiration dont j'étais soudain comme possédée. Mais un nouveau soupire de mon fils me détourna de mon bouquin et je posais mes yeux sur lui, un sourire aux lèvres. Quoique je puisse faire, mon fils est toujours ma priorité.

Mon ego de maman était surdimensionné, pour moi, Hayden était le plus beau petit garçon du monde entier. Je sais, toutes les mères disent la même chose. Mais regardez moi ce futur Don Juan !Des cheveux brun aux reflets cuivrés tout comme son père, mes yeux en amande, et le grand mystère de sa conception : ses yeux bleus. Allez savoir de qui il les tenait, Edward avait les yeux verts, et moi, chocolat... Comment on avait réussi à procréer un brun aux yeux bleus ? Bonne question... Pour mon fils, tout était plus simple quand on le complimentait : il disait toujours qu'il avait les yeux bleus de « papa » à savoir Alec... Ouais, mauvaise hypothèse mais pas le peine de tracasser un gamin de trois ans avec des histoires d'adultes aussi chiantes et compliquées. Je voulais le préserver de tout ça...

« Tu es prêt ? Tu as ton doudou ? »

Alors qu'il boudait toujours – un trait de caractère de son père biologique- le menton posé sur sa poitrine, il releva son regard, un sourire illuminant son visage. Il se leva du canapé, agitant son doudou, un bout de t-shirt ayant appartenu à Edward devant mes yeux. Petite annecdote : ce n'est pas moi qui lui ai donné son doudou, a peine savait il marché, qu'il avait trouvé dans le fond de mon armoire où il s'était endormi. Ni Alec, ni moi n'avions pu le lui enlever, il avait hurlé, fait une colère, bref, on avait perdu la partie. La seule chose que j'avais réussi à faire était de découper le fameux t-shirt en plusieurs morceaux au cas où Hayden le perdait... Alec, bien sur n'imaginait même pas qu'il s'agissait d'une ''relique'' ayant appartenu à mon ex.

« Allez maman ! Tonton va pu être la sinon ! Et t'as vu j'ai mis mes chaussures tout seul, comme un grand. » me dit il, tout fier de lui, en me souriant.

« Mais non, tonton ne partira pas sans toi, n'oublies pas que tu dors chez tonton ce soir... » Je ne savais pas qui je tenais de convaincre... Lui ou moi ?

Je jetais un coup d'oeil vers les pieds de mon fils et j'éclatais de rire, en secouant légèrement la tête. Mon bout de chou avait effectivement mit ses tongs tout seul, mais il avait échangé les pieds... Ça par contre, ça venait de moi ! Ma mère Renée, avait parfois eu envie de se pendre quand elle voyait que je n'arrivais toujours pas à distinguer ma gauche de ma droite à 8 ans... Mais bon, pour Hayden il y avait encore de l'espoir, après tout il n'avait que trois ans...J'attrapais mon fils pour le poser sur mes genoux, le serrant par réflexe contre changeant ses chaussures de place.. Oui, qui aurait cru qu'au fond de moi j'étais une maman gâteau et gâteuse ? Arf, et dire que je disais toujours que je serai moins collante que ma mère...

« La chaussure droite avec ton pied droit, et la gauche avec ton pied gauche... Sinon, je suis fière de toi mon chéri ! » félicitais-je mon fils...

Il se détacha de mes bras, aussi excité que si je l'emmenais à Disney World, en même temps, c'était à chaque fois la même chose quand Hayden allait passer l'après midi chez mon frère. Tout deux était comme ils le disaient : « super copains ». Pas étonnant quand on connait l'âge mental de mon frère, même la fac n'avait pas réussi à le changer, je devais me faire à l'idée qu'Emmett avait un peu moins de neurones que le reste de la famille. HAHA ! Blague à part...

Hayden avait littéralement sauté dans la voiture, et c'était parti pour une demi heure de route, bercés par les chants de Simba et tout ses autre potes de la clique Disney. J'arrivais devant la porte de la petite maison de mon frère tandis que je chantais toujours à tue tête, suivie de prêt par mon fils. A tout les deux on représentait un orchestre de canards à l'agonie. La classe non ?

« Il en faut peuuuu pour être heureux ! » chantais-je à tue tête, alors que je tournais la clef du moteur pour l'éteindre. Je jetais un coup d'œil dans le rétroviseur et voyais mon fils qui chantait encore plus fort que moi, et se dandinait comme Mowgli... Je détachais ma ceinture, me tournant vers lui, et chatouillais mon fils, qui éclatait de rire.

« Arrêtes maman Balloo ! Arrêtes !» babilla il, riant toujours aux éclats sous mes chatouilles. Génial, mon fils me prenait pour un ours... Me manquait plus que le ventre rebondi, la fourrure grise, et il serai capable de me demander de soulever une pierre pour aller bouffer des fourmis... Yurk...

Mon frère interrompit notre interlude musical et fusionnel en ouvrant ma porte. J'aurai voulu activer la fermeture centralisée des portes, et lui dire de me laisser partager ce moment avec mon fils, mais je me lieu de ça, je le fusillais du regard, j'éteignis l'auto radio alors qu'Hayden venait d'hurler gaiement son prénom en tendant les bras vers lui, ayant pris soin de me repousser... Merci frangin !

« C'est moi ou j'ai cru entendre qu'on martyrisait une chèvre ? Comment vont ma sœur et mon neveu préférés ?» nous lança mon frère, un gigantesque sourire taquin aux lèvres. Ouais, je préférai mon image de canard à l'agonie.

« Haha... Je vais faire pipi dans ma culotte tellement tu es drôle Em'. » dis-je avec ironie.

« Je suis choqué ! Moi qui croyais que tu mettais jamais de culotte Bells !» renchérit-il en faisant un clin d'oeil à Hayden. Et ça y est, il venait de provoquer l'hilarité de mon fils qui chantait en tapant dans ses mains : « maman elle a pas de culotte ! Maman elle a pas de culotte !». J'avais soudainement envie de taper sur mon frère avec une pelle...

Je levais les yeux au ciel, ne tentant pas de relever le dialogue d'Emmett de gamin de 6 ans et sortait de la voiture. Je laissais à contre cœur Emmett détacher mon bout de chou et le prendre dans ses bras...

C'était la première nuit que je passais loin de lui, et la sensation qu'il serait loin de moi toute une nuit me rendait tout simplement malade. Normalement Hayden me suivait partout dans mes déplacements, même si je l'exposais le moins possible des projecteurs et des flashs des paparazzis. Je voulais qu'il ait une enfance, même si tôt ou tard, il serait bien obligé de se rendre compte que papa et maman avait une vie un tant soit peu différentes des parents de ses copains de classe.

Je sortais les affaires que j'avais préparées pour mon fils du coffre et les donnait à mon frère. Hayden était en train de chuchoter quelque chose à mon frère, et j'étais presque jalouse de leur complicité. Hayden avait toujours vénéré mon frère, tout comme moi quand j'étais petite. Emmett et moi n'avions que deux ans de différence, mais nous avions toujours été très proches. Bien souvent

il m'avait emmené dans ses combines plus que douteuses, mais j'avais eu une enfance, suivie par une adolescence fabuleuse grâce à lui.

« Il y a tout dans le sac, brosse à dents, pyjama, vêtements propres, sous vêtements, quelques DVD... Et si jamais il est malade tu lui... » commençais-je à lister avant d'être coupée par mon frère.

« Ne t'en fais pas maman poule, ton fils est entre de bonnes mains... » me rassura Emmett.

« Et je t'en pris, pas de gros mots, pas de films qui ne sont pas adaptés à son âge. Et ne le sépare pas de son doudou sinon tu vas t'opposer au Tsunami Hayden. Et si il y a le moindre problème... »

« Je te passe un coup de fil, je sais... » conclu mon frangin. J'acquiesçais et je regardais mon fils.

« Tu fais un câlin à maman Hayden ? »

Mon fils tendit les bras vers moi et le le serrai fort contre moi... Bordel, ce qu'il allait me manquer ! Je l'embrassais sur la joue plusieurs fois, avant de le déposer à contre cœur au sol... J'embrassais la joue de mon frère en le remerciant de garder mon fils.

Je remontais dans ma voiture, jetant des coups d'oeil incessants à mon fils en lui envoyant des baisers jusqu'à ce que je ne le vois plus dans mon rétroviseur. Je filais vers Los Angeles Downtown et me garais dans le sous sol du bâtiment ou se trouvait le bureau de mon agent.

Rapidement, je me retrouvais dans le bureau de si je puis dire, ma meilleure amie... Le rôle d'un agent comme tout le monde le sait, c'est tout d'abord de gérer votre carrière, vos rendez vous, mais c'est également votre psy. Et pour être mon psy, Alice était mon psy, ma confidente... Je savais pas comment elle pouvait me connaître aussi bien !

Une multitude d'agents s'étaient proposés après le succès de mon premier livre, mais bien sur je désirais la seule qui ne voulait pas bosser avec moi... Trop de travail selon elle. Mais après l'avoir harcelée de messages, d'e-mail et d'appels, elle avait finit par me recevoir. Le courant était tout de suite passé. Ça fait désormais 3 ans qu'on travaille ensemble et 3 ans que nous sommes amies. Quand j'entrai dans son bureau, elle du apercevoir ma mine déconfite, puisqu'elle me sautait au cou.

« Bonjour à toi aussi Alice. »

« Bah alors Bella, tu verrais la tête que tu tires ! Ca va avec Alec ? Qu'est ce que tu as... » me demanda t-elle en me guidant vers le canapé écru de son bureau.

Je soupirais en m'asseyant, avant de me mordre la lèvres inférieure, tout en me passant une main dans les cheveux. Elle de son coté, prépara deux cafés, et reviens s'asseoir prêt de moi. Elle restait silencieuse, attendant que je crache le morceau. On dirait ma mère !

« Première fois que je me sépare d'Hayden toute une nuit...Et toi, ça va ? » murmurais-je.

Je ne lui demandais pas concernant ses relations amoureuses. Je savais très bien qu'Alice attendait le prince charmant, mais en attendant elle préférait gallocher des crapauds .. Faudrait d'ailleurs que je lui dise, que le grands blond aux yeux bleus qu'elle attendait, charmant, joyeux mystérieux et tout le tintouin il n'existait pas. Un homme aussi charmant, beau et tout le touti quanti il a soit disparu de la surface de la terre, soit il est devenu gay... Et voilà que je recommence avec mes monologues... Vous n'auriez pas une corde par hasard ?

Elle mit ses mains sur mes épaules en compatissant. Pas mal de personnes nous demandait comment on fait la différence entre notre amitié et le coté professionnel de notre relation. C'est simple, on compartimente tout, le travail et le fait qu'elle soit ma meilleure amie sont deux choses différentes. Et même si Alice est peut être la personne la plus barrée que je connaisse, je n'aimerai pas me retrouver en face d'elle pour parler affaires... C'est un vrai requin sur le terrain, Alice ne lâche jamais le morceau et vous tient tête jusqu'à ce que vous fléchissiez...

« T'en fais pas, ça va aller, Emmett est un homme qui a la tête sur les épaules... »

« Hum... On parle bien de mon frère là ? » je ricanais, en attrapant ma tasse de café sur la table basse.

« Tu couves trop Hayden, Bella. Mais tu sais quoi ? Ce soit, Alec, toi et moi, nous sommes à San Francisco, après tout vos rendez vous, on sort. Vous en avez besoin autant que moi ! Et tu as intérêt à troquer ton jean contre une robe, sinon je brûle toute tes fringues... » Le pire c'est qu'elle en était capable... Quand je vous dit qu'Alice est barge ! La seconde passion d'Alice ? La mode...

« Si on sort, je veux que tu me trouves la boite qui fait la meilleure pina-colada de tout S.F... » Lançais-je avec entrain, après tout il fallait que j'apprenne à lâcher un peu la bride avec Hayden, et cette soirée avec Alec et Alice pouvait être une bonne idée... Mouais, il fallait que je m'en convainque.

On changeait de sujet pour parler boulot, j'avais eu plusieurs propositions dont un film avec un acteur de série B qui voulait que je me retrouve à moitié à poil dans une scène, sur un toit. .question. De toute façon Alice m'assurait que le film serait un navet à en juger par la qualité du scénario. Elle me fit ensuite un briefing sur les rendez vous qu'elle m'avait prit à San Francisco : maquilleuse, coiffeur, styliste, séance photo ( qu'elle avait soit dit en passant arrangé avec l'agent d'Alec), et une interview pour un journal local. Tout ca en plus de la séance de dédicace. Merde. Ça allait être une longue journée.

Après notre briefing toutes les deux, on allait ensemble chez mon éditrice, Victoria, un grande rousse refaites des orteils aux tétons que je ne pouvais pas saquer mais à vrai dire, je n'avais pas le choix. Elle bossait pour la plus grande maison d'édition des US.

J'avais eu envie de lui faire bouffer ses faux seins quand elle m'avait mit mon contrat sous le nez : le même contrat qui me rappelait que je n'avais plus que deux mois pour lui fournir le troisième livre de la trilogie... Fais chier. Deux mois, je ne serai jamais prête à temps !

Vous savez comment Victoria me voyait ? Comme une machine à sous, ou un distributeur de billets verts... Ma vie privée ? Rien à foutre ! Ma vie sociale ? Rien à foutre ! Mon fils ? Rien à foutre ! Le fait que je sois une femme ? Rien à foutre !

Tout ce qui intéresse cette fille c'est son nombril, et sa fausse poitrine ou elle peut cacher du fric dedans tellement le bonnet de son soutient gorge est profond. Un léger rire c'était d'ailleurs échappé de mes lèvres quand je m'étais demandée combien de liquide elle pouvait avoir planqué dans son soutif ? Elle m'avait dévisagé, mais ca ne l'avait pas arrêter pour m'engueuler... Je hais cette nana, et j'allais devoir me la taper jusqu'à ce que j'en finisse avec ma carrière d'écrivain. Ce que je ne voulais pour rien au monde...

Je suis toujours intéressée par une corde, même d'occasion...

OoO

San Francisco, la ville venteuse... Une heure d'avion de L.A et pourtant si différentes au niveau du climat...Première étape de ma journée, mise en beauté, autant dire qu'il y avait du boulot. Alice elle était déjà sur place, à la librairie pour tout préparer à mon arrivée, et fignoler tout ce qui ne lui semblait pas parfait..

Alors que la maquilleuse me mettais une couche de rouge à lèvres qui aurait pu couvrir une toile de Picasso, mon portable se mit à sonner... Sauvée par le gong ! Je ne ressemblerai pas à une poupée barbie, dieu merci ! Je vérifiais rapidement le nom sur l'écran de mon I-phone : Alec. Un sourire franc se dessina sur mes lèvres. Chose complètement débile et inutile de sourire à un portable, soit dit en passant puisque votre interlocuteur ne peux pas vous voir... Bref. Réflexion personnelle totalement inutile.

« Alec ! » m'exclamais-je, hurlant presque dans le haut parleur.

« Wow, je t'ai manqué tant que ça chérie ? » me demanda il...

« Ou...grrrr ! » Je répondis par un grognement sourd qui me fit penser à un mammouth en rut et je me tournais vers le responsable en fronçant les sourcils. Le coiffeur venait de me dire bonjour à sa manière, charmant. Il m'avait littéralement arraché un morceau de cuir chevelu ! Ouais, non, ok j'exagère peut être un peu...

« Tout va bien ? » s'inquiéta Alec, alors que j'entendais de l'agitation autour de lui... Ou pouvait il bien être ?

« Oui, ne t'en fais pas... Ca va toi ? »

« Oui, je t'appelais pour te dire que j'aurai une petite demi heure de retard, la limousine a soit disant un problème mécanique. J'arriverai pendant ta dédicace. » annonça t-il, une pointe d'agacement dans la voix.

« Pas de problèmes cœur, fais attention à toi... Préviens moi quand tu seras arrivé.Je vais devoir te laisser, la séance commence dans dix minutes et je ne suis pas prête... »

« Dès que j'approche de la librairie, je t'envoie un message... Hey, Bella ? »

« Oui ? »

« Tu me manques, je t'aime... » me murmura t-il, comme il avait l'habitude de le faire.

« Moi aussi je t'aime... »

Je raccrochai mon portable et attendis que le sadique qui me servait de coiffeur ne finisse le lissage qu'il m'avait commencé.

J'arrivais avec dix minutes de retard devant la librairie, mais lorsque le chauffeur de la limousine ouvrit la porte, je restai stoïque, je n'aimais pas les bains de foules et apparemment j'allais y avoir droit. Une centaine de personne faisait déjà la queue pour assister à la dédicace. Du courage... J'avais besoin de ma dose de courage. Toute tremblante, je sortais mon portable et regardais la photo en fond d'écran, Hayden et Alec... Je fermais les yeux et prenais une grande inspiration avant de sortir de la voiture. J'affichais un sourire bright, style banane, alors que j'entendais des gens crier mon nom. Ca avait beau faire trois ans que je connaissais ça, je n'y étais toujours pas habituée...

Je vis ma meilleure amie sortir de la librairie et m'attraper par le bras pour me faire entrer à l'intérieur.

« Bordel Bella, on a un planning ! Allez hop, dépêches toi, va t'installer, on ne va pas pouvoir retenir tes fans très longtemps ! » me commanda t-elle, je n'avais pas pu en placer une. Une habitude avec Alice.

Ça faisait déjà une demi heure que je signais des bouquins, que je prenais la pose avec des fans, en échangeant quelques paroles. Fort heureusement, la plupart d'entre eux étaient adorables, selon eux j'étais magnifique, ma série était géniale, et j'avais une plume d'enfer. Recevoir un flot de compliments de la part d'étrangers, ça fait un bien fou. J'avais l'impression de prendre ma revanche sur l'ado effacée et intello que j'avais été au lycée. Je jetais toutes les trente secondes un regard vers la porte, attendant de voir Alec, qui devait arriver d'une minute à l'autre... Mais alors que j'étais perdue dans mes pensées, ma meilleure amie, assise à coté de moi, au cas ou certains soient trop entreprenant me donna un coup de coude dans les cotes. Je me tournais vers elle, j'eus un gloussement en me disant qu'elle ressemblait à un opossum Les yeux exorbités, les lèvres plissées, genre de dire : « putain Bella descends de ta planète... ». Elle me tendit un bouquin, et sans vraiment lever les yeux vers le type qui se trouvait en face de moi je demandais :

« Votre nom s'il vous plait... »

« Edward... » me répondit une voix rauque et suave que je ne connaissais que trop bien.

Un frisson me parcouru l'échine quand j'entendis cette voix... Non, pas possible que ce soit... Impossible, il devait sûrement encore être à Harvard ou... Merde...Je relevais la tête aussi rapidement que possible et je me sentis faillir, mes mains devinrent subitement moites quand je croisais ces yeux verts.

Le père de mon fils me fixait en souriant tandis que moi je le fixais comme une idiote...


Note perso :

Tadaaaaa! J'espère que ce chapitre à été à la hauteur de vos espérances, laissez moi savoir si l'histoire vous plaît toujours, pour ca une seule solution : Review, review, review !

A votre avis, que va t-il se passer ? Que va t-il se passer après ces 4 ans sans se voir ? Et Alec dans tout ça ?

Ps : J'ai posté ce chapitre un jour à l'avance puisque je pars en week end plus tôt que prévu et je n'aurai pas pu être au rendez vous de jeudi, vu que je pars le matin.

Allez je vais me préparer pour mon long week end et je vous dis à lundi ! Passez un super week end !

Akasha.