Chapitre 1 : Mais quel prétentieux !

- Tu dois absolument devenir proche d'Arthur et le protéger envers et contre tout.

- Je sais, il represente l'avenir d'Albion et blablabla et blablabla. On n'a pas cessé de me le répéter depuis je ne sais plus combien de temps. C'est bon, j'ai compris.

Albus, me regarda avec un sourire amusé. Harry lui ne se géna pas et éclata de rire. Je me tournai vers ma mère qui avait les larmes aux yeux. Elle était triste de me voir partir mais savait l'importance de ma mission, aussi elle ne disait rien et pleurait en silence. Cela me brisait le cœur de voir ma mère ainsi mais je ne pouvais pas rester. Je n'étais née que pour cette mission, je n'avais pas le choix.

J'étais triste de les quitter. Albus était celui qui m'avait tout enseigné sur la magie. C'était grâce à lui que j'étais parvenu à contrôler le pouvoir immense qui sommeil en moi. Il m'a appris à me battre, tant en épée qu'en magie. Je lui devais tout même si je savais que si il l'a fait c'est avant tout pour que je parvienne à accomplir ma destiner. Au fil du temps, une certaine complicité était née entre nous. Je le considérai comme mon grand père et je savais que c'était réciproque.

Harry, était le petit fils biologique d'Albus. C'était un orphelin de la grande purge. Les soldats d'Uther avait tué ses parents pendant qu'il était chez son grand père. C'est d'ailleurs celui-ci qui l'a élevé. Comme Albus, s'occuper aussi de ma formation, Harry et moi, on a étaient élevé ensemble et on est devenu inséparable.

Je le regardai rire en souriant, même si j'avais l'impression de subir une déchirure. Je ne voulais rien leur montrer de mes larmes et de mes souffrances. Je ne voulais pas le lui montrer.

- Tiens, tu donneras cette lettre à Gaius, c'est un ami. Il t'aidera.

Je pris la lettre que me tendais ma mère. Puis je serrai cette dernière dans mes bras et ensuite ce fus le tour d'Albus et d'Harry.

Et sans un regard en arrière, je me mis en route vers kamelott.

Dès que je me retrouvai assez loin, j'autorisai quelques larmes à dégringoler le long de mes joues. Albus m'avait préparé à tous sauf à la douleur que je ressentais maintenant. Je savais que je devais me montrer forte et avancer de l'avant mais c'était dur.

La route était longue, mais je pu arriver à la cité sans encombre avant le couché du soleil.

Les gardes me laissèrent entrer sans m'importuner. Après tout, qu'avaient-ils à craindre de jeune fille seule et sans défense. Enfin ça, c'est ce qu'ils croient. Et je ne compte pas les démentir.

Je décidai d'explorer un peu la ville avant de partir à la recherche de Gaius. Elle était immense et magnifique. Le château royal était au centre de la ville, et ses tours la surplombé. On devait avoir une vu magnifique du haut de l'une de ces tours.

Je me détournai du palais et j'allais visiter le marcher. Je n'avais pas beaucoup d'argent mais regarder ne coutait rien. L'odeur délicieuse des fruits fraichement cueilli emplirent mes narines. Des tissus de toutes les couleurs et de toutes les qualités : soie, mousseline, laine… étaient exposées.

Je me balader entre les marchandises sans faire attentions à ce qu'il y avait devant moi. Et ce qui devait arriver arriva. Quelqu'un, un garçon de mon âge me rentra dedans me faisant tomber. Je m'apprêtais à lui dire ma façon de penser mais la terreur qui habitait ses yeux me fit taire. Il se répondit en excuse et se releva dans l'intention claire de fuir les lieux. Je compris pourquoi quand je vis des jeunes venir en courant dans notre direction. Avant que le garçon ne puisse prendre ses jambes à son cou, ses poursuiveurs l'avaient déjà rattrapé. Deux d'entre eux l'attrapèrent et lui donnèrent un coup de poing au ventre.

Le troisième un blond aux yeux bleu, les ignora et me tendis la main pour m'aider à me relever. Je regardai la main tendu, puis le pauvre jeune homme à terre et qui semblai souffrir le martyr.

Je ne savais pas ce qui me prit, sans doute les souvenirs des persécutions dont Harry et moi étions souvent victime enfant, mais je refusai la main tendu en fusillant son propriétaire du regard.

- Pourquoi le frapper vous ainsi ? demandais-je en colère.

- Il m'a manqué de respect et il a fait tomber une si belle jeune fille. Répondis mielleusement le blond.

- Il m'a fait tomber parce que vous le poursuiviez pour une raison totalement injustifié. Alors je considère que vous êtes les responsables de ma chute. Sifflai-je.

- Une raison injustifié ? manquer de respect au prince héritier est une raison justifié pour ce qui lui arrive. S'exclama l'un des deux brutes qui tenais le pauvre jeune homme.

Le prince héritier ? Alors c'est ce blond prétentieux que je dois protéger? Si je ne le tue pas d'ici la fin du mois ce serai très, très bien.

- Prince héritier ou pas, le respect se mérite, ce n'est pas la naissance qui défini si on mérite le respect ou pas mas c'est les actes et la nature. Je pense qu'un prétentieux qui se cache derrière son titre ne mérite pas le respect.

- Pour qui te prends-tu pauvre petite paysanne ? cria l'un des brutes. Si tu n'étais pas une fille je…

- Tu quoi ? tu me frapperas ? j'aimerai bien te voir essayer.

- Cela suffit ! cria le prince. On ne touche pas aux femmes, mais cela ne signifie pas que je tolère un tel manque de respect ! une journée au pilorie devrait t'apprendre à modérer tes paroles.

Quoi le pilori ? Je savais bien que j'aurais du la fermer.

- Pour cela faudrait que vous m'attrapiez d'abord. Souris-je en direction d'Arthur.

Qu'est ce que j'ai fais, exactement? Je n'ai pas proposé à Arthur une partie de cache-cache, non ? Faut croire que oui et le tout en souriant en plus. Aie. Sinon comment explique que je me sois retrouvé à courir à travers la cité avec le prince au trousse ?

Réfléchi Mélinda, réfléchi. Je ne connais pas la ville, lui oui. Je connais personne et lui c'est le prince. Je ne peux pas utiliser la magie et je vais fatiguer. En résumer je suis foutu.

Deux bras puissant m'attrapèrent par la taille et me plaquèrent contre un mur dans une ruelle déserte. Un coup d'œil m'appris l'identité de mon agresseurs ce n'était pas fait pour me rassurer. J'essayai une manœuvre pour me libérer. Mais étant le prince, il était surement surentrainé, aussi il n'eu aucun mal à me parer.

- Calme-toi ! ordonna-t-il.

Une chose est sure, il ne sait pas rassurer les gens lui, et encore moins se faire obéir. Inutile d'envenimer la situation en le lui faisant remarquer. Sa tête plongea vers la mienne et je ne compris que trop tard ce qu'il voulait faire. Je le laissai faire cherchant une ouverture. Dès qu'il relâchait prise sur mes mains je le repoussai violemment et le giflai. Sans attendre sa réaction je m'enfui en courant.

- Attends !

Je ne l'écoutai pas, je courais juste avec un seul nom en tête : « Harry ». Je l'appelais intérieurement de tout mon cœur espérant qu'il m'entendra et qu'il viendra me sauver. Quand j'étais sur que j'étais loin d'Arthur je m'arrêtai et demandai aux passants si ils connaissaient un médecin nommé Gaius. A ma grande malchance c'était le médecin de la cour